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Octobre 2012
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2012 DASCO 152 - Lancement de marchés publics relatifs à la mise en oeuvre des ateliers bleus culturels et scientifiques pour 2013/2014 et 2014/2015. Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif l’aménagement des rythmes scolaires.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DASCO 152 et le v?u n° 17 qui s'y rattache. Le projet DASCO 152 : lancement de marchés publics relatifs à la mise en ?uvre des ateliers bleus culturels et scientifiques. La parole est d?abord à Mme Danielle FOURNIER, pour 5 minutes maximum.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci. Je voudrais me réjouir avec vous du fait que la Ville va proposer l'année prochaine plus de 800 ateliers bleus dans 337 écoles. Dans ces ateliers bleus, sur lesquels je suis déjà intervenue plusieurs fois - on connaît leur caractère culturel et scientifique -, des milliers d?enfants peuvent découvrir des disciplines qu'ils n'ont pas l'occasion de pratiquer régulièrement dans le cadre scolaire. Ils peuvent surtout expérimenter des méthodes d'apprentissage différentes de celles de l'école classique, plus ludiques, qui leur permettent justement de réussir dans des domaines différents mais complémentaires du champ scolaire. Donc, dans le cadre de l'aménagement des rythmes scolaires qui sera appliqué à la rentrée 2013, je pense que ces ateliers bleus rempliront une vraie mission éducative. Je voudrais souligner aussi que cette année les thèmes dans lesquels s'inscriront les ateliers ont été sensiblement refondus dans le cadre du nouvel appel d'offres. Le développement durable, thème nouveau, y figure ; je pense qu'il va permettre de favoriser une démarche d'éducation à l'environnement dans le cadre des ateliers. Ceci dit, si nous sommes très satisfaits de voir ce thème intégré aux thématiques des ateliers, avec le souhait sur lequel nous sommes souvent intervenus que le développement durable soit présent dans les écoles et dans ces ateliers, je pense qu'il ne faudrait pas le cantonner seulement à la "récupération, au traitement et à la transformation en vue de l'éducation à la citoyenneté". Je cite les termes qui sont employés dans l'appel d'offres, comme c'est mentionné dans les annexes. Il faut ouvrir tout le champ du développement durable qui est un champ vraiment très large. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Merci d'être aussi synthétique et précise.

La parole est à Mme Annick OLIVIER.

Mme Annick OLIVIER. - Merci.

Depuis 1987, la Ville de Paris propose aux enfants des écoles élémentaires publiques parisiennes des ateliers bleus culturels et scientifiques organisés principalement par des associations qui permettent aux enfants de découvrir les disciplines qu'ils n'ont pas l'occasion de pratiquer dans le cadre scolaire.

Cette année scolaire, ce ne sont pas moins de 837 ateliers bleus qui se sont tenus, qui ont concerné 337 écoles et environ 137.000 enfants. Ces ateliers ont pour mission de répondre aux objectifs d'aider l'enfant à s'épanouir, à apprendre à vivre ensemble et à agir pour l'égalité. Les thèmes dans lesquels s'inscrivent les ateliers ont été refondus dans le cadre de cet appel d'offres, suite aux réflexions d'un groupe de travail réunissant directeurs de centres de loisirs et directeurs d'écoles. Les nouveaux thèmes sont : arts du spectacle, spectacle vivant, musique, arts plastiques et arts visuels, exploration scientifique, découverte des civilisations - ce thème permettant la mise en ?uvre d'ateliers liés à l'ouverture sur d'autres civilisations par une approche plus globale que celle uniquement liée à l'apprentissage de la langue -, loisirs créatifs - pour inciter les enfants à la découverte des matières et à la fabrications d'objets - et développement durable.

Ces thèmes pourront satisfaire tous les goûts des enfants de nos écoles.

L'appel d'offres a également permis de prendre en compte une répartition un peu nouvelle dans les 20 arrondissements des ateliers bleus. En effet, à l'occasion de ce lancement d'appel d'offres, un redéploiement des ateliers sur le territoire parisien est proposé, afin qu?ils touchent prioritairement les enfants qui en ont le plus besoin.

Je tiens donc à remercier Colombe BROSSEL et la directrice des Affaires scolaires, Hélène MATHIEU, pour ce travail de précision qui montre l'attachement de notre collectivité à l'efficacité et la pertinence de ces politiques et de ce dispositif. Merci.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Merci beaucoup également à vous pour le respect du temps de parole.

Le dernier orateur inscrit est M. Jean-Baptiste MENGUY, pour 5 minutes.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Monsieur le Maire.

Sur ce projet de délibération, mes collègues viennent d'évoquer les aspects techniques et le détail de ces ateliers, je ne reviendrai pas sur les modalités de ce service proposé aux jeunes Parisiens et qui est tout à fait important pour leur construction éducative au quotidien.

Par ailleurs, je note que, dans ce projet de délibération, il est indiqué que les horaires et les jours de fonctionnements tiendront compte de l'aménagement des rythmes scolaires qui seront appliqués à la rentrée 2013, vingt ans après la rentrée 1993. Mais ce projet de délibération s'inscrit dans un contexte d'actualité tout à fait particulier. En effet, cela fait de nombreux mois que nous demandons que la perspective de l'aménagement des rythmes scolaires, de la modification des rythmes scolaires et éducatifs, puisse être prise en compte au niveau de cette collectivité. Nous le savons, c'est un débat qui a lieu depuis longtemps, et qui aura forcément des conséquences à moyen et long terme.

Puis, l'actualité, ce sont aussi les annonces de la semaine dernière du Ministre de l'Education nationale, du Président de la République à l'issue de cette concertation menée depuis le mois de juin, avec une interruption pour les vacances estivales, pour, je cite, "la refondation de l'école", et notamment une table ronde sur les rythmes scolaires présidée par Colombe BROSSEL.

Alors, je crois qu'il faut prendre de la hauteur par rapport aux changements annoncés et il faut anticiper justement à moyen et long termes.

Le Maire de Paris a dit, en marge de son déjeuner avec la presse hier midi, que le réaménagement des rythmes scolaires sur les activités périscolaires aura un coût que la collectivité parisienne devra assumer. Il ne faudrait pas que, par cette décision, les Parisiens doivent l'assumer de façon injuste.

Pour mesurer le coût, que nous ne connaissons pas encore, nous estimons nécessaire d'ores et déjà d'anticiper, de savoir quelles vont être les conséquences de l'aménagement de la semaine de quatre jours et demi, dans l'éventualité d'un raccourcissement de la journée de temps scolaire. Tout cela ne s'improvise pas et, en tout cas, il ne faudra pas découvrir cela en septembre prochain et dire : on ne savait pas, on n'y a pas pensé !

C'est la raison pour laquelle nous avons déposé ce v?u, pour que compte tenu des moyens de la collectivité parisienne, avec l'aide du Rectorat, tous les moyens soient à la disposition du Maire de Paris désormais pour expérimenter le réaménagement des rythmes scolaires à Paris.

Nous proposons que Paris soit pilote en matière de réaménagement des rythmes scolaires, tels qu'annoncés par le président de la République la semaine dernière. Nous pensons que Paris a la possibilité, avant la rentrée de septembre 2013, dans un certain nombre d'arrondissements spécifiques, d'expérimenter, de voir en liaison avec le Rectorat comment cela se passerait, quels seraient le coût, les obstacles rencontrés à la mise en place de ces nouveaux rythmes scolaires et par impact, le coût pour les services publics parisiens, notamment tout le périscolaire.

Cette expérimentation permettra d'évaluer les conséquences financières, de faire déboucher un certain nombre de propositions sur les investissements et en termes de dépenses de fonctionnement et de personnel. On sait qu?en ce moment, la question des relations entre la Ville de Paris et le personnel scolaire et périscolaire est plus que difficile.

Voilà ce que nous proposons dans ce v?u. Nous proposons d'anticiper, de ne pas débarquer au dernier moment en disant qu'on ne savait pas, d'avoir une vraie vision de la politique éducative et péri-éducative à Paris et que, compte tenu des énormes moyens dont dispose la capitale, tant du côté de la collectivité que du Rectorat, eh bien, nous soyons pilote en la matière. Ne soyons pas dans une construction idéologique des choses par rapport à ces rythmes scolaires. On verra d'ailleurs s'il vaut mieux que cette demi-journée supplémentaire se situe plutôt le mercredi matin ou plutôt le samedi matin. Là encore, on n'a pas très bien compris quelle était la position du maire de Paris. Donnons-nous les moyens d'avoir une analyse circonstanciée des choses.

Je voudrais profiter du temps qui me reste, Monsieur le Maire, pour rappeler que cette actualité s'inscrit dans un contexte encore plus particulier depuis hier.

L'Éducation nationale, ce n'est pas n'importe quoi. Quand on propose d'instaurer des cours de morale laïque au sein de l'école de la République, ce n'est pas n'importe quoi. A titre personnel, et je le dis au nom de mon groupe, nous avons été particulièrement choqués par les propos du Ministre de l'Éducation nationale qui, nous l'estimons ainsi, a commis une double faute politique.

La première sur la forme, en se désolidarisant du Gouvernement. Nous demandons qu'il en tire les conséquences et qu'en tant que responsable politique, il démissionne de ses fonctions car il n'est désormais Ministre de l'Éducation nationale que par le titre et certainement pas par les valeurs qu'il entend défendre.

Ensuite sur le fond, et je terminerai là-dessus. Je suis désolé, c'est un message lamentable envoyé aux familles qui sont tous les jours touchées par ce fléau qu'est la drogue, que ce soit le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, le crack, etc., qui se battent tous les jours et qui espèrent en l'école de la République en se disant que voilà peut-être un moyen de sortir leurs enfants d'une détresse quotidienne, physique, morale, psychologique, sociologique, sociétale.

Je pense à ces familles qui ont vu dans les propos du Ministre de l'Éducation nationale un abandon injuste parce que le seul message que cela véhicule, c?est de dire aux enfants, aux parents qui se battent tous les jours, toutes les nuits avec les angoisses que cela implique : "eh bien, ne comptez pas sur l'école de la République parce que de toute façon, ma feuille de route est de dépénaliser le cannabis".

Quand on véhicule un tel message, ce n'est pas digne de la confiance que les familles peuvent mettre dans l'Éducation nationale et dans le Ministre qui ne les représente plus.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Monsieur MENGUY, n?exagérez pas : vous avez largement dépassé votre temps de parole en voulant ajouter ce point.

La parole est à Mme BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire?

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Madame BROSSEL a la parole, et elle seule !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Allez les voir !

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Si les associations qui candidatent pour organiser des Ateliers bleus dans nos écoles savaient qu'elles sont l'occasion d'un tel débat, je crois qu'elles n'en reviendraient pas !

Merci en tout cas de votre intérêt pour les Ateliers bleus.

Merci à Danielle FOURNIER, car je note avec intérêt, et pour que la discussion se poursuive, ce qu'elle a dit sur le développement durable. En effet, on avait souhaité cette année pouvoir identifier cette thématique du développement durable pour qu?elle puisse exister en tant que telle dans les Ateliers bleus.

De la même façon, nous avons réorganisé entre arts plastiques, arts visuels et loisirs créatifs pour avoir des interventions de natures différentes.

En tout cas, j'entends avec intérêt sa précision sur la question et l'ampleur du champ du développement durable. C'est un message qui sera évidemment relayé à la Direction des Affaires scolaires sachant bien entendu, comme dans tout marché, que nous sommes tributaires des réponses qui seront faites par l'ensemble des organismes, souvent associatifs, qui répondront à nos marchés. Mais merci pour cette précision.

Merci beaucoup à Annick OLIVIER d'avoir rappelé que les Ateliers bleus sont des moments éducatifs importants, intéressants qui permettent la construction et l'accompagnement de parcours de réussite et d'émancipation des enfants de Paris, et que nous avons souhaité sur ce dispositif comme sur tous les autres pouvoir opérer un recentrage sur les enfants qui en ont le plus besoin.

Merci à vous.

J'ai donc compris qu'il me revenait de répondre en même temps au v?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. et relatif à l'aménagement des rythmes scolaires.

Alors, écoutez, Monsieur MENGUY, je dois vous avouer, comme nous n'avons plus souvent d'élus de l'opposition en 7e Commission, nous n'avons pas l'occasion de débattre des v?ux avant la séance. Je vous avoue que j'ai compris votre v?u maintenant - je ne l'avais pas compris auparavant.

