Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2013
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au bilan économique et environnemental du réaménagement des voies sur berges.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2013


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u référencé n° 54 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif au bilan économique et environnemental du réaménagement des voies sur berges.

La parole est à M. LEGARET.

Madame DOUVIN ? Avec plaisir.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, vous vous souvenez certainement que le Maire de Paris avait posé, comme préalable à la fermeture des voies sur berges, le renforcement des transports en commun.

Vous vous souvenez aussi que le précédent Préfet de police avait indiqué que les modèles théoriques étaient fondés sur des moyennes et que ces moyennes avaient tendance à minorer la congestion, et qu'il avait proposé des tests de réalité.

Vous vous souvenez aussi que nous avions demandé une expérimentation.

Tout ceci avait été refusé par la majorité municipale. Une clause de réversibilité avait été introduite à la demande du Préfet de police.

Nous considérons donc qu'il est normal d'assurer un suivi précis des conséquences sur la circulation de la fermeture de la voie sur berges rive gauche pour décider ou non de l'activation de cette clause de réversibilité.

D'autre part, nous savons que le coût de la congestion de la Capitale est important. Donc, nous estimons, maintenant que les choses sont en action et que la voie sur berge rive gauche a été fermée, qu'il y a lieu, dans le délai de six mois, d'avoir ici un bilan des impacts des réaménagements des voies sur berges rive droite comme rive gauche, et sur tout le territoire parisien, boulevard périphérique compris.

Ce bilan doit porter sur la circulation avec le temps de parcours moyen, la localisation, l'amplitude des embouteillages aux heures de pointe et sur la journée complète, sur les temps d'intervention des véhicules d'urgence - ce n'est pas à vous que je vais dire l'importance d'une rapidité d'intervention, pompiers, Samu et police - sur la vitesse et le coût d'exploitation, la fréquentation de chaque ligne de réseau de bus exploitée par la R.A.T.P., sur la vitesse moyenne de la circulation de taxis qui sont déjà nombreux à se plaindre et sur les niveaux de bruit et de pollution. Enfin qu'un bilan économique de ces impacts accompagne celui que je viens de détailler. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Je regrette vraiment l'absence de M. LEGARET, j'aurais pu lui prouver, puisque cela lui avait échappé, qu'en plus je parle, mais puisque c'est vous, Madame DOUVIN, je vous réponds bien évidemment.

Quelques éléments sur ce v?u qui relève d'un combat récurrent que vous menez contre ce beau projet structurant qui est un projet d'écologie urbaine, qui permet à la Ville de respirer. Vous êtes cohérente avec vous-même, je pense que vous le serez jusqu'au bout, y compris au moment de l'inauguration.

Mais je voudrais d'abord vous rassurer, la fermeture des berges, contrairement à vos prophéties, n'a pas entraîné la fin du monde. On roule toujours sur la rive droite et la rive gauche aussi. Là, il y a une crue, mais c'est indépendamment des travaux et des aménagements, il faut faire avec la vie du fleuve et les intempéries. Mais s'agissant de la circulation, la fermeture de la voie sur berges rive gauche entre le Musée d'Orsay et le quai Branly induit principalement un report de circulation sur le quai haut, sur le quai Anatole France, mais qui est absorbable, compte tenu des aménagements que nous avons réalisés. C'est notamment au niveau des carrefours et avec cette création de troisième file, à laquelle nous nous étions engagés dès quasiment le début de ce projet. Pendant la première semaine de fermeture qui a déjà eu lieu, à compter du 28 janvier, aucune situation de blocage n'a été constatée, et le quai Anatole France s'écoulait normalement, tout comme le quai d'Orsay. On n'a pas observé d'augmentation dramatique, notamment sur la rue de Rivoli, même s'il y a eu un report sur la rue de Rivoli. Depuis le 4 février, je vous le disais, la situation est différente mais parce qu'il y a une crue de la Seine, donc forcément le passage, notamment dans le souterrain, n'est plus possible. Mais un document d'analyse des incidences a été élaboré, d'ailleurs en étroite collaboration avec la Préfecture de police que je remercie, et ce document permettra non seulement d'analyser les nouvelles conditions de circulation sur les différents itinéraires au bout de quelques mois, une fois stabilisé, mais aussi d'examiner les effets en matière de bruit, de qualité de l'air et en appréciant aussi d'autres indicateurs, tels que la fréquentation du site et le développement des activités économiques. Parce que nous sommes soucieux, bien sûr, d'évaluer les projets que nous conduisons. Je me réjouis que Jean-Marc AYRAULT, le Premier Ministre, ait traité ce dossier avec sagesse et soit revenu sur la position de son prédécesseur, M. François FILLON, qui avait demandé, je vous le rappelle, à l'ensemble de ses Ministres d'ailleurs - tous les Ministres qui étaient concernés par le dossier - et avait demandé notamment au directeur du Port de Paris qu'il ne signe pas de convention avec la Ville. Vous avez déposé des recours, bref, nous sommes dans l'ordre naturel des choses, c'est-à-dire que nous, nous nous battons pour que la Ville évolue, comme les grandes métropoles mondiales, c?est-à-dire que l'on fasse place vraiment aussi à des modes de circulation douce, à des espaces de respiration, que l'on ménage les corridors écologiques, et la Seine est un corridor écologique, que l'on se tourne vers des modes de déplacement alternatifs et moins polluants. Bref, vous êtes sur une autre longueur d'onde. C'est très bien qu?en démocratie il y ait des clivages et qu'ils soient assumés, sachez que nous assumons effectivement ce projet, qui pour l'instant, et avec l'évaluation qui va suivre et qui nous apportera d'autres éléments, se déroule très bien. Je vous remercie. C'est un avis défavorable à votre v?u, bien sûr.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.