Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

Evocation de l’aide de la Ville de Paris aux sinistrés du Liban et du Nord d’Israël.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2006


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Avant d?aborder notre ordre du jour et conformément à ce qui a été dit à la conférence d?organi-sation, je vais vous dire un tout petit mot très rapide, et je pense consensuel, de l?attention, de la solidarité, de l?engagement de Paris aux côtés des victimes du conflit de cet été entre le Hezbollah et l?Etat d?Israël.

Comme vous le savez, pendant l?été, nous avons, en fonction des demandes des gouvernements concernés, organisé la solidarité de Paris.

Tout à l?heure, dans le cadre de la 9e Commission, vous seront proposées des délibérations pour que nous puissions affirmer avec les populations civiles notre solidarité notamment au Liban à travers la Croix-Rouge internationale et la Croix-Rouge libanaise et l?association ?Care? pour l?apport en eau potable.

De la même manière qu?avec les populations civiles d?Israël, nous vous proposerons, et nous en débattrons, d?apporter notre concours, notamment à la reconstruction d?un lieu dédié aux personnes handicapées dans le Nord d?Israël qui a été détruit au cours de cette guerre.

Je voudrais vous dire aussi que c?est en votre nom à tous que je me suis rendu il y a huit jours au Liban et que je me rendrai d?ailleurs dans quelques semaines dans les villes du Nord d?Israël. Dans ces quelques mots que je veux vous dire, d?abord c?est que la France, je dis bien la France, est ressentie au Liban comme un pays ami, actif et que j?ai voulu dire au nom de la Capitale de la France, que c?était bien tout le peuple français qui s?était exprimé notamment à travers l?action du Président de la République, Jacques CHIRAC, et l?engagement des Français aux côtés du peuple libanais.

Cela a été évidemment l?occasion de renforcer considérablement la coopération entre Beyrouth et Paris. D?ailleurs, j?ai invité nos collègues du Conseil municipal de Beyrouth à venir tenir avec nous un Conseil municipal conjoint sur nos sujets de coopération commune : santé, urbanisme, culture. Je pense qu?ils vont le faire et qu?avant la fin de l?année, nous pourrons marquer cette solidarité.

Je voudrais vous dire aussi qu?au nom de l??Association internationale des maires francophones?, nous allons reconstruire un pont à Zahlé, une des villes francophones libanaises. Je veux vous dire aussi que le message de Paris a été vraiment un message de paix et un message de solidarité avec tout le peuple libanais.

Je voulais vous dire ces quelques mots en ouverture parce qu?à l?évidence lorsque nous sommes face à ce genre de circonstances et à ce genre d?épreuves, indépendamment des personnes, c?est Paris qui s?exprime. Je crois que c?était très important que Paris s?exprime aux côtés des victimes de ce conflit, en solidarité avec la diplomatie de notre pays comme je l?ai fait au Liban il y a quelques jours. Je vous précise que j?avais été tenté d?emmener une délégation un peu plus nombreuse, mais en accord avec Bernard EMIE, l?Ambassadeur de France au Liban

- que je veux saluer particulièrement, qui fait un travail magnifique et courageux, y compris personnellement -, j?ai restreint un peu la délégation pour que nous soyons dans les conditions optimales de sécurité et surtout que l?on ne pose pas plus de problèmes qu?autre chose.

Voilà, je voulais vous le dire parce que j?ai conscience dans de tels cas d?agir au nom de vous tous, et au nom de tous les Parisiens et nous reviendrons tout à l?heure, évidemment dans le Conseil, sur les délibérations concrètes qui montreront notre engagement à côté des populations du Liban et du Nord d?Israël.

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame, voulez-vous faire un rappel au règlement ?

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Peut-être, Monsieur le Maire.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Sur quel article ?

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Sur l?article 8 du règlement.

Monsieur le Maire, vous venez de prendre la parole en ce début de séance à propos de l?attribution d?une subvention sur un sujet grave. En effet, nous sommes tous conscient qu?il s?agit de populations qui sont en souffrance, et nous nous rappelons à cette occasion les liens réels et historiques qui existent entre la France et le Liban, des liens qui sont fraternels, profonds, ancrés dans l?histoire, qui portent sur des aspirations communes, et d?autre part, la souffrance de nos amis israéliens, la colère des habitants de Haïfa, menacés par des tirs quotidiens de roquettes.

