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Mars 2013
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif à l'amélioration du service du bus 46 en lien avec l'ouverture du Parc Zoologique.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2013


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Maintenant, nous revenons en 3e Commission, à l'examen de v?ux non rattachés, s'il vous plaît : le v?u n° 44, qui est relatif à l'amélioration du service du bus 46 en lien avec l'ouverture du Parc zoologique. C'est Mme Michèle BLUMENTHAL qui intervient, pour une minute. S'il vous plaît ! Ceux qui veulent quitter l'hémicycle le quittent mais en silence, s'il vous plaît. C'est Mme Michèle BLUMENTHAL qui intervient.

Mme Michèle BLUMENTHAL, maire du 12e arrondissement. - Monsieur le Maire, la réouverture du zoo est prévue au printemps 2014. Un million de visiteurs seront attendus par an. Afin de préserver la qualité environnementale du bois de Vincennes et la vie quotidienne du quartier de la Porte Dorée, nous souhaitons que soit proposée une offre conséquente de bus pour desservir le zoo. Ce v?u porte donc sur la ligne 46, afin d'anticiper les besoins accrus en matière de transport en commun. D'une part, il s'agit de renforcer cette ligne, une des rares qui, de Paris, dessert le bois, puisque son trajet est Gare du Nord, bois de Vincennes, parcourant les 10e, 11e et 12e arrondissements. D'autre part, il s?agit de modifier son trajet, en accord avec la ville de Saint-Mandé, afin que le bus emprunte dans les deux sens l'avenue Daumesnil entre les croisements de la route de Ceinture du Lac et du carrefour de la Demi-Lune, afin de mieux desservir l'entrée, qui sera désormais unique, du Zoo de Vincennes. Merci.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Madame. Pour répondre, la parole est à M. BARGETON.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

J'émets un avis favorable sur ce v?u. Le zoo sera ouvert au public dans le courant de l'année 2014. Il convient dès maintenant d'étudier avec le S.T.I.F. les modalités de desserte de cet équipement qui accueillera de très nombreux visiteurs.

A ce titre, je vous informe que j'ai déjà écrit au président du S.T.I.F., M. Jean-Paul HUCHON, en ce sens le 25 février dernier.

Je sais que le S.T.I.F. a d'ores et déjà lancé une réflexion sur la desserte de cet équipement et, au-delà d'ailleurs, sur l'amélioration de la desserte de tous les équipements implantés dans le bois de Vincennes.

La solution d'une desserte par le 46 est intéressante, mais il faut s'assurer qu'elle convient également aux habitants de Saint-Mandé qui sont aujourd'hui desservis par cette ligne. C'est pourquoi je vous propose d'ajouter à ce v?u la prise en compte d'une concertation avec la Ville de Saint-Mandé en rédigeant ainsi : "Le Maire de Paris demande au S.T.I.F. d'étudier, en concertation avec Saint-Mandé, les possibilités de renfort de la ligne 46 et de modification du parcours de la ligne, afin que soit empruntée l'avenue Daumesnil dans les deux sens de circulation pour avril 2014, date prévue d'ouverture du Parc Zoologique de Paris." Sous réserve de cet amendement de séance, j?émets un avis favorable.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Madame BLUMENTHAL, acceptez-vous l'amendement ?

Mme Michèle BLUMENTHAL, maire du 12e arrondissement. - L?amendement est naturellement accepté, puisque, dans mon intervention, j'ai mentionné la ville de Saint-Mandé. Oui, naturellement. Merci, Monsieur le Maire.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u amendé est adopté. (2013, V. 59). V?u déposé par le groupe E.E.L.VA. relatif à l'extension de l'opération Paris Respire dans le bois de Vincennes.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 45 est relatif à l'extension de l'opération "Paris Respire" dans le bois de Vincennes. La parole est à M. NAJDOVSKI, pour une minute.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je précise que ce v?u a été adopté à l'unanimité du Conseil du 12e arrondissement.

L'opération "Paris Respire" se déroule les dimanches et jours fériés sur la partie Nord-Est de la route de Ceinture du Lac Daumesnil depuis juillet 2007. Cette opération permet aux utilisateurs de modes de déplacement doux de pouvoirs bénéficier de la pleine jouissance des voies, fermées pour l'occasion à la circulation automobile. Aujourd'hui, il y a un intérêt à poursuivre dans cette mesure et notamment à avoir un itinéraire "tour du lac" qui emprunterait la totalité de la route circulaire du lac, pour ces circulations piétonnes et cyclistes. Donc, nous pensons que la partie Sud-Ouest de la route de Ceinture du Lac pourrait être concernée par cette opération "Paris Respire". C'est le sens de ce v?u d'étendre à l'intégralité de la route de ceinture du lac Daumesnil, dès le printemps 2013, l'opération "Paris Respire". Par ailleurs, nous souhaitons aussi que, conformément à des engagements qui avaient été pris par notre Municipalité et aussi par des engagements verbaux de M. VEDEL de la Préfecture de police, soit réexaminée la question du maintien de l'opération "Paris Respire" pendant la Foire du Trône, puisque aujourd?hui le maintien est uniquement partiel jusqu'à 13 heures. Nous souhaitons que cette opération soit maintenue dans sa totalité sur la partie déjà existante. Merci.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Pour répondre, la parole est à M. BARGETON.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Depuis juillet 2007, le tronçon nord de la route de ceinture du lac Daumesnil, compris entre le lac et le zoo, est fermé à la circulation et au stationnement, tous les dimanches et jours fériés dans le cadre de l'opération "Paris Respire". Votre demande d'extension à l'intégralité de la route de la ceinture du lac Daumesnil de ce dispositif est un objectif intéressant que nous allons étudier. Il n'est évidemment pas facile à mettre en ?uvre, puisque nous devons notamment examiner la nécessité d'installer des barrages filtrants, contrôlés par des effectifs de police, pour permettre la desserte du Chalet des Iles et de l'Institut bouddhique - il faut rester assez zen sur ce sujet - et puis il faut étudier un aménagement cyclable au niveau du carrefour de la Conservation, qui permette la continuité cyclable ainsi que la piétonisation de la route de la ceinture du lac Daumesnil. Il y a quand même des conditions à examiner. Ce sont des aménagements que nous ne pourrons pas réaliser dès le printemps. C'est pourquoi je propose un amendement à votre v?u, dans lequel nous nous engageons à lancer les études pour étendre "Paris Respire" à l'intégralité de la route de ceinture du lac Daumesnil. C'est l'étendre, dans un premier temps, sur une partie seulement de la route de ceinture, entre la route des îles du Sud et Ouest dès le début de l'été. Cela veut dire qu'on ne fait pas tout à fait la route, mais quasiment, c'est-à-dire en gros 2/3 ou 75 %, pour sa partie sud. On examinera la suite pour les années suivantes. Sur le maintien de "Paris Respire" pendant la Foire du Trône que vous avez évoqué, effectivement, pour cette édition il a été décidé de reconduire le dispositif, à savoir le maintien de "Paris Respire" jusqu'à 13 heures et la réouverture des voies autour de la Pelouse de Reuilly pour permettre le stationnement des forains et d'une partie des visiteurs. La concertation avec les organisateurs n'a pas permis d'aller plus loin cette année. Je vous rappelle qu'il s'agit quand même du 50e anniversaire de la Foire du Trône. Effectivement, l'objectif que vous avez annoncé doit être poursuivi, il doit être encore étudié et analysé pour les prochaines éditions. Je suggère que nous travaillons ensemble plus en amont avec les forains sur ce sujet, afin de pouvoir répondre à l'objectif que nous partageons. A la fois sur ces éléments de question, je pense vous avoir apporté une réponse. Puis, sur le v?u, sous réserve d'un amendement oral important puisqu'il s'agit de dire que c'est une partie, mais une grande partie, de la route que vous proposez que nous étendons dans le cadre de "Paris Respire", j'émets un avis favorable à votre v?u.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Donc, vous acceptez l'amendement de l'Exécutif ?

