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Juillet 2012
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Conseil Général
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Vœu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif à la sauvegarde des emplois de la société Surcouf (12e). Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à la sauvegarde des emplois de la société Surcouf (12e). Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil général/ Juillet 2012


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen des v?ux référencés, dans le fascicule, n° 3 G, n° 4 G et n° 3 G bis déposés respectivement par les groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et l'Exécutif, relatifs à la sauvegarde des emplois de la société Surcouf.

La parole est à Mme BLUMENTHAL, pour une minute et, ensuite, à M. CORBIERE.

Mme Michèle BLUMENTHAL. - Le groupe de distribution high-tech Surcouf est installé, depuis l'année 1995, avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement. Il constitue un élément primordial dans le développement économique du 12e arrondissement et de Paris. Depuis le 6 juin, ce groupe de distribution est entièrement à vendre, après l'échec d'un projet de cession de trois de ses magasins. Les repreneurs avaient jusqu'au 5 juillet pour formuler leurs offres qui seront étudiées le 26 juillet par le Tribunal de Commerce de Lille. Compte tenu du soutien que nous apportons aux employés de Surcouf depuis qu?on a annoncé ce souhait de cession, nous avions déjà déposé un v?u au mois de mars 2012. Le conseil d'arrondissement du 12e a voté à la majorité ce v?u demandant que le Maire de Paris intervienne auprès des propriétaires des murs du magasin Surcouf de Paris, afin que ceux-ci apportent leur soutien à toutes les solutions de reprises susceptibles de préserver l'emploi des salariés de l'enseigne.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à M. Alexis CORBIÈRE.

M. Alexis CORBIÈRE. - Mon v?u s'inscrit dans la continuité de ce que vient de dire Mme la Maire du 12e arrondissement. Je partage totalement ce qu'elle vient de nous dire. Je soutiens le v?u, bien sûr, qu'elle a présenté et qui a été adopté à la majorité dans le 12e arrondissement.

Mais j'ai souhaité, par un autre v?u qui va dans le même sens, considérer aussi que nous devions, à la fois interpeller le propriétaire des murs mais aussi interpeller les pouvoirs publics, notamment en la personne du Ministre du Redressement productif, dont j'ai cru comprendre que c'était une de ses missions d'empêcher que ce genre de licenciements aient lieu.

Car, dans cette affaire, beaucoup d'erreurs ont été accumulées. Si Surcouf était encore, certes, connu, il semble que M. MULLIEZ s'est comporté comme un pirate en faisant finalement des choix audacieux qui coûtent aujourd?hui l'emploi de 472 salariés. Et cela est annoncé depuis plus d'un an par les organisations syndicales.

Donc, devant tant d'accumulation d'erreurs, il me semble que notamment le Ministre et tous ceux qui ont un pouvoir d'intervention publique doivent se mêler de ce dossier pour que tous ces emplois, qui ont un fort rayonnement dans le 12e arrondissement, mais pas seulement, soient défendus par des solutions audacieuses. Nous savons que les salariés en ont. Aidons-les. Voilà l'objet de mon v?u.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est maintenant à M. SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président. - Madame la Présidente, il s'agit donc de la société Surcouf, dont Mme la Maire du 12e arrondissement a rappelé que cette société s'est installée en 1995.

Il y a eu une époque, au début des années 2000, où nous étions, nous les élus du 12e arrondissement, un petit peu effrayés par l'ampleur que prenait cette entreprise Surcouf, et surtout l'ensemble de magasins de la filière électronique qui s'agrégeaient tout autour.

On le voit bien, la vie économique est pleine de dangers. Notamment la vente par Internet se substituant peu à peu à la vente directe, Surcouf a connu des difficultés.

Comme Mme BLUMENTHAL l'a fort bien rappelé, il y a eu un v?u qui a été adopté au Conseil de mars. J'ai écrit personnellement à M. Hughes MULLIEZ, le responsable de l'entreprise, qui est basé à Lille. Je lui ai écrit le 5 avril et il n'a pas encore trouvé le temps de me répondre. Cela arrive, dit Mme COHEN-SOLAL, à juste titre.

