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Novembre 2012
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2012 DAC 527 - Subvention (936.800 euros) et avenant à la convention avec l'association Philharmonie de Paris (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2012


 

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Bonsoir.

Nous examinons donc, en 9e Commission, le projet de délibération DAC 527 relatif à l'attribution d'une subvention de 936.800 euros et avenant à la convention avec l'association "Philharmonie de Paris". La parole est à Mme Danielle FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - Ce projet de subvention nous propose de voter une subvention au titre de 2012 de 1.600.000 euros à parité avec l'Etat, soit un solde de 936.800 euros après déduction de l'acompte déjà versé. Et, petit rappel, en 2010, la subvention de fonctionnement était de 1.100.000 euros, elle est passée en 2011 à 1.326.000 euros, et bien sûr elle va augmenter au fil des ans, à mesure qu'on va se rapprocher de la date d'ouverture.

Je voudrais vous faire partager à la fois l'inquiétude des élus écologistes et la lecture que j'ai faite du rapport fait par le sénateur U.M.P., M. Yann GAILLARD, qui a intitulé son rapport : "Philharmonie de Paris : une dérive préoccupante".

En effet, le projet est très cher en lui-même, mais les coûts ont littéralement explosé puisque multipliés par 2,3 à la date d'aujourd'hui, et je vous invite à penser aux futurs coûts de fonctionnements qui vont peser sur les finances de la Ville bientôt. Pour l'heure, le fonctionnement de la salle représenterait environ 9 millions d'euros pour l'Etat et autant pour la Ville. Et les recettes propres de l'équipement devraient se monter à 15 millions d'euros, 9 millions de billetterie et 6 millions de mécénat. Ce qui ne se trouve pas si facilement. La Ministre, qui a décidé de maintenir malgré tout la construction de cet équipement, a annoncé qu'"il est important que ce projet soit un succès car il porte une ambition très forte en matière d'éducation artistique et culturelle". C'est surtout qu'il porte un risque énorme : celui d'un gouffre financier qui va se créer au détriment de l'existant. En effet, où va-t-on trouver ces millions d'euros nécessaires au fonctionnement d'une telle machine, alors que le budget de la culture à Paris, comme au niveau national, n'augmente pas ? Et je pense que les autres structures culturelles de la capitale, notamment celle de moyens ou de petits formats, ont du souci à se faire. Au cours des derniers mois, plusieurs structures ont été condamnées à terme, faute de subventions. Qu'il s'agisse du théâtre Paris Villette, dont il a déjà été question, de la Maison d'Europe et d'Orient qui voit son budget rogné chaque année. Ce sont simplement des exemples parmi d'autres qui mettent en lumière l'absence de vision durable de l'action culturelle. En effet, ce projet est extrêmement coûteux, mais ce n'est pas la seule question qu'il pose. Nous doutons aussi fortement de sa pertinence. On nous répète que Paris ne peut accueillir de grandes tournées, faute de lieux adaptés, mais Paris compte, et je cite le rapport du Sénat : "Une offre symphonique riche et diversifiée avec 11 salles dédiées en tout ou partie aux concerts classiques et ces salles offrent une jauge totale de 15.700 places - 15.700 places, ce n'est pas ridicule - dont 5.213 places, exactement, de concert véritables. Donc, parler de sous-équipement, c'est vraiment faux. Je m'interroge sur la façon dont certains lobbys demandent toujours plus, et je pense toujours pour les mêmes. En effet, la question de la relation entre cet auditorium et les Parisiens, les Franciliens et le public au sens large, se pose puisque l'objectif est d'accueillir 600.000 spectateurs en moyenne par an. Je pense qu'il va falloir trouver de nouveaux publics. Il faut craindre que