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Oui, merci, Monsieur le Maire. J'accepte l'amendement qui est proposé par M. BARGETON au nom de l'Exécutif. Je voulais simplement remarquer que, sur la question de la suspension partielle de "Paris Respire", là encore, on se heurte aux difficultés qu'on a constatées depuis un certain nombre d'années. Je regrette, je suis malheureusement déçu que nous n'ayons pas su progresser, malgré les interventions nombreuses et répétées que nous faisons depuis des années sur cette question, et que nous soyons toujours encore avec une organisation qui incite les gens à venir en voiture plutôt qu'en transports en commun, et à bénéficier d'espaces dans le bois.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u amendé est adopté. (2013, V. 60). V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif aux conditions de travail des salariés d'Autolib.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 46 est relatif aux conditions de travail des salariés d'Autolib'. La parole est à M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire. Ce v?u porte effectivement sur la situation des salariés d'Autolib' qui ont un peu le sentiment d'être aujourd'hui la cinquième roue du carrosse et qui affirment qu'ils souffrent de conditions de travail difficiles, liées au fait qu'ils n'ont pas de vestiaires, alors que le port de l'uniforme est obligatoire. Difficiles parce qu'ils ont dû attendre, malgré le grand froid, qu'on soit à trois semaines du printemps pour avoir une parka et donc pour avoir un peu chaud lorsqu'ils travaillent, et vous savez qu'ils travaillent essentiellement dehors. Ils se plaignent aussi du fait qu'ils n'ont pas aujourd'hui de local syndical, ce qui est pourtant une réglementation liée au Code du travail. Pour toutes ces raisons, il nous paraîtrait juste que la Ville de Paris puisse se tourner vers Bolloré et exiger que les salariés aient de bonnes conditions de travail. J'ajoute d'ailleurs que nous sommes un peu dans la même situation que celle que nous avons connue au début de Vélib'. A l'époque, la Ville avait, à juste titre, et suite à nos interventions, tapé du poing sur la table pour que les salariés soient respectés. Aujourd'hui, à Vélib?, les conditions de travail se sont améliorées. Nous souhaiterions qu'il en soit de même à Autolib'. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Pour la réponse, Monsieur BARGETON, vous avez la parole.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Le succès d'Autolib' met le projecteur sur son fonctionnement et j'y vois, pour ma part, un bon signal et un bon signe pour la Ville de Paris. C?est aussi parce que cela marche que vous vous y intéressez de près et j'en suis tout à fait heureux.

En tant que Président du Syndicat mixte Autolib?, je suis particulièrement vigilant aux conditions de travail des ambassadeurs et je peux témoigner des efforts déjà accomplis en la matière. Je comprends et j'interprète donc ce v?u comme un soutien aux efforts déjà réalisés et une invitation de votre groupe à aller encore plus loin dans ses améliorations. Je souhaite néanmoins rétablir certains faits qui sont importants. Par exemple, sur la question des périodes de froid : l'équipement spécifique a bien été fourni dès l'ouverture du service en 2011. L'initiative récente de tester de nouveaux équipements anti-froid, encore plus performants, puis de généraliser cet équipement à tous les ambassadeurs, ne doit pas laisser penser qu'il n'y en avait pas avant. Il s'agit juste d'une génération nouvelle mais il y avait déjà, et dès l'ouverture du service, évidemment un équipement anti-froid qui était remis aux ambassadeurs. Par ailleurs, des mesures ont été prises, comme, par exemple, de suspendre certaines actions, telles que le nettoyage des voitures, rendu trop pénible par grand froid, ou encore l'augmentation du nombre de pauses autorisées. J'ajoute que j'ai ouvert une discussion pour envisager l'accès de ces ambassadeurs aux cantines de la Ville de Paris. Je tiens à rassurer M. BROSSAT : le Code du travail est bien respecté. Autolib' a mis en application les demandes de l'Inspection du travail et, selon l'article L. 2315 alinéa 6, les salariés disposent bien d'un local situé à Vaucresson, que je vous invite d'ailleurs à aller visiter, si vous le souhaitez. Moyennant les éléments de réalité importants que je viens de rétablir ou de préciser, et prenant ce v?u comme une incitation à poursuivre l'objectif qui guide déjà mon action de Président du Syndicat mixte, évidemment, j?émets un avis favorable à ce v?u, puisque je continuerai, comme je le fais déjà, à ?uvrer pour l'amélioration des conditions de travail des ambassadeurs. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est adopté. (2013, V. 61). NPPV pour le groupe U.M.P.P.A. V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au caractère stratégique de la liaison de la Capitale avec les aéroports.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 47 est relatif au caractère stratégique de la liaison de la Capitale avec les aéroports. La parole est à Mme Laurence DOUVIN, pour une minute.