D'où l'idée de combiner les deux v?ux : un v?u d'inquiétude de Mme BLUMENTHAL, au nom de la majorité des élus du 12e arrondissement, et la volonté de M. CORBIÈRE de saisir l'Etat, car je crois qu'il faut que l'Etat intervienne en la matière.

D'où le v?u n° 3 G bis que j'ai déposé au nom de l?Exécutif. Il ne s'agit pas de se substituer, mais il s'agit de faire la synthèse des deux v?ux déposés, d'une part, par Mme BLUMENTHAL et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés et le v?u déposé par M. Alexis CORBIÈRE, donc deux dimensions : intervenir auprès des propriétaires des murs, de façon à ce que ces magasins conservent une vocation commerciale et puissent réembaucher les salariés qui sont actuellement utilisés par Surcouf et y ajouter la saisie des services de l'Etat pour qu?on trouve toutes les solutions possibles pour sauver les emplois.

Je propose ce v?u de l'Exécutif qui, peut-être, amènera Mme BLUMENTHAL et M. CORBIÈRE à retirer leurs propres v?ux.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je suis saisie d'une demande d'explication de vote de la part de Mme MONTANDON. Vous avez la parole.

Mme Valérie MONTANDON. - Merci, Madame la Présidente.

En effet, l'entreprise Surcouf représente un véritable facteur d'attractivité économique dans le 12e arrondissement. Cette entreprise a permis de dynamiser le secteur Montgallet, ses alentours, et de créer des emplois.

Dans les considérants, vous énoncez que la fermeture de Surcouf va porter un rude coup à l'activité économique autour de l?avenue Daumesnil. Cependant, dans votre v?u, vous ne mentionnez aucune proposition pour pallier cette perte. En effet, vous parlez, certes, des emplois, mais pas d'attractivité économique. Jusqu'à ce matin, M. CORBIÈRE et son groupe étaient les seuls à s'adresser au Gouvernement, contrairement à vos confrères socialistes qui se tournaient seulement vers les propriétaires des murs. En effet, vous avez fait un rectificatif ce matin, mais, pourtant, votre majorité n'hésitait pas à saisir les ministres de l'Economie des Gouvernements de droite, comme Mme LAGARDE, par exemple, lors de la fermeture de la FNAC à Bastille pour ne citer que cet exemple. Je note que vous avez aussi modifié le destinataire du v?u, puisque, initialement, vous vous adressiez au ministre du Redressement productif, M. Arnaud MONTEBOURG, et, désormais, c?est vers les services de l?Etat que vous vous tournez. Pourquoi ce changement ? Est-ce parce que M. MONTEBOURG est très tourmenté en ce moment ? Il est vrai qu?il n'a pas réussi à empêcher la France de signer le communiqué du G20, condamnant le tout protectionnisme, idéologie à laquelle il était très attaché pendant les primaires socialistes. Ce n'est donc pas si facile d'être au pouvoir, apparemment. Enfin, pour la vitalité économique du 12e, nous voterons, bien sûr, positivement ce v?u, juste en précisant que vous auriez pu ajouter à la fin qu?il fallait trouver, en effet, toutes les solutions permettant de sauver les emplois, mais aussi essayer de maintenir une activité économique dynamique autour de l'avenue Daumesnil. Nous attendons avec grande impatience de voir comment l'Etat va pouvoir intervenir sur ce dossier grâce à M. MONTEBOURG.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. SAUTTER a fait un effort de synthèse en présentant le v?u n° 3 G bis. Est-ce que le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés accepte de retirer son v?u ? Je poserai la même question au groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Monsieur DUCLOUX ?

M. Philippe DUCLOUX. - Retiré.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Très bien. Monsieur CORBIÈRE ?

M. Alexis CORBIÈRE. - Retiré.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté à l'unanimité. (2012, V. 32 G).