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2013 SG 37 - Communication relative au rapport de la Commission Communale pour l'Accessibilité (CCA).

Débat/ Conseil municipal/ Février 2013


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à la communication SG 37 relative au rapport de la Commission Communale pour l?Accessibilité (CCA). La parole est à Mme TAÏEB, 5 minutes et pas plus.

Mme Karen TAÏEB. - Je ne voudrais pas importuner le grand nombre d'élus ici présents !

Nous sommes en tout petit comité !

Je voulais effectivement, Monsieur le Maire, mes chers collègues, parler de cette Communication Communale pour l'Accessibilité aux personnes en situation de handicap et commencer mon intervention en félicitant - elle ne sera pas étonnée - notre collègue Véronique DUBARRY, car c'est toujours avec dynamisme et sensibilité qu'elle défend les différents projets qui permettent aux personnes en situation de handicap d'améliorer non seulement leur qualité de vie dans Paris mais aussi, et surtout, de leur rendre leur place dans notre société, autrement dit la leur.

Je voulais aussi féliciter et remercier les directions de la Ville et évidemment les membres du groupe de travail d'accessibilité, représentants des usagers, associations ou personnes qualifiées, qui ont eu pour thème cette année, entre autres, l'accessibilité de l'information et l'accessibilité des élections. Si nous pouvons être fiers de ce qui est fait en faveur des personnes en situation de handicap, cette commission a le mérite de nous faire aller encore et toujours plus loin, pour construire une société pour tous digne de ce nom.

Nous pouvons notamment nous féliciter des permanences administratives, juridiques, emploi, assurance maladie, qui sont ouvertes aux personnes sourdes et malentendantes dans les 9e et 14e arrondissements. Un accueil y est assuré en langue des signes. Les bornes Autonomade, qui favorisent l?orientation et le repérage dans les bâtiments, ont été améliorées. Le nouveau prototype a été installé à la mairie du 11e ; il est possible de changer la luminosité, la taille du texte, de moduler le volume sonore ou encore les légendes sont traduites en braille.

L'accessibilité des personnes en situation de handicap reste évidemment encore perfectible, notamment pour l'accès de tous aux conseils de quartier, aux C.I.C.A., aux conseils de la jeunesse, conseils des seniors. La C.C.A. a donné l'exemple : ses réunions plénières sont complètement équipées, sans nécessité de mode déclaratif, autrement dit, sans demander aux personnes handicapées de se déclarer avant de venir.

Un exemple à suivre plus largement, évidemment !

D'autres questions et suggestions de la C.C.A. sont à souligner, notamment la question des élections. Et si l?on peut se féliciter des installations de rampes le long du bâtiment de tous les bureaux de vote, excepté, comme cela est dit dans cette communication, un seul bureau de vote qui est, je crois, situé dans le 19e, il a été suggéré, en tout cas, de mieux former les présidents et assesseurs aux questions qui concernent les personnes en situation de handicap, comme la possibilité de se faire accompagner dans l'isoloir. Il a été demandé également que soit installé devant chaque pile de bulletin un bulletin témoin en braille, des bandes de guidage sur le trajet du votant ou encore des professions de foi des candidats accessibles.

Si tout n'est pas réalisable, cela montre, en tout cas, qu'il y a des améliorations attendues. Une fiche mémo pour les présidents, assesseurs et leurs équipes est suggérée dans cette communication ; elle rappelle notamment que l'urne doit rester à une hauteur de 80 centimètres maximum durant tout le scrutin, qu'il faut veiller à s'adresser directement à la personne concernée plutôt qu'à son accompagnateur. Nous avons donc un peu plus d'un an pour parfaire l'accueil des personnes en situation de handicap, pour les prochaines élections municipales. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame. La parole est à Mme DUBARRY.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je voudrais d?abord commencer par remercier Mme Karen TAÏEB parce que, je l'ai déjà dit ici, elle parlait de mon intérêt jamais démenti et je voudrais relever le sien en tant que présidente de la 6e Commission et puis en tant que conseillère de Paris ; elle intervient systématiquement sur les projets de délibération concernant le handicap. C?est important parce que mettre ces coups de projecteur nous permet aussi de voir où nous en sommes, de nous poser des questions, puisque c'est un travail jamais achevé.

Je voudrais d?abord corriger une erreur, puisque, sur le document présentant la communication, il est écrit que c'est le premier rapport de la Commission Communale d'Accessibilité. Non, non ! Ce n'est pas le premier ! Nous en sommes déjà à trois ou quatre, et c'est important parce que, effectivement, chacun de ces rapports, d'année en année, nous en avons amélioré et la présentation et - c'est la moindre des choses - l'accessibilité.

