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Octobre 2012
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Conseil Municipal
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2012 DGRI 64 - Subventions (80.000 euros) et conventions avec les associations Médecins du Monde (18e) et Handicap International (69361 Lyon) pour deux programmes d'aide d'urgence aux réfugiés syriens.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2012


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DGRI 64 sur une subvention à Médecins du Monde et Handicap International pour des programmes d?aide d?urgence aux réfugiés syriens. Mme Odette CHRISTIENNE et M. Patrick KLUGMAN sont inscrits ; M. Pierre SCHAPIRA répondra. Madame CHRISTIENNE, vous avez la parole.

Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues,

En Syrie, aux revendications d'une population demandant simplement plus de justice et de liberté, le régime de Bachar El-ASSAD a répondu par une répression sanglante et fratricide dont nul n'aurait pu imaginer ni l'ampleur ni la durée.

Les conséquences dramatiques, nous les connaissons. Aujourd'hui, nous parlons des innombrables blessés, qu?ils l?aient été lors d?affrontements armés ou de bombardements de populations civiles ou lors de tortures infligées même à des enfants et aussi du flux de réfugiés vers les pays limitrophes, flux qui ne cessent de croître.

Ainsi, le camp de ZA'TAARI en Jordanie accueille aujourd'hui plus de 23.000 réfugiés contre 6.000 en août.

Ici, il nous faut saluer la décision de M. François HOLLANDE, Président de la République et chef des armées.

Dès un accord passé avec les autorités jordaniennes, ont été immédiatement envoyés dans le camp de ZA'TAARI du matériel et des personnels des services compétents des forces armées et plus particulièrement du service de santé des armées.

L?hôpital militaire comporte un poste médical et une antenne chirurgicale, le c?ur de métier étant la chirurgie de guerre. C'est l'antenne n° 8 de Brest qui est projetée, antenne qui était intervenue au Tchad pendant l'opération Epervier.

Selon le type de pathologie, le groupement médicochirurgical français est en capacité d'effectuer six à dix opérations par jour et d'hospitaliser 15 à 20 patients quotidiennement.

Depuis son déploiement le 9 août 2012, les militaires français ont effectué 70 actes chirurgicaux.

Au-delà de la chirurgie et de la diversité des pathologies traitées, il y a des soins liés à la vie dans les camps et la prévention. Ainsi, le service médical militaire a réalisé plus de 2.000 consultations et lancé une vaste campagne de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite, pour les enfants de six mois à 15 ans.

Ces actions ont été rendues possibles grâce aux liens étroits rapidement tissés entre les médecins militaires français et leurs homologues jordaniens.

En dix jours, 6.000 enfants ont été vaccinés et, le 27 septembre 2012, la directrice de l'Unicef en Jordanie a d'ailleurs remercié les militaires français pour cette campagne de vaccination.

Partout, les dispositifs en place dans les camps, aux frontières de la Turquie, du Liban et de la Jordanie sont insuffisants pour couvrir les besoins extrêmement importants des populations.

Aussi, nous soulignons l?implication d'organisations civiles très actives, très dévouées, qui tentent d'y remédier : Médecins du Monde qui soutient la prise en charge postopératoire des blessés graves et Handicap International qui assure un accompagnement à la rééducation et à l?appareillage thérapeutique des réfugiés.

Selon les paroles du colonel Yannick RIO, chef de la mission militaire française : "On est tous ici, civils et militaires, pour le même but, aider les réfugiés syriens." Les besoins sont grands. Les Parisiens ont exprimé au peuple syrien leur solidarité. Pour les soutenir, il convient d?apporter aux deux associations citées les subventions qu'elles sollicitent, il est évident qu'une convention précisera les modalités des sommes accordées à ces fins.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à M. Patrick KLUGMAN.

M. Patrick KLUGMAN. - Très rapidement, mes chers collègues, juste pour souligner le fait que notre collectivité, même touchée par la crise, ne reste pas sourde aux crises qui secouent le monde et aux drames humanitaires, évidemment.

Je crois qu?il faut souligner l?action du Maire de Paris, de la Ville et de l'irremplaçable Pierre SCHAPIRA qui soumet aujourd'hui à notre vote cette subvention de 80.000 euros au bénéfice de Médecins du Monde et d'Handicap International pour deux programmes que je voudrais quand même décrire rapidement, si on m'en laisse l'opportunité. Un programme au profit de Médecins du Monde qui a installé des centres de soins en Jordanie, au Liban et en Turquie, des centres d'accès aux soins de santé primaire ainsi qu?un centre de soutien psychologique et, en ce qui concerne Handicap International, il s'agit de leur permettre de former des personnels sociaux, justement, au soutien psychologique et aux premiers soins physiques. Donc, il s'agit d'accompagner deux partenaires que la Ville de Paris connaît bien, deux associations très fortement implantées en Jordanie, au Liban et en Turquie pour leur permettre de venir au secours des réfugiés syriens. Voilà ce que notre Conseil a l'honneur de voter aujourd'hui, tout en soulignant la constance de la mobilisation de la Ville et de ses premiers responsables à qui je cède la parole. Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Patrick KLUGMAN.

D?ailleurs, il se dit que Pierre SHAPIRA pourrait être un prochain lauréat du prix Nobel de la Paix !

Pierre SCHAPIRA ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - L'irremplaçable ! Mais il faudra bien le remplacer, car il ne se représente plus en 2014, mais cela va être difficile de trouver. Comme disait l'autre, il y a le trop-plein, d'après ce que j'entends.

M. Jérôme DUBUS. - Patrick KLUGMAN.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Ou toi ? On ne sait jamais.

Beaucoup de choses ont été dites suite à ces deux interventions. Je vous remercie, Odette CHRISTIENNE et Patrick KLUGMAN, d'avoir attiré l'attention sur ces projets de délibération, mais je voudrais ajouter deux choses.

Tout d'abord, les O.N.G. françaises sont sur tous les terrains d?urgence humanitaire dans le monde et rencontrent de réelles difficultés pour financer leurs actions, pourtant nécessaires. C'est pourquoi vous avez entendu Médecins sans Frontière lancer un appel à propos des dons.

Evidemment, une collectivité comme celle de Paris est sollicitée très souvent pour des actions importantes telles que celles avec Médecins du Monde et Handicap International, mais d?autres collectivités françaises, de moindre importance, ont envie aussi d'agir, mais elles n'ont pas les moyens nécessaires.

C'est pour cela que le M.A.E., le Ministère des Affaires étrangères, à l'initiative de son Ministre Laurent FABIUS, a décidé de créer un fonds qui permettra d'aller aider ces O.N.G. aux frontières de la Turquie, de la Jordanie et du Liban.

Voilà ce que je voulais vous dire, simplement, c'est que ce sont des O.N.G. extrêmement professionnelles avec lesquelles on travaille et, à mon avis, hélas, elles nous redemanderont de travailler encore avec elles, malheureusement, mais nous serons toujours présents, comme nous l'avons fait depuis 11 ans.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 64.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, DGRI 64).