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Avril 2009
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2009, Vœu déposé par Mmes Edith CUIGNACHE-GALLOIS, Catherine BRUNO et les élus du groupe Centre et Indépendants relatif à la prévention des dangers de circulation à Paris pour les usagers de Vélib'.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous passons au v?u référencé n° 51 dans le fascicule relatif à la prévention des dangers de la circulation pour les usagers de Vélib', v?u déposé par le groupe Centre et Indépendants.

Madame Edith CUIGNACHE-GALLOIS, vous avez la parole.

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Oui, Madame la Maire. Ce v?u a pour objet de faire une proposition très concrète, qui me parait très facile à réaliser et qui vise à améliorer la prévention et la sécurité des usagers de Vélib'. Nous faisons le constat suivant : malheureusement, un sixième accident mortel vient de se produire et les victimes sont des usagers de Vélib' et, j'insiste là-dessus, cinq cas sur six et pas de vélos privés, je vais en donner l'explication. Et la cause majeure de ces accidents mortels, nous la connaissons, a priori, c'est plutôt l'angle mort.

Cette triste réalité nous amène à demander que des mesures élémentaires de prévention soient prises à l'endroit des usagers de Vélib'. Il se trouve que ces usagers-là, ce sont des usagers souvent occasionnels qui ne sont pas aguerris à la circulation dans une grande ville comme Paris qui est dangereuse; et que Vélib' n'est pas un jeu ni simplement une partie de loisir, c'est un moyen de transport accidentogène et à haut risque. Je pense qu'il serait important de prévenir les usagers de Vélib' de ces dangers.

Donc, nous vous faisons une proposition tout à fait concrète qui est d'éventuellement installer de petites plaquettes, par exemple, dans les paniers des Vélib', avec quelques instructions, quelques recommandations très simples, pour rappeler les dangers que comporte la circulation à vélo dans une ville comme Paris où, il faut bien le dire, le partage de la voie publique n'est pas encore culturellement tout à fait intégré. Une petite plaquette, c'est très simple, éventuellement dans les vélos.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Mme LEPETIT a la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - J'émets un avis défavorable parce que je crois qu'il y a dans votre v?u, Madame CUIGNACHE-GALLOIS, un amalgame entre accidentologie et Vélib'. Je n'ai pas l'habitude d'isoler les usagers Vélib' des autres cyclistes, je le dis assez fréquemment. Mais, puisque vous m'y invitez, je voudrais profiter de votre v?u pour apporter quelques précisions. La part des cyclistes Vélib' dans la circulation du trafic vélo est de 35 % en 2008.

Par contre, les victimes d'accident utilisant Vélib' ne représentent que 26 % du total des accidents corporels de cyclistes. Ces chiffres montrent que contrairement aux idées reçues, et largement relayées par certains, les cyclistes Vélib' sont moins victimes d'accident que les autres cyclistes.

De plus, je veux vous dire, Madame, que les chiffres que vous évoquez dans votre v?u sont justes, certes, mais totalement incomplets. Le nombre d'accidentés cyclistes a augmenté de 37 % entre 2000 et 2008, mais le nombre de cyclistes a lui-même progressé de 126 % sur cette même période. Et puis, sur les deux dernières années, on note une nouvelle évolution. Les chiffres sont les chiffres mais, c'est intéressant, quand on les évoque, au moins d'aller au bout. De 2007 à 2008, alors que le trafic cycliste continue d'augmenter de 17 %, le nombre des victimes a été en baisse de 11 %.

Je me réjouis de cette évolution qui confirme d'ailleurs que la meilleure protection des cyclistes réside dans leur nombre et que plus leur circulation est importante, plus les autres usagers font attention à eux. Néanmoins vous avez raison, quand il y a des accidents de cyclistes, les conséquences peuvent être parfois dramatiques et, on le sait, le principal danger est l'angle mort des véhicules de gros gabarit.

J'ai eu l'occasion plusieurs fois, donc je n'y reviendrai pas, de m'exprimer sur cette question et de donner en détail les actions de sensibilisation menées par la Ville. Mais il ne faut pas relâcher nos efforts. Nous allons les poursuivre et cette question d'ailleurs est largement d'actualité au-delà de Paris puisqu'elle a été évoquée lors des dernières rencontres annuelles du Club des villes cyclables qui se sont tenues ici jeudi dernier. Nous allons lancer une concertation à l'échelle nationale sur la question de la cohabitation entre poids lourds et vélos. Une des pistes serait de renforcer l'équipement des poids lourds et de demander à l'Etat d'apporter une aide aux transporteurs.