Cela a été mentionné tout à l'heure, il a été question du rapport de l'Association des Paralysés de France, de l?A.P.F., qui est paru dans la presse en début de semaine. Je ne vais pas revenir sur ce soi-disant classement des villes accessibles.

Moi, je voudrais insister sur le fait que nous avons travaillé et que nous sommes bien au-delà de ce rapport et de ses conclusions, puisque nous sommes dans une réponse territoriale, arrondissement par arrondissement, en procédant à un maillage de réponses, que nous sommes, par ailleurs, au-delà de l'accessibilité réservée aux seules personnes en fauteuil roulant ; nous sommes dans une accessibilité universelle.

Karen TAÏEB a parlé des bornes Autonomade. J?attire votre attention sur le fait qu'un certain nombre de réalisations parisiennes ont été récompensées par le monde du handicap. C'est le cas de la borne Autonomade, puisque nous avons reçu le prix du "Salon autonomic", ou bien de la Maison Victor Hugo, l'un des musées de la Ville, donc, qui a été récompensé, il y a quelques semaines, par les trophées de l'A.P.A.J.H. Hier, j'étais à une cérémonie de remise des prix et il y avait, dans les cinq prix décernés, trois nominations parisiennes.

Ce rapport est une somme, puisqu'il y a à la fois le rapport et les annexes qui sont les comptes rendus des groupes de travail.

Dans le rapport proprement dit, le travail que nous tentons de mener et qui s'améliore, je le redis, d'année en année, consiste à recenser les établissements recevant du public accessibles. C?est présenté sous forme de liste, donc c'est un gros catalogue, j'en ai conscience, mais l'idée, c?est bien de travailler ensuite à une cartographie pour rendre cette liste la plus accessible possible à l?ensemble des usagers. Sachant, et je le redis également parce que cela vaut la peine, que tous les travaux, toutes les améliorations que nous apportons aux équipements recevant du public sous la responsabilité de la Ville de Paris profitent ensuite à l'ensemble des Parisiens et des Parisiennes, qu'il s'agisse des enfants, des personnes âgées ou bien des parents ayant des enfants en bas âge.

Je voudrais, comme Karen TAÏEB, remercier - ce sera mon dernier mot, Monsieur le Maire - l'ensemble des directions de la Ville qui ont fait ce travail de petits points. C'est souvent comme cela qu'on avance sur les questions du handicap. L?ensemble des directions de la Ville, au travers du Centre Ressources Accessibilité pour Tous, le C.R.A.P.T., qui a été mis en place par la Direction du patrimoine et de l'architecture, ont mis en place des systèmes de référence communs, collectifs, ce qui nous permet d'avancer beaucoup plus sérieusement et beaucoup plus rigoureusement là où nous en sommes.

Vous le savez, la loi de 2005 a fixé une échéance qui est celle de 2015. Nous nous en rapprochons très vite maintenant et nous pourrons avoir la satisfaction d'être à 70-80 % d'établissements recevant du public accessibles, sachant que, dans certains cas, il y a des impossibilités majeures, des impossibilités techniques ou patrimoniales qui font que, oui, nous serons obligés de faire des croix sur un certain type de bâtiment mais qu'il n'empêche que nous continuons à réfléchir, à nous motiver les uns les autres pour que nous apportions des réponses alternatives.

Je voudrais terminer sur le fait que l'Etat, le Gouvernement a lancé une mission, a missionné Marie-Lise CAMPION pour voir où en était l'application de cette loi. Elle doit rendre son rapport incessamment. La Ville de Paris a, bien évidemment, été auditionnée, dans la mesure où nous sommes extrêmement en avance sur un certain nombre de points, contrairement, je le redis, à ce que disent les uns et les autres et, entre autres, le rapport de l?A.P.F. Nous sommes en avance et nous espérons garder cette longueur d'avance, de façon que, en 2015, si nous n'atteignons pas la perfection - mais elle n'est pas de ce monde ! -, si nous n'atteignons pas la perfection, nous soyons au plus près dans les réponses que nous apportons. Cette année, nous allons travailler sur l'accès aux soins et sur l'accès à l'information, qui sont aussi deux points extrêmement importants, très souvent relevés par les associations de personnes handicapées comme étant des points faibles des politiques d'accessibilité à des personnes en situation de handicap. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame. Comme c'est une communication, il n'y a point de vote.