Mme Laurence DOUVIN. - Mes chers collègues, le caractère stratégique de la liaison de la Capitale avec les aéroports, nous en avons déjà parlé. Ce v?u se situe dans la perspective de la présentation du "Nouveau Grand Paris" qui a été faite par le Premier Ministre le 6 mars dernier, puisque vous avez vu qu'il a été décidé de réduire la capacité de la ligne 17 (donc Pleyel/Roissy Charles-de-Gaulle). Le tronçon de la ligne 15 (Nanterre/Pleyel) est renvoyé à l'horizon 2030. Quant au projet CDG Express, le Gouvernement doit décider avant l'été de lancer ou non une nouvelle consultation. C'est pourquoi nous souhaitons, étant donné le caractère véritablement vital de cet équipement, que le Maire de Paris interpelle le gouvernement pour accélérer le calendrier concernant la réalisation du prolongement de la ligne 14 à Orly, d'une part, et l'achèvement des lignes 15 et 17, et que le lancement d'une nouvelle consultation pour le projet CDG Express soit décidé avant l'été 2013. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Madame. La parole est à M. Julien BARGETON pour la réponse.

M. Julien BARGETON, adjoint. - J'émets un avis défavorable sur ce v?u.

Nous partageons tous le diagnostic que les relations entre Paris et ses aéroports en transports publics doivent être améliorées. Les annonces formulées par le Premier Ministre le 6 mars sur le "Nouveau Grand Paris" nous ont apporté entière satisfaction parce qu?elles répondent à l'ensemble des besoins dans des délais crédibles et surtout parce qu'elles sont financées. Je n'ai donc pas, ni le Maire de Paris, à interpeller le gouvernement. Les aéroports seront reliés au moyen de métros sûrs et performants à l'horizon 2027. Evidemment, il faut regarder le mode de transport retenu. Les spécialistes vont encore répondre à ces questions techniques, mais l'objectif est là et il est bien là. Madame DOUVIN, vous pouvez demander à construire toujours plus grand, toujours plus beau, sans aucune considération pour les coûts ni les réalités techniques et estimer que ce qui est annoncé n'est jamais suffisant. Je préfère pour ma part le pragmatisme, le réalisme et l'efficacité. Alors même que budget après budget, vous nous accusez de dépenser trop? vous êtes pour la dépense publique en particulier mais vous êtes contre la dépense publique en général. On le sait depuis longtemps : il faut demander plus à l'impôt et moins au contribuable ! Mais parfois il y a des limites à ce genre de remarques. Il ne faut pas non plus oublier que de très nombreuses mesures relevant du plan de mobilisation entreront en ?uvre dès cette année pour améliorer la desserte des aéroports - RER B au Nord, T7, etc. S'agissant de Charles-de-Gaulle-Express, le Ministre des Transport, Frédéric CUVILLIER s?est exprimé clairement pour que le projet voie le jour. La Mairie de Paris a toujours soutenu ce projet et fait en sorte qu'il puisse être réalisé. Nous avons d?ailleurs pris des mesures sur le T3 et dans le secteur Chapelle-International pour permettre son passage. Le Ministre a réaffirmé que Charles-de-Gaulle-Express sera réalisé sans concours publics, et c'est plutôt une bonne chose. Nous pouvons compter sur 2027, sur l'engagement des présidents d'Aéroports de Paris, de la R.A.T.P., de Réseau ferré de France et de la S.N.C.F. pour aboutir à une solution efficace. Je considère que ce dispositif répond aux besoins et surtout qu'il est réaliste, ce qui contraste singulièrement avec tout ce qui a pu être annoncé dans le quinquennat précédent. Nous avons le devoir d'avoir une parole responsable vis-à-vis des usagers, qui souffrent au quotidien. Je considère pour ma part que de promettre des liaisons à n'importe quel prix et à n?importe quelle échéance est irresponsable et participe à la décrédibilisation de la parole publique. C'est important. Il est vrai que le précédent Gouvernement avait coutume d'utiliser au-delà du raisonnable des effets d'annonce tous azimuts sur ces dossiers comme sur d?autres. Ce n'est pas notre démarche. Notre démarche est d'avancer dans la réalité et dans l'efficacité pour les transports publics en Ile-de-France. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 47, avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est repoussé. V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à la signalisation en amont du tunnel des Tuileries.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 48 est relatif à la signalisation en amont du tunnel des Tuileries. La parole est à Mme Laurence DOUVIN, pour une minute.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire. Je dirai tout d'abord à M. BARGETON que la vitalité économique de Paris n'attend pas 17 ans. Cela me paraît important ; cela nous paraît important. En ce qui concerne maintenant la signalisation du tunnel des Tuileries, nous savons que la voie sur berge rive droite est un axe structurant de la voirie parisienne, que ce tunnel peut être fermé à la circulation pour différentes raisons, que ce soit la crue de la Seine, que ce soit pour des raisons ponctuelles en cas d'accident ou que ce soit pour "Paris Respire" le week-end, par exemple, mais il peut y avoir d'autres causes. C'est à ce moment-là que se produit une véritable paralysie, non seulement des quais hauts, mais également de la place de la Concorde. Nous estimons qu'une signalisation préalable de la fermeture du tunnel au moyen de panneaux à message variable serait une bonne chose, par exemple, à l'entrée du tunnel du Cours la Reine ou bien à l'entrée du tunnel de la Concorde sur les Champs-Elysées, ou à tout endroit judicieux que la voirie pourrait trouver. Véritablement, nous aurions tort de nous priver d'un équipement qui ne pourrait qu'apporter des éléments positifs. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Madame. M. Julien BARGETON pour la réponse.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. J?émets un avis favorable sur ce v?u. Je tiens à préciser que quand le tunnel des Tuileries est fermé, l?indication est déjà portée à la connaissance des automobilistes, d'abord au moyen d'un panneau à prisme situé sur la voie sur berge sous le pont de la Concorde, visible des automobilistes venant du Cours la Reine ou du tunnel des Champs-Elysées. La même information? écoutez-moi ! la même information est diffusée sur les panneaux à message variable situés au début de la voie Georges Pompidou, quai Saint-Exupéry et sur les boulevards périphériques intérieur et extérieur, de part et d'autre de la sortie Paris-Centre, porte de Saint-Cloud, pour les automobilistes en transit dans Paris. Néanmoins, je retiens votre proposition d'installation d'un panneau à message variable supplémentaire à la sortie du souterrain Alma, en amont du Cours la Reine ou sur l'avenue des Champs-Elysées, mais il faut savoir qu'elle nécessitera préalablement l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. Sous cette réserve de l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, j?émets évidemment un avis favorable à votre v?u.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec avis favorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est adopté à l?unanimité. (2013, V. 62). V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à l'entretien de la voirie. V?u déposé par le groupe U.D.I. relatif à l'état de la chaussée suite aux intempéries de l'hiver.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je vous propose de grouper les deux prochains v?ux, les v?ux nos 49 et 50. Le v?u n° 49 est relatif à l'entretien de la voirie. C'est M. TRÉMÈGE qui intervient, pour une minute.

