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Octobre 2012
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe PCF/PG relatif au soutien au théâtre Paris-Villette. Vœu déposé par le groupe UMPPA relatif au théâtre Paris-Villette. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Les v?ux nos 40, 41 et 41 bis ont été déposés. Ils concernent le théâtre Paris-Villette. Le premier nous sera présenté par Ian BROSSAT, le second par Hélène MACÉ de LÉPINAY et le troisième par Bruno JULLIARD.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce v?u porte sur l'avenir du théâtre Paris-Villette, sujet que nous avons déjà eu l'occasion d'aborder dans cette même enceinte, le 14 mai 2012, sauf que, entre-temps, les inquiétudes qui portent sur l'avenir du théâtre Paris-Villette se sont accrues, liées au fait que la Ville ne s'engage plus désormais à financer le théâtre Paris-Villette pour l'année 2013.

Cette décision suscite d'ailleurs une émotion importante parmi les personnels du théâtre Paris-Villette, mais, au-delà des personnels, parmi de nombreux créateurs de Paris. Ce n'est pas étonnant, quand on connaît la programmation audacieuse et contemporaine de cet établissement dont la réputation n'est plus à faire. C'est la raison pour laquelle nous considérons que la fermeture, puisqu?en somme c?est de cela qu?il s?agit, du théâtre Paris-Villette porterait un coup terrible à la création contemporaine dans la Capitale et c'est ce qui motive le dépôt de ce v?u qui vise à ce que la Mairie de Paris renouvelle l'engagement financier de la Ville en faveur du théâtre Paris-Villette. J'ai même réussi à tenir mon temps de parole.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Mme MACÉ de LÉPINAY a la parole pour nous présente le v?u n° 41.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Le théâtre Paris-Villette ne veut pas mourir, surtout pas du fait de la Ville de Paris alors même que c'est elle qui a permis son installation à la Villette et lui a donné pour mission de promouvoir la création contemporaine. Mais, voilà, pour des raisons qui ne sont pas très claires, probablement pour des raisons budgétaires parfaitement terre-à-terre, la Ville cesse son soutien à ce théâtre.

Sa méthode est connue - et ce n'est pas la première fois qu'elle l'applique -, on cesse d'accompagner un théâtre, puis on dit qu'il ne peut plus vivre... Le tour est joué. Ceci se fait sans dialogue et, dans le cas précis, avec un grand mépris pour l'équipe du théâtre que l'on n?appelle plus que "la S.A.R.L.", comme si la forme juridique, parfaitement légale au demeurant, avait une influence sur la programmation et sur la qualité du théâtre. Monsieur le Maire, vous pouvez aider le théâtre Paris-Villette à se redresser, vous pouvez user pour lui des moyens que vous avez mis et que vous mettez aussi à la disposition d'autres lieux culturels. La Villette a besoin de garder son théâtre. Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Madame.

M. Bruno JULLIARD a la parole et présente le v?u bis de l'Exécutif.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Tout à fait, Monsieur le Maire.

Ce n'est d'ailleurs pas du tout pour embêter le président du groupe Communiste que je présente un v?u bis, mais bien parce que, là, pour le coup, il y aura quelques nuances avec le v?u porté par le groupe Communiste, y compris évidemment avec le v?u porté par le groupe U.M.P.

D'abord, sachez que l'Exécutif et le Maire de Paris regrettent la situation dans laquelle nous nous trouvons.

S?il y a une brutalité dans la situation actuelle, c'est bien le fait que nous sommes, comme les salariés, mis devant le fait accompli d'une cessation de paiement de la S.A.R.L. qui gère Paris-Villette.

J'ai quelque hésitation à citer la S.A.R.L., mais il se trouve que c?est bien une S.A.R.L. qui gère le théâtre, mais je vous promets, Madame MACÉ de LÉPINAY, que je ne le répéterai pas.

