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Septembre 2012
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe E.E.L.V.A. pour un soutien de la Ville aux Pussy Riot.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2012


 

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Nous examinons le v?u référencé n° 46 dans le fascicule, depose par le groupe E.E.L.V.A., concernant le soutien de la Ville de Paris aux Pussy Riot. M. Sylvain GAREL va nous faire une explication de ce v?u en une minute.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Madame la Maire.

Je crois que tout le monde dans cet hémicycle est au courant de ce qui est arrivé à trois des musiciennes du groupe Pussy Riot, des musiciennes russes, qui ont été arrêtées, condamnées à deux ans de prison, pour hooliganisme et incitation à la haine religieuse, après avoir passé déjà six mois en détention provisoire. Ce verdict, qui montre ce qu'est réellement aujourd'hui le Gouvernement de Poutine, c'est-à-dire une dictature démocratique, en gros, montre aussi qu?on ne doit pas simplement considérer la Russie comme un producteur de gaz qui nous alimente, mais aussi comme un pays dont il faut condamner les pratiques politiques. Alors, comme beaucoup d'autres collectivités, comme beaucoup d'artistes, comme beaucoup d'organisations politiques, et j'imagine quasiment toutes celles qui sont représentées dans ce Conseil de Paris, nous demandons que le Conseil de Paris, à travers son Maire, qui a déjà soutenu les Pussy Riot, mais là, au nom du Conseil, puisse le faire, pour que nous soutenions les demandes de libération immédiate de ces trois femmes courageuses. J'espère que l'unanimité de notre Conseil se fera sur cette question. Je vous remercie.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GAREL.

M. SCHAPIRA va vous répondre.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je ne vais pas reprendre l'ensemble des éléments cités à l'instant par le président GAREL ; évidemment, les membres de ce collectif féminin en Russie qui ont osé manifester à plusieurs au nom de la liberté d'expression se sont fait injustement condamner, donc je partage totalement le v?u de M. GAREL. Simplement, je voudrais lui dire - évidemment, ce sont les attendus - que quand il cite que de nombreuses personnalités telles qu?Angela MERKEL - je lis le texte -, le député britannique Kerry MCCARTHY, qui a assisté au procès, le Maire de Reykjavik, ont également apporté leur soutien, que Najat VALLAUD-BELKACEM a aussi apporté son soutien, que François ZIMERAY, ambassadeur des droits de l'Homme a aussi apporté son soutien, j'aurais aimé qu'il mette que le Maire de Paris avait apporté son soutien.

M. Sylvain GAREL. - Je viens de le dire.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Tu viens de le dire, je t'en remercie, mais ce n'était pas écrit.

Le 17 août, est paru un communiqué du Maire de Paris, tu ne l?as peut-être pas lu, mais je voulais préciser à l'Assemblée que le Maire de Paris est intervenu fermement dès le 17 août. Mais, évidemment, je soutiens ce v?u a posteriori de Sylvain GAREL.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur SCHAPIRA. J?ai une demande d'explication de vote de Delphine BURKLI.

Mme Delphine BURKLI. - Merci, Madame la Maire. L'issue du procédé "Pussy Riot" a suscité de vives critiques partout en Occident et sur tous les bancs de notre Assemblée, Droite et Gauche confondues, et je remercie Sylvain GAREL de l'avoir rappelé. Je voudrais dire à M. SCHAPIRA que nous voterons ce v?u mais je voudrais quand même rappeler que vous n'êtes pas les seuls à dénoncer un verdict disproportionné qui pose problème par son impact négatif sur la liberté d'expression en Russie. Ces peines de prison sont excessives, sont démesurées. Elles vont à l'encontre des valeurs européennes d'état de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membres du Conseil de l'Europe. Alors, au-delà des mots et des bonnes intentions, là aussi, nous attendons du Gouvernement français des actes forts et une action significative dès la prochaine session du Conseil de l'Europe, là où siège la France, là où la Russie aussi siège - et c'est une instance de dialogue privilégié avec les 46 autres pays européens -, pour demander que ces jeunes femmes puissent être libérées immédiatement. Voilà, j'aurais aimé aussi que M. GAREL puisse exprimer le soutien unanime de cette Assemblée dans ce v?u. Merci.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Monsieur SCHAPIRA, vous vouliez ajouter quelque chose sur la dimension européenne ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Absolument. On va demander à notre ambassadeur auprès du Conseil de l'Europe, M. Laurent DOMINATI, d'intervenir.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe E.E.L.V.A., assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée à l?unanimité. (2012, V. 154).