M. Patrick TRÉMÈGE. - Monsieur le Maire, je vous remercie.

Un étranger de passage à Paris me demandait si la Capitale avait été bombardée par une série de météorites, tant l'état de la voirie parisienne est aujourd'hui dans un état pitoyable.

Ce que je viens de dire est anecdotique mais Paris est aussi la vitrine de la France. C'est très dangereux, ce que l'on observe aujourd?hui sur la voirie parisienne, tant pour les voitures, tant pour les deux-roues motorisés ou les bicyclettes.

Les changements de trajectoire qu'occasionne cette multitude de nid-de-poule - quand je dis nid-de-poule, c'est un terme édulcoré parce qu?en réalité, aujourd'hui, il y a de véritables tranchées - sont un véritable danger pour la circulation de l'ensemble de ces usagers.

Alors qu'on ne me réponde pas, s'il vous plaît, qu'il s'agit d'un effet de l'hiver, parce que l'hiver frappe aussi Lille et Lyon et, en 30 ans, cher Monsieur BARGETON (pardon, nous avons été quelques-uns ici à avoir les responsabilités que vous occupez aujourd'hui), en 30 ans on n'a jamais vu la voirie parisienne dans un tel état. En réalité, c?est parce que vous n'avez pas consacré suffisamment de crédits pour refaire la totalité du revêtement des rues et que vous vous contentez de faire de la rustine qui, aujourd'hui, explose sous le gel. Voilà la vérité. Ce que je vous demande aujourd'hui, c?est de vous engager concrètement sur la refonte des rues de Paris.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme Edith GALLOIS qui, elle, intervient sur le v?u n° 50, relatif à l'état de la chaussée suite aux intempéries de l'hiver.

Mme Edith GALLOIS. - Monsieur le Maire, mon v?u est quasiment semblable à celui de mon excellent collègue du 13e arrondissement. Nous avons les mêmes préoccupations, mais c'est normal parce que tous les Parisiens ont cette préoccupation.

Monsieur BARGETON, vous parliez du quotidien des Parisiens, mais, là, nous sommes vraiment dans le quotidien des Parisiens.

Effectivement, il est normal, après la sortie de l'hiver, que les chaussées aient subi, surtout après un hiver rigoureux, des préjudices, mais, en l?occurrence, nous sommes quand même dans un état que je n'ai jamais vu de ma vie de Parisienne jusqu'à présent et qui est très dangereux pour les cyclistes et les deux-roues en particulier.

Nous vous demandons, Monsieur le Maire, de bien vouloir faire un état des lieux et de nous suggérer, de nous proposer un programme de travaux de réfection de la chaussée d?une manière urgente et dans les zones prioritaires. Merci beaucoup.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Madame. Pour la réponse à ces deux v?ux, M. BARGETON a la parole.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Il faut bien faire flèche de tout bois, mais quand même, il y a des polémiques parfois qu'on pourrait s'éviter. L'entretien de la voirie parisienne est un sujet qui fait l'objet d'une concertation avec chaque maire d'arrondissement et les services de la Direction de la Voirie et des Déplacements lors de l?inscription budgétaire. Chaque année, une part importante du budget d'investissement est attribuée à l'entretien de la voirie. La période hivernale particulièrement rigoureuse a vu la succession de périodes de gel et de dégel, entrecoupées de redoux pluvieux, une situation exceptionnelle qui ne concerne pas que Paris, d'ailleurs, loin de là. Je vous invite à vous déplacer dans la métropole et dans d?autres métropoles françaises. De nombreuses dégradations se sont produites sur les chaussées parisiennes, que les services ont particulièrement constatées au mois de février. Dès l'apparition de ces désordres, une attention vigilante a été portée aux nids-de-poule, notamment dans les bois de Boulogne et de Vincennes et sur le boulevard périphérique. C'est ainsi que de l'enrobé à froid a été appliqué, 60 tonnes ont été utilisées depuis l'apparition de ce phénomène. Pour autant, l'effet de ces interventions d'urgence reste d'une durée limitée en raison de la circulation et la situation nécessite une action de fond, visant à traiter durablement ces désordres. Récemment, depuis le 20 mars, après la période de neige, une nouvelle intervention est en cours et mobilise d'importants moyens techniques et humains et consiste à appliquer cette fois un enrobé à chaud sur les zones dégradées. Enfin, les revêtements bitumeux dont la réalisation est inscrite au budget d'investissement seront mis en ?uvre au printemps. En dehors de ces dégradations bien identifiées, nous poursuivons de manière régulière le suivi et l'entretien de la chaussée. Une campagne d'été pour renouveler la chaussée serait contreproductive et coûteuse. Sur les v?ux proprement dits, je regrette la tonalité inutilement polémique du v?u de M. TRÉMÈGE et de l'U.M.P. qui m'oblige à y répondre par un avis défavorable : "tranchées", "météorites", ce n'est pas sérieux ! L'Exécutif aurait pu déposer un v?u en réponse, mais j'ai préféré donner un avis favorable au v?u présenté par Mme GALLOIS et les élus du groupe U.D.I. qui traitent de ce sujet important de manière plus équilibrée, même si les préconisations demandées sont d'ores et déjà mises en ?uvre, mais enfin, pour aller dans le sens du consensus, je vous propose donc d'adopter ce v?u en quelque sorte comme réponse, mais, en revanche, de rejeter le v?u de l'U.M.P. Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Monsieur TRÉMÈGE, vous maintenez votre v?u ou vous le retirez au profit du v?u de Mme GALLOIS ?

