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Septembre 2012
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2012 SG 149 - Signature d'une convention avec l'Agence de l'Eau Seine-Normandie pour la réalisation d'une étude des milieux naturels et de la biodiversité de la Seine et de ses berges à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2012


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération SG 149 relatif à la signature d?une convention avec l?Agence de l'Eau Seine Normandie.

La parole est à Mme Edith GALLOIS, pour cinq minutes.

Mme Edith GALLOIS. - Monsieur le Maire, je vous remercie.

On nous propose le lancement d'une étude sur les milieux naturels et la biodiversité de la Seine et des berges de Paris.

Je cite l?une des phrases du projet de délibération : "Dans le cadre du Schéma régional de cohérence écologique, il importe de connaître et de qualifier la continuité que constitue la Seine dans sa traversée de Paris".

L'objet de cette étude interpelle et semble clair. Il faudrait donc travailler à une cohérence écologique de la Seine sur l'ensemble de son parcours francilien. Si des études sont nécessaires à ce sujet, c'est bien que cette cohérence n'existe pas au niveau métropolitain, que des expertises sont indispensables et qu'il reste à trouver une logique du Grand Paris dans ce domaine. Jusque-là, nous sommes d'accord mais je ne peux pas m'empêcher de relever des contradictions sévères. N'avez-vous pas vous-mêmes déjà lancé, de votre seule initiative, un projet d'aménagement des berges strictement intra muros ? Et réduit d'ailleurs à l?hypocentre, et ce, avant même le lancement de ces études, c'est-à-dire sans tenir compte des exigences qu'impose la logique métropolitaine. Alors me vient donc une question : comment dès lors pouvez-vous continuer d'affirmer que votre projet s'inscrit dans cette logique métropolitaine et avec une vision du Grand Paris ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - La parole est à Mme LE STRAT, adjointe compétente.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Je voudrais associer à cette réponse Fabienne GIBOUDEAUX car nous formons un tandem très motivé et enthousiaste sur ces questions-là. La biodiversité implique différents secteurs.

En même temps, votre question, vous pourriez presque la poser à Pierre MANSAT. En fait, via ce projet de délibération, vous essayez de nous interroger sur le Grand Paris et sur notre politique métropolitaine.

Je vais essayer de vous répondre même si j'ai l'impression que l'on a un peu débordé du sujet qu?est la biodiversité.

Nous travaillons, nous, collectivité parisienne, vous l'avez d'ailleurs dit, dans le cadre d'un schéma régional de cohérence écologique. Je rappelle que nous collaborons avec la Région, avec l'État, avec l'Agence de l'eau Seine-Normandie, dont vous savez que le bassin dépasse très largement le territoire parisien. Nous sommes donc de fait dans une échelle territoriale qui nous dépasse très largement.

On donne au contraire des gages de ne pas être totalement focalisé sur une vision très étroite concernant les berges. J'avoue que vous m'étonnez sur cette question. Nous avons lancé, comme vous le savez aussi, mais peut-être ne le savez-vous pas, une étude biodiversité sur les canaux. On s'inscrit donc là encore dans un cadre territorial bien plus large. En effet, les canaux, ce sont 130 kilomètres de linéaire et on dépasse largement Paris.

Sur la question de la biodiversité, nous avons une politique ambitieuse menée par la Ville, qui se retrouve notamment dans l'aménagement des voies sur berges. En effet, on a l'intention d'inscrire cet aménagement dans le cadre d'une politique municipale de biodiversité, que ce soit avec l'archipel, avec la végétalisation des berges, la constitution de frayères pour poissons. Nous nous intégrons dans la thématique de la biodiversité et en même temps, nous l'élargissons avec de nombreux acteurs, comme je l'ai dit - la Région, l?État, les autres communes -, sur l'ensemble de nos cours d'eau, d'ailleurs, et pas seulement la Seine, et dans une vision métropolitaine et plus large.

En effet, cette convention passée avec l'Agence de l'eau, cette dernière subventionnant à hauteur de 50 %, nous permettra de faire porter ce sujet largement hors des frontières parisiennes.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame la Maire. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 149.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, SG 149). Tout cela pour cela !