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Octobre 2012
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2012 SG 181 - Aménagement des berges de Seine - Approbation des modalités de lancement et de signature d'un appel d'offres pour la surveillance et l'accueil du public sur l'archipel, jardin flottant installé sur la Seine, au port du Gros Caillou (7e). 2012 SG 150 - Convention avec l'Agence de l'Eau Seine-Normandie pour l'aménagement des berges de Seine (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons à présent les projets de délibération SG 181 et SG 150 qui concernent l?aménagement des berges de Seine. La parole est tout d?abord à M. Yves POZZO di BORGO pour le groupe "Union des démocrates et indépendants".

M. Yves POZZO di BORGO. - Monsieur le Maire, nous avons à travers deux projets de délibération une nouvelle fois la preuve du caractère artificiel de votre projet d'aménagement des berges.

Artificiel parce qu'il consiste à créer un jardin flottant sur la Seine et à construire un petit archipel sur le fleuve. C'est bien du domaine de l'artifice et du gadget et, ce qui est regrettable, c?est qu?il s'agit du seul volet environnemental de votre projet, le reste étant dévolu en espaces événementiels et commerciaux avec restaurants à la mode et guinguettes branchées sur des péniches.

Cette rêverie bucolique artificielle a un coût démesuré et des conséquences néfastes sur le dynamisme de la capitale.

Le jardin flottant et son archipel d?îlots, c?est un peu le caprice d?un enfant trop gâté pour qui les rêves n'auraient pas de prix, en particulier en période de crise.

Dans une semaine, la rive gauche sera totalement fermée à la circulation, c'est la raison pour laquelle, Monsieur le Préfet, j'avais demandé que vous soyez en séance, excusez-moi encore de ce rappel, mais je pense qu?il était nécessaire que vous écoutiez cela.

Il ne vous reste donc qu'une semaine, Monsieur le Maire, pour trouver une possibilité de report de trafic et pour construire un trajet alternatif de transports en commun.

Cela risque d'être un peu court, d'autant plus que le périphérique est déjà saturé, à tel point que vous pensez que l?on peut y réduire la vitesse sans dommages, puisqu'il est toujours embouteillé aux heures de pointe et que le projet de Grand Paris Express a connu des soubresauts la semaine dernière avec les quelques inquiétudes confirmées sur l'engagement de l'Etat.

Ces inquiétudes sont plus que légitimes pour les Parisiens, mais aussi pour les Franciliens. Le report de trafic, puisque le périphérique est saturé, va se répercuter sur les quais hauts et sur les voies annexes, notamment le boulevard Saint-Germain. Et tous les Franciliens, pour qui les berges constituaient quotidiennement une porte d'entrée, et tous les Parisiens qui vont travailler dans les périphéries, notamment de plus en plus d'entreprises d'ailleurs délocalisent dans la Capitale, comment vont-ils faire ? Bien sûr, les Franciliens ne votent pas, ce n?est pas très important, mais les Parisiens... Vous dites que ce sont les Parisiens du 7e arrondissement, ce n?est pas vrai, ce sont tous les Parisiens qui vont travailler à l'extérieur. Ils sont tous les forces vives de la métropole. Ils contribuent forcément au dynamisme de Paris. Quand on est maire d'une grande capitale comme Paris, on ne doit pas seulement considérer ses habitants intra-muros. Maire de Paris, on ne doit pas uniquement réfléchir en tant que Parisien, il faut une vision avec une perspective métropolitaine et vous ne l'avez pas. S'il n'y avait pas les répercussions sur la vie quotidienne de milliers de Franciliens et de Parisiens et s'il n'était pas contraire à l'ouverture et à la fluidité de la métropole, ce projet d?île artificielle serait dérisoire, mais ce n'est pas le cas. Dans cette intervention, je ne ferai aucun commentaire sur le fait que, ces îles artificielles, cet archipel, risquent de gêner le développement de l'axe Seine comme stratégie économique de circulation. J?ajoute, Monsieur le Maire (je reviens sur un v?u proposé), que plutôt que de gaspiller 50 millions d'euros sur les berges, la Ville aurait dû mettre ses efforts sur le projet de barrage de la Bassée pour protéger la Capitale d?une crue centennale inévitable à moyen terme. Nous y reviendrons par le v?u que j'ai déposé. C?est là que devrait se situer notre priorité pour la Seine. D'ailleurs, Monsieur le Maire, sans ce projet de barrage, votre archipel artificiel risque de finir comme l'Atlantide. Merci.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Michel DUMONT pour le groupe U.M.P.P.A.

M. Michel DUMONT. - Merci, Monsieur le Maire.

Bis repetita, vous revenez, Monsieur le Maire, de nouveau devant notre Assemblée avec deux projets de délibération sur les aménagements de la berge Rive gauche de la Seine.

Nous avons dénoncé lors du Conseil de Paris du mois de septembre le caractère dispendieux de ce projet dans cette période de crise qui devrait vous inciter à n'engager que des dépenses utiles. Je rappellerai, comme mon collègue Yves POZZO di BORGO, des investissements nécessaires pour prévenir une crue centennale de la Seine avec le projet de la Bassée.

Reconnaissez que l'archipel "jardins flottants" installé sur la Seine au port du Gros caillou, je vous cite, "voué à la flânerie, au repos, à la contemplation de la Seine" n'est pas une dépense indispensable dans cette période.

Les dizaines de millions d?euros d?aménagements ludiques ; 5 millions d'euros annuels de fonctionnement pour les animations diverses : la liste des dépenses s'allonge au fil de nos séances.

Aujourd'hui, c'est près de 400.000 euros engagés annuellement que vous nous demandez d'adopter, et pour quel motif ?

Un appel d'offres pour la surveillance et l?accueil du public sur cet archipel.

Quelle peut être la technicité particulière de cette fonction, qui ne peut trouver compétence chez l'un des quelque 50.000 personnels de la Ville ? Il s'agit pourtant, à la lecture de votre projet de délibération, de missions bien courantes : accueillir et renseigner le public, gérer les accès et les flux de visiteurs, surveiller le site, signaler toute anomalie ou incident aux autorités compétentes. Les personnels de la Ville chargés de ce type de mission en de nombreux lieux de notre capitale seront heureux de savoir qu'ils ne sont pas suffisamment compétents pour gérer ce joyau, certes, du Maire de Paris. En fait, aucun ne disposerait de "l'attestation spéciale passagers". Car effectivement, point d?îles, mais simplement des jardins flottants qui constituent aux yeux de la loi un établissement flottant recevant du public. Impossible pour quelques agents de la Ville de se voir attribuer ce fameux passeport. On croit rêver. Difficile, effectivement, de justifier l'injustifiable. 400.000 euros de dépenses inutiles pour une fonction parfaitement appréhendable par les personnels de la Ville pour surveiller cinq îles de 350 mètres carrés chacune alors que vous nous refusez, Monsieur le Maire, tout crédit pour le Champ-de-Mars, dont la superficie est sans commune mesure avec ces cinq jardins flottants de la taille d'un square d'arrondissement, ni bien entendu avec le nombre de promeneurs. Monsieur le Maire, vous avez une curieuse conception de l?engagement de l?argent des Parisiens. C'est le fait du prince, que nous dénonçons une fois de plus. Je soulignerai également à cette occasion l'opacité des travaux engagés sur les quais hauts et bas de la rive gauche, dont les élus ne sont informés, ni par la Ville, ni d'ailleurs par la Préfecture de police, Monsieur le Préfet, sauf à lire bien entendu une presse comme celle de ce matin qui, elle, semble-t-il, bénéficie d'une communication détaillée de la Ville. Nous voterons donc contre vos deux projets de délibération.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Jean-Pierre LECOQ, pour le groupe U.M.P.P.A.

M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, j'ai souhaité intervenir à la suite de mes deux collègues, en ma qualité de maire du 6e arrondissement, sur ce projet de délibération, dans la mesure où effectivement, le 6e arrondissement, comme d'ailleurs le 7e et d'autres arrondissements de la rive gauche, sera directement concerné par cette vaste opération de fermeture des voies sur berge sur la rive gauche.

Nous en voyons d'ailleurs déjà immédiatement les conséquences puisque les travaux menés sans aucune concertation et sans aucune information sur les quais hauts se traduisent déjà par des bouchons qui remontent largement jusqu'à la place Saint-Michel, voire certains jours jusque devant Jussieu.

Sur le projet de délibération qui nous est proposé, j'interviendrai sur le fond, puis plus généralement ensuite.

Sur le fond du projet de délibération, permettez-moi de vous dire qu'il s'agit d'un projet de délibération que je qualifierai d'improvisé. Quand on voit que vous voulez réaliser un archipel de cinq îles de 350 mètres, qui pourrait accueillir jusqu'à 750 personnes, nous dit-on, et que vous envisagez que ces cinq îles soient surveillées par deux personnes en basse saison et trois personnes en haute saison, je crois que vous ne prenez pas la mesure des problèmes de sécurité qui risquent d'arriver.

Chacun sait que ces aménagements sur la berge de la rive gauche risquent d'amener des centaines, voire des milliers de personnes qui ne seront pas forcément des Parisiens, qui seront peut-être, comme cela a été dit, des Franciliens, qui viendront se divertir, qui viendront se regrouper. Ce ne sera pas sans poser de graves problèmes de sécurité à certaines heures de la nuit, mais comment penser que trois personnes chargées de surveiller cinq îles soient vraiment en mesure d'assurer la sécurité des centaines de personnes s'y trouvant ?

Les graves incidents, et même les morts que nous avons récemment déplorés sur un autre équipement ouvert il y a peu, en bordure de la Seine, laissent à penser qu'à partir du moment ou vous mettriez en ?uvre ces mesures, Monsieur le Maire, il faudrait vraisemblablement prévoir des mesures beaucoup plus fortes, non seulement comme vous l'imaginez, faire appel au privé mais également, sans doute, déployer des effectifs importants de la D.P.P.

C'est pourquoi j'en viens maintenant au fond.

Soyez pragmatique, Monsieur le Maire ! Ne soyez pas dogmatique sur ce problème, comme vous l'avez été sur tant d'autres. Vous avez su d'ailleurs - je pense notamment au projet de la rue de Rennes il y a quelques années - l'aménager à partir du moment où une forte opposition se manifestait. Dans cette affaire, les Parisiens qui ont été consultés, et notamment les Parisiens directement concernés des 7e, 6e et 5e arrondissements ont montré une très ferme opposition lors de l'enquête publique que vous avez bien voulu diligenter. La sagesse eût été, Monsieur le Maire, et je m'adresse également à M. le Préfet de police, de faire une expérimentation de longue durée, comme notre groupe l?a d'ailleurs demandé à de très nombreuses reprises pendant six mois, ce qui aurait permis d'appréhender les conséquences d?une fermeture des voies sur berge.

Chacun sait que les milliers de voitures qui utilisent actuellement les quais hauts mettront plus de 10 minutes, comme cela a été très imprudemment dit, pour effectuer le trajet entre la gare d'Austerlitz et le pont de la Concorde.

Cela se traduit déjà par des bouchons importants et par une pollution supplémentaire donc par des conséquences absolument contraires à vos objectifs.

Vous avez refusé cette expérimentation. Eh bien, attendez au moins avant de vous lancer dans des aménagements coûteux ! coûteux en investissements et coûteux en fonctionnement.

Ou alors vous nous laisserez penser que vous voulez créer l'irréversible, c'est-à-dire créer en quelque sorte par vos aménagements l'impossibilité de revenir sur ces dispositions, comme cela a été prévu, comme l'ancien Préfet de police l'avait prévu, et comme l'actuel Préfet de police nous l?a répété à un certain nombre d'entre nous ; il a prévu cette clause de réversibilité si des embouteillages trop forts se produisaient. Voilà ce que je voulais dire, Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, il n'est pas encore trop tard pour aménager ce projet et pour reprendre ce débat qui concerne tous les Parisiens et tous les Franciliens. Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Mme Fabienne GIBOUDEAUX et Mme Anne LE STRAT vont répondre aux orateurs.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Je répondrai plus particulièrement sur l?archipel.

Monsieur DUBUS, vous parlez de projet artificiel. Mais il faudrait quand même que vous ayez conscience qu?à Paris, la nature et les espaces verts ont été installés de façon artificielle. Il n'existait pas de grande forêt primaire dans Paris, dans laquelle on aurait fait de grands parcs !

J?ai récemment fait une intervention sur le parc des Buttes-Chaumont, qui a été créé sur une carrière de gypse. Il a donc bien fallu que des ingénieurs paysagistes aient cette vision de la ville pour créer un grand parc urbain comme celui des Buttes-chaumont à un endroit qui n'y était pas forcément dédié.

Donc pourquoi pas la Seine ? Pourquoi pas les toits et d?autres lieux ? C?est peut-être la question qu'il faudrait se poser et que l'on se pose déjà pour créer ces nouveaux jardins.

On aura de moins en moins d'opportunités foncières. On en aura encore, mais il faudra aussi répondre aux besoins de flânerie, de rêve, cela fait partie de la ville. On doit mettre de l'argent pour que les Parisiens ralentissent un peu leur mode de vie, et puissent bénéficier de ces jardins.

Je voudrais rappeler quand même que Paris est une des villes qui a un des ratios d?espaces verts par habitant parmi les plus faibles des grandes villes européennes - Londres, Berlin -, et que 1 800 mètres carrés, ce n'est pas rien ! Vous dites "un petit square parisien", mais ce n'est pas rien de créer un archipel de la taille d'un petit square parisien pour offrir ces espaces de détente et aussi ces espaces de biodiversité.

Vous avez parlé de moyens qui sont mis en ?uvre par la Ville pour améliorer la biodiversité urbaine, et je voudrais dire que ce partenariat avec l'Agence de l'eau nous permet d?en faire un projet qui n?est pas "bling-bling", qui n?est pas que de la com, mais un projet intelligent d'un point de vue écologique.

On a étudié à la fois les plantes qui seront mises dans cet archipel et le lien entre cet archipel et la Seine, mais je pense qu?Anne LE STRAT développera plus largement.

C?est un projet qui a été étudié en amont avec intelligence et qui n'offre pas seulement une image mais aussi un vrai lieu de détente, de rêverie et un paysage assez beau sur la Seine et, en même temps, rendre un service écologique à la ville.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Madame LE STRAT, vous avez la parole.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Brièvement parce que Fabienne GIBOUDEAUX a déjà, en effet, très largement et très efficacement répondu et on ne va pas refaire le débat qui a déjà eu lieu dans cette enceinte sur l'aménagement des berges de Seine.

Je suis un peu consternée d?entendre à peu près toujours les mêmes arguments. Vous l?avez dit, la Seine concerne tous les Parisiens, pas seulement quelques intérêts catégoriels, pas seulement quelques habitants de la Ville de Paris. Notre aménagement dépasse d'ailleurs très largement le cadre intra muros, et je suis toujours un peu stupéfaite d'une forme de ringardise, qui sera sûrement d?ailleurs marquée dans l?Histoire municipale, et de votre incapacité à admettre que cet aménagement des voies des berges puisse être d'un intérêt collectif.

Quand vous dites d'ailleurs que la flânerie et la contemplation, notamment, ne sont pas de bon aloi en ces temps, je pense justement qu?en ces temps de crise, ces temps de dureté, le fait d'aménager des espaces publics, ouverts à tous les publics, où on peut retrouver une forme de bien-être dans la cité, constitue au contraire un des arguments que vous pourriez reprendre pour défendre cet aménagement?

? Non, justement, cela a été pensé différemment des autres aménagements.

Je voudrais, puisque vous avez beaucoup parlé d'aménagement des berges, mais de façon un peu déconnectée quand même des projets de délibération qui étaient proposés, et pour revenir sur le projet de délibération concernant la convention avec l?Agence de l?eau Seine-Normandie, répondre notamment à ce qu'a dit M. POZZO di BORGO sur le projet artificiel et sur le barrage de la Bassée et la crue.

D'abord, ce n'est pas un projet artificiel. Par contre, s'il y a une convention avec l?Agence de l?eau Seine-Normandie, c?est justement parce que la Seine est une masse d'eau très fortement modifiée, ce que l'on appelle un milieu artificiel et atrophié, pour reprendre les termes de l'Agence. C?est à ce titre-là qu?il y a une convention avec l'Agence de l'eau.

Donc, les aménagements que nous développons vont, bien au contraire, essayer de remettre un peu de biodiversité, un peu d'amélioration concernant la faune et la flore de ce milieu justement très fortement modifié. Nous nous inscrivons plutôt dans un retour d?une nature certes en grande partie domestiquée dans ce lieu, mais c'est la raison pour laquelle l'Agence de l'eau nous subventionne.

Enfin, le dernier point, barrage de la Bassée et crue, nous y reviendrons : l'Agence de l'eau, d'abord, n'a pas compétence en matière d'inondation, Monsieur POZZO di BORGO, et, de ce fait, n'aurait pas pu financer le projet de la Bassée.

M. Yves POZZO di BORGO. - Si.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Non, puisque cela ne concerne pas ses compétences. Vous parlez directement, sur un projet de délibération, d'un sujet qui n?y est pas rattaché : l'Agence de l'eau, ce n'est pas dans ses fonctions de programmer des actions contre les inondations. Nous reviendrons, avec votre v?u, par contre, sur tout ce que fait la Ville concernant et le projet de la Bassée et la prévention de la crue.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Monsieur le Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE PRÉFET DE POLICE. - Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, d'abord, pour répondre à M. le Président POZZO di BORGO, je voudrais rappeler que je n?ai pas vocation à intervenir sur tous les débats qui se déroulent dans votre assemblée. Je le fais volontiers lorsque ces débats concernent mes compétences qui sont strictement délimitées et qui justifient ma présence aux séances de votre Conseil.

Aller au-delà, cela pourrait effectivement m?intéresser parfois de participer à vos débats, Monsieur le Président, mais je crois que je ne serais pas dans l'esprit de la décentralisation de 1982, esprit auquel tout le monde est très attaché. Je ne suis pas le représentant de l'ensemble du Gouvernement au sein de cette assemblée, Monsieur le Président. Je voudrais revenir sur le dossier immédiat de l'aménagement des berges, qui fait partie, effectivement, des compétences strictement délimitées qui me valent d'être présent à vos séances, pour simplement m'inscrire d'ailleurs dans la continuité des observations qu?a pu faire mon prédécesseur sur les aménagements de la rive droite et de la rive gauche. D'abord, je note sur la rive droite que l'entrée en vigueur des aménagements qui ont été faits ne s'est pas traduite par une dégradation des conditions de trafic. Nous surveillons cela de près et il n'y a pas, sur la rive droite, d'inquiétude à avoir. En ce qui concerne la rive gauche, mon prédécesseur a eu l'occasion de faire part de ses observations, qui ont été reprises, sinon dans la lettre mais dans leur esprit, par la Commission d'enquête, avec la définition de cette fameuse clause de réversibilité. Je précise d'ailleurs que le Premier Ministre a repris cette disposition de la commission d'enquête dans la décision qu'il a prise sur les travaux d'aménagement de la rive gauche. Il m'appartient, bien sûr, de la faire respecter en tant que Préfet de police. Nous allons le faire avec la Ville de Paris. Nous poursuivrons, d'ailleurs, nos échanges sur le contenu de cette clause et sur les conditions dans lesquelles elle pourrait éventuellement intervenir. Donc, sur ce plan-là, je suis tout à fait dans la continuité des débats qui ont eu lieu et auxquels mon prédécesseur a participé. Sur l'aménagement des travaux, ils ont été organisés par la Ville de Paris mais avec notre concours et après concertation, de façon à commencer dès l'été, de façon à limiter les impacts sur la circulation. Soyez assurés qu'ils sont accompagnés par des dispositifs de circulation et de présence policière, qui seront maintenus durant tout le temps des travaux à venir. Je peux vous assurer que nous surveillons de très près, je surveille moi-même de très près les conditions dans lesquelles est assurée la fluidité de la circulation.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Préfet.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 181.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, SG 181).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 150.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, SG 150).