Il se trouve que nous aurions aimé qu'une autre issue soit apportée au théâtre Paris-Villette. D'ailleurs, le soutien de la Ville a été continu et en constante augmentation ces dernières années pour faire vivre le théâtre à Paris-Villette, par la société qui le gère actuellement, puisque la subvention a très nettement augmenté, c'est d'ailleurs de 35 %, passant de 645.000 euros en 2000 à 865.000 euros en 2012, ce qui est très nettement supérieur à l'inflation.

A cela s'est d'ailleurs ajoutée, en 2011, une subvention exceptionnelle de 150.000 euros pour éviter que, déjà l'année dernière, Paris-Villette soit en situation de cessation de paiement.

Le seul moyen d'intervention de la Ville aurait été il y a maintenant deux mois, puisque malheureusement, je sais que c'est terre-à-terre, mais vous me permettrez, en tant que bon gestionnaire des deniers publics, de regretter tout de même que la subvention publique soit totalement dépensée au bout de huit mois d'activité, que nous décidions d?une nouvelle subvention exceptionnelle - d'ailleurs, d'année en année, elle aurait probablement perdu son caractère exceptionnel - d'au moins 200.000 euros pour que le théâtre Paris-Villette puisse continuer son activité.

Je vous le dis simplement, et je ne crois pas que ce soit terre-à-terre mais tout simplement juste et responsable : il n'est pas possible d'attribuer à nouveau à la S.A.R.L. "Paris-Villette" une telle subvention exceptionnelle, alors même que nous demandons à tous les autres théâtres parisiens des efforts dans un contexte budgétaire contraint et que seul le théâtre Paris-Villette ne répond pas à l'ensemble de nos préconisations, à savoir une politique déterminée en direction des publics qui doivent être plus nombreux puisque, malheureusement, la fréquentation depuis 2000 n'a cessé de diminuer, de manière assez vertigineuse d'ailleurs, puisqu?en 2011 seuls 4.000 spectateurs payants ont été enregistrés au théâtre Paris-Villette.

Nous avons également, parmi les autres préconisations, demandé un plan de redressement, un travail sur les tarifs, un travail sur la production, notamment en augmentant la coproduction, et, malheureusement, à chaque fois, il n'y a pas eu d'initiative prise, ou en tout cas elle n'allait pas dans ce sens, par le directeur et son équipe. Nous sommes donc aujourd'hui, en effet, face à une situation de crise et le Maire de Paris ainsi que moi-même avons décidé de ne pas attribuer une nouvelle subvention exceptionnelle pour 2012. Il faut donc répondre aux urgences qu'impose cette situation de crise, d'abord pour les salariés et les compagnies qui ont été reçus à plusieurs reprises. Tous les salariés ou quasiment ont été reçus individuellement et nous souhaitons pouvoir leur apporter une réponse positive quant à la suite de leur parcours professionnel le plus rapidement possible. Enfin, concernant les compagnies, ce n'est pas le plus facile puisqu'elles ont été toutes programmées pour la saison 2012-2013 mais nous souhaitons que toutes les compagnies puissent être programmées probablement ailleurs. Cela commence déjà à être le cas. Je remercie d'ailleurs la D.A.C. qui met tout en ?uvre pour assurer la continuité des spectacles. Par exemple, en novembre, un atelier avec des enfants était programmé autour de "Une mouette" au théâtre Paris-Villette et cet atelier aura bien lieu, en l'occurrence au "Grand Parquet". Nous avons sollicité la Grande Halle pour qu?elle participe au sauvetage, si je puis dire, des compagnies programmées. Enfin, vous dites, et je termine par cela, Monsieur le Maire, et c'est le sens du v?u de l'Exécutif, vous dites que vous souhaitez que la Ville réaffirme son attachement à Paris-Villette. C'est le sens de notre v?u : nous souhaitons, en effet, un lieu de théâtre à Paris-Villette, mais nous ne pouvons que constater que cela ne pourra pas se faire avec la société qui gère actuellement le théâtre Paris-Villette, mais nous souhaitons, en concertation avec l'Etat - des discussions, d'ailleurs, en ce sens, sont en cours - qu'un nouveau lieu de théâtre puisse exister, je l'espère sous peu, à Paris-Villette. Nous n'avons pas l'ambition de fermer ce lieu ; simplement, nous constatons qu?en l'état actuel, l'avenir de Paris-Villette ne pourra pas se conjuguer avec celui de la S.A.R.L. qui gère actuellement Paris-Villette. C'est donc le sens du v?u bis de l'Exécutif.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

J'ai bien noté la demande d'explication de vote de Danielle FOURNIER.

