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Mars 2013
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Conseil Général
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2013 DASES 168 G - Subvention (135.000 euros) et conventions avec 3 Caisses des écoles en vue de l'extension du programme "Paris Santé Nutrition" aux 10e, 18e et 20e.

Débat/ Conseil général/ Mars 2013


 

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération DASES 168 G relatif à l'attribution d'une subvention de 135.000 euros et conventions avec trois caisses des écoles.

La parole est à Mme Frédérique PIGEON.

Mme Frédérique PIGEON. - Madame la Présidente, je vous remercie.

J'interviens en effet sur ce projet de délibération, car la santé est un objet majeur des politiques municipales, et notamment dans sa dimension la plus efficace et la plus économe, c?est-à-dire la prévention. Et quel meilleur endroit, en effet, que l'éducation à la santé dans les écoles, dont nous avons déjà parlé toute la journée.

L'obésité et le surpoids concernent de nombreux enfants : un enfant sur six est touché à Paris en CM2, 18 % dans la tranche des 3 à 17 ans, et 15 % des adultes également le sont.

D'autres enquêtes montrent également que cette pathologie touche gravement des personnes défavorisées dans les quartiers, car la "malbouffe" est moins chère et constitue souvent un facteur d'exclusion et de discrimination.

Bien sûr, derrière tout cela, il y a le cholestérol, le diabète, les maladies cardiovasculaires, des maladies lourdes à gérer et à soigner, et parfois dont on ne guérit pas.

La lutte contre ce fléau : l'éducation à la nutrition, la prévention par l'activité physique, c'est l'objet du programme "Paris Santé Nutrition". Ce programme a été expérimenté depuis 2009 dans trois arrondissements pilotes : 13e, 15e et 19e. Il y connaît des résultats encourageants et donc il convient de l'élargir et de le consolider en l?étendant à trois nouveaux arrondissements : 10e, 18e et 20e.

Concrètement, il s'agit d'une démarche locale participative qui va permettre de mettre en place des actions au plus près du public, après avoir élaboré un diagnostic de terrain. Il s'agit de prévenir, grâce à la réalisation d'outils pédagogiques adaptés aux publics visés.

Depuis des années, dans le 18e, Dominique DEMANGEL y travaille, Alexandra CORDEBARD dans le 10e, Serge WAJEMAN dans le 20e, et ils demandaient à participer à ce programme. C?est chose faite maintenant. L'action de tous ces intervenants agissant sur le thème sera coordonnée sous le pilotage des caisses des écoles de ces trois arrondissements. Elles supervisent déjà la restauration scolaire et ce rôle supplémentaire sera rendu possible via l'embauche de trois chargés de mission chefs de projet locaux, dont les salaires seront pris en charge par le Département.

Voilà donc ce qu'organise ce projet de délibération et c'est pourquoi je vous invite à adopter ces subventions et ces conventions avec les trois caisses des écoles concernées.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame PIGEON. Pour répondre, la parole est à M. Jean-Marie LE GUEN.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Merci, Madame la Présidente.

Merci à Mme Frédérique PIGEON d'avoir posé cette question, parce que c'est un des éléments majeurs, qui n'est pas le plus visible au sens médiatique du terme mais je considère néanmoins que c?est un des éléments majeurs de notre politique de santé de cette mandature.

Vous avez raison de souligner les dangers de l'épidémie d'obésité qui, aujourd'hui, touche l'ensemble des sociétés développées ou la partie développée des sociétés, parce que des sociétés en développement en Afrique et ailleurs sont aussi touchées par ces problématiques. C'est un fait mondial qui touche aussi notre pays.

Nous avons donc décidé d'avoir une réponse de prévention la plus structurelle et malheureusement, on peut imaginer que ce type d'intervention aura vocation à être durable.

D'ores et déjà, aujourd'hui, plus de 18.000 enfants à Paris, dans plus de 100 écoles maternelles et élémentaires sont concernés par l'opération "Un fruit à la récré".

Au-delà de cet aspect des choses, nous avons une action globale parce qu?il est apparu dès le départ qu'il ne suffisait pas d'intervenir dans l'école s'il n'y avait pas une intervention plus globale qui se faisait autour de l'environnement de l'enfant, auprès de sa famille. On imagine bien que toute distorsion sur les comportements alimentaires, éventuellement sur d'autres, entre la réalité de l'école et la réalité de la famille n'est pas de nature à faciliter l'engagement de l'enfant dans des comportements positifs.

Mais au-delà de la famille, il faut aussi intervenir sur l'environnement social, associatif, culturel et donc, ce sont des interventions globales qui se font autour de l'école, qui sont mises en ?uvre par ce plan "Paris Santé Nutrition", qui concerne, vous l'avez dit, les 13e, 15e et 19e arrondissements.

Même si nous avions déjà essayé d'essaimer l'enseignement des bonnes pratiques, dans l'intérêt des caisses des écoles - et vous avez cité les adjoints qui étaient mobilisés sur ces questions - et donc nous avons bien avancé.

Nous voulons continuer néanmoins pour que notre pédagogie soit la plus efficace, et nous le faisons avec les meilleures pratiques en matière de santé publique. C'est une des interrogations : savoir comment faire adopter de bons comportements à des enfants, à des adolescentes et à des adultes. C'est une des grandes questions de la santé publique. Nous essayons toujours d'améliorer ce que sont nos pratiques. Aujourd'hui, nous allons passer à trois arrondissements nouveaux. Nous le faisons, ce qui est aussi intéressant, en partenariat avec l'Agence régionale de santé, notamment qui nous finance pour partie cette action.

Nous intervenons également dans le domaine médical, par la prise en charge d'enfants qui sont atteints par une problématique de surpoids et en particulier d'obésité. Nous le faisons en partenariat avec l'hôpital Robert Debré et le R.E.P.O.P. de façon à ce qu?il y ait une prise en charge médicale, bien sûr, mais pas seulement, en proposant une offre d?activité physique adaptée et gratuite pour ces enfants.

Ce sont des formes innovantes d'intervention dans le domaine de la santé. D'une façon générale, il est tout à fait clair que notre programme ne porte pas simplement sur le mieux-manger mais aussi sur le fait de favoriser l'activité physique et de profiter de l'activité physique pour permettre aux enfants de sortir de leur milieu. C'est ce que nous faisons avec la fondation Abbé Pierre et Intersport.

Je voudrais préciser que nous essayons aussi d'améliorer l'offre de produits dans les distributeurs en tentant de faire évoluer l'offre et d'améliorer l'aide alimentaire. L'autre cible, en dehors des enfants dans leurs écoles, des six arrondissements concernés, c'est aussi les enfants qui sont concernés par l'aide sociale, l'aide sociale à l'enfance, les familles en difficulté, et donc nous intervenons avec une offre renforcée en direction de ces familles et de ces enfants. Je vous remercie d'avoir bien voulu insister sur cette dimension.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 168 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DASES 168 G). Je vous remercie.