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Juillet 2004
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139 - QOC 2004-425 Question de Mme Cécile RENSON et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris sur l'autorisation permettant aux deux-roues motorisés d'utiliser les couloirs de bus

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2004


Libellé de la question :
"Le dogmatisme de vos alliés écologistes vous a conduit à mettre les automobilistes au banc de la société parisienne, sans véritable étude de l'impact des voitures sur la pollution atmosphérique.
Le Laboratoire central de la Préfecture de police et le Laboratoire d'hygiène de la Ville de Paris viennent de publier le bilan 2003 sur "la qualité de l'air en région parisienne".
Ils signalent que l'été 2003 a connu une pollution par l'ozone due à des conditions météorologiques particulièrement propices, en Ile de France comme dans la plupart des régions françaises et à l'étranger, sans que les concentrations maximales observées tout au long de l'été aient constitué des niveaux records.
En revanche, la teneur de l'air en particule PM10 a dépassé les valeurs limites compatibles avec la protection de la santé humaine. Et on sait que la production de ces particules PM10 est plus particulièrement le fait des deux-roues motorisés.
Monsieur le Maire, quand allez-vous accéder au v?u émis par notre collègue Pierre CHARON qui vous demandait de mettre les couloirs de bus à la disposition des deux-roues motorisés afin de permettre à celles-ci une circulation plus fluide et par conséquent moins polluante ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La pollution atmosphérique est un enjeu majeur de santé publique : un rapport récent de l'A.F.S.S.E. imputait à celle-ci la mort de plus de 5.000 personnes pour l'année 2002. Cet état d'urgence justifie la politique de réduction de la circulation automobile en ville au profit des transports en commun et des circulations douces, comme le vélo.
D'après une étude de l'A.D.E.M.E. sur les motocycles et cyclomoteurs, il est établi que les émissions de polluants atmosphériques des 2 roues motorisés sont plus élevées que celles des 4 roues pour un certain nombre d'indicateurs, comme le mono-oxyde de carbone, les hydro-carbures imbrûlés ou les oxydes d'azote. Cette situation est préoccupante puisque le nombre de ces véhicules circulant dans Paris est en augmentation régulière (+ 25 % depuis 1997), malgré la stabilité enregistrée en 2003 par rapport à 2002. Mais l'analyse de l'A.D.E.M.E. n'établit pas, dans l'absolu, que des différences aussi faibles entre les conditions de circulation dans les couloirs bus et hors couloirs puissent changer sensiblement les émissions de polluants. La mesure la plus efficace est de loin l'évolution technologique attendue des moteurs 2 et 4 temps.
Les couloirs de bus sont actuellement interdits à la circulation des deux-roues motorisés. La Municipalité ainsi que la Préfecture de police ne souhaitent pas revenir sur cette interdiction, principalement pour des raisons de sécurité. La R.A.T.P., les associations de cyclistes, notamment, ne le souhaitent pas non plus. Les différentiels de vitesse sont en effet trop importants entre les vélos et les deux-roues à moteur.
Quand aux particules fines, elles font en effet partie des éléments polluants de l'atmosphère en ville, au même titre que le dioxyde d'azote (NO2), et ont comme principales sources d'émission les activités industrielles, le trafic automobile et le chauffage. Pour ce qui concerne la circulation, ce sont les moteurs diesel et non les 2 roues motorisés qui en sont la cause. La réduction de leur concentration dans l'atmosphère parisien sera un objectif essentiel du Plan de Déplacements de Paris."