Franchement, je dis cela sans polémique car après la séance qu'on a vécue hier, mais voilà ! le fait est que j?ai compris votre v?u aujourd'hui alors que je ne l'avais pas compris en séance.

Écoutez, je vais y apporter un avis défavorable pour trois raisons.

La première est une raison de principe et de cohérence de notre discours. Nous avons demandé, le Maire de Paris et moi-même, que dans ce débat sur les rythmes éducatifs - peut-être vais-je un jour arriver à ce que dans notre Conseil, nous parlions de rythme éducatif et pas scolaire -, mais nous avons demandé à ce que la question du cadre national soit évidemment posée. C'est pour moi, pour nous, une avancée que la réponse aujourd'hui apportée ne soit plus une réponse qui passe, soit par les conseils d'école, soit par d'autres niveaux géographiques inférieurs, j'allais dire, mais que l'on soit dans un cadre national.

Évidemment, une règle nationale, un cadre national, et c?est dans ce contexte national que nous nous calerons et que nous organiserons la consultation et la concertation des Parisiens. Je l'ai déjà dit au mois de juillet en réponse à une interpellation du groupe U.M.P.P.A. : nous attendons encore les derniers arbitrages du Ministère de l'Éducation nationale sur ce sujet. Il y a encore des points qui doivent être affinés pour nous permettre de savoir dans quel cadre de discussion, de concertation et de consultation des Parisiens nous allons nous situer, mais tel est le souhait et la volonté du Maire.

Deuxièmement, évidemment, vous voyez bien que par rapport à une expérimentation, la Ville de Paris n'est pas responsable du temps de travail des enseignants et bien entendu, la raison pour laquelle ce contexte et ce cadre national sont aussi importants, c?est que s?il y a modification du temps de travail des enseignants, nous n'en sommes évidemment pas responsables et nous ne pouvons pas assumer une modification de cette nature-là.

Enfin, et ce sera la troisième raison, peut-être la plus fondamentale, je vous remercie, c'est un garde-fou permanent que d'avoir une opposition qui vous rappelle au souci de bonne gestion des deniers publics et je le dis sans ironie aucune, je crois que cela fait partie du débat démocratique. Vous êtes dans votre rôle et cela fait toujours du bien d'entendre cela. Mais enfin, fondamentalement, l'aménagement des rythmes éducatifs n'est pas qu'une question de bonne gestion des deniers public. Fondamentalement, pourquoi est-ce qu?un certain nombre d?entre nous, depuis 10 ans, se battent pour que les rythmes éducatifs soient changés ? Car c'est une question fondamentale en terme de réussite scolaire des enfants. C?est parce que la question des rythmes est aujourd'hui au c?ur du projet éducatif qui doit permettre à tous les enfants, quels qu'ils soient, d'où qu?ils viennent, quel que soit leur environnement social, économique et scolaire de réussir ! Alors la question n'est pas à aborder par la gestion de nos deniers publics pour une évaluation. Merci de nous rappeler à nos obligations. C?est, je vous le disais, un garde-fou permanent au fait que nous ne fassions pas n'importe quoi, et nous le ferons, je vous le garantis. Mais enfin, la question n'est pas de savoir si nous allons pouvoir évaluer le coût de cette réforme. Cette réforme est bonne pour les enfants, elle est bonne pour l?école, et c?est pour cela que nous mènerons ce projet de refonte des rythmes éducatifs avec enthousiasme !

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - M. MENGUY m'a redemandé la parole. Vraiment quelques instants : nous ne sommes pas en avance.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Vous n'allez pas recommencer avec cela, Monsieur le Maire. Nous, on pouvait siéger jusqu'à 20 heures hier soir. Cela ne nous posait pas de problème de rester 1 heure 30 plutôt que de laisser Mme HIDALGO aller faire son meeting politique. Au moins, on aurait fini à l?heure aujourd?hui ! Comme cela fait plusieurs fois que vous faites la remarque, Monsieur le Maire?