cela ne soit pas si facile, d'une part parce que ce n'est pas en créant de grands pôles culturels qu'on fait réellement évoluer les publics. De petites jauges, un travail au quotidien qui mise sur le contact et la mise en confiance peut permettre d'attirer ce nouveau public. Sinon, on ne fait que sur-développer un public qui existe déjà et qui ajoutera cette sortie aux autres. Et on ne fait que multiplier les touristes culturels. D'autre part, l'écoute de la musique classique et la fréquentation des concerts de musique classique ne cessent de reculer en France et ce, notamment chez les jeunes, en raison du coût de la place, mais ce n'est pas la seule raison, c'est en raison de l'évolution des pratiques culturelles dont il faudrait tenir compte. Cet équipement, dont on nous dit qu'il est à l'avant-garde, nous semble donc déjà même dépassé avant même sa conception. Enfin, je dirai quelques mots de l'aspect architectural. Le futur bâtiment, je cite, se veut marquant : "La salle de concerts sera placée en hauteur et signalée par une façade tourbillon en inox. Haute de 37 mètres, la construction qualifiée de bâtiment géographie - n'ayons pas peur des mots - de colline ou même de soulèvement de métal - moi, cela me fait plutôt peur - sera barré d'une arrête culminant à 52 mètres. Cette lame - et je ne fais que citer le projet - constituera un écran vertical perpendiculaire au boulevard périphérique et servira de support à un dispositif de signalétique lumineuse dynamique, concourant à la visibilité nocturne de l'équipement". Je pense que l'architecte ne s'est pas embarrassé, au nom de la beauté du geste certainement, d'une réflexion sur les matériaux, leur durabilité, leur coût, ni sur la dépense énergétique. Et je trouve dommage, qu'à deux pas de la halle Pajol qui a été rénovée en mettant en ?uvre une vraie réflexion écologique sur le chantier et sur le bâtiment final, se construise un bâtiment qui tourne aussi ostensiblement le dos à ce qui fait la modernité de la réflexion en architecture de nos jours. Aussi, je vous le répète, nous sommes très réservés sur ce projet et nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Madame FOURNIER. Après cette destruction de la Philharmonique, la réponse de l'adjoint à la culture, M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire. Il m'appartient en effet d'atténuer quelque peu les propos de Mme la Présidente, que je remercie quand même pour son intervention. D'abord, à la fin de votre intervention, vous remettez en cause la pertinence même du projet de Philharmonie. Et je voudrais dire que, si effectivement déjà la Ville de Paris, sa métropole, possède un certain nombre de salles de concerts, consacrées ou en partie consacrées à la musique classique, aucune ne remplit les conditions pour pouvoir accueillir les meilleurs orchestres internationaux. En effet, il faut répondre à trois exigences. La première est l'exigence artistique pour assumer le rayonnement musical de la capitale. J'en ai parlé hier, je serai donc très bref, mais qu'il s'agisse du confort, de la qualité acoustique ou de la jauge, aucune salle aujourd'hui ne permet de pouvoir accueillir dans les faits les meilleurs orchestres au monde. La seconde exigence est l'intérêt social, et il nous faut attirer de nouveaux publics, à la fois par l'emplacement géographique, mais également par la pertinence des projets pédagogiques de médiation culturelle qui seront à l'?uvre à la Philharmonie. Et c'est le c?ur même du projet de la Philharmonie. Puis enfin, la dernière exigence, c'est l'intérêt urbain notamment dans le cadre de la requalification urbaine du nord-est parisien et sa dynamique métropolitaine. Concernant le coût de la Philharmonie, tant en investissement qu'en fonctionnement, et là je vous écoutais avec beaucoup d'attention parce que je vous avoue que c'est aussi un des soucis quotidiens de mon action :

