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Mars 2013
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2013 DASES 173 G - PDIE. Participation (390.000 euros) et conventions avec trois associations pour une action de soutien psychologique d'allocataires parisiens du RSA.

Débat/ Conseil général/ Mars 2013


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DASES 173 G relatif au P.D.I.E., le Plan départemental d'insertion et d'emploi. Conventions avec trois associations pour un soutien psychologique apporté à des allocataires parisiens du R.S.A.

C?est Mme Claire MOREL qui intervient en cinq minutes ou moins, et Mme TROSTIANSKY qui répondra.

Mme Claire MOREL. - Je vous remercie.

Monsieur le Président, mes chers collègues, la crise n'épargne pas les Parisiennes et les Parisiens, particulièrement les allocataires du R.S.A., qui sont au nombre de 61.300 fin septembre 2012.

A leurs difficultés pour retrouver un emploi en raison de la crise, de la dépression durable de certains secteurs, des obstacles injustifiables liés à l'âge, s'ajoutent parfois des parcours personnels chaotiques et des problèmes de santé.

Comme vous avez pu le constater lors de notre dernière séance du Conseil de Paris à l'occasion du bilan à mi-parcours du Plan départemental pour insertion et l?emploi, Paris se mobilise en faveur des titulaires du R.S.A.

En 2013, comme en 2012, 85 millions d'euros seront ainsi consacrés à différents outils et à de très nombreuses structures et services de la Ville. C?est ainsi que ce plan a défini comme l'un de ses axes majeurs la prise en charge des problèmes de santé, notamment de santé mentale des titulaires du R.S.A. Il s'agit ici d'une nécessité. Les personnes titulaires du R.S.A. peuvent cumuler difficultés d'insertion dans l'emploi, exclusion sociale et problèmes de santé comme des difficultés psychiques, des conduites addictives et des situations de mal être. Problèmes de santé mentale qui, bien sûr, avec une allocation de 483 euros pour une personne seule, sont trop souvent laissés de côté par les titulaires eux-mêmes.

L'objet de ce projet de délibération est donc la signature par la Ville de Paris de trois conventions avec les associations "APASO", "EPOC" et "Processus Recherche", dont l'objet est à la fois le renforcement des appuis psychologiques aux services sociaux ainsi que la poursuite des actions de soutien psychologique des allocataires du R.S.A. eux-mêmes en appui de leur parcours d'insertion.

Les nouvelles conventions insistent sur le lien continu à installer entre les psychologues des trois associations et le référent social des allocataires dans les services départementaux sur tout Paris : meilleure appréhension des prises en charge, bilans d'étape réguliers, bornage de la durée des suivis et reconduction soumise à validation de l?équipe sociale. Ce volet des nouvelles conventions concerne ainsi deux associations, dont je salue ici le travail de leurs intervenants.

D'une part l'"APASO", association pour la prévention, l'accueil et le soutien et l?orientation, qui exerce depuis 2003 dans le 14e arrondissement avec des activités de soutien psychologique et des actions de remobilisation des allocataires parisiens.

L'"EPOC", espace psychanalytique d'orientation et de consultation, qui travaille avec le Département depuis 2007 et intervient comme spécialiste dans le domaine des addictions sous toutes les formes au sein du 19e arrondissement.

Le deuxième volet des trois conventions contient une dimension très innovante qu'il convient de souligner. En effet, elle prévoit la mobilisation d'un psychologue par ces associations au service des travailleurs sociaux parisiens, des espaces d'insertion et des cellules d'appui d'insertion. L'objectif est d'améliorer la compréhension des problématiques psychologiques par les travailleurs sociaux eux-mêmes, trop souvent démunis face à certaines fragilités, et de participer également à l'évaluation des allocataires à l'occasion des entretiens individuels.

Cette action totalement innovante au regard du travail social et psychologique habituel sera expérimentée en 2013 et fera l'objet d'une évaluation avant d?envisager son extension géographique au cours de l'année 2014.

Les associations déjà nommées, "EPOC" et "APASO", vont s?engager à mobiliser un mi-temps sur le 19e et sur le 13e chacune de leur côté. Une autre association, "Processus Recherche", prendra en charge également un autre mi-temps, afin de soutenir les travailleurs sociaux. L'association "Processus Recherche" travaille déjà dans le cadre du Service Appui Santé auprès des travailleurs sociaux, dans le cadre de l'intégration de la dimension psychologique de leur travail.

En contrepartie de l'ensemble de ces actions, le Département de Paris participera à hauteur de 240.000 euros pour "APASO", 120.000 euros pour "EPOC" et 30.000 euros pour "Processus Recherche". A cela peut s'ajouter le soutien de la Ville de Paris à l'association "La clepsydre" et ainsi le Département de Paris va consacrer 640.000 euros aux actions menées au titre du soutien psychologique des titulaires du R.S.A. C'est une action ambitieuse que Paris mène en faveur des titulaires du R.S.A. qui inclut toutes les dimensions de l'éloignement de l'emploi et qui soutient les travailleurs sociaux en améliorant leur formation, le soutien à leurs actions, en leur donnant davantage d'outils et de conseils. Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame MOREL.

La parole est à Mme TROSTIANSKY pour vous répondre.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Monsieur le Président, comme l'a rappelé Mme Claire MOREL, le renforcement de l'appui psychologique en direction des allocataires du R.S.A. est l'un des axes prioritaires de notre programme départemental pour l'insertion et l'emploi. Il permet de prévenir les risques d'exclusion et d'accompagner les plus fragiles dans leurs démarches d'insertion. Ce soutien est d'autant plus nécessaire en période de crise économique et quand la rareté de l'emploi pousse tant de personnes dans de grandes difficultés sociales. Je ne reviendrai pas sur notre partenariat avec les associations qui sont des acteurs de premier plan dans la prise en charge des allocataires en souffrance psychique, je souhaite simplement mettre en avant la nouveauté de cette convention. Monsieur le Président, les travailleurs sociaux sont souvent démunis face aux fragilités psychologiques ou au déni des allocataires qu'ils suivent. Il est donc primordial de pouvoir améliorer leur compréhension des problématiques psychologiques et de les soutenir dans leur accompagnement. Mme MOREL a bien identifié cette action expérimentale, innovante au regard des protocoles habituels de travail social. Cette innovation fera l'objet d'une évaluation, avant d'envisager son extension géographique au cours de l'année 2014. Donc, mes chers collègues, en raison de l'utilité des actions conduites par ces associations au bénéfice des allocataires du R.S.A., je vous invite à voter favorablement ce projet.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TROSTIANSKY.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 173 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DASES 173 G).