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Avril 2009
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2009, Dépôt de questions d'actualité.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Chers collègues, je vous informe que des questions d'actualité ont été déposées dans les délais.

La première émane du groupe Centre et Indépendants. Elle est relative "à l'action et au civisme en faveur de la campagne européenne de 2009".

La deuxième question d'actualité est posée par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés. Elle est relative "aux mesures de prévention et de lutte contre l'exclusion des jeunes les plus en difficultés".

La troisième question est posée par le groupe "Les Verts". Elle est relative "aux conséquences de la crise sur les finances de la Ville".

La quatrième question d'actualité émane du groupe U.M.P.P.A. Elle est relative "au plan d'économies de la Ville de Paris".

La cinquième question émane de M. Ian BROSSAT au nom du groupe communiste et élus du parti de Gauche. Elle est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :

"Monsieur le Maire, chers collègues,

Permettez-moi à mon tour de revenir sur l'actualité de la crise. Certains l'ont dit avant moi, la crise touche les finances de notre Ville. Mais elle ne touche pas que ses finances. Depuis plusieurs mois, elle s'insinue dans le quotidien de nombreux Parisiens, menaçant leurs emplois, leur pouvoir d'achat voire leur logement. La crise, c'est 1.900 femmes et 2.400 hommes de plus à Paris en demande d'emploi pour le seul mois de janvier. Sur une année, l'augmentation du nombre de ces demandeurs d'emploi parisiens est de 4,8 % - mais surtout, elle est de 7,3 % sur les 6 derniers mois. La crise, ce sont ces marchés de la misère qui se constituent un peu partout. Dans le 18e arrondissement, à la porte Montmartre, plus de 1.000 personnes s'installent chaque semaine à proximité des puces de Saint-Ouen. Devant eux, par terre, étalés sur des draps ou des couvertures, des vêtements usagés, de la nourriture, parfois des médicaments, récupérés dans des poubelles. En plein Paris, une économie de la débrouille se développe au grand jour. Depuis l'origine des puces, il y a toujours eu des "biffins", mais depuis l'été dernier, leur nombre a été multiplié par dix.

Face à cette situation, non content d'afficher une indifférence teintée d'effets d'annonce, le Gouvernement va plus loin quand il s'accroche, par exemple, au bouclier fiscal ou aux heures supplémentaires.

On nous dit depuis plusieurs semaines que le bouclier fiscal ne représente rien et qu'il est seulement symbolique. Ce symbole représente quand même un chèque de plus de 360.000 euros aux 800 personnes les plus riches de France. Et il est indécent de dire que cela ne représente rien. A ces contribuables fortunés, l'Etat verse en fait l'équivalent de 30 ans de SMIC. C'est ainsi qu'un symbole devient un scandale. La sagesse voudrait à l'évidence la fin de cette mesure injuste, "la sagesse plutôt que la banane" pour reprendre les mots de Dominique de VILLEPIN, la semaine dernière.

La sagesse voudrait certainement aussi que l'Etat cesse de se désengager sur les collectivités locales dès qu'un problème ou une situation révèle son impuissance. La sagesse ou le courage. Au moins pourrait-il payer aux collectivités locales ce qu'il leur doit dans le cadre de ce désengagement. Ces collectivités territoriales qui travaillent précisément à maintenir des solidarités, de la justice sociale, en temps de crise. Aujourd'hui, c'est ainsi 300.000 millions d'euros que l'Etat doit à Paris.

C'est pourquoi, Monsieur le Maire, le groupe communiste et élus du parti de Gauche, aimeraient savoir comment la Municipalité compte agir pour que l'Etat rembourse sa dette à l'égard des Parisiennes et des Parisiens. Et nous aimerions également savoir quelles seront les prochaines mesures qui contribueront à créer à Paris ce bouclier social que nous appelons tous de nos v?ux.

Je vous remercie."

La dernière question d'actualité est posée par le groupe du Mouvement républicain et citoyen. Elle est relative "à la politique d'achat de la Ville de Paris et à son impact en faveur d'une relance contre la crise".

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous suspendons la séance, elle reprendra à 14 heures 45 avec la séance des questions d'actualité.