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Octobre 2012
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Vœu déposé par le groupe U.D.I. relatif à la nuit parisienne.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le v?u non rattaché n° 59 est relatif à la Nuit parisienne.

Je donne la parole à Mme Geneviève BERTRAND, pour une minute.

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Le constat préoccupant d'une extinction à petit feu de la Nuit parisienne en perte de dynamisme, et d'une exaspération croissante des riverains en quête de tranquillité, a conduit la Mairie de Paris à inaugurer en novembre 2010 les premiers Etats généraux de la nuit.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Madame, excusez-moi.

Sortez ! Parlez dehors, mais pas à l'intérieur. Mais ne sortez pas tous, car sinon il ne restera plus personne. Madame BERTRAND, c'est à vous.

Mme Geneviève BERTRAND. - ? Donc je parlais des Etats généraux de la nuit en novembre 2010.

A l'issue de cette concertation, la principale mesure acceptée a consisté en la mise en place de "Pierrots de la nuit", une sorte de brigade d'artistes de rue dont le but est de sensibiliser le public des établissements nocturnes aux nuisances sonores. Ce dispositif est, à l'heure actuelle, des plus contestés tant il ne parvient pas à empêcher le niveau sonore de remonter à long terme.

Or, l'association de médiation pour un usage optimal de la nuit, chargée de mettre en place ces "Pierrots" a touché la modique somme de 270.000 euros ces deux dernières années. Voilà qui fait cher l'expérimentation au regard notamment de la nécessité pour les collectivités publiques de rationaliser leurs dépenses.

C'est pourquoi le groupe U.D.I. demande qu'il soit mis fin au dispositif des "Pierrots de la nuit" et souhaite que la subvention à l'association précitée ne soit pas renouvelée en 2013. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.

Pour vous répondre, la parole est à M. PENINOU.

M. Mao PENINOU, adjoint. - Merci, Madame BERTRAND. Je sais que vous suivez avec beaucoup d'attention. Vous avez suivi les Etats généraux et l'ensemble du travail sur la Nuit parisienne, que nous avons mené maintenant depuis plusieurs années et je voulais vous en remercier.

Je crois ceci dit qu'il y a une erreur d'appréciation sur la question de ces médiateurs de vie nocturne.

Ce dispositif, d'une part, n'est pas un dispositif qui est financé exclusivement par la Ville de Paris. Vous savez qu'il est financé à parité et en partenariat avec les professionnels de la nuit, et c'est donc sans doute la première raison, car quand nous avons des engagements avec les professionnels, il me semble important de pouvoir les tenir et je devrais donner un avis défavorable à ce v?u si vous le mainteniez. Mais la deuxième, au-delà de cet aspect-là et qui me semble peut-être la plus importante, c'est qu'évidemment la médiation n'est pas une loi, ce n'est pas un règlement, ce n'est pas quelque chose qui peut s'appliquer immédiatement et trouver ses effets immédiatement, si tant est que les lois et les règlements puissent trouver leur efficacité immédiate. C'est un dispositif qui est long. Cela a commencé, depuis maintenant un peu plus d'un an, à se mettre en place, d'abord à titre très expérimental dans très peu de quartiers, puis dans plus de quartiers cet été. On a pu commencer à en voir les effets. A en voir les effets dans un laps de temps court, en général une demi-heure, on arrive à faire baisser le son et après, une fois que les médiateurs sont partis, cela remonte. Mais le temps nécessaire est le temps nécessaire pour faire passer le message, pour qu'il y ait une acculturation sur cette question-là. Quatre-vingts pour cent de ceux qui fréquentent les établissements de nuit, les bars qui se trouvent dans la rue dans ces moments-là, c?est-à-dire ceux qui portent le maximum de nuisances, sont les mêmes. C'est un message qu'il faut faire passer, en partenariat entre la Ville, les établissements de nuit, la Préfecture et en s'appuyant à notre sens sur la médiation. Parce que si nous ne nous appuyons pas sur la médiation, alors il n'y aura que les éléments de répression. Et s'il n'y a que les éléments de répression, on va casser la dynamique nocturne parisienne qui est une dynamique qui permet le vivre ensemble et qui permet aussi la dynamique économique de Paris. Je souhaite donc qu'on puisse continuer cette expérimentation. Nous avions dit dès le départ qu'il faudrait au moins deux ans, au moins deux ans entre le moment où ça fonctionnerait à plein et le moment où l'on pourrait porter un véritable jugement. Ce que je vous propose donc, c'est de nous accompagner dans cette expérimentation pour les deux années qui viennent, et puis nous tirerons les bilans ensemble, et donc de pouvoir aujourd'hui retirer ce v?u dont je comprends qu'il puisse manifester, au-delà d'une inquiétude, une attention très forte sur les dispositifs que met en place la Ville de Paris. Sinon, je serai forcé de donner un avis défavorable. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Madame BERTRAND, est-ce que vous accompagnez Mao PENINOU dans ses sorties nocturnes ?

Mme Geneviève BERTRAND. - Je retire le v?u. Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci. Le v?u est retiré !

Amusez-vous bien !