en investissement, il est vrai que par rapport au projet d?origine, il y a eu un glissement conséquent du coût d'investissement de la Philharmonie.

Pour l'essentiel, deux raisons expliquent ce glissement ; c'est d'abord l'augmentation, ou plutôt la sous-évaluation par les entreprises, des coûts de construction de la Philharmonie, environ 30 %, et c'est tout de même très regrettable, et, ensuite, ce sont les atermoiements du Gouvernement précédent, qui a hésité à maintenir le projet. Vous avez d'ailleurs dit que la Ministre actuelle de la Culture avait souhaité maintenir le projet, mais lorsqu?elle est arrivée en responsabilité, il n'y avait plus du tout de possibilité, au vu de l'état d'avancement des travaux, de reculer et de revenir en arrière. Aujourd'hui, il n'y a pas d'autre choix, et elle n'avait pas d'autre choix - d'ailleurs, nous l'avons encouragée en ce sens - que de poursuivre les travaux de la Philharmonie. En revanche, une nouvelle addition nous est présentée aujourd'hui, avec un coût supplémentaire de 50 millions d'euros. Nous ne considérons pas cette addition supplémentaire comme étant une fatalité et le Maire de Paris et la Ministre ont demandé à l'équipe de la Philharmonie de réduire les coûts d'investissement pour que nous n'ayons pas à payer cette facture supplémentaire. Enfin, concernant le fonctionnement, il est vrai que nous tablons aujourd'hui sur un fonctionnement assez important, ce qui est assez normal pour une jauge de cette taille et pour un équipement aussi ambitieux et audacieux que la Philharmonie, mais nous allons demander à l'équipe de préfiguration de nous faire des propositions, pour que le coût de fonctionnement soit plus raisonnable qu?aujourd'hui, et je serai amené à faire des propositions, je ne suis pas sûr, d'ailleurs, qu'elles trouvent tout à fait votre approbation pour qu'il y ait une diversification des financements, notamment par un financement privé plus important ; je pense au mécénat, je pense à la commercialisation d'espaces. En tout cas, il est hors de question que d'autres équipements de la Ville, que d?autres associations, que d'autres lieux culturels aient à payer le prix de l'augmentation du coût de financement de la Philharmonie, et surtout en fonctionnement ; c'est un engagement que je prends aujourd'hui.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 527. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2012, DAC 527). 2012 DAC 682 - Convention avec l'association T.R.A.C.E.S. et fixation de la redevance pour l'occupation temporaire d'un immeuble communal, 20 bis, rue Denoyez (20e). V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif au soutien à l'association T.R.A.C.E.S.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous examinons le projet DAC 682 relatif à une convention avec l'association T.R.A.C.E.S. et fixation de la redevance pour l'occupation temporaire d'un immeuble communal, 20 bis, rue Denoyez (20e), sur lequel le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche a déposé le v?u référencé n° 111 dans le fascicule. La parole est à Mme Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, l'association T.R.A.C.E.S., qui gérait auparavant le site de la Forge de Belleville, comme vous le savez, n'a pas remporté le marché, l'appel d'offres, et c'est une autre association qui, dorénavant, s'occupe du lieu.

Je ne reviendrai pas sur cette logique même d'appel d'offres que nous désapprouvons fortement au sein du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Les associations, tout comme les activités d'éducation populaire et de socialisation culturelle, n?ont pas à être considérées, selon nous, comme des activités économiques comme d'autres, devant faire l'objet de mise en concurrence par des procédures de marché. Mais, pour revenir sur le sujet, suite aux mobilisations, aux interpellations de nombreuses associations et acteurs de quartier qui ont témoigné de leur attachement à l'association T.R.A.C.E.S. et de leur volonté de voir se pérenniser ses activités, relayées par notre groupe Communiste et élus du Parti de Gauche lors de la séance du Conseil de Paris des 9 et 10 juillet 2012 notamment, la Ville avait adopté un v?u dans lequel elle s'engageait à accompagner l'association T.R.A.C.E.S. dans la recherche de locaux, permettant la poursuite de l'atelier enfants/parents et la recherche d'ateliers de création pour les artistes dans le quartier de Belleville.

Ce projet de délibération semble donc un aboutissement.

La question qui se pose est la suivante : ces locaux présentés dans la convention sont-ils adaptés aux activités que nous souhaitons pérenniser ?

T.R.A.C.E.S. développe des activités artistiques et culturelles depuis 10 ans dans les quartiers de Belleville et des Amandiers. Il s'agit notamment d'ateliers d'arts plastiques parents/enfants, de festivals de performance, d'actions de rue à destination des familles, d'actions d'embellissement du territoire par la réalisation de fresques dans les logements sociaux, de programmes d'art et de culture ouverts sur le quartier, d'intervention dans les établissements scolaires, et j?en passe.

Cette convention entre la Ville et l'association T.R.A.C.E.S. octroie un local 20 bis, rue Desnoyers, dans le quartier de Belleville, qui va donc permettre à l'association de renforcer l'ensemble de ses partenaires locaux. C'est vraiment un point extrêmement positif.

Mais la difficulté est que ces locaux ne vont pas permettre à l'association d'y poursuivre le c?ur de son activité : l'atelier d'arts plastiques ouvert à tous, avec enfants et parents, puisque la surface du rez-de-chaussée, 20 mètres carrés, dont 18 mètres carrés seulement exploitables, n?est pas adaptée du tout et que cette association risque, par conséquent, de perdre ses financements C.A.F. rattachés à ce projet.