Merci.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci beaucoup.

Madame CUIGNACHE-GALLOIS, retirez-vous cet amendement ?

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Non, pas du tout, Madame la Maire.

Je voulais justement préciser qu'il n'y a aucune idéologie derrière ni arrière-pensée politique, c'était simplement de la prévention et malgré tout sur six morts, il y a en a bien cinq qui étaient en Vélib'. C'est un simple constat, et les prévenir des dangers, cela ne me paraissait pas être un acte politique mais plutôt de la prévention routière.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Explication de vote de M. GAREL pour "Les Verts".

M. Sylvain GAREL. - Madame, est-ce que vous ne pensez pas plutôt que mettre des brochures dans les camions qui écrasent les cyclistes ne serait pas plus utile ?

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est rejeté.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous examinons maintenant en 4e Commission, mais M. POZZO di BORGO, oui, vous vouliez ?

M. Yves POZZO di BORGO. - Merci parce que c'est un dossier technique qui est assez embêtant et je crois qu'il s'agit juste pour la Mairie de donner un avis positif ou négatif. Comme c'est une explication de vote alors qu'il n'y a pas d'intervention, merci pour cela.

Nous sommes, concernant ce projet de délibération, sur la demande d'installation d'une climatisation dans l'îlot ministériel Ségur-Fontenoy, Ministère de la Santé, comme nous l'avons fait en Conseil d'arrondissement, pour plusieurs raisons. D'abord, des raisons techniques qui ont été très bien énoncées par l'adjoint au Maire chargé de cela, René-François BERNARD.

Nous manquons d'information sur les effluents du système de climatisation, notamment les effluents glycoliques de refroidissement. Je m'adresse un peu aux spécialistes, ce sont quand même des conséquences pour la santé qui sont importantes. De même, nous trouvons que l'étude d'impact sur l'environnement est affligeante, faute de se rapporter à un point zéro sur la biodiversité (que la Ville de Paris devrait fournir à tout pétitionnaire), ce qui est le cas d'ailleurs? J'ai découvert que dans le Champ de Mars et ailleurs, il y a beaucoup de biodiversité.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. C'était une demande de président de groupe que vous formuliez sur un sujet sur lequel vous ne vous êtes pas inscrit. Je vous ai donné la parole, j'ai été laxiste, je le reconnais devant mes collègues. Vous attirez notre attention sur un projet de délibération sur lequel personne ne s'était inscrit en demandant des éléments complémentaires. Dont acte, vous attirez notre attention sur ce point.

M. Yves POZZO di BORGO. - Oui, puis-je exprimer toute ma pensée ?

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Normalement non, sinon il n'y a plus d'ordre dans notre Conseil. Je pensais que c'était vraiment une explication.

M. Yves POZZO di BORGO. - Dans ces cas-là, vous ne me donnez pas la parole.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Alors, terminez et nous passons à la suite.

M. Yves POZZO di BORGO. - Je voulais juste terminer.

Force est de constater qu'il n'existe pas de véritable analyse sur le bilan thermique et les économies à fournir. Je me souviens de ce problème alors que "Climespace" qui s'étend au boulevard Saint-Germain, là-bas, il n'y a rien. Il y a un problème de stratégie de "Climespace", d'ailleurs.

C'est une affaire importante car il y a un aspect brouillon dans ce dossier. D'après moi?

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous avons compris, Monsieur POZZO di BORGO.

M. Yves POZZO di BORGO. - Dans ce cas, ne me donnez pas la parole, dites que je n'ai pas le droit de parler, c'est plus simple.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Normalement vous avez le droit d'intervenir sur une explication de vote. Là, vous voyez que cela désorganise totalement les travaux de notre séance.

Monsieur POZZO di BORGO, vous avez attiré notre attention sur un sujet. Ce sujet relève d'abord de la responsabilité du Ministère des Affaires sociales puisque c'est?

M. Yves POZZO di BORGO. - Non.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - ? C'est lui qui a proposé ces éléments.

Donc, voilà, je demanderai peut-être à Denis BAUPIN, pas en séance parce que ce n'est pas préparé, mais d'apporter des éléments de réponse par écrit à la question de M. POZZO di BORGO. Et vraiment, veillons les uns et les autres à nous inscrire sur les projets de délibération sinon, vous voyez bien qu'on ne peut pas travailler sérieusement.