Je vais demander à Ian BROSSAT et à Mme MACÉ de LÉPINAY si les v?ux n° 40 et n° 41 sont maintenus.

Ian BROSSAT ?

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire. Quelques mots.

C'est une décision importante que nous allons prendre et c'est un dossier qui est évidemment un dossier essentiel.

Je voudrais répondre en quelques mots aux éléments que j'ai entendus. D'abord, j'entends que le niveau d?engagement de la Ville en faveur du théâtre Paris-Villette serait exceptionnel. Si on compare cet engagement financier avec des théâtres dont les missions et l?envergure se rapprochent du théâtre Paris-Villette, on est parfois sur des engagements financiers beaucoup plus élevés que la subvention du théâtre Paris-Villette. Ensuite, j'entends parler d'une subvention de 150.000 euros, subvention exceptionnelle qui aurait été attribuée. Il s'agit d'une subvention d'équipement. Il y a, par conséquent, quelque chose d?un peu absurde à mélanger une subvention de fonctionnement et une subvention d'équipement, qui est tout à fait exceptionnelle. C?est un peu une manière de mélanger les carottes et les choux dans le même calcul. Ensuite, j'entends bien cet argument du nombre de spectateurs. D'abord, au vu des derniers chiffres que l'on a enregistrés sur cette année-là, on est sur des chiffres qui sont beaucoup plus élevés que les chiffres de l'année 2011, puisque, pour ce qui est de 2012, on est autour de 11.500 spectateurs et, donc, bien au-delà des 4.000, ou 6.000 selon les sources, spectateurs de l'année 2011. Donc, je ne pense pas que l'on puisse balayer d'un revers de main la programmation et dire que l'on serait sur des spectacles qui ne seraient regardés par personne. Par ailleurs, je ne pense pas que l'unique critère que nous retenions pour subventionner un théâtre, ce soit le nombre de spectateurs parce que, si l'on poussait jusqu'au bout cette logique, alors il faudrait remunicipaliser ou municipaliser le théâtre des Deux Ânes et remplacer la subvention du théâtre Paris-Villette par une subvention au théâtre des Deux Ânes parce que, là, on pourrait être sûrs que ce serait rentable ! Et puis, enfin, il y a aussi quelque chose d'assez contradictoire. Quand on regarde tous les hommages qui ont été rendus au directeur du théâtre Paris-Villette par la Ville de Paris, à constater qu'aujourd'hui, d'une certaine manière, la Ville de Paris le lâche, comme si tous les hommages qui avaient été rendus jusqu?à présent disparaissaient d'un coup. Si Patrick GUFFLET faisait un travail formidable il y a encore ne serait-ce qu'un an ou quelques mois, on a du mal à comprendre pourquoi, tout d?un coup, tout ce qu?il aurait fait serait entaché de quelque chose qui justifierait que l'on abandonne la subvention du théâtre Paris-Villette. Je pense que tout cela devrait nous conduire à réfléchir un peu plus avant, vous l'aurez compris. Ce qui nous contrarie dans cette affaire, c'est bien le fond et, par conséquent, nous maintenons le v?u que nous avons présenté et nous voterons le v?u présenté par l'Opposition également qui reprend, en somme, les mêmes positions que celles que nous défendons.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Madame MACÉ de LÉPINAY, vous soutiendrez le v?u du Parti Communiste ?

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Oui, nous soutiendrons le v?u du Parti Communiste et je souscris à beaucoup de choses que vient de dire Ian BROSSAT.

Je veux ajouter que le v?u de l'Exécutif est quand même un monument d'hypocrisie.

Vous souhaitez que la Ville ne ferme pas ce lieu culturel, mais est-ce que vous avez fait la moindre démarche pour négocier et pour signer le renouvellement de la convention d?occupation qui vous lie à l'établissement public ?

Je voudrais aussi souligner cette idée que, tout d'un coup, l'Etat s'engagerait au théâtre Paris-Villette ou à la Villette, dans ce lieu précisément du théâtre. Est-ce que vous croyez que l'Etat, qui n'a jamais financé le Paris-Villette, tout d'un coup, va s'engager pour ce théâtre ? Je suis assez étonnée des arguments que vous donnez dans votre v?u bis et, bien sûr, nous maintenons notre v?u.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci d?avoir précisé.

Bruno JULLIARD, un mot. Puis, j'ai une demande d'explication de vote de Danielle FOURNIER. Normalement, c'est l'adjoint et, après, on vote.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Parfait.

Quelques mots de réponse parce que je ne peux pas laisser de grossières inexactitudes être dites sur Paris-Villette, même si je suis très heureux de pouvoir contribuer à des rapprochements entre le groupe Communiste et le groupe U.M.P. !

Mais, d'abord, il est faux de dire?

Je ne fais que le constater, Monsieur le Président ! Je remarque aussi? Monsieur le Président ?

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - On va rester sur le fond.

Bruno ?

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Je comprends que cela soit désagréable à votre oreille, mais il se trouve que je n'y suis pas pour grand-chose.

D'abord, il est faux de dire? Je comprends que ce soit aussi désagréable à la vôtre ! Il est faux de dire que nous nous réveillons depuis septembre dernier pour constater qu'il y a un problème de gestion au théâtre Paris-Villette. Cela fait des mois et des années que mon prédécesseur, ainsi que la Direction des Affaires culturelles, échangent avec Patrick GUFFLET pour que la situation soit redressée. Si vraiment nous voulions tuer le théâtre Paris-Villette, depuis de nombreux mois et de nombreuses année, nous n'aurions pas augmenté continuellement la subvention au théâtre jusqu'à voter une subvention exceptionnelle de 150.000 euros. Ensuite, vous dites "Paris Villette est largement sous-subventionné par rapport à des théâtres analogues". Il n?y en a pas beaucoup à Paris, d?ailleurs, des théâtres qui favorisent autant la création, il est vrai. On pourrait citer le théâtre Bastille ou même le théâtre de la Cité internationale.

La grande différence est que, effectivement, les deux autres théâtres sont largement subventionnés par d'autres investisseurs, qu'il s'agisse de l'Etat ou de la Fondation de la Cité internationale.

Mais la subvention de la Ville est quasiment rigoureusement la même pour, effectivement, une plus-value importante pour le théâtre subventionné, c'est-à-dire une création et une audace exigeantes que nous souhaitons soutenir. Vous soulevez, en revanche, une très bonne question qui relève des critères de subventionnement au théâtre. J'ai cru comprendre que certains pouvaient trouver que c?était terre-à-terre, mais nous assumons de dire que nous avons une double exigence auprès des théâtres, y compris de qualité et de grande qualité, comme peuvent l'être des théâtres type Paris-Villette, mais nous avons une double exigence. C?est d'abord qu'il y ait, en effet, une exigence de qualité, d'audace et d'exigence dans les créations qui sont faites et notamment au théâtre Paris-Villette. Mais il y a une seconde exigence qui est indispensable et qui se conjugue avec la première : c?est que tous ces théâtres doivent avoir un nombre de spectateurs suffisant. Et il ne peut pas exister de théâtre qui favoriserait un entre soi. Je serais d'ailleurs assez surpris que votre groupe aille dans ce sens. C?est la raison pour laquelle, avec conviction, je vous demande de voter le v?u bis de l'Exécutif.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je pense que le débat pourra se poursuivre, y compris au-delà de cette enceinte. Il n'est pas vraiment prévu de deuxième explication de vote. Je veux bien vous donner la parole, mais il faut aussi que l?on avance, les amis. Ian, rapidement.