Sommée de quitter les lieux de la Forge, prise à la gorge, l?association a donné son accord sur ce lieu, parce qu?elle n'avait pas d'autre choix et qu?elle souhaitait poursuivre un travail en bonne intelligence avec la Ville de Paris et tout faire pour continuer à sauver ses activités. Cette association, d'ailleurs, vient de s'engager à développer ses activités hors les murs, donc hors le local 20, rue Desnoyers. Elle travaille ainsi sur différents projets, comme l'ouverture de résidences d'artistes dans le foyer de travailleurs migrants de la rue Bisson, la maison de retraite de la rue Desnoyers, le centre social la 20e Chaise, le collège Colette Besson ; tous ces projets sont en cours. Mais vous comprenez bien qu?à travers ce projet de délibération, ce que nous souhaiterions, c?est que, et c'est le sens du v?u rattaché, l'on ne se dise pas que ça y est, nous avons tout accompli. Au contraire, si nous souhaitons vraiment que les activités portées par cette association puissent continuer à se développer, nous devons à la fois continuer notre travail de recherche de locaux adaptés pour pérenniser l'ensemble des activités de cette association et, en même temps, soutenir financièrement les demandes de subventions que cette association va nous présenter pour pouvoir pérenniser cela. Voilà donc le sens de notre analyse de ce projet de délibération que nous soutenons, mais avec les réserves que nous émettons, et le sens du v?u rattaché, pour que nous continuions bien, en bonne intelligence, à poursuivre notre effort, dans l'intérêt du projet d'éducation populaire et d'appropriation sociale de la culture que cette association propose à l'ensemble du quartier. Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Madame SIMONNET. Je donne la parole à Mme Fabienne GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. T.R.A.C.E.S. est une association d'artistes implantée depuis des années dans le Bas Belleville, où elle conduit des activités artistiques en direction des familles de ce quartier populaire. Le Conseil de Paris a voté en juillet 2012 un v?u pour que T.R.A.C.E.S., bien qu?ayant perdu le marché d'animation de la Forge, puisse néanmoins poursuivre ses activités dans le Bas Belleville et, de préférence, sur le site de la Forge de Belleville. Même si on peut regretter qu'un accord n'ait pu être trouvé avec Caserne Ephémère, l'opérateur choisi par la Ville de Paris pour animer la Forge, l'attribution de ce local à T.R.A.C.E.S. est une bonne nouvelle, qui devra être confirmée par l'attribution d'une subvention de fonctionnement que nous souhaitons voire examinée dès le prochain Conseil de Paris. L'activité de T.R.A.C.E.S. sera ainsi pérennisée, alors même que, contrairement aux engagements pris, la Forge de Belleville, gérée par la Caserne Ephémère aujourd?hui, demeure, à cette heure, fermée au public. Reste enfin que cette attribution de local ne clôt pas tout à fait la question de la localisation des activités de T.R.A.C.E.S., puisque l'exiguïté du local ne permettra pas à l'association d'accueillir des enfants et des parents dans le même local. Elle lui servira de base arrière pour mener des activités hors les murs, en partenariat avec d'autres acteurs du quartier. Dans ce cadre, on ne peut que s'étonner que le local mitoyen et bien plus vaste reste sans destination précise, alors qu?il pourrait servir à renforcer et aider les partenariats entre les nombreuses associations artistiques de ce quartier. Au bilan, en votant ce projet de délibération, nous souhaitons que cette attribution s?accompagne d?une subvention dès le prochain Conseil de Paris et qu'une réflexion avec les acteurs artistiques de ce quartier soit menée pour l'ouverture d'un espace mutualisé au 20, rue Denoyez. Nous avons aussi eu l'engagement, en juillet dernier, que le projet de Caserne Ephémère serait présenté dans le quartier. Or, cette réunion n'a toujours pas eu lieu.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Madame GIBOUDEAUX. Je donne la parole pour répondre à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Madame SIMONNET, Madame GIBOUDEAUX, d?abord, je souhaiterais commencer par dire que nous apprécions beaucoup le travail de l'association T.R.A.C.E.S., ancienne gestionnaire du site de la Forge de Belleville, qui, effectivement, n'a pas obtenu le marché d'animation attribué à l'association la Caserne Ephémère.

