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Juin 2013
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2013 DGRI 25 - DDEEES 122 - Projet de coopération entre la Ville de Paris et la Ville de Mexico dans le domaine du tourisme.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2013


 

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DGRI 25 - DDEEES 122 : projet de coopération entre la Ville de Paris et la Ville de Mexico dans le domaine du tourisme. La parole est à Mme Danielle FOURNIER, pour 5 minutes maximum.

Mme Danielle FOURNIER. - Comme cela vient d'être rappelé, la Ville de Paris entretient des relations suivies avec quantité de grandes villes dans le monde, et ces relations s?appuient sur des accords d?amitié et de coopération, dont celui qui est évoqué dans ce projet de délibération entre la Ville de Paris et la Ville de Mexico.

Ces deux villes ont convenu au cours de cette année de mettre en commun leur expérience sur un certain nombre de domaines et notamment dans le domaine du tourisme et de partager les bonnes pratiques de part et d'autre.

Le projet de délibération nous propose ce qui est un peu l'alpha et l'oméga des politiques publiques contemporaines, c'est-à-dire une politique "dynamique et novatrice". Pour poursuivre dans cette direction, c'est vrai que Paris est un des sites les plus visités au monde, que l'on y pratique le tourisme de masse, voire le tourisme industriel, avec un vecteur économique fort, ce qui n'est pas sans incidence sur la vie des Parisiens et sur l'évolution de nos quartiers. Aussi je voudrais signaler, dans un domaine qui est pour l'instant un peu parallèle, le travail accompli par A.T.E.S. (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire) qui regroupe les professionnels de ce secteur et qui organise en ce moment, du 31 mai au 30 juin, une vaste opération qui s'intitule "Paris ville monde". Il me semble que, dans cette manifestation, sont proposées de nouvelles pistes : des balades urbaines, des ateliers de cuisine, du logement en chambres d?hôte, une autre façon de pratiquer le tourisme, un tourisme plus participatif, en quête de sens, et un tourisme que nous, les élus écologistes, nous soutenons particulièrement, puisqu'il met l'échange au c?ur de cette pratique. Je voulais simplement m'assurer ou suggérer que les experts, lors de leurs échanges, n'oublient pas cette dimension du tourisme dans le cadre de ces accords d'amitié, de coopération et, on pourrait dire aussi, de paix qui nous lient avec un certain nombre de villes.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie et, sous le soleil de Mexico, pour vous répondre, la parole est à M. Pierre SCHAPIRA et ensuite à M. BROS, puisqu'il faut bien cela.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - C'est le type même de la coopération décentralisée et financée par le Ministère des Affaires étrangères. Evidemment, c'est de l'expertise que l'on exporte et nos collègues fonctionnaires de la Ville de Mexico viennent à Paris échanger avec leurs collègues parisiens. Evidemment, ce que vous dites est exact. Je suppose, et on leur suggérera peut-être, sans doute, de mettre dans leurs discussions le tourisme solidaire et équitable. Mais en fait, nous répondons à une demande qui est celle de Mexico. D'ailleurs, c'est notre façon de coopérer, nous n'imposons rien et nous répondons à leur demande, puisqu'ils sont demandeurs. Evidemment, nous parlerons et je souhaite que les experts de la Ville de Paris parlent du tourisme équitable et solidaire, peut-être le prendront-ils en compte, cela dépend des gens de Mexico. Je ne peux rien vous dire de plus, simplement que cela dépend d'eux. Je ne suis pas à leur place.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. Monsieur BROS, vous souhaitez compléter ?

M. Jean-Bernard BROS, adjoint. - Merci.

En complément de ce que vient de dire M. Pierre SCHAPIRA, pour dire qu'à chaque fois que nous recevons des délégations de villes qui souhaitent bénéficier de notre expérience, que nous développons depuis de nombreuses années, dans le tourisme durable, dans le tourisme responsable, dans le tourisme participatif, nous sommes heureux de leur faire partager. Au-delà des mots, il y a des preuves puisqu'il y a encore deux jours, nous étions dans une balade dans les 11e et 20e, des balades dites chinoises où on essaie de faire rencontrer nos communautés avec les Parisiens et, au-delà des Parisiens, les visiteurs de notre ville dont on sait qu'ils sont nombreux, plus de 30 millions par an.

