Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

191 - QOC 2004-523 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Préfet de police sur les moyens mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre l'insécurité routière

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2004


Libellé de la question :
"Depuis deux ans, le nombre des morts violentes sur la route diminue ; le comportement des conducteurs évolue, bien que le sentiment d'impunité prévale encore chez certains d'entre eux.
La lutte contre l'insécurité routière figure donc parmi les grandes priorités de la Préfecture de police dont les services viennent d'annoncer un renforcement des contrôles et verbalisations.
Mme Elisabeth de FRESQUET et les membres du groupe U.D.F. souhaiteraient connaître le dispositif déployé, le nombre d'agents mobilisés et les catégories d'infractions, mais aussi de contrevenants qui seront effectivement visés."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La lutte contre la délinquance routière figure parmi les toutes premières priorités gouvernementales.
Dans ce contexte, l'action des services de police à Paris, a été notablement renforcée au cours de ces deux dernières années.
Au regard des principales causes d'accidents, le Préfet de police a fixé des objectifs prioritaires en matière de répression des infractions routières :
- alcoolémie,
- excès de vitesse,
- franchissement des signalisations tricolores.
La hausse moyenne du nombre d'infractions routières constatées en 2003 est de près de 42 % par rapport à 2002, (537.826 infractions constatées en 2003 contre 379.393 en 2002). Le premier semestre 2004 connaît globalement une certaine stabilité par rapport au premier semestre 2003 (+ 0,8 %) et dans certains domaines le nombre d'infractions constatées diminue (excès de vitesse, franchissement des feux rouge, absence du port de la ceinture de sécurité). Le changement de comportement des conducteurs peut expliquer cette évolution.
Pour répondre a ces objectifs, une réorganisation de certains services de la Préfecture de police a été effectuée.
Ainsi, en octobre 2002, a été décidée la création de la Brigade de répression de la délinquance routière (B.R.D.R.). Elle a été dotée de moyens humains (78 fonctionnaires) et matériels adaptés, pour lui permettre d'assurer des opérations de contrôles routiers d'envergure, ainsi qu'une action quotidienne efficace sur les axes les plus accidentogènes, en 2003, elle a verbalisé 66.180 infractions au Code de la route et procédé à 1.749 immobilisations.
Cette action est également complétée par l'action quotidienne des fonctionnaires de police des différents commissariats, visant à réprimer les contrevenants aux comportements dangereux.
Par ailleurs, la mise en ?uvre de nouvelles technologies ou techniques consolide ces actions.
Ainsi a été programmée l'implantation de 8 radars automatiques sur Paris : 5 sont déjà en place sur le boulevard périphérique, trois vont être installés dans Paris intra-muros.
Un projet de vidéo-surveillance des couloirs d'autobus a été élaboré en partenariat avec la R.A.T.P. et devrait prochainement faire l'objet, d'une première phase de mise en service.
Le nombre des accidents est passé de 9.609 en 2001 à 7.485 en 2003. Dans le même temps, le nombre de victimes est passé de 11.187 à 8.719, et celui des tués de 114 à 54.
Les efforts de la Préfecture de police, notamment ces deux dernières années, ont permis d'épargner sur Paris, en 2003 par rapport à 2001, 2.468 victimes, dont 250 blessés graves et de sauver 60 vies.
Ces résultats positifs se poursuivent au 1er septembre 2004."