Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

94 - Vœu déposé par Mme Nicole AZZARO et les membres du groupe "Les Verts" concernant les réparations induites par le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous examinons à présent quatre v?ux, numérotés 38 à 41 dans le fascicule qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Le v?u référencé n° 38 déposé par le groupe "Les Verts" concerne les réparations induites par le défilé militaire du 14 juillet sur l'avenue des Champs-Elysée et la place de l'Etoile.
La parole est à Nicole AZZARO.
Mme Nicole AZZARO. - Lors du Conseil de mai 2004, nous avons adopté une délibération pour un appel d'offres pour les travaux de réfection de pavage de la place Charles-de-Gaulle.
A cette occasion, Denis BAUPIN, maire adjoint chargé de la Voirie, a souligné les importants dégâts occasionnés chaque année par le matériel militaire qui défile sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile, à l'occasion du 14 juillet.
Outre les interrogations que chacun peut avoir sur la pertinence qu'il y a à célébrer l'anniversaire de la Révolution française par un défilé militariste, on peut s'interroger sur le choix de faire défiler les plus gros chars de l'armée dans des sites prestigieux, anciens et donc fragiles.
L'armée française choisit chaque année de faire défiler ses chars de combat lourds. Ces matériels sont à ce point dévalués au plan stratégique que l'on en vient à se demander si leur seul rôle opérationnel ne consiste pas à défiler une fois par an sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile.
Malheureusement, ces matériels sont très lourds. Un char Leclerc pèse plus de 55 tonnes et les chenilles qui les équipent dégradent considérablement la voirie de cette prestigieuse avenue, ce qui occasionne des frais annuels de réparation uniquement supportés par la collectivité parisienne.
Je voudrais indiquer que, l'an dernier, le coût des réparations s'est élevé à 192.000 euros. Les marquages au sol ont été arrachés, les passages piétons et les signalisations ; le pavage a été endommagé, ce qui a également entraîné des problèmes de fondations.
L'Etat devait se manifester pour payer les dégâts qu'il a occasionnés et il ne l'a toujours pas fait.
Pour ces raisons, le Conseil de Paris émet le v?u que le Maire intervienne auprès de la Ministre de la Défense pour que, dorénavant, soit les chars les plus lourds de l'armée française ne défilent plus ni sur les Champs-Elysées ni sur la place de l'Etoile, le 14 juillet, soit qu'à défaut le Ministère de la Défense prenne en charge les frais induits par la remise en état de la chaussée.
Je vous remercie.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - La parole est à M. Denis BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
J'entendais beaucoup d'inquiétude sur ma gauche en ce qui concerne la soi-disant gabegie et les dépenses de la Ville. Je pense qu'aujourd'hui ce v?u va pouvoir être adopté à l'unanimité par notre Conseil parce qu'il va permettre à la Ville de Paris de se faire rembourser les frais qu'elle dépense chaque année pour ce défilé. J'en parle d'ailleurs souvent avec M. LEBEL, le maire de l'arrondissement, qui partage le point de vue qu'il est inacceptable que la Ville de Paris dépense autant d'argent pour réparer les dégâts liés à ce défilé.
Je vous donne quelques chiffres. Vous êtes intéressés en général par les chiffres. L'essentiel des dégradations en 2003, par exemple, lors du défilé, a concerné la signalisation horizontale qui a subi des dégâts liés à la conjonction des chenilles et de la chaleur, la bande collée ne tenant plus beaucoup : 170.000 euros pour refaire les passages piétons et les marquages de files, surtout dans les zones de giration des chars.
En ce qui concerne la chaussée, les dégradations sont plus restreintes, mais se sont élevées en 2003 à 22.000 euros : affaissement ponctuel du pavage touchant la fondation déjà fragile. Le poids et la zone d'appui des chenilles, restreintes lors des freinages et man?uvres, constituent des facteurs conjugués expliquant les dégradations car il ne s'agit pas juste de pavés qui sautent.
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
Ce sont 192.000 euros qui ont été dépensés en 2003 par la Ville de Paris pour remettre à niveau la voirie suite à ce défilé. Il me paraît donc totalement légitime que la Ville de Paris demande à l'Etat soit de modifier ses habitudes, soit de prendre en charge les coûts induits par ses décisions.
J'appelle donc à voter favorablement ce v?u.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 169).