M. Patrick TRÉMÈGE. - Je le retire au profit de celui de Mme GALLOIS.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci. Le v?u n° 49 est donc retiré. Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est adopté à l?unanimité. (2013, V. 63).

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Chers collègues, je vous propose d?aller déjeuner, je suspends la séance. Reprise à 14 heures 30. Suspension et reprise de la séance. (La séance, suspendue à treize heures sept minutes, est reprise à quatorze heures trente minutes, sous la présidence de M. Pierre SCHAPIRA, adjoint).

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous avons presque deux heures de retard. Nous allons commencer. 2013 DVD 20 - Programme 2013 de mise en accessibilité aux usagers en fauteuil roulant de lignes de bus à Paris et demande des subventions correspondantes auprès du S.T.I.F.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DVD 20 concernant le programme 2013 de mise en accessibilité aux usagers en fauteuil roulant des lignes de bus à Paris et demande des subventions correspondantes auprès du S.T.I.F. Je donne la parole à Mme BRUNO.

Mme Catherine BRUNO. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, le Schéma départemental pour l'autonomie et la citoyenneté des Parisiens en situation de handicap adopté au Conseil de Paris de septembre 2012 indique dans sa partie bilancielle, je cite, "Qu'actuellement, les transports de droit commun et les transports adaptés (P.A.M.) ne permettent pas de répondre à l'ensemble des demandes des personnes en situation de handicap".

Il est incontestable que le service P.A.M. constitue une offre alternative indispensable au succès grandissant et dont nous soutenons l?essor, tandis que son activité augmente de 8 % chaque année depuis sa création.

Il n'en demeure pas moins que ce constat précité témoigne de l'urgence des chantiers de mise en accessibilité. C'est notamment l'objectif du Schéma directeur d'accessibilité à l'espace viaire, et c'est aussi la logique à l'?uvre au sein du S.T.I.F., qui s'achemine vers la mise aux normes de l'ensemble de son matériel roulant.

A ce jour, l'ensemble des lignes de bus de jour et de tramway est accessible aux personnes en situation de handicap moteur à Paris. Cela signifie dans les faits qu'au moins 70 % des points d'arrêt desservis par la ligne sont aménagés et que 100 % du matériel roulant utilisé sur ces lignes est accessible.

A contrario, 86 % du réseau francilien R.A.T.P. est accessible pour seulement 20 stations de métro. C'est très peu, et les maigres progrès entrepris dans ce domaine font montre de difficultés logistiques et financières certaines, inhérentes à la structure même du métro souterrain. Se concentrer à court terme sur l?accès aux autobus parisiens ressortit dès lors d'une démarche pragmatique et volontariste que soutient mon groupe.

Cependant, cela n'interdit pas aux décideurs publics de faire preuve d'ambition. C'est pourquoi j'espère que dans les prochaines années l'accessibilité du métro pour les personnes à mobilité réduite, à savoir personnes en situation de handicap, femmes enceintes, personnes âgées ou encore couples avec de jeunes enfants et donc des poussettes, ne se limitera pas à une vingtaine de stations, comme aujourd'hui.

