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Septembre 2004
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147 - QOC 2004-478 Question de M. Jean-Didier BERTHAULT et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative au compostage des déchets organiques

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2004


Libellé de la question :
"La transformation des déchets organiques en compost présente plusieurs avantages pour la collectivité :
- elle permet de "boucler" le cycle végétal naturel ;
- elle constitue une alternative à l'utilisation d'engrais chimiques, contribuant à un moindre impact environnemental.
En outre, les matières organiques constituent une des catégories les plus importantes des déchets municipaux. Aussi, comme l'affirme le rapport Miquel, leur compostage présente un potentiel d'économies important pour le dimensionnement des usines d'incinération des ordures ménagères.
Aussi, Jean-Didier BERTHAULT et les élus du groupe U.M.P. du Conseil de Paris souhaitent savoir quelles sont les quantités de matière organique qui suivent une filière de compostage, et quelle part du gisement parisien subit ce mode de traitement."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Les déchets organiques collectés à Paris se répartissent en trois catégories: les déchets verts provenant des parcs et jardins, soit 15 à 20.000 tonnes de tontes, tailles et élagages, les déchets de marché, environ 10.000 tonnes de déchets alimentaires et la fraction fermentescible des ordures ménagères, soit 150.000 tonnes estimées.
A ceux-ci, peuvent s'ajouter les boues du S.I.A.A.P. représentant un tonnage d'environ 75.000 tonnes.
Actuellement, une partie des déchets verts des parcs et jardins fait l'objet d'une valorisation sous forme d'un compostage sur site, de réutilisation de broyats d'élagage pour recouvrir des chemins, et d'un épandage en l'état des tontes.
La plus grande partie de ces déchets verts est actuellement incinérée et valorisée sous la forme de vapeur et d'électricité dans les usines d'incinération du SYCTOM, organisme chargé du traitement des déchets ménagers pour Paris et 90 communes de Région parisienne.
Un marché a été passé récemment pour valoriser par voie biologique les déchets provenant de 340 jardins et cimetières, ainsi que des ateliers de bûcherons.
Ce marché intègre également la possibilité de valoriser par voie biologique les déchets alimentaires provenant des marchés pour lesquels une réflexion est en cours sur la faisabilité d'une collecte spécifique.
Par ailleurs le SYCTOM prévoit en Seine-Saint-Denis, à l'horizon 2008, une filière de méthanisation des déchets organiques, d'une capacité de 200.000 tonnes par an. Ce mode de traitement consiste à dégrader la matière organique par une micro-flore en l'absence d'oxygène. Il s'applique à tous les déchets organiques et permet de produire du biogaz ainsi qu'un compost utilisable en agriculture.
La mise en place de cette filière de traitement biologique permettrait d'envisager la collecte d'une partie de la fraction fermentescible des ordures ménagères dans des conditions techniques, économiques et sanitaires acceptables, notamment dans les grands centres administratifs et les cantines municipales.
Quant aux boues du S.I.A.A.P., la plus grande partie est envoyée à Varennes-Jarcy dans une unité de méthanisation, le reste est incinéré ou envoyé en centre de stockage de classe 2.
Par ailleurs, le S.I.A.A.P. mène des expérimentations avec la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts sur le compostage de boues avec du broyat de déchets verts."