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Septembre 2006
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif à l’extension des patrouilles équestres de la Garde républicaine dans Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2006


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous examinons le v?u référencé n° 33 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P., qui concerne l?extension de patrouilles équestres de la Garde républicaine dans Paris. Cela ne se rapporte à aucun projet de délibération et c?est M. GOUJON qui a la parole.

M. Philippe GOUJON. - Il s?agit d?un voeu qui fait référence aux déclarations d?un adjoint, M. CONTASSOT. Je regrette d?ailleurs qu?il n?ait pas eu le courage de rester.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - C?est sûrement une question de courage, Monsieur !

M. Philippe GOUJON. - Oui, oui, j?en suis même convaincu, oui !

Après avoir déclaré qu?il voulait faire vivre un enfer aux automobilistes, voilà que M. CONTASSOT veut faire vivre un enfer aux animaux, maintenant, dans la ville !

Vous avez pu constater d?ailleurs dans la presse qu?à Paris, il y avait un quart de chiens en moins, grâce à la politique de M. CONTASSOT...

Et maintenant, M. CONTASSOT veut supprimer les quelques rares chevaux qui restent encore à Paris. Or, il y a un certain nombre de cavaliers parmi nous qui sommes prêts à défendre mordicus les chevaux dans la ville !

Vous savez que le régiment de cavalerie de la Garde républicaine est le dernier régiment de ce type dans l?armée française et qu?il concourait jusqu?à l?intervention de M. CONTASSOT, à la satisfaction générale, à la sécurité des Parisiens, des touristes, des promeneurs, en assurant des patrouilles équestres dans les bois de Boulogne, de Vincennes et aussi, depuis plus récemment, dans plusieurs espaces verts de la Capitale.

Beaucoup parmi nous savent que la surveillance à cheval est plus efficace qu?à pied, le cavalier voyant plus loin, plus haut et allant plus vite. C?est une surveillance, évidemment, plus écologique qu?une surveillance à moto ou en voiture, comme d?ailleurs cela se faisait avant.

Cette formule permet de réintroduire l?animal dans la ville. Je crois que c?est un objectif que nous devons tous accepter et rechercher. S?il en résulte quelques très modestes et biodégradables inconvénients, qui font, paraît-il, un excellent engrais d?ailleurs, selon les spécialistes, je crois que l?adjoint chargé de la propreté devrait porter son regard vers d?autres inconvénients de la politique qu?il mène à Paris, celle-là n?étant pas, me sem-ble-t-il, la préoccupation essentielle des Parisiens ! Et en tout cas rien ne l?empêche de faire accompagner les chevaux de la Garde par des engins de la propreté.

Le groupe U.M.P., pour sa part, souhaite une extension des missions du régiment de cavalerie, aussi bien à de nouveaux espaces verts parisiens qu?à leurs abords et à certaines voies qui s?y prêtent plus particulièrement, en fonction de leur configuration.

Nous souhaitons aussi que la Ville de Paris, à cette occasion, témoigne de sa reconnaissance à la Garde républicaine, dont c?est une initiative tout à fait heureuse, que de surveiller les parcs, les promenades et les bois, pour ses missions de sécurité à cheval dans Paris.

Evidemment, nous souhaitons que l?adjoint vert concerné retire ses propos publics. Je citerai juste une phrase de France Bleu Ile-de-France, le 30 août à 18 heures 03, où il assimilait les cavaliers de la Garde Républicaine à des délinquants qu?il fallait réprimer sévèrement !

Donc, je pense que le Maire de Paris doit aujourd?hui se désolidariser de tels propos qui sont injurieux et très injustes pour la Garde Républicaine qui n?a comme seul objectif que d?assurer une meilleure sécurité des Parisiens.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Monsieur CARESCHE, vous avez la parole.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Parlons de cette importante question qui a l?air de mobiliser beaucoup d?énergie.

Premier point, le fait d?étendre les patrouilles ne dépend pas de nous, mais de la Garde républicaine. Monsieur GOUJON, nous avons toujours été tout à fait ouverts à des propositions dans ce domaine et nous le restons.

S?agissant de la question du crottin,

(Rires).

Il faut bien évoquer le sujet?

(Rires).

Je vais vous donner ma position, bien sûr.

Sur cette importante question qui a motivé, notamment les déclarations de l?adjoint chargé de l?Environnement, je veux vous apporter un certain nombre d?éléments d?information.

Le Général POUPEAU qui est le général chargé de la Garde républicaine et qui est un homme tout à fait cordial et courtois, que j?ai eu au téléphone, a étudié la question de façon extrêmement approfondie.

Effectivement. Il m?a adressé un courrier. Il l?a adressé également à M. CONTASSOT. Je fais vous en lire un petit extrait pour faire le point sur cette question très importante :

?Il ressort que l?utilisation de sacs destinés à récupérer le crottin est une pratique courante qui, comme vous le faites justement remarquer - il s?adresse à M. CONTASSOT -, s?applique aux attelages car les sacs peuvent prendre appui sur le reculoir, les traits ou les brancards. Elle ne peut cependant être étendue aux chevaux montés. Et, ainsi, les cavaliers de l?escorte royale belge, après plusieurs essais infructueux, ont dû se résigner à abandonner cette technique jugée traumatisante pour l?animal, voire dangereuse.?

Le Général POUPEAU ajoute que la police montée de la City of London Police n?a pas recours, pour les mêmes raisons, à ce procédé.

Le Général POUPEAU nous a donc indiqué tous les éléments qui nous permettent, à moi et à M. CONTASSOT, de considérer que la technique du sac pour récupérer les crottins n?était pas adaptée et pouvait être traumatisante pour l?animal.

Le Général POUPEAU nous propose tout simplement de nous donner les horaires auxquels les chevaux circulent, de façon à ce que les services de la Ville puissent, évidemment en fonction de ces horaires, suivre les chevaux pour assurer la propreté.

Je pense que cette polémique est maintenant derrière nous ; que les éléments que je vous ai donnés closent le débat. Je veux rassurer M. GOUJON, nous entretenons d?excellentes relations avec la Garde républicaine et nous n?avons pas l?intention de traumatiser les chevaux et encore moins ceux qui les montent.

Merci.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, très bien. Quel est votre avis sur le v?u n° 33 ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Défavorable car je ne saurais désavouer mon collègue CONTASSOT.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Très bien, mais on a bien entendu l?ouverture qu?il y a pour que ces patrouilles équestres se développent.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est rejeté.