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Juillet 2012
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Conseil Général
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2012 DDEEES 53 G - Subventions et conventions (311.000 euros) avec des associations dans le cadre de la mise en oeuvre du volet Emploi du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.

Débat/ Conseil général/ Juillet 2012


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Chers collègues, nous examinons maintenant le projet de délibération DDEEES 53 G relatif à l'attribution de subventions et à la signature de conventions à hauteur de 311.000 euros avec des associations dans le cadre de la mise en ?uvre du volet emploi du Contrat urbain de cohésion sociale. La parole est à Mme Léa FILOCHE.

Mme Léa FILOCHE. - Merci, Madame la Présidente.

Mes chers collègues, nous sommes amenés à voter par ce projet de délibération des subventions à des associations, marquant, une fois de plus, l'attachement de la Ville de Paris à ces quartiers.

Je voudrais le relier, d'ailleurs, à un projet de délibération qui suit juste après, le 56 G, qui propose de financer des associations dans le cadre des parcours linguistiques vers l'emploi. Ces deux projets de délibération, en fait, se complètent et vont permettre à plus de 3.000 personnes de pouvoir bénéficier d'actions locales et concrètes dans le cadre de leur recherche d'emploi.

En effet, conformément au Contrat urbain de cohésion sociale signé par Paris en 2007 et prolongé jusqu?en 2014, le Département de Paris mène des politiques volontaristes en faveur de l'emploi et de l?insertion professionnelle, tout en les accompagnant de mesures spécifiques.

Ces mesures spécifiques, en lien avec les besoins locaux relevés et diagnostiqués par les équipes de développement local que je salue, d'ailleurs, en profitant de cette intervention, ont permis de retenir cinq thèmes prioritaires que je vais lister rapidement :

- l'accompagnement vers l'emploi ; il y a à peu près 1.000 personnes qui seront concernées au-delà du dispositif de droit commun habituel ;

- l'aide à la création d'activité ; il y a 140 personnes qui seront suivies individuellement, là aussi, de manière complémentaire à ce qui est fait dans le programme départemental pour l?insertion et l'emploi ;

- la lutte contre les discriminations à l'embauche, puisque le rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles, qui datent de 2010, j'espère que vous vous en souvenez, a montré que même en habitant Paris, encore trop de jeunes diplômés issus de nos quartiers prioritaires subissent des discriminations liées à l'accès à l'emploi ;

- le soutien à l'insertion professionnelle des femmes en situation de monoparentalité ; je rappelle que ce sont plus de 200 femmes, qui, malheureusement, sont deux fois plus touchées par le chômage lorsqu?elles sont dans ces situations-là, qui vont pouvoir, enfin, bénéficier d?accompagnements sur mesure pour intégrer le marché du travail dans les meilleures conditions possibles ;

- mais aussi le soutien à l'intégration par l'activité économique ; 90 personnes concernées vont enfin pouvoir avoir accès à un emploi durable renforcé.

Ces cinq mesures spécifiques vont donc concerner plus de 2.000 personnes dans nos quartiers prioritaires, toujours en lien avec les projets de territoires locaux que nous avons définis dans les différents arrondissements, dans le cadre de la politique de la ville, qui vont pouvoir augmenter significativement les chances des habitants de voir leur situation en matière d'accès à l'emploi augmenter.

Pour compléter toutes ces mesures vers l'emploi, la DPVI et la DDEEES ont, dans la poursuite de l'engagement pris par M. le Maire, décidé d?augmenter les moyens alloués à l'offre de formation linguistique à destination des habitants de ces quartiers.

C?est dans ce cadre qu?un appel à projets a été lancé au printemps dernier, pour lequel 30 des 38 projets déposés ont été retenus. 829 personnes vont ainsi pouvoir bénéficier de ces formations regroupées en trois catégories : celles qui sont destinées aux salariés en insertion, celles qui proposent une formation linguistique accompagnée d'un travail général sur les instruments strictement de recherche d'emploi, et puis celles qui proposent une formation linguistique associée à un souhait d'insertion professionnelle dans un champ très spécifique type petite enfance, bâtiment, restauration?

Je conclurai en disant que ces deux délibérations sont donc complémentaires et vont toucher près de 3.000 personnes à Paris, mais c'est surtout dans un cadre très personnalisé de suivi individualisé que ces projets, basés sur des diagnostics partagés par toutes les structures intervenant au c?ur de nos quartiers, vont, enfin, pouvoir changer un peu la vie des habitants, sans vouloir nous substituer à l?Etat et tout en rappelant que la lutte contre le chômage doit être une priorité, nous traduisons par ces subventionnements notre engagement sans faille en faveur de l'emploi, notamment dans nos quartiers. Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci. La parole est à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Madame la Présidente, chers collègues, je remercie Mme Léa FILOCHE d'attirer l'attention sur ce projet de délibération qui permet d?accompagner un certain nombre de demandeurs d'emploi, particulièrement dans les quartiers dits de "politique de la ville" sur lesquels, vous, Madame la Présidente, avez une autorité morale et effective particulière. J'en profite pour faire un bilan de notre politique d'accompagnement vers l'emploi durant l'année 2011, parce que nous venons d'avoir les chiffres. Par divers dispositifs que je vais rappeler très rapidement, nous avons aidé 42.867 hommes et femmes à revenir à l'emploi et, parmi ces quelques 43.000 retours à l'emploi, plus de 12.000, 12.159 exactement, concernent des allocataires du Revenu de Solidarité Active. Ce sont des chiffres importants et qui, en plus, sont en progression de 16 % par rapport à l'année antérieure.

Très rapidement, voici les principaux dispositifs : d'abord les contrats aidés dont nous aurons l'occasion de reparler - et j?en parle dans des termes très positifs -. Il y en a eu près de 14.600 l'an dernier, alors que, l'année précédente, il n'y en avait eu que 10.200. Ce sont soit des contrats aidés qui sont directement pris en charge par la Ville soit des contrats aidés qui sont cofinancés par l'Etat et par le Département de Paris.

Le deuxième dispositif est la Mission locale de Paris. Je voulais en féliciter M. Bruno JULLIARD qui en a la présidence : 6.600 retours à l'emploi, ce qui est important, avec évidemment peu d'allocataires du Revenu de Solidarité Active, car il s'agit de jeunes qui, pour la plupart, n?ont pas droit à cette prestation.

Je voudrais mentionner avec Mme Olga TROSTIANSKY les Espaces Insertion, plus de 6.000 retours à l'emploi l'an dernier, mentionner rapidement les six Maisons des Entreprises et de l'Emploi qui ont organisé près de 900 forums de prérecrutement, ce qui a généré 1.115 retours à l'emploi.

Je terminerai en mentionnant l'économie sociale et solidaire, sous l'impulsion de Mme Seybah DAGOMA, et notamment les clauses d'insertion qui ont permis plus de 1.000 retours à emplois en 2011.

Ce projet de délibération porte sur un point auquel toute l'équipe réunie autour du Maire attache beaucoup d'importance, c?est que l'accompagnement est non seulement un accompagnement si je puis dire psychologique pour retrouver l'estime de soi, mais c'est aussi un accompagnement en termes de formation et cette formation doit être assurée au plus près des personnes et au plus près des emplois qui sont visés, d'où cet appel à projets, d'où le fait que nous nous appuyons sur des associations qui connaissent bien le terrain, qui connaissent bien les demandeurs d'emploi et qui arrivent à des résultats de très bonne qualité.

Nous aurons l'occasion de parler, non pas d'une révolution, mais d'une grande innovation, c'est-à-dire l'utilisation avec Mme Colombe BROSSEL des cours municipaux pour adultes, là encore pour donner une formation pratique directement utile à des demandeurs d'emploi, de façon à ce qu'ils puissent franchir le pas entre le chômage et le retour à l'emploi.

Merci à Mme Léa FILOCHE d'avoir insisté sur cette démarche et sur ce projet de délibération. J'espère que vous soutiendrez à l'unanimité cette cause d'intérêt général. Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 5e Commission. - Merci, Monsieur SAUTTER.

En qualité d'adjointe chargée de la politique de la ville, je veux remercier M. Christian SAUTTER, car nous faisons un travail collaboratif entre adjoints, mais aussi les deux directions concernées : DPVI et DDEEES, en lien étroit avec les mairies d'arrondissement.

Je remercie à mon tour Mme Léa FILOCHE de donner à voir ce qui est fait et la priorité accordée à l'accès à l'emploi dans nos quartiers prioritaires où, en effet, les taux de chômage sont élevés. Il y a besoin d'action dans la durée, et on s'aperçoit que, avec cet investissement, il y a des parcours de retour à l'emploi tout à fait positifs qui sont enregistrés.

J'insiste simplement sur le fait que nous avons aussi un regard particulier en direction des familles monoparentales pour qui, évidemment, le fait d'avoir un emploi est quelque chose d'absolument vital et essentiel.

Le volume de crédits dédié à ces actions donne un effet de levier extrêmement important pour les habitants de nos quartiers qui le méritent ô combien. Merci à vous.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 53 G.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2012, DDEEES 53 G). Je vous en remercie.