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Juillet 2004
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Conseil Municipal
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74 - 2004, SGRI 53 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant au marché négocié de prestations de services signé avec la société "Cofrata-Europa-Organisation" relatif à l'organisation du Congrès de l'Unification de la Fédération mondiale des Cités unies (FMCU) et de l'Union internationale des villes et des pouvoirs locaux (IULA)

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération SGRI 53 autorisant M. le Maire de Paris à souscrire un avenant au marché négocié de prestations de services signé avec la société "Cofrata-Europa-Organisation", relatif à l'organisation du Congrès de l'Unification de la Fédération mondiale des cités unies et de l'Union internationale des villes et des pouvoirs locaux.
La parole est à Mme Geneviève BERTRAND.
Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire.
Je saisis l'occasion fournie par le projet de délibération sur l'avenant n° 1 au contrat que vous venez d'énumérer pour exprimer un satisfecit, un regret et une interrogation.
Le satisfecit va aux organisateurs du congrès "Cités et gouvernements locaux unis", qui s'est tenu à Paris du 2 au 5 mai dernier, en particulier à ceux qui, de l'Hôtel de Ville, ont pensé, mis en ?uvre et coordonné cet événement marquant et inoubliable de la vie internationale à Paris, où plus de 2.000 acteurs publics ont été accueillis au mieux des offres de prestige parisiennes : le Carrousel du Louvre, les jardins de Bagatelle, le Palais des congrès, un métro spécial de la R.A.T.P. et des visites techniques de qualité.
Le regret est celui du faible nombre d'élus français présents au long des manifestations et réceptions, alors que le fait de rencontrer des interlocuteurs français était particulièrement recherché par les élus venus du monde entier.
Une interrogation enfin qui s'applique au projet de délibération lui-même et qui ne vise pas l'équilibre financier d'un tel projet, bien difficile à atteindre compte tenu des multiples inconnues, des comportements individuels quant aux inscriptions tardives, modifiées, etc., en raison aussi des paris inévitables inhérents à une pareille entreprise. C'est en particulier le poste location d'espaces d'expositions qui attire l'attention. Recettes attendues : 3,45 millions d'euros. Recettes acquises ou estimées : 700.000 euros.
Vous vous souvenez que le groupe U.D.F. avait appuyé votre démarche de recherche de contributeurs privés et/ou publics afin d'alléger la charge de la Ville et des contribuables. A l'expérience et au-delà du cas particulier du congrès C.G.L.U., les aléas de ce type de défi ne se retrouvent-ils pas dans d'autres opérations menées par la Ville avec les mêmes recours au partenariat ? Je pense à "Nuit blanche" et à "Paris plage", avec pour conséquence, en cas de défaillance, de peser plus lourdement qu'annoncé sur les budgets dédiés à ces opérations.
Toute la clarté faite sur ces montages financiers, comme nous le demandons, d'ailleurs, pour le Forum social européen, sera bienvenue et appréciée.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.
Monsieur SCHAPIRA, vous avez la parole.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Merci, Madame BERTRAND, de votre intervention. Je sais que vous avez apprécié le congrès. Vous y avez participé quasiment tous les jours et toutes les nuits, comme bon nombre de nos collègues ici présents. Hélas, il aurait pu y en avoir plus. Vous avez rappelé que c'était le Congrès d'unification qui a donné naissance à C.G.L.U. (Cités et gouvernements locaux unis).
Il y avait donc plus de 2.000 maires venus de 130 pays, plus de 60 associations européennes et beaucoup plus d'associations extra européennes. Cela a permis la création d'une institution inédite qui marquera, pour les collectivités locales, un véritable tournant puisque, enfin, elles auront vocation à être un interlocuteur des instances internationales.
Dans la mesure où il s'agissait d'un événement unique, le Maire de Paris a souhaité que la Ville de Paris s'y implique au maximum. Je dois saluer ici, et je vous remercie de l'avoir fait également, le rôle que nous avons joué les uns et les autres, mais je tiens surtout à remercier les services de la Ville qui ont été d'un concours extrêmement précieux.
Le meilleur hommage que l'on puisse rendre, c'est ce qui s'est passé, il y a une dizaine de jours. Le Secrétaire général des Nations Unies a demandé à M. CARDOSO, ancien Président du Brésil de faire un rapport sur les réformes de l'ONU. Dans son rapport, M. CARDOSO souligne l'importance des collectivités territoriales dans les relations internationales et propose que notre nouvelle organisation dont le Maire de Paris est l'un des co-présidents soit, à l'échelle mondiale, l'interlocuteur privilégié des Nations Unies sur ces questions.
Ce débat doit avoir lieu à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui entérinera les propositions de réforme des Nations Unies de M. CARDOSO. Je pense que cela aura lieu avant la fin de l'année.
C'est le satisfecit.
Pour ce qui est des interrogations, j'ai beaucoup regretté, comme vous, que beaucoup d'élus locaux français ne soient pas assez présents à ce congrès et je l'ai dit d'ailleurs publiquement sur place. S'il avait eu lieu à l'Ile Maurice, peut-être beaucoup plus de nos collègues auraient eu l'intention d'y aller, mais cela se passait à Paris...
Sur le financement, nous essayons d'être le plus précis possible. Il est vrai qu'il y a un problème entre l'espace du salon du monde urbain, ce que l'on avait prévu et ce qui s'est effectivement déroulé.
En ce qui concerne le partenariat, nous sommes au-dessus de ce que nous avions prévu. Parce qu'il y a eu un contact direct avec les principaux partenaires et cela a plutôt bien fonctionné. Cela n'a pas bien fonctionné, en revanche, sur le salon du monde urbain car, hélas, l'administration a déclenché trop tard la procédure de désignation de l'organisateur du congrès. Celui-ci a prospecté trop tard pour pouvoir réunir un assez grand nombre d'exposants.
Par ailleurs, il faut savoir que les entreprises répondent peu à ce genre de congrès unique. Elles répondent bien par exemple au congrès de l'A.M.F., car il a lieu tous les ans. Elles répondront très bien à "Nuit blanche" qui a lieu tous les ans, elles répondront très bien à "Paris plage" parce que c'est tous les ans. Là, c'était une seule fois, et elles ont un peu hésité.
Je le regrette, mais cela n'a pas entaché la grande réussite de ce congrès. Le prochain congrès aura lieu, en 2007, en Corée et je pense que les entreprises auront compris l'intérêt d'être présentes à ce genre de manifestation.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SGRI 53.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, SGRI 53).