Vous dire que nous sommes à la disposition de tous ceux dans le monde entier qui veulent développer le tourisme, pour bénéficier de notre expertise, voire des expériences que nous menons. Vous avez parlé de chambres d'hôtes, oui, nous avons essayé de développer ce type d'hébergement, et nous avons une certaine expérience puisque nous avons développé des chartes de qualité dans ces chambres d'hôtes. Toute cette expérience, nous la mettons à la disposition. Nous passons du temps avec eux quand ils le souhaitent, de façon à ce que le tourisme ne soit pas uniquement un moment de détente ou de vacances mais soit aussi un échange culturel, un échange d'avenir, porteur d'un message pour la défense de notre planète. Le tourisme, c'est de la culture mais c'est aussi de l'échange, du partage et c'est aussi l'occasion de connaître l'autre et réciproquement d'échanger des valeurs. On a un temps d'avance sur le tourisme à Paris, c'est bien normal puisque nous sommes leaders, et nous pouvons en faire profiter ceux qui le souhaitent. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet DGRI 25 - DDEEES 122. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DGRI 25 - DDEEES 122). Je vous en remercie. 2013 DGRI 29 - Subvention (90.000 euros) avenant à convention avec l'association "François-Xavier Bagnoud" (9e) dans le cadre de la lutte contre le Sida en Afrique (Rwanda).

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Et nous revenons en arrière sur la séance, puisque des intervenants sont arrivés. Nous examinons le projet de délibération DGRI 29 : subvention et avenant à la convention avec l'association "François-Xavier Bagnoud" (9e) dans le cadre de la lutte contre le Sida en Afrique, au Rwanda. La parole est à MM. Patrick KLUGMAN et Jean-François MARTINS pour cinq minutes maximum chacun. Merci beaucoup.

M. Patrick KLUGMAN. - Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues, effectivement une courte intervention pour attirer l'attention de notre Conseil sur vingt projets de délibération pour soutenir naturellement la lutte contre le Sida en Afrique et les acteurs parisiens de la lutte contre le Sida en Afrique. Je rappellerai très brièvement que, selon l'Agence ONUSIDA, le fléau du Sida en Afrique, c'est 34 millions de malades et 2,5 millions de personnes touchées chaque année. Je vais simplement saluer les acteurs qui sont concernés par ce projet de délibération, parce que ce sont eux qu'il faut soutenir. Il y a l'association "Aids", "Clowns Sans Frontières", "Groupement d'intérêt public Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique", "Hospitalia" en réseau, l'association "Plan International France", "Première urgence", "Aide médicale internationale", "Association François-Xavier Bagnoud", "Sidaction", "Sida Info Service", "Sol En Si", association "Solidarité Thérapeutique et initiative contre le Sida", "Enda Europe", "Entrepreneurs du Monde", la "Croix-Rouge française", "Solidarité Sida Afrique", l'"Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé", "Médecins du Monde", "Moto Action", l'Association du "Mouvement français pour le planning familial", "Réseau africain de l'éducation pour la santé", "Fonds de solidarité Sida Afrique" et "Médecins sans frontières". Je vous remercie bien entendu de voter ce projet de délibération. Nous n'interviendrons pas pour chacune d'entre elles. Et je remercie Pierre SCHAPIRA, encore une fois, de soutenir l'action de la lutte contre le Sida en Afrique au nom de la Ville de Paris. Merci.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. Monsieur MARTINS, vous avez la parole.

M. Jean-François MARTINS. - Monsieur le Maire, chers collègues, le Sida est évidemment une des maladies les plus dramatiques et l'un des plus grands fléaux qui a touché à la fois la fin du XXe siècle mais aussi malheureusement le début du XXIe. Il est en Afrique l'un des plus grands drames de notre temps et concernera, comme l'a dit M. KLUGMAN aux alentours de 34 millions d'Africains d'ici la fin de l'année 2013, et près de 2,5 millions de morts.

C'est la responsabilité de tous, y compris la nôtre ici, et notre action est donc fondamentale, indispensable pour protéger les populations, accompagner l'Afrique sur la voie de la prévention, des dispositifs de contraception, des dispositifs sanitaires, mais aussi d'ailleurs d'un travail plus politique, qui est le nôtre dans nos familles politiques, en faveur de l'accès aux médicaments et notamment de l'accès aux traitements à prix beaucoup moins chers, là où la simple subvention O.N.G. ne suffit pas. Il y a encore des combats politiques à mener contre le Sida en Afrique.

La Mairie a choisi de prendre part à ce mouvement de manière volontaire et s'engage avec détermination dans cette démarche en assumant pleinement son rôle de ville solidaire d'envergure internationale.