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Le règlement ne m'autorise pas à vous redonner la parole?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Ce n'est pas très correct de dire cela à plusieurs reprises parce qu?on fait en sorte de tenir nos temps de parole et avec ce qui s?est passé hier soir, on n?a pas besoin de recevoir de leçons en matière de gestion du temps de parole.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Selon les termes du règlement, vous n'êtes pas habilité à reprendre la parole.

Je vous l'accorde pour que vous puissiez vous inscrire mais normalement, vous n'avez pas à reprendre la parole après la réponse de l'Exécutif.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Je défends mon v?u.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Mais vous l'avez défendu pendant la présentation. Quand un v?u est rattaché, vous avez cinq minutes pour parler sur le projet de délibération et pour défendre le v?u. Vous avez donc déjà défendu le v?u. Par correction je vous ai redonné la parole. Ce n?est pas prévu par le règlement : n?en abusez pas !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Oui, mais par correction, n?évoquez pas ce genre de choses !

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Ce n'est pas prévu par le règlement. N'en abusez pas !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Bien.

Tout cela pour dire que, Madame BROSSEL, un coup, vous nous dites que la réforme des rythmes scolaires, ça y est, vous allez la faire mais que la concertation est encore en cours?

Oui, pardon, des rythmes éducatifs ! Vous voyez, je ne suis pas à ce point...

Un coup, vous nous dites que cela fait des années que vous préparez la réforme des rythmes éducatifs. Alors, il faudrait savoir : soit vous êtes prêts, soit vous n?êtes pas prêts.

Nous, ce que l?on demande, c?est de mesurer l'impact pour la collectivité parisienne. Ce n'est pas non plus franchement la mer à boire et cela paraît non seulement de bonne gestion des deniers publics mais aussi important pour prévenir les familles pour qu'elles sachent à quoi il faut qu'elles s'attendent dès la rentrée prochaine. La Ville de Paris avait largement les moyens de lancer cette expérimentation. Ce ne sera pas le cas, on débarquera en septembre prochain. Comme cela, les familles le sauront, ce n?est pas grave !

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Avant de passer au vote, Mme HIDALGO, qui a été interpellée, souhaite dire quelques mots.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Je voudrais, puisque, visiblement, certains ici, qui sont sans doute en manque d'arguments, continuent à diffuser des informations sur les soi-disant réunions politiques, meeting, etc., hier soir, Monsieur MENGUY - je crois d'ailleurs que votre président de groupe l?a dit hier aussi -, il s'agissait d'un meeting politique de soutien à ma candidature sur la métropole, débat organisé avec "Paris Métropole", j'ai donc eu énormément de soutiens !

Y compris des soutiens de participants, comme le maire de Saint-Germain-en-Laye, les maires de beaucoup de communes limitrophes de Paris, le maire de Sceaux, si je ne prends que la partie droite de l'échiquier.

Monsieur MENGUY, au lieu de raconter vraiment n'importe quoi, sans doute pour laisser une image dégradée ou diffamée ou jeter l'opprobre sur tel ou tel, en l'occurrence sur moi-même, puisque, effectivement, il ne vous avait pas échappé que j'avais annoncé ma candidature à la Mairie de Paris, mais avant de partir sur des arguments qui sont vraiment des arguments de troisième ou de quatrième zone, renseignez-vous ! Hier, nous avons eu une réunion absolument magnifique, dans laquelle il y avait une salle comble, comble d'élus de tous bords, de la métropole parisienne, d'habitants, d'associations, grâce d'ailleurs au travail de mon collègue Pierre MANSAT, grâce au travail fait aussi par Patrick BRAOUEZEC, par beaucoup de maires de la métropole, nous avons progressé dans un débat, un débat qui m'importe beaucoup, qui est celui de la gouvernance métropolitaine. Je vous donne rendez-vous sur le site qui a été mis en place justement pour recueillir la parole des habitants, des élus et des associations sur la gouvernance métropolitaine. Cela vous évitera sans doute de dire des bêtises, en tous les cas, de caricaturer à ce point. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Ce n'est pas le sujet. Nous passons au vote. Vous discuterez de cela entre vous.

M. POZZO di BORGO avait demandé une explication de vote sur l'objet de notre discussion, à savoir le v?u n° 17. Il est temps de passer à l'explication de vote que je dois à M. POZZO di BORGO. Merci.