D'abord, un mot sur le regret que vous avez émis concernant la procédure d'appel d'offres. J'ai eu l'occasion, dans mes précédentes responsabilités, de regretter aussi que des lieux d'animation soient obligatoirement gérés par des procédures d'appel d'offres. Il se trouve que c'est la loi et, après étude juridique, nous n'avons pas d'autre moyen que de faire gérer ce type de lieu par des appels d'offres ; on peut le regretter, mais je vous propose quand même que nous respections la loi tant qu?elle est comme elle existe aujourd'hui.

Il a donc été demandé à T.R.A.C.E.S. de quitter les lieux et vous avez proposé un v?u lors du Conseil de Paris de juillet pour reloger l'association et compte tenu de l'attachement de l'association au quartier de Belleville, et c'est bien légitime, mais aussi de par son implantation et la reconnaissance du tissu associatif local envers son action, c?est dans le 20e arrondissement, au 20 bis de la rue Desnoyers, précisément, que nous avons pu leur proposer une surface utile de 40 mètres carrés répartis sur deux étages. Je voudrais d?ailleurs rappeler que cette proposition a été faite à l'association dans un délai record, j'en remercie d'ailleurs la Direction des Affaires culturelles, et je crois qu?elle est aujourd'hui plus que convenable. J'entends toutefois votre souhait de maintenir l'atelier enfants/parents, souhait qui est tout à fait légitime et qui nécessite une surface plus importante. C'est la raison pour laquelle l'association T.R.A.C.E.S. est aujourd?hui logée, bien logée, dans un temps record, et si elle souhaite faire une demande de local plus important, il faut qu?elle dépose cette demande au Secrétariat général, qui sera étudiée avec le plus grand soin par la procédure transparente qui est étudiée par la Callas, qui est une commission qui porte ce joli nom de Callas, et un local, peut-être nouveau, leur sera accordé. Quant à la demande de subvention, je n'y suis évidemment pas du tout opposé, même favorable, dès lors qu'elle sera justifiée et qu'elle répondra à un projet suite à un dossier de demande de subvention qui sera déposé. A ce titre et afin d'accompagner l'association au mieux, mon cabinet, ainsi que celui du Maire de Paris et les services de la DAC ont reçu l?association à plusieurs reprises. Pour toutes ces raisons, en espérant vous avoir convaincues de ma sincérité et du sérieux de l'Exécutif, je vous demande de bien vouloir retirer votre v?u, si vous en êtes bien d?accord.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Madame SIMONNET, retirez-vous votre v?u ?

Mme Danielle SIMONNET. - Vous connaissez ma vigilance et ma détermination, donc je le retire avec optimisme mais avec néanmoins un suivi attentif.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Bien, donc vous retirez votre v?u du bout des lèvres. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 682. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2012, DAC 682). 2012 DAC 787 - Subvention (20.000 euros) au Syndicat National des Professionnels du Théâtre et des Activités Culturelles - Synptac.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 787 relatif à l'attribution d'une subvention de 20.000 euros au Syndicat national des professionnels du théâtre et des activités culturelles. La parole est à Mme Danielle FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - Ce projet nous propose d'apporter notre soutien aux salariés du théâtre Paris-Villette, à travers une subvention exceptionnelle au Synptac, Syndicat national des professionnels du théâtre et des activités culturelles, qui regroupe l'ensemble des personnels techniques et administratifs du théâtre et de la culture au sein de la Fédération des syndicats C.G.T. du spectacle. C'est vrai que nous avons voté, lors du dernier Conseil de Paris, un v?u qui, entre autres, s'engageait à prendre en compte la situation des salariés de ce théâtre, puisque, depuis le 8 octobre dernier, le théâtre Paris-Villette a été mis en situation de cessation de paiement et les 9 salariés n'ont perçu qu'une partie de leur salaire en septembre et, je crois, rien du tout au mois d'octobre. C'est donc le Synptac qui assure la gestion de la caisse de solidarité et la subvention de 20.000 euros va venir l'alimenter. C?est bien ! C'est bien parce que les salariés continuent leur travail et c'est bien de pouvoir les aider aussi à continuer tout simplement à vivre. Mais quand on y réfléchit, 20.000 euros pour 9 salariés, cela ne permet pas de tenir longtemps et j'espère que les discussions en cours, notamment avec l'Etat qui possède les lieux, permettront de faire évoluer positivement la situation. D'ailleurs, j'en profite pour rappeler notre position qui est sans réserve pour le maintien d'un théâtre à Paris-Villette mais dans un projet peut-être renouvelé, comme cela avait été discuté lors du précédent Conseil.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Madame FOURNIER. Pour répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Très peu de choses à ajouter, Monsieur le Maire, si ce n'est que les trois engagements que le Maire de Paris a pris, suite à la situation de crise qui a touché le théâtre Paris-Villette, la mise en cessation de paiement brutale à laquelle nous avons été confrontés, c'est d'abord de réaffirmer que la Ville souhaite que le Paris-Villette demeure, à l'avenir, un lieu de théâtre et de création. Nous prendrons, dès que nous le pourrons, les dispositions pour que nous choisissions une nouvelle équipe pour porter un projet d'avenir au Paris-Villette. Nous attendons donc sereinement la décision du Tribunal de commerce.