Alors, Monsieur le Maire, lors de la conférence d?organisa-tion, il avait été prévu que ce projet de délibération qui est important, serait présenté en tout début de séance et qu?il ferait l?ob-jet, ce qui est bien normal d?une déclaration par groupe. Chaque groupe de cet hémicycle veut rappeler à sa manière ce que je viens de dire.

Cette suggestion vous a été soumise, puisque vous êtes le seul maître de l?ordre du jour. A vrai dire, nous sommes nombreux à ne pas comprendre aujourd?hui pourquoi vous venez de décider de reporter en cours de séance la prise de parole de nos groupes politiques. Nous le savons tous, lorsqu?il s?agit de subventions exceptionnelles versées par la Ville de Paris au bénéfice de populations sinistrées, ces dossiers font toujours l?objet d?une évocation en début de séance.

Alors, Monsieur le Maire, nous ne savons plus quoi penser. Est-ce que le vote d?une telle subvention provoque un malaise au sein de votre majorité municipale, au point de ne pas décider de donner la parole aux présidents des groupes politiques pour qu?ils puissent exprimer toute leur solidarité et motiver le vote de la subvention de 220.000 euros qui seront répartis, vous les avez cités, entre trois associations : la Croix-Rouge, ?Care France? et ?Appel Unifié Juif de France?.

Monsieur le Maire, je crois que dans un moment aussi grave et solennel, et compte tenu des liens que je viens de rappeler entre ces pays et nous, il serait bon que chaque président de groupe puisse s?exprimer au nom de son groupe pour traduire de manière officielle et dès maintenant la solidarité que nous avons vis-à-vis de toutes ces populations.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P et Union pour la démocratie française).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame, je me conforme toujours strictement aux décisions de la conférence d?organisation, et je vois d?ailleurs le compte rendu de cette conférence d?organisation - je parle sous le contrôle de celui qui l?anime, M. CARESCHE. On m?a dit que j?exprimerai un mot au nom de Paris et que les délibérations seraient discutées. J?ai posé la question. Je vois que plusieurs présidents de groupe le confirment.

Mais ce n?est pas important. Faites comme vous le sentez. C?est vraiment un détail pour moi.

Monsieur BARIANI? Mais si ! J?ai compris que vous aviez pris des dispositions pour ce matin. Cela ne m?a pas échappé mais honnêtement l?ordre de passage des délibérations décidé par la conférence d?organisation m?est complètement indifférent. Surtout que sur ce sujet, nous sommes d?accord, nous agissons ensemble. Donc c?est vraiment comme vous le sentez.

M. Didier BARIANI. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur BARIANI, vous avez la parole.

M. Didier BARIANI. - Monsieur le Maire, ce n?est pas maintenant, à cette heure, que nous allons faire part les uns et les autres de notre émotion. De toute manière, elle traverse l?ensemble des rangs de cette Assemblée. Mais de fait, je dois vous le dire, il n?y a pas eu moins de trois changements. D?abord, c?était prévu effectivement en début de séance et cela apparaissait légitime au regard de la gravité du sujet et de la jurisprudence en la matière dans cette Assemblée.

Ensuite, m?a-t-on dit, ce débat a été reporté au mardi soir, dans le cadre de l?examen des affaires de la 9e Commission. Enfin pour des raisons qui tiennent à l?emploi du temps des uns et des autres, cela viendra ce soir, la 9e Commission ayant été avancée à la fin de l?après-midi. Vous dites, Monsieur le Maire, que cela n?a pas une importance considérable, dont acte.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Sur le moment où cela passe, mais le sujet est considérable.

M. Didier BARIANI. - Le sujet est considérable. Et vous-même introduisez le sujet ce matin même, risquant par là même de faire que les uns et les autres nous ayons envie de réagir puisque cela nous touche tous profondément. Je n?en rajouterai pas plus, mais force est de constater que cette affaire n?a pas été bien gérée au titre de la préparation de la séance.

(Applaudissements sur les bancs des groupes Union pour la démocratie française et U.M.P.).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous savez, nous sommes quelques uns à avoir une sérieuse expérience en la matière, notamment s?agissant des deux présidents de groupe qui viennent de s?exprimer. Je ne fais pas différemment de mes prédécesseurs, qui sur un sujet comme celui-là, en général, et j?ai été président de groupe, exprimaient l?avis de l?ensemble de l?Assemblée.

Les présidents de groupe attendent-ils le passage des projets de délibération ou souhaitent-ils dire un mot maintenant ? Vous savez, moi, rien ne me dérange. Peut-être se sont-ils sentis engagés par ce que je disais ? Bien. Il y aura des projets de délibérations qui seront débattus tout à l?heure.

Est-ce que vous voulez bien, conformément aux décisions prises, que je passe à la rentrée scolaire ?

Monsieur LEGARET, s?il vous plaît, je sais qu?il y a des changements, mais gardons un ordre démocratique. Moi, je fais ce que veut la conférence d?organisation.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - On veut un ordre juste !

M. LE MAIRE DE PARIS. - Oui, l?ordre juste ! C?est bien, il faut avoir de l?humour de bon matin.

Deux présidents de groupe se sont exprimés. J?ai interrogé les autres présidents de groupe, il semble qu?après votre expression que j?ai tout à fait entendue et appréciée, on peut passer à l?ordre du jour et on reviendra évidemment sur cette question à l?occasion de l?examen des projets de délibération afférents. Si vous voulez que je fasse des conférences d?organisation en ?live?, dites le moi. On peut les faire pendant le Conseil.

Monsieur LEGARET, qu?est-ce que l?on peut rajouter à cela ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - A la conférence d?organisation à laquelle j?ai assisté, il nous a été annoncé que conformément à toutes les traditions, ce projet de délibération passerait au début de l?ordre du jour et qu?un temps de parole serait donné à chaque président de groupe.

M. Patrick BLOCHE. - C?est faux.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Une fois que cela a été dit, M. Patrick BLOCHE, président du groupe socialiste, est intervenu en s?interrogeant sur l?opportunité. Je ne veux pas trahir les secrets de la conférence d?organisation mais la position de Patrick BLOCHE n?a pas réuni l?unanimité au sein même de l?Exécutif.

Et il nous a été précisé que le Maire arbitrerait et qu?on nous ferait part de sa décision avant le début de la séance.

La 9e Commission, c?est demain soir. Cela veut dire à une heure où il y aura sans doute très peu d?élus en séance. On nous dit ce matin que ce serait ce soir. Je constate donc que vous n?avez pas arbitré et que les décisions de la conférence d?organisation n?ont absolument pas été respectées.

Il y a une tradition au sein du Conseil de Paris : ces projets de délibération sont toujours examinés en début de séance. Je pense qu?il est éminemment souhaitable, Monsieur le Maire, que vous donniez maintenant la parole aux présidents de groupe.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. LE MAIRE DE PARIS. - D?abord, il n?y a pas de tradition avec...

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Vous pouvez écouter, comme je vous écoute ! Qu?est-ce que vous avez ?

M. Christophe LEKIEFFRE. - Cela fait 30 ans que vous êtes élu, vous devriez connaître les traditions de ce Conseil.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Justement, c?est ce que je suis en train de dire. Seulement, je n?ai pas tout à fait le même rapport à la vérité.

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Oui. Il y a eu plusieurs cas de figure.

Monsieur CARESCHE, que recommandez-vous? Moi, cela m?est totalement égal.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Il y a un certain nombre d?élus qui se sont préparés, qui se sont inscrits, donc je propose que l?on examine, comme il était prévu, la question, dans le cadre des affaires relevant de la 9e Commission? Effectivement, M. SCHAPIRA a une obligation demain : il part à Bucarest avec le Maire.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Il s?agit de l?Assemblée des Maires francophones. C?est son travail. Il ne part pas en vacances !

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Il a une obligation liée à son mandat municipal. C?est la raison pour laquelle la partie de la 9e concernant ces questions sera examinée en fin d?après-midi. Je vous propose, Monsieur le Maire, de continuer l?ordre du jour.

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame de PANAFIEU, vous avez la parole.

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, je crois, pour clore ce débat, qu?il faut rappeler ce que vous avez dit vous-même, c?est-à-dire que c?est un projet de délibération qui est essentiel? trois même ! Mais avec 220.000 euros à la clef.

Donc trois projets de délibération essentiels.

Deuxièmement, les décisions ont été prises on ne sait pas trop comment. Au début, tout cela était prévu en début de séance, ensuite mardi soir, enfin nous venons d?apprendre : en fin de matinée aujourd?hui ou en fin de soirée. Nous ne savons plus bien où nous en sommes.