Néanmoins, je salue le périmètre du présent projet de délibération, qui s'attache au réseau Noctilien et vise à rendre praticable 13 lignes circulant la nuit. Je m'interroge cependant sur les autres lignes constitutives du réseau, fait notamment de 36 lignes radiales et 2 lignes circulaires. Les travaux ont-ils déjà été entrepris pour les rendre accessibles ou un calendrier a-t-il été élaboré ? Ce projet de délibération est présenté comme le dernier programme de travaux. Y a-t-il donc à craindre que certaines lignes passent au travers des mailles du filet ? Quant à la mise aux nouvelles normes de lignes préalablement déclarées accessibles selon d'anciennes normes, à savoir une pente maximale de palette rétractable dont le coefficient varie, l'inflation normative dont relève ces travaux peut laisser perplexe. Le coût, dont la justification paraît des plus contestable au regard des critères d'utilité et de rationalité, n'est en effet pas négligeable pour la collectivité. De plus, certains problèmes de maintenance de ces palettes semblent exister. Aussi, la Mairie de Paris a-t-elle engagé des discussions avec ses partenaires - la R.A.T.P. et le S.T.I.F. - afin qu?un contrôle quotidien soit réalisé pour éviter de la sorte qu'un bus non opérationnel ne quitte le hangar le matin, laissant l'usager en fauteuil roulant sur le bord du trottoir, ce qui, de surcroît, rend bien sûr inopérants les investissements engagés en matière d'aménagement de la voirie ? Enfin, le rapport parlementaire remis par la sénatrice Claire-Lise CAMPION au Premier Ministre le 1er mars dernier soulignait que seules 89 des 274 lignes de banlieue étaient accessibles. Ce souci de discontinuité du maillage territorial est-il pris en compte par le Département de Paris ? Celui-ci travaille-t-il de concert avec les départements limitrophes afin de favoriser les déplacements au sein des petites et grandes couronnes ? Monsieur le Maire, une indéniable volonté d'améliorer le quotidien et les parcours de vie des personnes en situation de handicap a présidé à l'élaboration du plan de mise en accessibilité de la voirie parisienne que le groupe U.D.I., se reconnaissant dans ses préoccupations, avait par ailleurs voté. La tâche est immense, à l?image du réseau viaire parisien, fort de ses 1.700 kilomètres, mais elle s'avère impérieuse à mesure que la date butoir de 2015, récemment remise en question approche. C'est la raison pour laquelle j'espère que vous parviendrez à dissiper nos inquiétudes et je remercie M. BARGETON d?être venu cet après-midi pour répondre à mes questions.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - M. BARGETON va répondre à vos questions et, en plus, il sera épaulé par Mme DUBARRY.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Merci, Madame BRUNO. Je tenais à répondre à votre question, c'est la moindre des choses. C'est vrai que j'étais là pour l'apéritif et je suis revenu pour le digestif. Je recommande aux services de la séance de ne pas trop procéder ainsi, mais, en l'occurrence, cela ne m'a pas dérangé et je pense que c'est important d'être là pour faire l'effort de répondre aux questions des élus. Vous avez fait vous-mêmes l'effort d'annuler une réunion, je crois, pour pouvoir venir, alors que vous étiez présente et vous êtes revenue. Je vous en remercie. Merci de ce que vous avez dit, effectivement nous approuvons la dernière phase du programme de mise en accessibilité du réseau de bus dans Paris pour un montant de plus de 800.000 euros, 821.000 euros, et nous sollicitons les subventions au S.T.I.F. Je note que la Ville de Paris paye 25 % des dépenses et assure l'entretien. Il y a 36 lignes qui sont concernées et 771 points d'arrêt. Je peux vous répondre tout de suite que, évidemment, Paris ne peut agir que pour Paris. La question des Noctiliens concerne le S.T.I.F. Je vous confirme qu'il est bien prévu de mettre aux normes leurs arrêts situés en dehors de Paris. Evidemment, la Ville de Paris ne peut agir sur l'espace public qui ne relève pas de son territoire. Cela vaut aussi pour ce que vous avez dit sur la continuité en petite et grande couronne. Evidemment, c'est à chacun ensuite des départements de faire l'effort sur ce qui concerne l'espace public dans ses limites territoriales. C'est évidemment un impondérable. Pour le reste, l'objectif est bien de finir entièrement l'accessibilité à Paris sur le réseau bus. Je vous confirme également que pour 23 lignes, il s'agit de mettre aux nouvelles normes des lignes qui répondaient déjà aux anciennes normes d'accessibilité au handicap. 14 arrondissements sont concernés par ce programme, on en voit l'ampleur et je crois que, évidemment, c'est indispensable pour une meilleure utilisation pour tous des réseaux de bus. Je voudrais apporter quelques précisions sur le métro, puisque vous avez abordé cette question. Elle relève réglementairement du S.T.I.F., comme vous le savez. Pour Paris, l'obligation qui est faite au S.T.I.F. dans la loi de 2005 ne porte que sur les réseaux de surface, c'est-à-dire le bus et le tram. Le tram est entièrement accessible, le réseau de bus l'est depuis 2010 et, comme vous le voyez, nous poursuivons les actions pour améliorer encore la qualité de cette accessibilité. A l'horizon 2014, 100 % des points bus dans Paris seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Malgré cela, le S.T.I.F. a mené des études approfondies depuis 2005 en lien avec la R.A.T.P. et la S.N.C.F. sur les réseaux souterrains. Avant tout, il faut noter que plusieurs lignes proposent des accessibilités complètes ou partielles : la ligne 2, la ligne 6 ou la ligne 14 et les nouvelles stations mises en service. Par ailleurs, en 2015, la totalité des stations du R.E.R. seront accessibles dans Paris. Les dernières opérations seront menées sur les gares du R.E.R. C, les plus nombreuses et les plus complexes. Le scénario consistant à rendre accessible la totalité du réseau de métro n'a pas été exploré puisqu'il semble hors de portée financière. Cela coûterait probablement plus de 5 milliards d'euros. Le S.T.I.F. a alors tenté de définir plusieurs scenarii de mise en accessibilité, notamment sur un réseau de stations qui sont les stations les plus vastes, avec le plus de correspondances, par exemple République, Châtelet, etc. Alors, évidemment, il y a parfois des impossibilités techniques, lorsqu?il y a de nouvelles stations nous les mettons aux normes, mais, évidemment, s'il faut multiplier les ascenseurs et avoir une chaîne d'ascenseurs qui fonctionne toujours en permanence, on voit bien que, techniquement, on atteint certaines limites pour le réseau du métro qui est un réseau extrêmement ancien. En tous cas, en 2015, il sera proposé aux usagers une accessibilité complète sur le bus, le tramway, le R.E.R. conformément à la loi. Ce réseau sera complété par les dispositifs déjà disponibles dans les stations de métro les plus récentes et par ceux qui seront mis en place dans les stations de métro nouvelles et, bien sûr, il faut agir sur tous les handicaps, je pense notamment aux malentendants et aux malvoyants dans leurs déplacements. Voilà les éléments complets, je crois, que je tenais à vous apporter en vous remerciant pour vos propos et votre investissement sur cette question.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme DUBARRY pour compléter cette réponse déjà complète.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe.- Justement.

Merci, Monsieur le Maire.

