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Mars 2013
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Conseil Général
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Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au dispositif ADAM.

Débat/ Conseil général/ Mars 2013


 

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous passons à l'examen de la proposition de v?u référencée n° 5 G dans le fascicule, déposée par le groupe U.M.P.P.A., relative au dispositif ADAM.

La parole est à Mme Brigitte KUSTER, pour une minute.

Mme Brigitte KUSTER. - Merci, Madame la Présidente.

Je voudrais quand même regretter? Tout à l'heure, j'ai été empêchée d'accéder à l'Hôtel de Ville. J?avais une minute de retard et on ne m'a pas permis de m'exprimer sur un projet de délibération. Je pense que si cela avait été un élu de votre majorité, vous l?auriez accepté et je voulais juste m'étonner de ces méthodes.

Je vais vous présenter un v?u qui est relatif au dispositif ADAM?

Oui, c'est malheureusement la réalité : deux poids, deux mesures !

Le dispositif ADAM. C?est un dispositif dont je vais peut-être rappeler le principe. Il est proposé par l?association "PlaNet Finance", qui est par ailleurs présidée par M. Jacques ATTALI et dont le siège est dans le 17e. Ce dispositif ADAM a pour objectif la détection et l'accompagnement des micro-entrepreneurs. Ce projet est particulièrement important. Il est à l'heure actuelle développé à l'étranger, beaucoup en Afrique, mais il nous a paru opportun dans le 17e, dans les quartiers qui peuvent en avoir besoin, de faire bénéficier la population entre autres de la porte Pouchet de ce projet. Ce projet consiste à développer la micro-finance dans les quartiers, avec pour objectif d'accompagner, de sensibiliser de jeunes adultes à l'entreprenariat. Le but de ce dispositif est d'inciter à la création de micro-entreprises?

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Si vous pouviez conclure, Madame KUSTER !

Mme Brigitte KUSTER. - ? par un accompagnement personnalisé, un suivi et le financement des projets jusqu'à leur réalisation. Outre cet objectif qui accompagnera un élan de solidarité dans des quartiers difficiles, cette action pourrait évidemment s'insérer particulièrement et avec pertinence dans le cadre du G.P.R.U. de la porte Pouchet...

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Madame KUSTER, c?est une minute. Si vous pouvez conclure, s'il vous plaît !

Mme Brigitte KUSTER. - Le rapport du Conseil national des villes sur le développement économique dans les quartiers propose notamment d'accompagner les jeunes créateurs d'entreprise, et ce dispositif y répond.

Ainsi considérant que, pour valider l'opportunité de ce projet, une étude de faisabilité doit être menée pour l?association pour un montant de 15.000 euros, que la Caisse des dépôts prend en charge la moitié de ce projet et que les services de l'Etat ont fait part de leur intérêt, nous sommes à ce stade dans l'attente de la décision de la Ville de Paris, qui a dit son intérêt pour le projet mais qui n'a pris à ce jour aucune décision concrète.

C'est pourquoi nous proposons, entre autres avec M. Jérôme DUBUS qui est en charge du conseil de quartier concerné, que la Ville participe à l'étude de faisabilité du dispositif ADAM. Je vous remercie.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Madame KUSTER, merci pour votre intervention.

Le règlement intérieur est valable pour tout le monde : c'est une minute pour présenter les v?ux qui ne se rattachent pas à des projets de délibération qui sont à l'ordre du jour. Pour répondre, la parole est à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON. - Merci, Madame la Présidente.

Depuis dix ans, Paris a mis en place un nombre croissant de dispositifs de soutien à la création d'entreprise. Aujourd'hui, il se crée environ 500 entreprises par semaine à Paris. L'enjeu est donc bien de les pérenniser et de les développer.

Quatre leviers principaux ont été mis en place par la Ville pour cela.

Tout d'abord, pour faciliter leur hébergement avec le plan Pépinières et Incubateurs : 5.000 mètres carrés en 2001, 100.000 mètres carrés en 2014, une capacité d'accueil de 520 "start-up" à ce jour faisant de Paris l'un des premiers incubateurs au monde.

Deuxième levier pour leur financement : le fonds Paris Innovation Amorçage, mis en place par la Ville grâce à mon collègue M. Jean-Louis MISSIKA et avec Oséo, qui propose des financements aux entreprises incubées sous forme d'avances remboursables allant jusqu'à 100.000 euros. Doté de 7 millions d?euros annuels, il a déjà permis le financement de plus de 250 jeunes entreprises innovantes depuis 2010.

Autre dispositif : "Paris Finance Plus", fonds de garantie d'emprunt bancaire pour la création, la transmission et le développement d'entreprises parisiennes géré par Oséo.

Autre dispositif, le soutien au "Réseaux Entreprendre et Scientipôle Initiative" : ce sont des octrois de prêts d'honneur à des créateurs et des repreneurs d'entreprises à fort potentiel, qui sont accompagnés pendant trois ans.

Nous avons également mis en place des dispositifs pour accompagner ces entreprises. Un accompagnement est ainsi proposé pour les incubateurs et les pépinières et nous soutenons des initiatives d'accompagnement entrepreneurial tel que Paris Pionnières ou l?ADIE.

Enfin, nous soutenons les réseaux d'entreprise.

Comme les dispositifs doivent être de plus en plus ciblés, nous développons et soutenons des dispositifs à l'attention des jeunes déjà, qu?il s?agisse de l?amorçage d?une idée ou d?un besoin de financement. Par exemple, avec le groupement "Jeunes Créateurs", soutenu par mes collègues Mme Gisèle STIEVENARD et M. Christian SAUTTER, qui est présent dans le quartier de la porte Pouchet dans le 17e arrondissement et que vous évoquiez, Madame la Maire.

Un des objectifs majeurs est de favoriser l?insertion professionnelle des jeunes qualifiés ou non qualifiés en s'appuyant sur la création d'activités ou d'entreprises. Il existe également déjà le dispositif "Créajeunes" de l?ADIE qui est un programme gratuit à destination des jeunes de 18 à 30 ans, qui a pour but de donner aux porteurs de projets tous les outils nécessaires à leur création dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions avec un accompagnement.

Ce sont plus de 110 jeunes Parisiens, dont 29 % sont issus des quartiers "politique de la ville" de Paris, qui sont actuellement accompagnés par "Créajeunes".

Nous avons également les boutiques de gestion, dont le but est d'accompagner les créateurs d'entreprise et qui accueillent un nombre important de jeunes.

Enfin, nous soutenons "Paris Initiative Entreprise", plateforme parisienne de France Active, et notamment son programme "Cap Jeunes" qui accompagne et finance les jeunes de moins de 26 ans.

Cette politique volontariste porte ses fruits, puisqu?en 2012 on compte 8.000 créations nettes d'entreprises à Paris.

Vous l'aurez compris, Paris est extrêmement mobilisé pour la création d?entreprise, et en particulier pour celles des jeunes, et nous mettons donc déjà en place un grand nombre de dispositifs.

Le projet de création d?ADAM n?est pas ressorti comme prioritaire lors de mes dernières rencontres avec la Caisse des dépôts, où nous avons fait le point sur un certain nombre de projets cofinancés par la Ville et par la Caisse des dépôts.

Je connais la qualité du travail effectué par PlaNet Finance et son équipe et l'intérêt que présentent les A.D.A.M. Ce dispositif est prévu pour les territoires qui sont dépourvus d'offres à destination des jeunes. Vous l'aurez compris, compte tenu de ce que je viens de rappeler, ceci n'est pas le cas à Paris. J'émettrai donc un avis défavorable à votre v?u.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame VERON.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.