M. Ian BROSSAT. - Je suis bien d?accord avec vous, mais comme j?ai l?habitude de tenir mon temps de parole, on va dire qu'aujourd'hui, j'ai une forme de tolérance.

Je crois qu'il y a quand même un paradoxe terrible : on ne peut pas d'un côté multiplier les éloges à l'égard de ce directeur de théâtre et dire qu'il fait un travail formidable, y compris en lui envoyant des lettres régulièrement - je les ai sous les yeux - en disant qu?il vraiment? c'est le top du top !

Et de l?autre, nous expliquer maintenant que ce seraient des subventions en pure perte parce que sinon, cela voudrait dire d'une certaine manière que la Ville de Paris a dépensé de l'argent pour rien. Or, je ne peux pas l'imaginer.

Je pense au contraire que si la Ville a décidé pendant des années de subventionner à un niveau très élevé le théâtre Paris-Villette, c?est précisément parce qu?il est une fierté pour notre ville. Et s?il est une fierté pour notre ville, alors nous devons continuer à le subventionner !

Pour le reste, je veux bien toutes les leçons politiques du monde sur le thème : vous faites l'alliance avec l'U.M.P. sur ce sujet ; je répète ce que je disais tout à l?heure : nous, nous n'avons pas voté le traité européen avec l'U.M.P. donc nous sommes très tranquilles !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Danielle FOURNIER ? Le sujet est important et mérite notre concentration. La parole est à Mme Danielle FOURNIER, pour une rapide explication de vote.

Mme Danielle FOURNIER. - Une explication de vote sur la question théâtrale du Paris-Villette. Le nombre de spectateurs payants n'est pas en soi un critère d'appréciation unique. Cette phrase, ce n'est pas moi qui l'ai inventée : elle est dans le v?u de l'Exécutif et je pense que c'est important de dire qu'elle y est. C'est aussi ce qui fait que le groupe écologiste va voter le v?u de l'Exécutif.

Parce que la question du nombre de spectateurs n'est pas le seul élément, même si je pourrais rajouter que c?est tout de même malgré tout un élément du débat.

Mais d'autres éléments figurent dans le v?u de l'Exécutif. Sans parler du traité européen ou d'autres trucs, j?aimerais qu'on le lise simplement. J'en ai fait une lecture assez simple.

Le voeu réaffirme la vocation théâtrale du lieu, c?est le premier paragraphe : "ne pas fermer le théâtre et garantir le projet théâtral". Ensuite, "trouver des solutions pour les companies". Et enfin "trouver des solutions pour le personnel et l'équipe".

Ces trois éléments qui figurent dans le v?u de l'Exécutif, pour notre groupe, sont satisfaisants à l'heure actuelle du débat, débat que l'on pourra reprendre bien sûr pour voir comment le projet peut évoluer pour trouver justement à la fois des spectateurs et continuer à exister. Donc, nous voterons ce v?u.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je crois que tout a été dit.

Je vais profiter de la tribune qui m?est offerte. Pardonnez- moi, mais je m?étais inscrit pour une explication de vote pour mon groupe, pour dire quelques mots au nom des élus du 19e arrondissement.

Dire notre regret de devoir constater aujourd'hui l'impasse dans laquelle s'est placée la société anonyme à responsabilité limitée de Patrick GUFFLET, qui gère le lieu depuis l'origine et qui, s'il a manifestement relevé le défi de la création théâtrale, a négligé celui de la démocratisation culturelle.

Pour dire également que nous resterons vigilants sur le devenir des salariés et des compagnies programmées. Je veux également confirmer notre attachement à ce que le T.P.V. reste un lieu dédié aux arts de la scène et notre disponibilité totale pour accompagner l'émergence d'un nouveau projet qui ne renonce par avance à s'adresser au public.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 40 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 41 de l'U.M.P. avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u bis, présenté par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est donc adopté. (2012, V. 181). Je vous remercie.