Donc, je ne compléterai pas ! Mme BRUNO a évoqué - et cela me paraissait pertinent - le rapport de la Sénatrice CAMPION qui a été remis il y a une quinzaine de jours et je trouvais important de redire à quel point, en ce qui concerne Paris, ce but de 2015, tel qu'il était dans un premier temps affiché dans la loi de 2005, nous semble toujours être une réponse et la bonne réponse. Tout le travail que nous faisons sur la mise en accessibilité de l'ensemble de nos établissements recevant du public, l'ensemble de nos 2.000 établissements recevant du public, va dans le sens de, autant que faire se peut, autant que possible, apporter la réponse en 2015. En ce qui concerne le métro, je voulais vraiment insister sur le dernier point qu'a évoqué M. BARGETON, parce qu?il me paraît extrêmement important et c'est d?ailleurs ce que l'on retrouve aussi dans le rapport de la Sénatrice CAMPION. L'accessibilité, cela ne veut pas dire que les personnes à mobilité réduite. La mise en accessibilité et l'accessibilité universelle, cela concerne tous les types de handicaps et je dois dire que la mission de la R.A.T.P., la mission Handicap de la R.A.T.P., travaille d'une façon très pointue dans ce sens. M. BARGETON disait les malvoyants et les malentendants, elle travaille aussi pour les non-voyants et les non-entendants, c'est-à-dire les aveugles et les sourds, et elle a mis au point des dispositifs où elle réfléchit avec les innovations qui sont permises aujourd'hui, je pense par exemple à l'utilisation de smartphones, qui permettent de se retrouver dans les stations de métro, dans les plans d?une façon générale pour les déplacements, ce qui est aussi utile à un autre type de handicap le plus présent en France, je tiens à le rappeler, qui est le handicap psychique et le handicap mental. Les personnes en situation de handicap mental et de handicap psychique sont celles qui ont le plus de mal et de difficultés à se déplacer parce qu?elles ont le plus de mal et le plus de difficultés à se retrouver, tout bêtement, dans la lecture d'un plan, de cette somme et cette masse d'informations qu'est la notion de déplacement. Le travail qui est fait par la R.A.T.P. et que nous accompagnons avec Mme BRUNO, vous devez le savoir, la Commission communale d'Accessibilité va dans ce sens et je dois dire que c'est un travail à la fois très lourd, oui, compliqué en tout cas, parce que les normes, les variations dans les normes, etc. ; mais c'est passionnant. Du coup, on se pose aussi la question de savoir à qui la Ville est accessible et c'est ce qui fait la richesse de ces interrogations, le foisonnement de ces réponses que nous apportons, qui peuvent paraître parfois trop partielles, c'est-à-dire qu'on apporte un petit truc ici et un petit truc ailleurs, mais qui en réalité, mises bout à bout, font que nous apportons une réponse cohérente à la mise en place de l'accessibilité universelle, avec, je le répète, cette visée de 2015 que nous avons toujours à l'esprit et dont nous espérons que nous allons, en 2015, pouvoir produire quelque chose de cohérent, un maillage territorial pertinent qui répondra à l'ensemble des personnes en situation de handicap, mais, comme vous l'avez dit, à l'ensemble des personnes ayant parfois des difficultés pour se déplacer : personnes âgées, jeunes enfants eux-mêmes et parents de jeunes enfants puisque, bien évidemment, ce sont aussi des populations qui sont concernées par ces problèmes et par ces questions. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, nous allons passer au vote. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 20. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DVD 20). V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à l'organisation des états généraux de la transition énergétique.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le voeu n° 52 est relatif à l'organisation des états généraux de la transition énergétique à Paris. Je donne la parole à Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. Une minute.

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Mes chers collègues, lors de la Conférence nationale qui s'est tenue en septembre 2012, le Gouvernement a ouvert le débat sur la transition énergétique qui fera l'objet d'une loi de programmation à l'automne 2013. Dans cette perspective, des débats avec les différents acteurs et le grand public se dérouleront dans toute la France entre janvier et juillet 2013. Dans ce cadre, la Région Ile-de-France a engagé la concertation avec la programmation de trois débats, dont deux se sont déjà tenus. S'agissant de la concertation parisienne, il semblerait, Monsieur le Maire, que vous ne souhaitiez pas organiser d?états généraux de la transition énergétique. Notre Capitale ne pouvant rester à l'écart de tels enjeux, avec mon collègue Jérôme DUBUS, nous vous demandons de prendre l'initiative d'organiser un cycle de débats sur la transition énergétique afin que la Ville et le Département participent activement à la concertation et permettent aux élus, aux associations et aux Parisiens de contribuer à ce débat majeur. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme Fabienne GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je vous prie d'excuser René DUTREY, qui ne peut pas être là cet après-midi, donc je répondrai à sa place sur ce v?u qui est présenté par l'U.M.P.P.A. Vous évoquez le débat national sur la transition énergétique qui a débuté en novembre 2012 et qui va se clôturer en juin prochain. Comme vous l'avez rappelé, il est l'occasion de nombreuses conférences sur le territoire national et fait l'objet de déclinaisons régionales comme l'a souhaité le Gouvernement. La Région Ile-de-France organise ainsi durant le premier semestre trois débats de contribution à la future loi de programmation. La Ville de Paris, par ses élus et les représentants des services, participe activement à ces débats, dont deux d'entre eux se sont d'ailleurs déroulés sur son territoire. Dans le cadre de l'actualisation du Plan climat énergie de Paris, la Ville avait organisé à l'automne, lors des Journées parisiennes de l'énergie et du climat, une concertation avec les grands acteurs énergétiques de la métropole. L'actualisation du Plan climat énergie de Paris, que nous avons votée en décembre dernier, avait pris en compte cette concertation et dressé les orientations de la transition énergétique de Paris à l'horizon 2020, ainsi que les grandes lignes d'un travail identique à mener au niveau métropolitain. En effet, c'est bien au niveau de la métropole parisienne, en articulation avec l'échelle régionale, que doit s'envisager la réflexion sur la transition énergétique de Paris. Comme vous le savez, nos réseaux de gaz, d'électricité, de chauffage urbain transcendent les frontières administratives. C'est pourquoi les responsables de "Paris Métropole" ont demandé à la conférence des partenaires de créer un groupe spécifique "transition énergétique". Ce groupe de travail a auditionné notamment la Ville de Paris. Les résultats seront communiqués aux élus de "Paris Métropole" au printemps pour les intégrer comme contribution au débat national. Pour toutes ces raisons, la Ville a choisi de prendre une part active aux débats régionaux et métropolitains. Avec toutes ces informations, je vous demanderais de retirer votre v?u, si vous en êtes d'accord.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Alors ?

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Je maintiens mon v?u.

J'ajoute que la Ville pourrait faire un effort, notamment, pour mieux faire connaître tous les débats organisés par la Région sur notre territoire, parce que nous avons l'impression d'être tenus un peu à côté de cette concertation.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 52 avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u est repoussé. 2013 DEVE 38 - Approbation des modalités de lancement d'un appel d'offres ouvert pour l'entretien des sanitaires publics dans les espaces verts de la Ville de Paris.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DEVE 38 et l?amendement technique n° 53, cela va aller vite : lancement d'un appel d'offres pour l'entretien des sanitaires publics dans les espaces verts de la Ville de Paris. La parole est à Mme GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Il s'agit simplement, et c'est assez intéressant, de faire intégrer des clauses sociales aux marchés qui seront présentés. Je vous demande donc d'approuver cet amendement technique, qui n'est pas seulement technique, qui est aussi important pour nous.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, l'amendement technique n° 53, avec un avis favorable, évidemment. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? L'amendement est adopté. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 38 ainsi amendé. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération amendé est adopté. (2013, DEVE 38). V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au maintien d'un poste de surveillance dans le bois de Vincennes.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le v?u n° 54 est relatif au maintien d'un poste de surveillance dans le bois de Vincennes. Je donne la parole à Mme MONTANDON, pour une minute.

