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Juillet 2004
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30 - 2004, DASCO 35 - Subventions au Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (CROUS) et à la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) pour la mise en place de cellules d'accueil des étudiants étrangers. - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer les conventions correspondantes. - Montant total : 110.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DASCO 35 qui est relatif à des subventions, aux mêmes organismes, le CROUS ainsi qu'à la Cité internationale universitaire de Paris pour mettre en place des cellules d'accueil des étudiants étrangers. Le montant est de 110.000 euros.
Mme Marie-Pierre MARTINET interroge M. ASSOULINE.
Mme Marie-Pierre MARTINET. - Merci, Monsieur le Maire.
Chers collègues, le présent projet de délibération concerne la mise en place de cellules d'accueil pour les étudiants étrangers du 1er au 31 août en ce qui concerne le CROUS et du 1er septembre au 30 novembre pour la Cité internationale universitaire de Paris afin d'aider les étudiants étrangers dans leurs diverses démarches, qu'elles soient administratives, relatives à leur recherche de logements ou à d'autres services liés à leur future vie dans notre Ville.
C'est une aide particulièrement importante, notamment en ce qui concerne les primo arrivants. Nous ne pouvons donc que saluer la poursuite de cette initiative. Mais au-delà des difficultés matérielles rencontrées par ces étudiants, il y en a une autre sur laquelle nous souhaiterions particulièrement insister, il s'agit de leur capacité à maîtriser le français pour tirer au mieux profit de l'enseignement qui leur est dispensé. Or à ce jour, l'accueil linguistique des étudiants non francophones n'est pas encore à la hauteur des ambitions. C'est dans cet esprit que plusieurs universités constituent un projet dit "Paris Université Langues" sous la forme d'un G.I.P. qui associerait la Ville de Paris, la Région Ile-de-France et les universités citées.
Ce projet de mutualisation des ressources, notamment en français langue étrangère, a été proposé dès 2001 par la conférence des présidents d'universités de Paris Centre. Le projet "Paris Université Langues" s'étend de plus aux langues européennes.
Lors de la dernière réunion des universités de Paris Centre, le 23 juin, il est apparu que les universités sont très déterminées sur ce sujet, tant en ce qui concerne le F.L.E. que le L.V.E., puisque dès la rentrée 2004 seront mises en place sans attendre la suite réservée au projet "Paris Université Langues" des initiatives telles que des pré-tests pour les étudiants arrivants, qu'ils soient ERASMUS ou non, afin de les répartir en groupes de niveaux dans des stages intensifs avec une collaboration avec le C.I.E.P. Sèvres pour l'élaboration et la correction des tests, Paris Dauphine et Paris VI pour l'accueil dans les locaux et la surveillance du test. Le tout suivi de formations intensives en septembre à Paris VI pour la langue spécialité dans le domaine des sciences exactes, Paris I pour la langue du droit, et Paris III pour les étudiants ayant des difficultés marquées quant à l'oral du français, notamment en phonétique, rythme et intonation.
Comme vous pouvez le constater, la volonté des universités est très claire et s'inscrit dans des actions extrêmement concrètes.
Par ailleurs, le projet "Paris Université Langues" dans le cadre du partenariat qu'il proposerait à la Ville de Paris pourrait faire bénéficier les personnels de la Ville de ses ressources dans le cadre de formations continues à concurrence d'un pourcentage à définir. Le centre de "Paris Université Langues" prendra donc forme d'abord comme réponse aux besoins en F.L.E. (c'est-à-dire Français Langue Etrangère) des étudiants étrangers d'origine diverses, de statuts universitaires également divers, de niveaux et de compétences variées, besoins tout autant hétérogènes depuis l'arrivée de l'étudiant jusqu'à son départ. Il se concevra donc comme devant répondre de façon la plus individualisée possible à la demande de l'étudiant en F.L.E. et faciliter son intégration dans le dispositif universitaire de son choix. Le second objectif de ce projet consiste à rendre accessible le plus vite possible à tous les étudiants parisiens les langues européennes, en sachant bien sûr que ces dispositifs sont également sources de recherches et d'enrichissements pour les universités quant à l'enseignement des langues. Vous l'aurez compris, ce projet répond et rentre parfaitement dans la politique fixée par notre Municipalité et répond par sa vocation aux valeurs de partage et d'équité entre les étudiants arrivant dans la Capitale.
En effet, il n'est pas ici question de tirer un quelconque profit de l'enseignement du F.L.E. ou du L.V.E., mais bien de répondre à une vocation de Paris comme grande ville étudiante. Ce projet s'opposerait par son concept et sa philosophie à un autre projet qui "paraît-il" - là, j'y mets volontairement un conditionnel et des guillemets - pourrait être développé par la Cité internationale universitaire de Paris dans le cadre d'une S.A.R.L. avec les mêmes objectifs mais sous une logique commerciale. C'est pour toutes ces raisons évoquées ci-dessus que nous souhaiterions que la Ville se prononce rapidement et favorablement à la demande de partenariat qui lui sera faite par les initiateurs du projet "Paris Université Langues".