Je félicite d'ailleurs de ce point de vue l'Exécutif qui, depuis 2006, a franchi la barre des 2 millions d'euros investis par an, et cette année auprès de 20 associations. C'est une contribution significative en véritable progression qui démontre toute la solidarité de Paris.

Cependant, à la lecture de ces vingt projets de délibération, je m'interroge légèrement, car si ces 2 millions d'euros représentent beaucoup, ils représentent inversement peu dans l'ensemble de l'effort, une goutte d'eau, dans ce dont l'Afrique a besoin pour lutter contre ce fléau.

J'ai du mal parfois à comprendre la cohérence des choix des projets et des associations que nous soutenons. J'aurais préféré à la fois un plan et un appel à projets plus simple, plus direct, avec des objectifs, avec une priorité affichée par la Ville, et c'est pourquoi j'interviens sur ce premier projet de délibération au nom de tous.

Je ne vous cache pas, Monsieur SCHAPIRA, si évidemment les acteurs que nous connaissons bien, comme "Aids", comme "Solidarité Sida", comme "Sol En Si" nous paraissent des projets à la fois connus, utiles et pertinents, je m'interroge et je le dis sans défiance, Monsieur le Maire, sur l'opportunité de soutenir financièrement l'Association des motards de Jouy-en-Josas pour son action de lutte contre le Sida en Afrique. Je ne vous cache pas que, ayant même pourtant lu leur projet, cela m'inquiète un peu. Ou ce sont des amis de l?Exécutif, et je sais que vous n'avez pas ce genre de pratique, ou alors vous allez devoir m'éclairer sur les raisons qui font que Paris finance, je le rappelle, l'Association des motards de Jouy-en-Josas pour la lutte contre le Sida en Afrique. C'est un peu surprenant.

Mon propos n'est évidemment pas de remettre en cause la volonté et l'engagement de Paris du côté des O.N.G., cependant un peu de clarté, peut-être des appels à projets plus directs avec des objectifs et des indicateurs clairs des choix qui sont les vôtres, nous permettraient de comprendre la répartition de ces 2 millions d'euros avec beaucoup plus de clarté.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Tous les motards ne sont pas en colère ! Pour vous répondre, la parole est à M. Pierre SCHAPIRA et ensuite une explication de vote du groupe E.E.L.V.A.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Depuis 2001, C'est 2 millions aujourd'hui...

M. Jean-François MARTINS. - Je l'ai salué.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Merci. En plus, c'est la dernière fois que je défends ce projet. Comme je ne serai plus candidat, c'est avec une certaine émotion que je défends ces 2 millions d'euros de lutte contre le Sida, parce que depuis 2001 le Conseil de Paris, et d'ailleurs à l'initiative du groupe Vert avec lequel nous avons travaillé dès le départ sur cette affaire, a voté plus de 20 millions d?euros de subventions destinées à la lutte contre le Sida en Afrique, et essentiellement subsaharienne. Parce qu?elles sont une dépense pour la vie, ces sommes destinées à des projets d'O.N.G. et d'associations sont les plus importantes au sein du budget dédié à la solidarité internationale.

Les projets retenus par la Mairie de Paris depuis 2008 couvrent, puisqu'on parle de la dernière mandature, l'ensemble des champs de la lutte contre l'épidémie. Il y a 17 % pour la prévention, 16 % pour le renforcement des sociétés civiles, 15 % pour le dépistage, prise en charge psychosociale 14 %, prise en charge médico-sociale12 %, l?accompagnement des populations vulnérables 11 %, protection des générations futures 8 % et le renforcement des services publics de santé 7 %.

