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Juillet 2004
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107 - Vœu déposé par M. Sylvain GAREL et les membres du groupe "Les Verts", adopté par le Conseil du 18e arrondissement, demandant qu'une autorisation de séjour soit accordée à Fariza et sa famille

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons au v?u référencé n° 46 dans le fascicule déposé par le groupe "Les Verts", demandant qu'une autorisation de séjour soit accordée à Fariza et sa famille.
La parole est à M. GAREL.
M. Sylvain GAREL. - C'est un v?u qui ressemble beaucoup à deux v?ux que nous avions précédemment votés, lors du dernier Conseil de Paris.
J'étais d'ailleurs intervenu brièvement au nom de mon groupe pour vous dire qu'il y avait un cas semblable dans le 18e arrondissement, avec une jeune fille qui s'appelle Fariza.
Depuis, comme la situation de cette jeune fille ne s'est pas arrangée, nous avons déposé ce v?u au Conseil du 18e arrondissement où il a d'ailleurs été adopté et nous le présentons donc aujourd'hui devant le Conseil de Paris.
Je ne vais pas refaire toute l'histoire car c'est la même triste histoire qu'ont connue les jeunes Tchétchènes du 12e arrondissement : le passage par l'Autriche, dans des conditions très critiquables du point de vue des Droits de l'Homme. Comme elles, elles ont été obligées, pour pouvoir rester en Autriche, de demander l'asile politique dans ce pays, suivant la convention de Berlin que l'on appliquerait d'une façon stricte, si jamais on les obligeait à repartir là-bas.
Fariza risque de ne pas pouvoir faire sa rentrée scolaire. Je tiens à dire que cette jeune fille s'est bien intégrée dans le système scolaire français. Elle est arrivée en début d'année dans une classe pour non francophones et, fait assez rare, au bout d'un an, ses professeurs sont prêts à l'accueillir l'année prochaine en C.M.2 normal.
Elle a donc récupéré un retard en français extrêmement important. Par ailleurs, il y a une mobilisation très importante de toute la communauté scolaire (parents d'élèves, enseignants, la directrice de l'école, enfants). Les enfants se montrent très choqués, dans cette école primaire, de penser qu'une petite camarade risque de manquer à l'appel à la rentrée prochaine.
Nous avons donné depuis, à la demande de la Préfecture de police, toutes les informations sur le nom de famille et sur l'adresse. Ces personnes ne souhaitent pas que leur nom de famille soit divulgué pour la raison simple que le père est resté en Tchétchénie pour retrouver le corps des membres de sa famille tués par l'armée russe. Il ne souhaite pas subir le même sort que les autres membres de sa famille. Nous nous contentons donc, dans les v?ux, de donner simplement son prénom.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - La parole est au Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire.
Un mot très rapide. Nous avons fixé une règle, on la connaît, on ne va pas débattre d'une situation individuelle dans cette Assemblée, ce n'est pas le lieu ni sa fonction.
Bien entendu, comme vous le savez, Monsieur GAREL, ce genre de situation fait l'objet de la part de la Préfecture de police, du plus grand intérêt et de la plus grande bienveillance.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. CARESCHE.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Je n'ai rien à ajouter sauf qu'il faut donner le nom à M. BAY.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, ce v?u.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 175).