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MARTINET.
M. ASSOULINE vous répond.
M. David ASSOULINE, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Madame MARTINET, vous faites référence avec votre question au projet de délibération qui propose de renouveler l'aide au CROUS et à la Cité internationale pour la mise en place des cellules d'accueil des étudiants étrangers.
Je veux quand même vous dire qu'elles ont vu le jour l'année dernière, qu'il y a eu en entretiens personnalisés plus de 5.000 étudiants étrangers primo arrivants qui ont été accueillis, que pour les étudiants étrangers comme pour les étudiants qui ont été formés à les accueillir, cela a été une réussite absolument exceptionnelle parce que ce suivi individuel était absolument nécessaire pour les aider dans les multiples démarches. Et il y avait besoin et de ce contact humain et de cette compréhension, et on s'est rendu compte que beaucoup d'obstacles étaient levés quand il y avait ce type d'accueil.
Je vous rappelle aussi ce que nous avons réussi à faire, à la demande de Conseillers de Paris qui s'étaient exprimés ici concernant les conditions déplorables d'accès des étudiants étrangers quand ils voulaient obtenir leur carte de séjour dans le 15e arrondissement dans ce petit bureau exigu où la queue commençait à 4 heures du matin. Nous avons donc en collaboration avec la Préfecture de police ouvert à côté de cette cellule d'accueil à la Cité internationale, c'est-à-dire de façon mitoyenne sur 300 mètres carrés, les bureaux de la Préfecture pour établir les cartes de séjour des primo arrivants. Il faut vous dire que cette année 19.000 étudiants ont pu être accueillis, alors que l'année d'avant c'était 11.000 sans qu'à un seul moment il y ait eu la queue. Or avant, c'était 11.000 seulement accueillis avec des queues déplorables. Donc, je peux vous dire que dans ce domaine nous avons fait beaucoup, et c'est reconnu dans la communauté universitaire.
Vous demandez que l'on soutienne un projet universitaire, dont le pilote est Paris III. Le Secrétaire général de Paris III m'a contacté la semaine dernière, et demain matin il rencontre mon directeur de cabinet pour commencer à travailler. Vous pensez bien qu'avant d'accepter que la Ville s'engage sur un projet, j'ai besoin, parce que je suis obligé d'être responsable, de savoir ce qu'il demande à la Ville, combien d'argent, quels sont les réels partenaires, combien chaque partenaire met. Donc si vous me demandez : "Est-ce que c'est un beau projet ?", je vous répondrai : C'est un très beau projet. Il permettra de favoriser la mobilité que nous encouragerons déjà avec les bourses ERASMUS, il permettra aussi aux étudiants étrangers de mieux s'intégrer ici parce que très souvent leurs études sont handicapées par des difficultés dans la langue française. Donc c'est un projet qui est bon pour les deux, et ceux qui le lancent sont aussi des partenaires très fiables.
Pour moi, il est clair qu'à partir du moment où le dossier qui me sera présenté et que je ne connais pas est facilement montable avec l'aide de Paris... Par exemple, vous ne faites pas référence à ce qui m'a été demandé par le Secrétaire général de Paris III, de l'aider notamment en termes d'infrastructures parce qu'il y a besoin de 3.000 mètres carrés. Je ne sais pas si c'est ça qu'il attend ou une subvention. En tout cas, ma réponse est claire : sur le principe, c'est un excellent projet, je ferai tout pour que la Ville s'engage à soutenir ce projet. Quant aux modalités concrètes de cette aide financière ou en locaux, à son montant, je ne peux pas dire aujourd'hui ce que nous ferons.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Mais vous avez dit beaucoup. La réponse était claire mais si Mme MARTINET veut rajouter trois mots, elle le peut. Je suis trop faible.
Mme Marie-Pierre MARTINET. - Très rapidement.
Je ne remettais pas en cause le travail qui avait été fait. J'ai souligné ce qui avait été fait auparavant et me réjouissais des subventions qui étaient accordées aux cellules d'accueil. Je n'ai peut-être pas été assez claire là-dessus.
Deuxièmement, j'attirais l'attention de la Municipalité et en particulier celle de M. ASSOULINE sur ce projet, puisque j'en ai eu connaissance siégeant au sein de Paris III à l'Institut de linguistique et phonétique générales appliquées.
Le jugeant pertinent, je me permettais d'attirer l'attention de notre Assemblée pour demander à ce qu'un regard bienveillant puisse lui être accordé. C'était l'objet de mon intervention.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MARTINET. Tant de courtoisie et on se croirait à la Chambre des communes.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 35.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DASCO 35).