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Avril 2009
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2009, Vœu déposé par Mmes Fabienne GASNIER, Edith CUIGNACHE-GALLOIS et les élus du groupe Centre et Indépendants relatif au lancement d'une étude sur l'impact des deux-roues motorisés sur la pollution.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Je passe maintenant à la 4e Commission avec le v?u référencé n° 52 dans le fascicule relatif au lancement d'une étude sur l'impact des deux-roues motorisés sur la pollution. Il a été déposé par le groupe Centre et Indépendants.

Madame Fabienne GASNIER, vous avez la parole.

Mme Fabienne GASNIER. - Merci, Madame la Maire.

Beaucoup d'automobilistes parisiens ont renoncé à utiliser leur voiture dans la Capitale, notamment suite à la politique répressive de la Municipalité à leur égard, concernant la possibilité de garer leur véhicule. Pour autant, la nature ayant horreur du vide, ils se sont volontiers ralliés aux deux-roues motorisés.

Selon une étude de l?A.D.E.M.E. de mai 2007, souvent évoquée dans cette Assemblée, un scooter de 125 centimètres cubes émet plus de gaz polluants qu'une voiture particulière classique. Or, entre 1997 et 2007, comme vient de le rappeler Mme CUIGNACHE, l'utilisation des deux-roues motorisés a augmenté d?environ 47 % à Paris.

C'est pourquoi nous souhaiterions vivement qu'une étude portant sur la mesure du rôle des deux-roues dans l?émission de gaz d?échappement à Paris soit lancée dans les prochains mois. Cette étude pourrait porter sur les moyens de réduire progressivement le nombre des deux-roues à essence qui pourraient notamment être remplacés par des deux-roues à moteur électrique.

Je vous remercie.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci beaucoup.

Je vais donner la parole à M. BAUPIN pour vous répondre.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Merci, Madame GASNIER, de soulever une question importante, qui est celle de la pollution des deux-roues motorisés.

Je voudrais juste préciser qu?une augmentation de 47 % des déplacements en deux-roues motorisés, sur 12 ans, cela fait finalement une augmentation de 4 % par an. C?est significatif, mais ce n'est pas l'explosion dont j'ai parfois entendu parler.

Sur cette question, vous soulevez un problème qui est important, mais je ne crois pas que la proposition que vous préconisez soit la meilleure.

Aujourd'hui, on sait, on n'a pas besoin d'étude supplémentaire pour identifier le fait que les deux-roues motorisés en général polluent plus, en tout cas pour ce qui est des polluants locaux, c'est-à-dire ceux qui sont nocifs pour la santé. Ils polluent plus que les véhicules automobiles. La raison en est connue, c'est que les normes concernant ces véhicules sont plus récentes que pour les véhicules automobiles, et donc les normes sont beaucoup moins restrictives.

On a d'ailleurs, dans le mandat précédent, effectué une étude avec la Fédération des motards en colère et d?autres associations de motards, avec l?A.D.E.M.E., de façon à pouvoir comparer, sur un parcours donné, dans la circulation normale, la pollution liée à des voitures et aux deux-roues motorisés, et cela a permis de confirmer ce constat.

Aujourd'hui, la question n'est pas de faire une étude supplémentaire. La question, c'est de faire en sorte que cette situation évolue. Comme l?A.D.E.M.E., nous préconisons que les normes de pollution soient plus restrictives sur les deux-roues motorisés. Cela ne dépend évidemment pas de la Ville de Paris. Nous préconisons aussi une sensibilisation des usagers pour qu'ils sachent que, lorsqu'ils achètent un deux-roues motorisés, ils vont, pour les polluants locaux, polluer plus qu'avec une voiture, et puis inciter les constructeurs à fabriquer des véhicules plus urbains.

D?ailleurs, lorsque la Ville de Paris décide de subventionner l'achat de deux-roues électriques, cela va dans le sens de sensibiliser les constructeurs à aller vers la fabrication de véhicules qui soient plus urbains.

Voilà les éléments que je pouvais vous donner en réponse à votre proposition. Et donc plutôt vous inciter à retirer ce v?u qui n'apporterait pas d'éléments supplémentaires.

(Mme Colombe BROSSEL, adjointe, remplace Mme Anne HIDALGO au fauteuil de la présidence).

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BAUPIN.

La parole est à Mme GASNIER.

Mme Fabienne GASNIER. - Je ne retire pas ce v?u, parce que je pense, comme je le disais, que la nature a horreur du vide. En supprimant peut-être trop de voitures, de véhicules qui sont aux normes actuellement, on a suscité l'utilisation des deux-roues qui ne le sont pas. Donc, je pense qu?il faut toujours trouver un juste équilibre. C'est comme pour les animaux : quand on supprime une espèce, ce sont les autres qui prennent le pas.

Donc, je ne supprimerai pas ce v?u, je pense qu'il a quand même une réalité.

Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. D?accord, merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ? Votez votre v?u, Madame GASNIER !

Madame GASNIER, vous ne voulez pas voter votre v?u ? Pour la forme !

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est repoussé.