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Juillet 2004
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Conseil Municipal
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18 - 2004, SG 75 - Adhésion de la Ville de Paris à l'association "PIMMS de Paris". - Désignation d'un représentant de la Ville afin de siéger dans cette association

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Nous allons examiner le projet de délibération SG 75 concernant l'adhésion de la Ville de Paris à l'association "PIMMS de Paris".
Madame MARIANI, vous avez la parole.
Mme Brigitte MARIANI. - Merci, Madame le Maire.
Vous avez décidé de vous appuyer sur les dispositifs "PIMMS" pour mettre en place les maisons de service public. D'autres communes l'ont fait avant vous. Et si ce dispositif a réussi, c'est que les villes ont été très attentives à leur mise en place.
(M. Christian SAUTTER, adjoint, remplace Mme Gisèle STIEVENARD au fauteuil de la présidence).
Les trois principes d'action du "PIMMS" reposent sur la proximité, le partenariat et la médiation. Ils ne sont pas si simples que cela à faire vivre.
Proximité, partenariat : la plate-forme doit se construire impérativement dans l'environnement des partenaires de terrain et doit correspondre aux besoins du territoire et non aux attentes. Cela doit faire l'objet d'un diagnostic partagé avec tous les acteurs de terrain, et non simplement d'un diagnostic, par l'union des "PIMMS".
Médiation : terme tellement utilisé qu'il finit par ne plus avoir de sens. Les jeunes qui vont recevoir le public sont plus des "facilitateurs" que des "médiateurs". En effet, comme ils n'auront qu'une formation sommaire dans les domaines du logement, du surendettement, de l'instruction des dossiers CMU, des prestations familiales, des dossiers de sécurité sociale - et je pourrais continuer ainsi longtemps -, ils ne pourront être que des "facilitateurs" qui passeront le relais à des professionnels.
Le groupe U.D.F. souhaite que la Ville de Paris adhère à l'association "PIMMS de Paris", mais il sera très vigilant quant aux objectifs et à la mise en place des actions de cette association.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MARIANI.
Je donne la parole à Mme Sophie MEYNAUD.
Mme Sophie MEYNAUD. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voulais me saisir de ce projet de délibération qui a pour objet d'autoriser l'adhésion de la Ville de Paris à l'association "PIMMS de Paris" pour faire quelques commentaires sur les projets de Maison de services publics et sur les "PIMMS".
La nécessité de créer des lieux d'accueil de proximité destinés à conseiller, orienter et aider les Parisiennes et les Parisiens, à constituer un dossier, rédiger un courrier, prendre contact avec un service ou obtenir une information est une nécessité soulevée depuis plusieurs années par les élus locaux dans les arrondissements et notamment les plus populaires, dans les quartiers "politique de la ville" où l'on constate fréquemment le défaut de lien social, l'absence de service public ou d'antenne de proximité. Le projet de réimplanter des espaces dédiés aux services publics participe de cette volonté de retisser des liens et de replacer des lieux d'activités au service des habitants.
Ces projets constituent donc une option tout à fait positive dans ces quartiers qui, quotidiennement, expriment ces besoins.
Toutefois, je ferai deux remarques. Tout d'abord, les Maisons de services publics ne doivent pas se substituer aux services publics eux-mêmes. Elles doivent comporter une mission supplémentaire par rapport aux services publics existants et contribuer à améliorer le service rendu aux habitants, donc travailler en synergie avec les services publics présents ou non sur le territoire.
Dans le 18e par exemple, le maintien du bureau de poste à Bichat est un élément très important pour le quartier, à la fois pour les habitants et dans la perspective du travail qui pourrait être conduit au sein de la Maison de services publics qui sera implantée dans des locaux partagés.
En aucun cas cela ne nous empêchera, au contraire, de continuer à nous battre pour un renforcement des services publics dans les quartiers qui en ont besoin.
Ensuite, l'Union des PIMMS est une association nationale qui sera certainement un point d'appui en matière de relations, d'expériences et d'études de faisabilité. Mais ne doit-on pas s'interroger sur l'opportunité d'intégrer ce dispositif dans le cadre d'une véritable politique publique ?
En effet, il me semble qu'à terme le personnel de ces maisons devrait se voir offrir comme perspective l'intégration dans un statut public. Ce sera l'occasion, Monsieur le Maire, d'en rediscuter lorsque ces espaces seront mis en place et lorsque les comités de pilotage seront constitués de manière à ouvrir le débat entre les institutions et les élus locaux présents sur le terrain.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MEYNAUD.
Mme HIDALGO répond aux deux oratrices.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 1ère Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais remercier Mme MARIANI et Mme MEYNAUD de leur soutien vigilant à cette mise en place de Maisons des services publics de proximité à Paris. Notre adhésion à l'association "PIMMS de Paris" nous permettra de bénéficier aussi des ressources que cette association a su développer et de l'expérience qu'elle a pu développer en France.
Vous l'avez dit l'une et l'autre : le principe est de rapprocher le service public des habitants qui en ont le plus besoin. En ce sens, avec Martine DURLACH, nous avons souhaité ouvrir ces PIMMS, travailler à l'ouverture de ces maisons de service public de proximité, dans les quartiers "politique de la ville". Je rejoins complètement ce que vient de dire Sophie MEYNAUD, à savoir qu'il y a bien une mission supplémentaire et non pas une substitution des missions du service public dans ces maisons de service public.
Nous sommes en train de localiser un certain nombre de maisons de service public. Vous avez cité celle du 18e : en effet, la poste est un élément essentiel de cette maison de service public de proximité. Nous allons en localiser une dans le 12e arrondissement. Elle pourra d'ailleurs accueillir à la fois la Maison des associations et la Maison de l'ensemble des associations parisiennes plus cette maison des services publics de proximité. Une autre dans le 20e, dans le 10e, dans le quartier des Périchaux dans le 15e. Bref ! Un certain nombre de localisations en cours qui nous permettront aussi, je crois, d'aller vers une gestion plus efficace à la fois par ce rapprochement des citoyens qui ont le plus besoin d'avoir un accès direct à ces services publics par leur localisation, mais aussi par la plate-forme de services qui pourra être trouvée dans ces lieux. Je crois que nous aurons une meilleure gestion aussi des moyens.
Ce que vous avez dit sur les personnels, bien sûr j'y souscris. Chaque structure, chaque établissement public ou chaque service public met à disposition son propre personnel dans ces structures. Par exemple, lorsque c'est avec la poste, avec E.D.F. ou la C.A.F., chacune de ces structures met bien sûr à disposition le personnel qui doit renseigner et accompagner les publics. Mais nous devons réfléchir, bien sûr, à l'organisation humaine de ces maisons des services publics qui, je crois, seront une avancée importante.
J'insiste sur un point : nous souhaitons - d'ailleurs nous en avons longuement parlé avec Martine DURLACH - que dans ces maisons de service public de proximité la dimension accès au droit des femmes soit présente systématiquement. Parce qu'il s'agit aussi d'apporter une aide, un conseil, un accès au droit aux femmes qui, bien souvent, dans les quartiers en difficulté de la Capitale, sont les plus éloignées de ces services qui, pourtant, sont extrêmement utiles, non seulement aux femmes, mais aussi à l'ensemble des familles.
Voilà ce que je voulais vous dire. Bien sûr, nous ferons des points réguliers sur l'évolution de ce dispositif à Paris.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame HIDALGO.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 75.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, SG 75).