Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2006, Voeu déposé par M. Pierre LELLOUCHE, au nom du groupe U.M.P. relatif à la mémoire de Lise Delamare.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2006


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 112 dans le fascicule du groupe U.M.P. relatif à la position d?une plaque commémorative à la mémoire de Mme Lise Delamare.

Monsieur LEGARET, vous avez la parole.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Restons ton sur ton, Monsieur le Maire, après les ?Nuits blanches?, la rue Blanche puisqu?au n° 75 a longtemps résidé Lise Delamare, qui a disparu dans la journée du 26 juillet dernier. C?est une grande figure qui a marqué de son empreinte l?histoire du théâtre, du cinéma et, bien sûr, de la Comédie française. Elle a été professeur au conservatoire. Elle a eu comme élèves Daniel AUTEUIL, Francis HUSTER, Sabine AZEMA et bien d?autres encore.

Je crois que nous pourrions, sans grande difficulté, suivre la suggestion de de notre collègue Pierre LELLOUCHE et des élus de notre groupe qui ont souhaité que la Ville de Paris honore la mémoire de Lise Delamare en apposant une plaque commémorative sur la façade de l?immeuble où elle a vécu 75, rue Blanche dans le 9e arrondissement.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

M. GIRARD a la parole.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - On a constaté avec Jean-Pierre CAFFET et un certain nombre d?élus qu?en effet il y avait comme une inquiétude à ce qu?il y ait un oubli de ces grands personnages tels que la merveilleuse Lise Delamare, comédienne exceptionnelle, et là tout le monde le reconnaît, mais qu?il y a comme un empressement ou une inquiétude.

Alors sont-ce les échéances électorales qui approchent ? Je ne sais pas. Une inquiétude à ce qu?on les oublie. La semaine passée, avec Jacques BRAVO, nous avons apposé une plaque au 9, rue Chaptal sur la maison où vivait Iannis Xenakis en présence de Françoise et de Mâkhi Xenakis, la femme et la fille de Xenakis. C?était un moment formidable avec beaucoup d?artistes présents mais on l?a fait 4 ans après le décès de Iannis Xenakis, qui est un musicien considérable et connu dans le monde entier.

Il a été joué à New York, à Tokyo, à Séoul, dans le monde entier. Et c?est vrai que l?on a attendu 4 ans car la règle voulait qu?il y ait un délai de 10 ans. Ce délai de 10 ans est long mais un délai de moins d?un an ne me semble pas raisonnable. Je vais vous dire pourquoi. Non pas parce que j?ai bien vu le piège dans lequel nous nous sommes trouvés ce matin à propos de Marie Trintignant, maintenant je serai donc extrêmement prudent, mais faisons attention à ce qu?il n?y ait pas de précipitation.

La proposition est bonne. Lise Delamare est inconstestablement une immense artiste que vous connaissez tous très bien. Il est incontestable qu?elle mérite qu?il y ait sur sa maison une plaque. Je vous propose que pour la 1ere année de l?anniversaire de sa mort, c?est-à-dire en mars 2007, le Conseil du 9e arrondissement nous le propose à nouveau.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Juillet.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Oui, juillet 2007. Nous sommes en septembre. Le deuil n?est même pas terminé d?une certaine façon. Que l?on attende juillet 2007, où un an sera écoulé et que le Conseil du 9e arrondissement, sur proposition peut-être de Pierre LELLOUCHE et du maire de l?arrondisse-ment, majorité et opposition réunies, nous fasse en effet, au Conseil de Paris, une proposition qui verrait le délai de 10 ans réduit peut-être à 1 an ou 2 ans, mais 3 mois ne me paraît pas raisonnable.

Après, vous allez voir affluer, dans cette Assemblée, des propositions immédiates dès qu?il y aura le décès de telle ou telle personnalité. Nous ne serons pas en mesure de répondre favorablement. Nous créerons de la frustration et nous ferons peut-être des erreurs historiques. Un an me parait un délai décent et respectueux. Mais je propose que, dans un an, vraiment, on l?étudie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C?est vrai que, bientôt, on va le faire avant la mort, ce qui serait plus embêtant.

Monsieur LEGARET, vous avez la parole.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Très brièvement et sans aucune polémique, je dirai respectueusement à Christophe GIRARD que la règle des 10 ans est une règle non écrite qui, en principe, était respectée mais qui ne concerne que les attributions de rues et de places. Elle ne s?est jamais appliquée aux appositions de plaques. L?apposition d?une plaque est un geste beaucoup plus modeste, beaucoup plus simple qui ne requiert que l?accord du propriétaire et une délibération du Conseil de Paris.

On n?a jamais appliqué la règle des 10 ans. Je pourrai vous citer de très nombreux exemples qui le démontrent. On n?a jamais appliqué la règle des 10 ans pour l?apposition d?une plaque.

J?ajoute, dernier argument, que j?avais reçu une lettre de Mme HIDALGO, qui m?avait parue être une démarche intelligente et tout à fait appropriée, encourageant les élus parisiens à faire des propositions pour honorer des noms de femmes en faisant observer qu?il y avait plus qu?un déficit dans les attributions des noms de rue.

Je vous fais observer qu?en ce qui nous concerne, nous avons fait des efforts depuis la réception de cette lettre et que nous avons systématiquement proposé, à chaque séance, des noms de femmes.

J?aimerais qu?il en soit tenu compte et que M. GIRARD tienne aussi compte de cet argument pour qu?il fasse un effort. Je ne polémique pas, la date du premier anniversaire est une proposition honorable, mais je rappelle que la règle des dix ans ne vaut pas pour les appositions de plaques et que l?on pourrait être plus libéral - c?est un mot qui lui plaira certainement - s?agissant d?honorer des noms de femmes parce qu?il y a plus qu?un besoin à Paris.

Merci.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur GIRARD, je vous donne la parole.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - On va essayer de trouver un arrangement.

Je voudrais quand même vous lire l?article 2 de la délibération du Conseil de Paris du 12 mars 1979 qui stipule dans son premier alinéa que l?hommage, quel qu?il soit, ne pourra être rendu qu?après l?écoulement d?un délai de dix ans à compter du décès de la personnalité à honorer ou de la date de l?événement à commémorer, que ce soit une rue, une impasse, une plaque ou un parc.

Je comprends ce que vous dites, et j?y suis favorable dans l?esprit, surtout que le Conseil du 9e arrondissement a voté à l?unanimité.

Simplement, je nous mets en garde contre l?afflux que nous allons certainement rencontrer de demandes de plaques car il y aura certainement d?autres décès célèbres dans les mois à venir, malheureusement.

Non, je ne vais pas vous donner des noms d?avance !

(Rires dans l?hémicycle).

En effet, devant la sagesse et l?intelligence de l?intervention de Mme HIDALGO, la première adjointe, je ne peux que m?effacer et donc accepter votre proposition, après avoir pourtant tenté d?y résister avec sagesse.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est adopté. (2006, V. 333).