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Decembre 2012
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Conseil Général
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2012 DDEEES 169 G - Subventions (20.000 euros) et convention avec l'association SOS Insertion et Alternatives (11e) et (10.000 euros) à l'association Rejoué (14e).

Débat/ Conseil général/ Décembre 2012


 

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération DDEEES 169 G relatif à l'attribution d'une subvention aux associations "SOS Insertion et Alternatives" et "Rejoué".

Je donne la parole à M. Pascal CHERKI.

M. Pascal CHERKI. - Chers collègues, vous n?avez qu?à accueillir des associations de ce genre et on vous aidera.

C'était tout simplement pour marquer mon extrême satisfaction et mes plus vifs remerciements à notre excellente adjointe chargée de l?Economie sociale et solidaire, Mme Pauline VÉRON, pour sa très grande réactivité au sujet d?une demande faite par l?association "Rejoué", qui est une association assez originale, créée en 2010, d'économie sociale et solidaire, qui se donne pour objet de développer des activités sociales, éducatives et économiques par le réemploi de jouets et de jeux usagés et d'encourager ainsi l'émergence de nouveaux comportements solidaires et le respect de l'environnement.

Cette association collecte des jeux et des jouets de deuxième main, invendus ou abîmés auprès de différents organismes partenaires tels que la Croix-Rouge, Nature et Découvertes et autres. Elle les trie, les nettoie et les valorise. En même temps, la deuxième originalité de cette association est qu'elle vise à remobiliser des personnes exclues du monde du travail par une activité professionnelle revalorisante et qualifiante. Il y a aujourd'hui dans cette association 12 salariés en insertion dont huit allocataires parisiens du R.S.A. socle et c'est très important.

L'activité se déroule en quatre phases, à commencer par la collecte : 24 points de collecte dans notre arrondissement, dans le 14e arrondissement, dont les écoles, un distributeur de jouets, des entreprises et des particuliers donateurs. On arrive à fédérer à peu près tous les segments de la population. La vente est réalisée dans des épiceries sociales et solidaires dont sept sont parisiennes, dans les lieux associatifs, dans les crèches parentales et dans une boutique éphémère, car cette association veut aussi se comporter pour pouvoir montrer l'activité concrète, donc elle a loué un local le temps des fêtes de fin d'année pour pouvoir vendre ses objets. Dans ce cadre, bien évidemment, elle n'a pas les moyens de pouvoir supporter elle-même la charge que représente la location de ce local. Elle a déjà son local associatif dans des locaux appartenant à un bailleur social et on avait beaucoup travaillé avec la Ville de Paris, Paris Habitat et la mairie du 14e arrondissement pour trouver ce local et aider à ce qu?il y ait un loyer adapté, même si, Madame VERON, je vous le dis, il faudrait que Paris Habitat fasse un petit effort, mais je sais que vous nous appuyez dans cette renégociation.

Là, il fallait les aider, d?où la demande d?une subvention de 10.000 euros qui permet de prendre en charge une partie de la location de cet espace de vente solidaire et éphémère, donc c'est bien éphémère, ses charges notamment d'électricité, de chauffage et l'encadrement de l'équipe d'insertion sur la vente.

Merci, parce que c'est une demande qu?a formulée assez tardivement l'association, liée à son activité éphémère. Je sais que, quand vous êtes venue visiter, faire l'inauguration ou faire le premier bilan d?activité en direct avec la population, vous vous étiez montrée très réceptive à cette demande et je vous remercie d'avoir pu la solutionner dans des délais tout à fait compatibles avec l?activité de cette boutique éphémère. Merci pour eux et merci aussi pour le bonheur que cela va offrir à toutes celles et ceux qui vont pouvoir acheter ces jouets.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Monsieur CHERKI. Pour répondre, je donne la parole à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON. - Madame la Présidente, comme le souligne très justement M. Pascal CHERKI, le maire du 14e arrondissement, dans son excellente intervention, cette association est l'exemple même d?une structure innovante de l'économie sociale et solidaire que la puissance publique doit soutenir, notamment à son démarrage ou pour son développement.

Non seulement parce qu'elle recycle des jouets et jeux permettant, grâce à leur faible coût, à des enfants de leur donner une nouvelle vie, mais aussi parce qu'elle encourage les Parisiennes et les Parisiens à adopter de nouveaux comportements de consommation plus responsables et respectueux de l?environnement.

Recycler les objets et par là offrir aux hommes des voies de réinsertion, d'autres initiatives ont prouvé que cela marche. Je voudrais juste en évoquer quelques-unes sur le territoire parisien, par exemple l'association "L'Interloque" dans le 18e arrondissement, qui est l?une des lauréates 2012 de l?appel à projets de la Ville de Paris pour l?économie sociale et solidaire, où des salariés en insertion réhabilitent et revendent les vélos abandonnés qui ont été récupérés sur la voie publique. C'est aussi dans le 20e arrondissement l'association "Coup d?Main" qui met en place une ressourcerie/recyclerie expérimentale. C?est aussi dans le 11e arrondissement le chantier d'insertion le Comptoir de la Voûte, qui récupère des vêtements de grande marque et les revend à prix modestes. Pour cela, une subvention de 20.000 euros avait été attribuée à cette structure et elle emploie aujourd'hui 16 salariés dont 12 en insertion. C'est également, un dernier exemple, dans le 19e arrondissement le désormais assez connu bric-à-brac d?Emmaüs Défi, rue Riquet, qui recycle et donne une seconde vie à des objets en les retapant et qui doit, à terme, employer 200 personnes en insertion. Je souhaite juste insister sur le caractère exemplaire de ces dispositifs. Avec succès, ils contribuent au retour à l'emploi et rendent service aux Parisiennes et aux Parisiens en proposant à moindre prix des objets utiles. Pour la seule association "Rejoué", ce sont effectivement 12 personnes, dont huit allocataires du R.S.A., qui ont retrouvé une activité économique et sociale. L'un des salariés d'ailleurs a d'ores et déjà retrouvé un emploi pérenne grâce aux savoir-faire et au savoir être acquis au sein de l'association. L'économie sociale et solidaire rassemble beaucoup d'initiatives de ce type qui dessinent les contours d'une autre société, d?une autre économie, qui devra servir d'exemple et de modèle comme l'a indiqué M. François HOLLANDE lors de l'inauguration du bric-à-brac d?Emmaüs Défi jeudi dernier, rue Riquet, nous étions avec lui. Cette autre économie est au c?ur de la Ville, comptez sur nous pour la soutenir et favoriser son développement. Je vous remercie.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame VÉRON.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 169 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2012, DDEEES 169 G).

Je vous remercie.