Lorsque les projets de délibération sont d?importance, comme c?est le cas et comme je l?ai rappelé, passons-les en tout début de séance, sinon de mauvaises interprétations seront faites. Est-ce que, par hasard, ces projets de délibération dérangeraient quelque part une partie de votre majorité, plus particulièrement la majorité verte ?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Mais non !

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Pour lever toute ambiguïté...

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Vous voyez, M. CONTASSOT dit : ?C?est un fantasme !? Alors, pour lever toute ambiguïté, faisons donc passer maintenant ces projets de délibération et, de cette façon, ensuite, nous arriverons à l?ordre du jour calmement.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. LE MAIRE DE PARIS. - MM. SARRE, VUILLERMOZ et DUTREY m?ont demandé la parole.

La parole est à Georges SARRE.

M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Monsieur le Maire de Paris, compte tenu de l?importance du sujet abordé, où la sérénité est vraiment nécessaire, partageant les propos que vous avez exprimés, je vous demande de passer immédiatement à l?ordre du jour.

M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à René DUTREY.

M. René DUTREY. - J?ai compris dans les propos de Mme de PANAFIEU qu?elle était beaucoup plus intéressée par la vie de la majorité que par l?avenir du Liban. Je trouve cela dommageable !

Deuxièmement, je vous demande également, comme l?a prévu la Conférence d?organisation, de passer à l?ordre du jour.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur VUILLERMOZ, est-ce votre sentiment ? S?il y a quatre présidents de groupe sur six qui le demandent !

M. Jean VUILLERMOZ. - Monsieur le Maire, je déplore vraiment que ce sujet grave, la guerre, fasse l?objet ici de la part de la droite, disons-le très clairement, d?une polémique politicienne. Je pense que l?objectif est plutôt de passer à l?ordre du jour et de venir tranquillement à ce projet de délibération, quand le temps sera venu.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur BLOCHE, quel est votre sentiment ?

M. Patrick BLOCHE. - Une conférence d?organisation, c?est le moyen pour les présidents de groupe que nous sommes, et nous sommes six, d?exprimer notre point de vue sur l?organisation de la séance. Christophe CARESCHE, ensuite, est amené à vous faire le compte rendu de cette conférence d?orga-nisation, en ayant à l?esprit que, comme tout maire, vous êtes maître de l?ordre du jour de nos Assemblées?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Oui, mais je suis tellement démocrate que j?écoute tout le monde !

M. Patrick BLOCHE. - En l?occurrence, Monsieur le Maire, vous m?avez écouté. Je m?en réjouis, puisque je me suis permis, lors de la conférence d?organisation, devant tout le monde et notamment devant les représentants de l?opposition, d?exprimer le souhait (car je craignais et visiblement cette crainte était fondée) que le débat de ce matin ne manque de sérénité et ne fasse l?objet d?une tentative de récupération très politicienne d?un enjeu qui nous dépasse très largement.

Je suis vraiment très renforcé dans la conviction qui fut la mienne lors de la conférence des présidents.

En l?occurrence, j?ai encore à l?esprit les propos de M. LEGARET représentant le groupe U.M.P. à cette conférence d?organisation, se tournant vers Christophe CARESCHE qui vous représentait et lui disant : ?Vous ferez ce que vous voudrez?.

M. LE MAIRE DE PARIS. - J?ai écouté les six présidents de groupe et l?adjoint chargé de me rendre compte de la Conférence d?organisation. Il est clair que nous allons passer à l?ordre du jour et je ne voudrais pas, au-delà de ces quelques minutes un petit peu politiciennes, que cela mette en cause en quoi que ce soit notre solidarité générale, unanime, consensuelle avec les populations civiles victimes de ce conflit. Je passe donc à la...

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame, j?ai beaucoup de respect pour votre groupe et votre fonction de présidente, mais j?ai le devoir, Madame, de faire travailler cette Assemblée selon son ordre du jour.

Alors, un mot, Madame, mais soyez brève.

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, je crois qu?il est très difficile de parler de politicaillerie au moment où on évoque le drame du Liban, d?Israël et les relations de ce pays avec la France.

(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

Deuxièmement, je note que, dans son intervention, M. DUTREY a dérapé.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Mais non !

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Et je demande, en conséquence, compte tenu de ce dérapage, 5 minutes de suspension de séance.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. LE MAIRE DE PARIS. - La séance est suspendue 5 minutes pour se détendre un peu.