M. Yves POZZO di BORGO. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je tiens à saluer le v?u présenté par le groupe U.M.P.P.A. Vous voyez, l'Opposition est unie parce que cela touche de plein fouet la collectivité parisienne et cela concerne les écoliers parisiens, leurs parents, les professeurs des écoles ou encore les associations dispensant des activités périscolaire.

A l'occasion de son discours relatif aux grands axes de la politique de l'école, le président HOLLANDE, qui est le vôtre et le nôtre, annonçant le retour de la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, a laissé augurer - je cite - "un allongement du temps scolaire, un allongement de la journée et une mise en place du temps éducatif complémentaire". A ce titre, les collectivités territoriales devraient être associées dans le cadre de projets éducatifs territoriaux.

Paris doit donc évaluer dès à présent les conséquences financières, budgétaires et matérielles pour la Ville.

Dans un contexte de gel des dotations aux collectivités, qui devrait se traduire par une baisse pour Paris, comme vous le mentionnez dans les orientations budgétaires, Monsieur le Maire, la Ville devra supporter le coût d'une demi-journée supplémentaire en termes d'activités périscolaires.

Ce projet, allié aux modifications du calendrier scolaire, s'avère délicat du point de vue des familles ; je pense tout particulièrement aux 28,7 % de familles monoparentales qui devront, dès lors, s?organiser notamment pour occuper leurs enfants lors des vacances de la Toussaint prolongées ou à l'issue de leur après-midi d'école. A ce sujet, la garantie du Ministre de l'Education nationale qu'aucun enfant ne sera à l?extérieur de l'école avant 16 heures 30, malgré le raccourcissement de la journée scolaire à 15 heures 30, demande à être sanctuarisée. Sans quoi, les inégalités risqueraient de se creuser entre les enfants auxquels les parents pourraient proposer des activités d'éveil et de loisirs propices à leur apprentissage culturel et ceux qui rentreraient chez eux, la clef autour du cou, au mieux plantés devant leur poste de télévision.

C'est la raison pour laquelle le groupe U.D.I. votera en faveur de ce v?u.

Je rajoute, Madame BROSSEL, que j'ai reçu récemment M. PENINOU qui est l?adjoint chargé du Bureau des temps, cette semaine. Je lui ai posé la question et il m'a dit qu'une expérimentation était en cours avec vous.

Alors, je ne comprends pas votre réponse à M. MENGUY. À moins que j?aie mal compris ce que m'a dit M. PENINOU, mais il m'a dit que quelque chose était en cours. Merci.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie.

M. LEGARET m?a demandé la parole. Je lui donne.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je demande qu'on donne la parole à Jean-Baptiste MENGUY qui a été personnellement mis en cause.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Alors, Monsieur MENGUY, pour quelques instants, s'il vous plaît, et on en aura terminé avec cela et on pourra au vote.

Ce n'est pas très bien d?interrompre des opérations de vote. Allez-y !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Oui, Monsieur le Maire, pour répondre à Mme HIDALGO.

D'abord, Madame HIDALGO, c'est gentil de venir en séance nous faire un compte rendu de votre réunion d?hier à laquelle, je le répète, nous n'avons pas été invités. Je note d'ailleurs, dans vos commentaires sympathiques à mon égard, que je ne sais pas qui est au niveau de qui dans cet échange. Par ailleurs, tant mieux si vous êtes soutenue par des élus de Saint-Germain-en-Laye et de Sceaux. Ecoutez, n'hésitez pas à aller faire campagne là-bas, on ne vous retient pas ! Quant au fait de chercher des argumentaires, Madame HIDALGO, pour nous opposer à vous, ne vous inquiétez pas, nous n?en manquerons jamais. Comptez sur nous pour continuer à nous opposer à vous de toutes les manières possibles et démocratiques, compte tenu des positions que vous avez vis-à-vis des Parisiennes et des Parisiens qui, encore une fois, sont les spectateurs atterrés des positionnements idéologiques que vous prenez au quotidien.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Merci. On s?en garde un petit peu sous le pied quand même !

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 17 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 152.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2012, DASCO 152).