Le deuxième engagement concernait les compagnies et la Direction des Affaires culturelles met tout en ?uvre pour assurer la continuité des spectacles, et notamment proposer aux compagnies des relogements pour les spectacles de la saison à venir.

Enfin, le troisième engagement concerne, en effet, les salariés qui ont perçu une partie de leur salaire au mois de septembre. Je les ai reçus il y a une dizaine de jours. Ils ont également perçu une petite partie de leur salaire du mois d'octobre. Toujours est-il que, en effet, ils ne sont pas payés, ou en tout cas insuffisamment payés. C'est la raison pour laquelle nous vous proposons aujourd'hui ce projet de délibération qui permet de les accompagner socialement à la hauteur de ce que nous pouvons faire, dans un contexte juridique assez précaire mais qui permet qu'ils ne payent pas les pots cassés de la mauvaise gestion du site actuel Paris-Villette. Quant à leur avenir, j'ai eu l'occasion d'échanger avec eux, qu'ils soient au Paris-Villette ou qu?ils soient dans d'autres lieux, nous les accompagnerons individuellement, ce qui est en train d'être fait par les services de la Ville de Paris.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 787. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2012, DAC 787). V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif au centenaire de la naissance d'Albert Camus.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u référencé n° 112 dans le fascicule, déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, relatif au centenaire de la naissance d'Albert Camus. La parole est à M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire. Je reprends ici un v?u qui a été déposé par Alain LHOSTIS ; il m'a demandé de le présenter. Vous le savez, le 7 novembre 2013, Albert Camus, auteur de "La Peste" et de "L'étranger" aurait eu 100 ans. Chacun connaît le lien entre Camus et Paris. Il y a, d?ailleurs, dans le 10e arrondissement, une place et une rue dans le quartier de la Grange aux Belles qui portent le nom d'Albert Camus. Ce v?u vise donc à ce que la Ville de Paris organise une série de manifestations et de rencontres parisiennes autour de l??uvre d'Albert Camus, en particulier dans ce quartier de la Grange aux Belles. Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur BROSSAT. Je donne la parole à M. Bruno JULLIARD, pour une réponse.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Merci, Monsieur le Président.

J'ai une longue biographie à vous lire sur Albert Camus, mais je vous propose de ne pas le faire, considérant qu'il est évidemment très connu de chacun d'entre vous et que la demande du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche est tout à fait légitime. Je proposerai simplement de modifier le troisième considérant, puisqu?il s'agit bien du centenaire de l'anniversaire de naissance et non pas de décès d'Albert Camus. Enfin, bien entendu, contrairement à ce qui est écrit, le Conseil de Paris ne souhaite pas "démettre" le v?u mais souhaite simplement "émettre" le v?u que soient encouragées et soutenues les initiatives, etc. En tout cas, c'est un avis favorable à cet excellent v?u du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - C'est la fatigue qui les a conduits à écrire cela ainsi ! Je pense que nous allons voter rapidement.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée à l'unanimité. (2012, V. 239). V?u déposé par le groupe U.D.I. relatif à l'attribution du nom de Frédéric H. Fajardie à une rue de Paris.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Mes chers collègues, je vous informe que le v?u déposé par le groupe U.D.I. relatif à l'attribution du nom de Frédéric H. Fajardie à une rue de Paris, est retiré.

V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche