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Septembre 2004
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181 - QOC 2004-512 Question de MM. Jean-Pierre LECOQ, Jean TIBERI et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police concernant le réexamen des aménagements en cours de réalisation sur le boulevard du Montparnasse

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2004


Libellé de la question :
"Jean-Pierre LECOQ et Jean TIBERI considèrent que les aménagements réalisés boulevard du Montparnasse, notamment avec la circulation des autobus sur un site central où les passagers accéderont aux autobus via des quais élargis, constituent une novation sans précédent à laquelle les Parisiens ne sont aucunement habitués.
Ils craignent donc que des accidents graves ne se produisent qui pourraient être causés, soit par le non-respect par certains piétons des passages protégés, soit par les risques de collision avec des véhicules qui pourraient emprunter ce couloir central.
Pour prévenir de tels événements, ils demandent au Maire de Paris, au Préfet de police et à leurs services de réexaminer la nature des aménagements réalisés et la pertinence des mesures de sécurité qui les accompagnent."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La ligne 91 est définie par le Plan de déplacements urbains de la Région Ile-de-France comme faisant partie du programme Mobilien. A ce titre un projet d'aménagement a été élaboré de manière à améliorer sa régularité, sa vitesse, son accessibilité, sa lisibilité et son confort. La ligne est en effet l'une des plus structurantes du réseau de bus parisien : elle relie 3 gares importantes (Montparnasse, Austerlitz et Lyon) et offre des correspondances avec de multiples lignes de métro et de R.E.R. Elle transporte plus de 38.000 voyageurs chaque jour en semaine, c'est-à-dire autant que le métro-tram de Rouen. Mais sa vitesse commerciale est actuellement peu attractive et les irrégularités très fréquentes. Il convenait donc d'apporter une réponse nouvelle aux difficultés rencontrées par cette ligne.
Pour ce qui concerne le boulevard du Montparnasse Il convient de préciser qu'aujourd'hui cet axe compte parmi les plus dangereux de la Capitale. Ainsi, sur une période de trois ans entre 1999 et 2002, trois accidents mortels y ont été recensés. Les causes sont imputables à la vitesse, aux longues traversées piétonnes et aux carrefours vastes que sont la place du 18 juin 1940, le carrefour avec le boulevard Raspail et celui formé avec l'avenue de l'Observatoire.
Le projet retenu pour le boulevard du Montparnasse consiste en la réalisation d'un site bidirectionnel dans l'axe de la chaussée dédié à la circulation des bus, des cyclistes mais aussi des taxis, des véhicules de secours et de transport de fonds.
Les aménagements conduisent à la création de quais sur chaussée largement dimensionnés et tous reliés aux trottoirs par des passages piétons protégés par des feux. A chaque carrefour, les traversées piétonnes sont sécurisées et comportent deux refuges pour les piétons permettant ainsi des traversées courtes de l'ordre de 6 mètres.
On peut également souligner que le partage de la voirie matérialisé par des séparateurs en granit conduit à réduire visuellement l'espace dédié à la voiture bien que deux files de circulation soient conservées dans chaque sens. L'effet de paroi constitué par le trottoir et le séparateur doit conduire les automobilistes à réduire leur vitesse.
Ce type de dispositif est d'ailleurs fréquent dans de nombreuses agglomérations où il a prouvé son efficacité aussi bien pour améliorer la qualité de service du bus que pour la sécurité des piétons. On le trouve également déjà en Ile-de-France (TVM et site propre de la RN 305).
S'agissant des modifications des habitudes dans l'usage de la voie publique, il a été constitué un groupe de travail à la demande de la Préfecture de police réunissant ses services, ceux de la R.A.T.P. et ceux de la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville.
Quatre séances de travail se sont tenues entre le mois de novembre 2003 et le mois de juillet 2004, où tous les aspects liés à la sécurité des divers usagers ont été examinés et ont fait l'objet de mesures concrètes.
On peut citer ici des mesures de protection des quais telles que le barrièrage sur toute la longueur entre le quai et les voies de circulation générale, la traversée des voyageurs derrière le bus, l'éclairage des quais la nuit, mais aussi la mise en place de signalisation par panneaux et par marquage au sol à l'attention des piétons et des automobilistes. Enfin, des mesures réglementaires sont prises telles que l'interdiction de dépasser dans le site propre aux abords des carrefours et des points d'arrêt.
L'ensemble des conclusions de ce groupe de travail, de nature à assurer la sécurité des usagers, a reçu l'approbation de M le Préfet de police qui a donné son accord pour la réalisation dudit projet par courrier du 29 juillet dernier."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Les 14 mai et 22 juillet 2003, j'ai donné mon accord de principe à M. le Maire de Paris sur la réalisation du projet Mobilien 91 sous réserve qu'un groupe de travail, associant les services de la Mairie de Paris, la R.A.T.P. et mes services, soit mis en place afin de recenser les problèmes de sécurité liés à ces aménagements et d'y proposer des solutions.
Les conclusions de ce groupe de travail m'ayant été remises le 27 juillet 2004, j'ai alors donné un avis favorable à la réalisation de la tranche du secteur Montparnasse, mais ai subordonné mon avis concernant le 5e arrondissement à la production d'un dossier définitif établi à la suite de la concertation qui devait avoir lieu avec les élus et les riverains.
Ces éléments concernant les aménagements sur ce secteur viennent de me parvenir. Ce dossier est actuellement à l'étude et sera examiné avec la plus grande attention, en respectant les préconisations émises par le groupe de travail, notamment en matière de signalétique.
Le groupe de travail précédemment évoqué a vocation à devenir un comité de suivi des aménagements qui se réunira deux fois par an. Il étendra par ailleurs ses réflexions à l'amélioration de la sécurité routière et au fonctionnement des sites propres et des couloirs de bus latéraux."