Mme Valérie MONTANDON. - Merci, Monsieur le Maire.

Il a été décidé de fusionner les brigades d'accueil du bois de Vincennes avec celles du Parc floral et cette fusion prévoit de supprimer les postes de surveillance et d?accueil dans le secteur du lac Daumesnil, le secteur Saint-Mandé. La nouvelle organisation proposée s'oriente vers des rondes mobiles dans le bois en supprimant les deux postes fixes. Or, aussi bien dans le secteur du lac Daumesnil que dans le parc de Saint-Mandé, ces deux localisations sont très fréquentées. Pour reprendre le v?u de M. NAJDOVSKI sur "Paris Respire", il a utilisé pour décrire les alentours du lac Daumesnil la surfréquentation du site. En plus, les concessionnaires du bois de Vincennes subissent une augmentation des actes de vandalisme et sont inquiets de la disparition des deux postes permanents dans ces secteurs. Ce qui nous préoccupe le plus, c?est que les rondes ponctuelles ne peuvent pas remplacer les effets positifs d'un poste fixe comme la qualité du service de proximité, aussi bien avec les habitants, les familles, ainsi que la sécurité et surtout l'effet de dissuasion que ces postes ont. Il est important de rappeler que la Ville de Paris s'engage à proposer un service de qualité aux Parisiens, notamment à travers le label "Quali Paris", qui est décerné par un organisme de certification indépendant et dont les engagements sont, entre autres, la qualité de l'accueil, la fiabilité des informations et des services, la facilité d'accès et d'orientation pour tous. C'est pour toutes ces raisons que nous vous demandons que dans la nouvelle organisation qui est en train de se faire, soit maintenu un poste de surveillance, aussi bien dans le secteur du lac Daumesnil que dans le secteur de Saint-Mandé. Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame. Je donne la parole à Mme Fabienne GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Merci.

D'abord, avant de répondre plus précisément sur la surveillance du bois de Vincennes, je voudrais quand même rappeler à l'U.M.P.P.A. qu'on ne peut pas tenir un double langage. Ce matin, on vous a entendu, à propos du rapport de la C.R.C., reprocher à la Ville de créer des milliers de postes et de faire exploser la masse salariale ; on l'a bien entendu. D'un autre côté, vous vous plaignez quand on essaye de retravailler, la répartition du personnel, entre directions? C'est contradictoire ; soit vous avez une position de principe comme quoi quand on crée de nouveaux équipements, on crée des postes supplémentaires, soit vous pensez qu'il faut supprimer des postes. C?est ce que vous nous demandez par principe mais par moments, sur des cas très particuliers, vous avez une doctrine complètement inverse. Je tenais à le rappeler à l'Assemblée, parce que je ne peux pas entendre ce double langage. Sur le bois de Vincennes, il est proposé de rassembler deux brigades en charge de l?accueil et de la surveillance et d'organiser leur mission depuis le Parc floral, où tous les agents prendront désormais leur poste, des locaux rénovés permettant de les accueillir dans de meilleures conditions que les locaux actuels. La nouvelle organisation vise à optimiser la gestion de la surveillance. Le périmètre d'intervention est conservé sur l'ensemble du bois, mais les tournées sont revues. Il n'est pas possible de maintenir une présence permanente sur le site de Saint-Mandé et du lac Daumesnil dans un contexte de diminution des effectifs. Il convient de préciser que la brigade volante, constituée aujourd?hui d'une dizaine de personnes, soit, en moyenne, cinq à six agents présents par jour, n'a pas vocation à assurer la sécurité sur un périmètre aussi étendu que le bois ; je rappelle qu'il fait 995 hectares. Pour ce qui concerne les événements importants qui se déroulent dans le bois de Vincennes, et notamment sur la pelouse de Reuilly, la sécurité est toujours assurée par la police nationale, avec la présence des agents de la Direction de la protection et de la prévention. Avec toutes ces informations, je vous demande de retirer votre v?u ; sinon, j'émettrai un avis défavorable.

Mme Valérie MONTANDON. - Je le maintiens.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 54 avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. V?u déposé par le groupe U.D.I. relatif à la dénomination du Zoo de Vincennes.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le v?u n° 55 est relatif à la dénomination du zoo de Vincennes. Monsieur le conseiller Gérard REY, vous avez la parole.

M. Gérard REY. - Vous avez pu entendre ce matin Mme BLUMENTHAL intervenir sur le bois de Vincennes, elle a cité clairement le zoo de Vincennes ; eh oui, c'est la dénomination classique, ce zoo s'appelle le "zoo de Vincennes". Ce zoo a été fermé en 2008, il va être rouvert en 2014 et il est prévu de changer ou il est possible que le propriétaire, c'est-à-dire le Muséum national d'histoire naturelle, change son nom en "parc zoologique de Paris". Je trouve que c'est une dénomination qui coupe de l'histoire et des habitudes parisiennes. Aussi, je suggère que la Ville de Paris demande à ce que ce nom de Vincennes soit maintenu dans son nom ; je fais cette proposition qu?à l'avenir, cette dénomination pourrait être : le Parc zoologique de Paris-Vincennes. C'est peut-être secondaire, pas important, mais pour les Parisiens, cela fixe les règles. Pour le coup, c'est la dénomination actuelle et je souhaite que sa référence soit maintenue et que sa localisation soit inscrite dans son nom. Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Parfait ! Madame GIBOUDEAUX, votre avis ?

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Mon avis est de donner un avis favorable à ce v?u, sachant quand même que c'est le Muséum d'histoire naturelle qui décidera, in fine, de la dénomination qu'il souhaite donner au site. C'est vrai que le nom officiel est "Parc zoologique de Paris", mais le public, depuis 80 ans, a pris l'habitude de le dénommer "zoo de Vincennes", car il se situe dans le bois de Vincennes. Il est tout à fait possible de proposer ce v?u, sachant que, je le rappelle, in fine, ce sera le Muséum d'histoire naturelle qui décidera.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u est adopté. (2013, V. 65).