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Septembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, SG 123 - Subvention à la Fédération nationale Solidarité Femmes pour son observatoire parisien des violences faites aux femmes. - Montant : 10.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2006


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons au projet de délibération SG 123 portant attribution d?une subvention à la Fédération nationale Solidarité Femmes.

La parole est à Mme DUBARRY.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Maire.

En mars 2005, les élus du groupe ?Les Verts? ont présenté un v?u demandant à ce que des études soient réalisées sur les violences faites aux femmes à Paris.

Nous demandions :

-une évaluation des fréquences des divers types de violences interpersonnelles, psychologiques, etc. qui s?exercent envers les femmes dans les différents cadres qu?elles peuvent rencontrer : vie de couple, famille, travail et lieux collectifs ;

-une analyse de ce contexte familial, social et culturel ;

-une étude des réactions des femmes aux violences subies ;

-et enfin, l?analyse des conséquences de la violence sur le plan de la santé physique et mentale, de la vie familiale et sociale et de l?usage de l?espace privé public.

Nous avions soumis ce v?u au vote, et il a été adopté parce que sur cette question les élus mais également les associations ne disposent que de données anciennes puisque l?enquête de l?ENVEEF date de 2003, que ces données par ailleurs ne sont pas détaillées par territoire puisqu?elles portent sur l?intégralité de l?Ile-de-France et, par ailleurs ou en plus, ces données ne concernent que les violences conjugales et il nous semble important de prendre également en compte les violences sur la voie publique.

Sur ce point-là justement, je voudrais réinterpeller le Préfet de police puisque nous n?avons eu droit qu?une seule année à des statistiques genrées de la part de la Préfecture de police pour les violences sur la voie publique, et ce malgré les engagements répétés du Préfet de police en la matière. Or, je viens de le dire, ce type de violences est pour nous tout aussi important que celles subies dans le cadre familial. Et je vous avoue que je n?ai toujours pas bien compris pourquoi la Préfecture de police qui s?est pourtant engagée dans un certain nombre de dispositifs aux côtés de la Ville ne puisse plus, alors que cela a été fait à un moment donné, nous fournir ces données qui permettraient de mettre en place des dispositions qui ont fait leurs preuves ailleurs et qui rentrent dans le cadre de la prévention situationnelle.

Pour en revenir à ce projet de délibération, il nous livre dans ses conclusions un certain nombre de chiffres, des observations qui sont certes intéressantes mais néanmoins très insuffisantes pour avoir une vue d?ensemble de cette problématique.

Je finirai donc mon intervention de la même façon que je l?avais terminée en septembre 2004, à savoir en vous demandant de nous communiquer les données que cette association a pu réunir, les constats, les analyses qu?elle en tire, de façon à ce que chacun d?entre nous puisse également travailler et avancer sur ces questions.

Je vous en remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 1ère Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

D?abord, je suis d?accord avec vous, vous le savez, sur les statistiques genrées. La question de la sécurité y compris sur la voie publique mérite vraiment d?être distinguée selon le sexe des personnes parce que cela ne donne pas à l?arrivée non plus les mêmes propositions. Je vous rejoins donc sur ce point.

Sur l?étude qui a été faite par cette association, elle a souhaité donc mettre en place un observatoire des violences qui était tout à fait indispensable, vous l?avez rappelé. Les enquêtes sur les violences faites aux femmes ont été tout de même très rares dans notre pays. Il y a eu une grande enquête en 2000 d?abord. C?est la première enquête diffusée qui était menée par Mme JASPARD. Puis elle a été reprise en 2003. Et le travail que fait cette association, c?est justement dans le prolongement de se donner véritablement dans la durée des repères permettant de voir l?évolution des violences, avec, vraiment, un regard très précis sur l?origine des femmes victimes de violence, le suivi médical, l?évolution des plaintes, leur statut professionnel - c?est là qu?on voit que 42,77 % d?entre elles sont des salariées -, la nature des violences, leur fréquence, etc. C?est un ensemble de données très complètes qui nous sera utile dans la durée.

Bien sûr, on va transmettre à l?ensemble des groupes de cette Assemblée le rapport fourni sur la base de cette enquête. Je proposerai que nous puissions profiter de la journée du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, pour en faire une journée, avec l?association, car ce sont des données qui lui appartiennent, même si nous l?avons aidée, de communication beaucoup plus large sur les éléments statistiques et qualitatifs qu?il y a dans cette enquête.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 123.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, SG 123).