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Juillet 2004
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97 - Vœu déposé par les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Préfet de police demandant un renforcement de la surveillance, de la sensibilisation et de la répression en direction de certains usagers ne respectant pas le Code de la route à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - On va pouvoir poursuivre de manière assagie. Le v?u référencé n° 41 dans le fascicule du groupe du Mouvement républicain et citoyen vise à demander un renforcement de la surveillance, de la sensibilisation et de la répression en direction de certains usagers ne respectant pas le Code de la route à Paris.
La parole est à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, depuis quelques années déjà la sécurité des piétons est de plus en plus menacée à Paris par une multiplication inquiétante de certaines infractions au Code de la route. Le stationnement anarchique est dangereux sur des passages piétons, le non-respect des feux tricolores comme des priorités, mais aussi la circulation de deux-roues motorisés sur les trottoirs sont autant d'infractions caractérisées qui sont désormais trop fréquemment observées à tout moment.
L'incivisme de certains automobilistes et motocyclistes semble avoir atteint un degré tel que nombreux sont les piétons qui se plaignent légitimement d'être mis en danger.
Aussi le groupe des élus du Mouvement républicain et citoyen au Conseil de Paris demande à M. le Préfet de police de bien vouloir lui indiquer si, face à cette dégradation visible du comportement de ces usagers, il envisage de prendre les mesures de surveillance, de sensibilisation et de répression nécessaires afin d'améliorer la sécurité des piétons dans la Capitale.
Je vous remercie.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Monsieur le Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Bien entendu, Madame CAPELLE, c'est une de nos grandes priorités puisque vous savez que les piétons constituent la deuxième catégorie de victimes après les deux-roues. Le Préfet de police a arrêté dans ce domaine 3 priorités en matière de répression. La première constitue les feux rouges... Quel que soit le type de véhicule, il importe de lutter contre les personnes qui ne respectent pas les feux rouges parce que c'est excessivement dangereux.
La seconde priorité qu'a fixée le Préfet de police concerne la vitesse bien entendu. Là aussi, les victimes piétons sont trop nombreuses.
Et enfin, la troisième priorité est constituée de la lutte contre l'alcool au volant.
Reste bien sûr la quatrième priorité, qui est très présente dans notre esprit, c'est effectivement la verbalisation notamment des deux-roues qui stationnent ou circulent sur les trottoirs parce que ce n'est pas fait pour cela. Pendant très longtemps, il y a eu une tolérance, mais elle n'a plus lieu d'être. Par voie de conséquence les services de police ont reçu pour instruction de verbaliser ce type de comportement.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Monsieur Denis BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Oui, je voudrais aller complètement dans le sens de ce qu'a dit Mme CAPELLE. Je crois que les automobilistes ont bénéficié d'une tolérance voire d'un laxisme pendant de nombreuses décennies dans la Capitale qui les amènent aujourd'hui à avoir des comportements qui sont totalement inciviques, qui sont dangereux pour les piétons, dangereux pour les cyclistes, voire même qui empêchent le bon fonctionnement de la circulation et des livraisons. C'est le cas, par exemple, dans la Capitale lorsque les automobilistes stationnent n'importe où, notamment sur les aires de livraison.
Un simple chiffre aujourd'hui : 70 % des automobilistes fraudent au stationnement payant. Imaginez dans n'importe quelle autre catégorie de la population, si les règles étaient aussi peu respectées, comment notre société pourrait fonctionner ?
(M. Eric FERRAND, adjoint, remplace M. Alain LHOSTIS au fauteuil de la présidence).
Evidemment, je donnerai un avis très favorable au v?u présenté par Mme CAPELLE en disant par ailleurs que la Ville fait de son côté un effort très important en ce qui concerne la sécurité routière et la sécurité des piétons, qu'il s'agisse des quartiers verts, qu'il s'agisse des espaces civilisés, de la sécurisation à proximité des écoles, tout aménagement qui vise à réduire l'espace de circulation automobile et surtout la vitesse de circulation automobile et donc qui contribue à la sécurisation des piétons. Mais il est évident que tous ces dispositifs ne pourront fonctionner que si la police exerce son rôle de sensibilisation et malheureusement de répression pour faire en sorte que les automobilistes respectent enfin le Code de la route ainsi que les autres usagers, notamment les deux-roues motorisés voire les cyclistes lorsqu'ils ne disposent pas de pistes cyclables.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Monsieur BAUPIN.
Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Des abstentions ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 172).
Je vous remercie.