Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2006, DJS 294 - Subventions aux associations Union Nationale des Etudiants de France (U.N.E.F.) et Groupe d’Etude et de Recherche sur les Mouvements Etudiants (G.E.R.M.E.). - Montant total : 32.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2006


 

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du projet de délibération DJS 294.

Mme CHÉRIOUX de SOULTRAIT est inscrite. Je vous en prie.

Mme Joëlle CHÉRIOUX de SOULTRAIT. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous demandez à notre Assemblée de voter une subvention de 32.000 euros dont 18.000 pour l?U.N.E.F. et 12.000 pour une association qui s?appelle le G.E.R.M.E.

Je ne vais pas revenir sur le bien-fondé de l?objet justifiant cette demande puisqu?il s?agit en fait d?un colloque sur le sport universitaire. En revanche, je souhaite revenir sur le dossier qui accompagnait ce projet de délibération et qui nous a été fourni, car ce dossier n?est absolument pas sérieux.

Premièrement, je m?interroge sur la présentation des comptes du G.E.R.M.E.qui fait état à mon avis d?un équilibre financier un peu trop parfait et dont le bilan qui nous est présenté n?est pas en réalité un bilan mais une sorte de compte de résultats. Donc pas de bilan pour le G.E.R.M.E.

Deuxièmement, je constate aussi que les documents financiers concernant l?U.N.E.F. portent sur l?année 2004. Je vous rappelle que nous sommes en octobre 2006. Il aurait donc été normal que l?on nous fournisse les documents concernant l?année 2005. C?est ce que vous faites d?ailleurs systématiquement et de façon plus générale pour les associations, il est vrai, moins proches de vous. Donc, y aurait-il deux poids, deux mesures ?

Par conséquent, pour les raisons que je viens d?indiquer, nous ne voterons pas cette subvention, dans la mesure où les informations qui ont été fournies ne nous permettent pas de nous prononcer en connaissance de cause et nous ne voterons pas non plus cette subvention pour marquer notre désaccord sur votre attitude pour le moins complaisante lorsqu?il s?agit de soutenir ceux qui vous sont proches.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Madame CHÉRIOUX de SOULTRAIT.

M. CHERKI a la parole pour vous répondre.

M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Oui, nous nous rapprochons de l?heure magistrale du déjeunerdonc très rapidement pour dire que oui, je suis très complaisant dans mon soutien à l?U.N.E.F. mais j?assume.

Ce n?est pas l?objet du débat aujourd?hui. Je reconnais, Madame la Conseillère, que ces projets de délibération ne sont pas motivés mais comme il s?agit de deux subventions pour deux manifestations différentes, par commodité nous les avons regroupées dans un seul et même projet de délibération notamment parce qu?elles émanent du travail de deux adjoints : ma collègue Odette CHRISTIENNE et moi-même.

De quoi s?agit-il très rapidement ? Il s?agit de deux manifestations complètement différentes. La première à laquelle je suis particulièrement attaché est la nécessité aujourd?hui de mettre en mouvement les acteurs du sport universitaire. J?en discutais souvent avec ma collègue Sandrine MAZETIER, il y a besoin de le faire aujourd?hui. Je rappelle quand même que la plupart des grands clubs sportifs parisiens au début du siècle ont été fondés par des étudiants, qu?il y a aujourd?hui 300.000 étudiants à Paris, qu?il y a une interrogation sur la place du sport dans l?enseignement supérieur, que c?est une fonction qui est importante et que la communauté universitaire doit se mobiliser.

Quand l?U.N.E.F. qui est la première organisation syndicale représentative, qui siège dans les C.R.O.U.S., a proposé d?organiser ce colloque qui mobiliserait l?ensemble des acteurs institutionnels de la communauté universitaire : les étudiants, la conférence des présidents des grandes universités, les grandes associations de loisirs comme l?U.C.P.A., un certain nombre de mutuelles et autres, etc., pour réfléchir à cette problématique, cela nous a semblé d?être une excellente démarche de le faire à la Cité internationale universitaire, qui est un des lieux où la Ville de Paris a passé une convention et où il y a beaucoup d?équipements sportifs et universitaires.

Cela nous a paru être une excellente démarche et cette mise en mouvement de la communauté universitaire sur un sujet qui a son importance, nous voulons la soutenir. C?est l?objet de la première des deux subventions.

La deuxième, le G.E.R.M.E., qui est un groupe d?études et de recherche du mouvement étudiant, une association très bien insérée dans la communauté universitaire puisqu?elle a fondé un conservatoire des mémoires d?étudiants, qui travaille beaucoup notamment avec l?université de Reims et avec laquelle la Ville de Paris a travaillé dans la politique de mémoire qu?elle met en ?uvre.

Le G.E.R.M.E. est venu avec un projet. Il est vrai qu?il y a dans l?historiographie ou dans la recherche une lacune sur l?histoire des relations entre les étudiants et le sport, et notamment le sport universitaire. Le G.E.R.M.E. est venu nous présenter un projet qui vise à la fois à faire une recension et en même temps de travailler plus spécifiquement sur l?année 1937 où ont eu lieu les Jeux mondiaux universitaires juste après les grands Jeux olympiques de 1936 à Berlin, soutenus par le Baron Pierre de Coubertin, se faisant à cette occasion l?apologue d?Adolf Hitler, donc il me semble important qu?on favorise dans le travail de mémoire l?expression de tendances, dans la mémoire sportive et la mémoire étudiante, qui soit autre chose qu?un certain nombre de choses que nous avons pu entendre pendant des années sur ce sujet.

Je soutiens ce travail. Je pense qu?il est utile et c?est la raison pour laquelle quand ma collègue Odette CHRISTIENNE est venue me proposer de travailler avec elle sur ce dossier, c?est avec grand plaisir que je l?ai fait.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Monsieur CHERKI.

Trente secondes, Madame CHÉRIOUX de SOULTRAIT, allez-y.

Mme Joëlle CHÉRIOUX de SOULTRAIT. - Oui, pour répondre à M. CHERKI.

Comme je l?ai dit tout à l?heure, je ne remets pas en cause du tout l?objet du colloque. Ce que je conteste en revanche, ce sont les documents sur lesquels nous avons eu à décider. Vous nous communiquez des bilans qui sont des bilans passés et je trouve qu?il y a une différenciation de traitement entre les associations. C?est là-dessus que j?interviens et c?est la raison pour laquelle nous ne votons pas ce projet de délibération. Ce n?est pas sur le fond du colloque.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci. On vous a bien entendu.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 294.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DJS 294).