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Septembre 2012
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la manifestation du 15 septembre 2012.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2012


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u référencé n° 9 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif à la manifestation du 15 septembre 2012.

La parole est à Mme HOFFENBERG, pour une minute.

Mme Valérie HOFFENBERG. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, cette question se pose au Préfet de police. En effet, j?aimerais revenir sur cette manifestation, tout comme mon collègue je tiens à rendre hommage aux forces de police, néanmoins je tiens à dire que de nombreux Parisiens ont été légitimement choqués, surpris, inquiets par ces images de cette manifestation et surtout par celles qui circulent actuellement, puisque l?on peut voir dans une vidéo des hommes et femmes, le visage dévoilé, ouvert, crier par six fois "Egorgeons les Juifs" et, d'autre part, provoquer nos forces de police en priant devant les policiers. Vous comprenez que ces déclarations sont extrêmement perturbantes pour tous les Parisiens. J'imagine que vous avez vu cette vidéo, elle circule en tout cas sur internet et j'aimerais, Monsieur le Préfet de police, que vous puissiez nous dire quelles sont les suites judiciaires qui ont été données à de telles déclarations, ainsi que les mesures que vous allez prendre pour assurer la protection de tous les Parisiens, mais principalement des communautés juives, puisque nous sommes aujourd'hui à la veille du Grand Pardon, où toute la communauté juive priera dans les synagogues. Merci.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Pour vous répondre, je vais donner la parole d'abord à Mme Myriam EL KHOMRI, puis à M. le représentant du Préfet de police.

Madame EL KHOMRI ?

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Il est certain que nous sommes tous préoccupés par cette situation, mais, vu que le Préfet de police tout à l?heure nous a donné un certain nombre d'éléments en réponse à la question d'actualité, je ne reviendrai pas sur cette situation pour ma part.

Merci.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

La parole est au représentant de M. le Préfet de police.

M. LE REPRESENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Rapidement aussi, Monsieur le Maire, puisque Bernard BOUCAULT, le Préfet de police, s'est exprimé longuement et précisément tout à l'heure, lors des questions d'actualité.

D'abord, le Préfet de police a rappelé que, à Paris, la liberté de manifester était la règle et que, chaque jour, 10 manifestations se déroulaient à Paris, 10 manifestations qui sont à chaque fois prises en compte et dont la sécurité est assurée par les forces de l'ordre.

Il a également rappelé que, au cas par cas, il lui revenait, il revenait à ses services de concilier cette liberté de manifester avec les impératifs d'ordre public et de veiller également à ce que le cadre légal de manifester soit à chaque fois respecté.

Bernard BOUCAULT a expliqué tout à l'heure qu?en l'espèce, pour les appels à manifestation du 15 septembre, ces formes légales n'étaient pas respectées et c'est ce qui l'a conduit à mettre en place, en lien avec les services de renseignement et avec les services de police, un dispositif pour empêcher que cette manifestation ait lieu et cette manifestation, comme il l'a dit lui-même, n'a pas eu lieu. Je ne vais pas revenir en détail sur l?ensemble des précisions qui vous ont été données par Bernard BOUCAULT.

Puisque vous m?interrogez plus spécifiquement sur cette vidéo, je voudrais vous dire d'abord qu?on a visionné cette vidéo, qu?elle a été transmise aux autorités judiciaires, que le sens exact de la traduction n'est pas tout à fait celui que vous évoquez, mais peu importe, les paroles sont là. Les autorités judiciaires ont été saisies de cette vidéo, il ne m'appartient pas à moi, autorité administrative, de dire la suite qui sera donnée à cette saisie. Pour terminer, deux choses. D'abord, le Préfet a rappelé tout à l'heure les raisons qui l'avaient conduit à interdire les deux appels à rassemblement prévus samedi dernier. Grâce au dispositif, grâce à la réactivité des forces de l'ordre, ces rassemblements n'ont pas eu lieu, 44 personnes ont été interpellées. Un mot, cette fois-ci pour conclure, vous nous interrogez sur les mesures de sécurité mises en place à l'approche du Yom Kippour. Là aussi, le Préfet a eu divers échanges avec l?ensemble des autorités religieuses de Paris, de la petite couronne et même de la région Ile-de-France. Vous savez que, depuis les événements de Toulouse, la situation à Paris dans l'agglomération fait l'objet d'un suivi extrêmement fin, extrêmement précis, que des moyens importants en policiers, en forces mobiles sont dédiés à la sécurisation des lieux de cultes juifs et c?est bien légitime. Sans rentrer, là aussi, dans le détail du dispositif, je peux vous assurer que tout a été mis en ?uvre pour que la fête du Yom Kippour se déroule à Paris, dans l?agglomération parisienne, dans des conditions de sécurité optimales.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée.