Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2012
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

III - Question d'actualité du groupe "Europe Ecologie - Les Verts et apparentés" relative à la mise en oeuvre d'une conférence de consensus ayant trait au devenir de la Petite Ceinture.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je donne la parole à M. Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire.

Lors de la séance du Conseil de Paris des 14 et 15 novembre 2011, notre Conseil a voté à l?unanimité le v?u de l'Exécutif appelant à l'organisation en 2012 d'une conférence de consensus sur l?avenir de la Petite ceinture, un des principaux corridors biologiques sur le territoire parisien. En mars 2012, un courrier, cosigné par Anne HIDALGO et Fabienne GIBOUDEAUX, annonçait l'organisation prochaine d'une conférence de consensus et ce courrier a été adressé à l'ensemble des maires d'arrondissement. Enfin, suite à un amendement déposé par notre groupe en juillet 2012, une ligne budgétaire de 80.000 euros a été inscrite au budget supplémentaire pour le financement d'une assistance à maîtrise d'ouvrage pour accompagner la Ville dans l'organisation de la conférence de consensus. Or, depuis, il ne se passe rien. Sachant que la mise en place d'une conférence de consensus prend du temps et qu'à compter de mars prochain, un an avant les prochaines élections municipales, la Ville sera tenue à une période de réserve, il s'agit aujourd'hui d'aller vite. Je rappelle qu'une conférence de consensus est un outil de concertation qui vise à dégager un consensus, comme son nom l?indique, sur des questions complexes, comme l'attribution de logements sociaux, puisque la Ville prévoit aussi de faire appel à cet outil pour ce sujet. La conférence de consensus consiste à faire auditionner des experts par un panel de citoyens préalablement formés sur le sujet. Le panel, après audition des experts, délibère jusqu'à l'obtention, si possible, d'un consensus sur des recommandations à transmettre en réponse à la question soulevée par l'autorité organisatrice de la conférence. Il ne s'agit donc pas d'une simple journée d'information visant à valider des conclusions préalablement arrêtées par un commanditaire. Aussi, notre groupe demande le lancement le plus rapidement possible de l'organisation de cette conférence de consensus, comme cela a été acté. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci à vous.

Mme Anne HIDALGO a la parole.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

D'abord, je vous remercie de m'interroger sur le devenir de la Petite Ceinture qui concerne tous les Parisiens et qui, je crois, est en effet un sujet de consensus allant bien au-delà de notre majorité.

La Petite Ceinture, permettez-moi de vous le rappeler, est un site exceptionnel de 32 kilomètres dont 40 % sont couverts. Il y a un patrimoine unique, une quinzaine de gares, des quais, des voies, une nature mystérieuse, un sentiment d'abandon unique dans notre Ville, qu'il convient de préserver.

Cette petite ceinture?

Oui, c'est poétique, la petite ceinture est un poème dans notre Ville, elle est partagée en quatre tronçons avec des particularités et, je le rappelle, elle bénéficie de l'inscription dans les grands services urbains au P.L.U.

Il y aura bien une concertation, vous avez préconisé l'outil de la conférence de consensus, laquelle répond à plusieurs modalités possibles.

Donc, cette grande concertation aura lieu dans les prochaines semaines. Nous y travaillons avec l'A.P.U.R.

J'avais l'occasion d'ailleurs de vous répondre à un v?u du même type dans le cadre d'une question d'actualité, où vous nous interrogiez alors sur le budget de cette conférence de consensus. Je vous avais fait savoir que l'A.P.U.R. travaille sur la petite ceinture, je trouverais dommage que l'on se passe de l'apport de l'A.P.U.R., qui est d'ailleurs un organisme dépendant de la Ville, mais dans lequel toutes les formations politiques de ce Conseil siègent. Je souhaite que, à partir des travaux de l'A.P.U.R., nous puissions avoir une discussion la plus large possible avec les associations, les mairies d'arrondissement, les conseils de quartier et les citoyens qui se sentent concernés par le devenir de ce site exceptionnel. Je rappelle que la petite ceinture est aussi propriété de R.F.F. et que nous avons un certain nombre de discussions et d'obligations, notamment celle de la réversibilité. Nous allons engager ce débat, il y aura une conférence, moins coûteuse que ce que vous aviez souhaité au départ, puisqu'il y avait une projection de 150.000 euros que l'on avait ramené à 80.000 euros. Nous pensons que c'est la solution la plus efficace et la moins coûteuse pour mener cette démarche consensuelle, puisque l'objectif n'est pas de créer du clivage. D'ailleurs, je n'en vois pas beaucoup, sur ce sujet, du clivage. Ce que vous évoquez trouvera sa réponse dans les semaines qui viennent. Je crois que nous souhaitons tous que cette petite ceinture soit reconquise, qu?elle soit rendue aux Parisiens, qu?elle soit transformée partout en lieux de promenade, de déambulation. C'est aussi un espace de biodiversité magnifique. On pourrait y créer d'abord de l'espace public, mais aussi des jardins partagés pour y planter nos fleurs ou nos laitues et pour respirer, puisque nous avons besoin de ces espaces de respiration.

Surtout, soyez rassurés sur ce point. Je vous proposerai un calendrier dans les jours qui viennent pour que nous puissions engager cette grande concertation avec les Parisiens. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Voulez-vous rajouter un mot, Monsieur CONTASSOT ?

M. Yves CONTASSOT. - Monsieur le Maire, j'entends bien. Sur le fond, je ne pense pas que l'on ait de vraies divergences sur l?avenir de la petite ceinture au sein de la majorité ou, du moins, d'une grande partie de la majorité. Cela étant, nous nous sommes mis d'accord sur un processus et je trouve un peu dommage que, lorsque l?on se met d'accord sur un processus, on apprenne que ce n'est pas ce que l'on va retenir et que l'on va faire une concertation classique, c'est-à-dire à partir de projets de l'A.P.U.R. et non pas à partir, comme on l'a souhaité, d'une expertise plurielle, d'un consensus et d'un panel citoyen. Je le regrette parce que, si l?on se met d'accord sur des modalités à un moment donné, y compris budgétaires, je trouve curieux qu'ensuite on dise que, tout compte faite, ce n'est pas ce que l'on fera.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je suis un peu étonné de votre insistance parce que la réponse d'Anne HIDALGO est totalement positive, la concertation est totale.

Pourquoi ne pas se servir de l'A.P.U.R. ?

Pourquoi faudrait-il faire une dépense supplémentaire alors que nous apprécions tous l'A.P.U.R. ? Le débat sera totalement ouvert et tout le monde pourra exprimer son avis.

Nous sommes dans les questions d'actualité et le Maire est le seul à pouvoir parler quand il le souhaite. Cher Président, présentez-vous aux municipales, devenez maire, vous serez maître de l'ordre du jour et vous pourrez intervenir quand vous voudrez.

Vous avez déjà le soutien de l'U.M.P.P.A. ! Je ne sais pas si cela va vous arranger, mais bon...