Près de 60 % des fonds sont dédiés à la prévention, au dépistage et à la prise en charge médicale et psychosociale. L'accent est mis sur des projets présentant des caractéristiques innovantes, tant dans les méthodes que dans les moyens mis en ?uvre. Depuis 2008, ce sont, chaque année, près de 500.000 personnes qui sont concernées par des actions de prévention et de dépistage et plus de 50.000 personnes vivant avec le V.I.H. qui bénéficient d'une prise en charge de qualité. C'est une stratégie partenariale. Afin de participer à l'amélioration durable des conditions de vie des personnes vivant avec le V.I.H. et de leurs proches et de participer à l'objectif fixé par les Nations Unies de zéro nouvelle infection d'ici 2015, la Mairie de Paris sélectionne des programmes soutenus selon plusieurs critères, parmi lesquels : respect des orientations définies par les organisations internationales, que ce soit l'O.M.S. ou ONUSIDA, partenariat avec des acteurs locaux publics et associatifs pour la mise en ?uvre et la mobilisation des collectivités du Sud afin d'assurer leur pérennité, la présentation d'indicateurs d'impact clairement définis et quantifiables pour assurer le suivi des fonds, le caractère novateur des interventions pour répondre de manière adaptée aux évolutions de la maladie. La Ville de Paris accompagne les structures financées et leurs partenaires locaux pour valoriser leurs actions auprès des collectivités du Sud et des autres bailleurs de fonds, publics ou privés, aussi bien en France qu'à l'étranger. De cette manière, nos partenaires sont appuyés dans leur démarche de pérennisation de leur action et de diversification de leurs ressources. Chaque année, deux ou trois programmes font l'objet d'une évaluation afin d'apprécier leur impact auprès des populations locales : Médecins du Monde en Tanzanie - le Maire de la ville est d?ailleurs venu me voir -, Sidaction au Burundi et Moto Action au Cameroun. Je reviens deux minutes sur Moto Action. C'est un débat que nous avons avec le groupe E.E.L.V.A., et notamment Sylvain GAREL, Moto Action est une O.N.G. reconnue et qui peut, par le fait qu'elle possède des motos, aller dans la brousse assez profondément. Elle ne peut pas le faire en 4x4, elle le fait en moto. En plus, comme ce sont des motos, cela attire énormément de jeunes et, à ce moment-là, on peut effectivement parler de formation et de prévention. Au total, ce sont les 20 projets de délibération que vous allez avoir, il y a des reconductions de nouveaux projets avec des O.N.G. déjà partenaires et de nouveaux projets avec de nouveaux partenaires comme Entrepreneurs du Monde pour un projet de microcrédit à l'intention des malades du V.I.H. au Togo ou première urgence, aide médicale internationale, dans le Sud Kivu, en R.D.C. Comme je vous le disais, c'est ma dernière présentation de cette politique internationale et je remercie vraiment tous les groupes qui se sont associés et qui ont voté à chaque fois les projets de délibération. Notre action est reconnue au plan international par les collectivités concernées, par les O.N.G., qui nous apprécient comme un partenaire fiable et engagé et par ONUSIDA. J'ai reçu il y a quelques semaines le directeur régional d'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre ; il connaissait nos projets, il est venu simplement pour nous remercier, pour remercier le Conseil de Paris, pour remercier la Ville de Paris, de l'action menée par la Ville de Paris, notamment dans la région subsaharienne, dont il est le directeur régional. Malgré les difficultés que l'on peut avoir, la Ville n'a jamais cessé de soutenir ces actions, qui sont évidemment essentielles. Voilà, mes chers collègues, ce que je voulais vous dire. Je souhaite, évidemment, que nous puissions continuer à voter ces projets de délibération pour le bien-être des populations qui sont atteintes par le Sida. J'ajoute que nous allons avoir l'Assemblée générale de l'Association internationale des Maires francophones au mois d'octobre, et le directeur général d'ONUSIDA, Michel SIDIBÉ, sera présent pour parler du Sida en Afrique et de l'action de la Ville de Paris en Afrique.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie beaucoup et je salue, au nom de notre Conseil, votre action déterminée en matière de lutte contre le Sida en Afrique. Deux explications de vote : M. GAREL et M. POZZO di BORGO.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire. Je m'associe à vos remerciements envers l'action de Pierre SCHAPIRA. Je rappelle simplement que lorsqu'en 2001, nous sommes arrivés ici, à l'époque, notre collectivité consacrait 0 franc, puisque nous étions encore à l?époque du franc, à cette lutte contre le Sida en Afrique, qui est l'une des pires épidémies que notre humanité a connues depuis fort longtemps. Je pense qu'il a été important de bâtir ces programmes année après année. Je vous le rappelle, ma première démarche était de dire : comment pouvons-nous ne rien donner à la lutte contre le Sida en Afrique et l'équivalent de 6 millions d'euros pour le P.S.G. ? Quelque chose n'allait pas. Aujourd'hui, nous allons sans doute avoir une aide à la lutte contre le Sida quatre fois supérieure à celle que l'on accorde au P.S.G., et je pense qu?on peut tous se féliciter?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Il n'y en a plus.

M. Sylvain GAREL. - Plus du tout ? L'année prochaine? Si tu veux me donner raison l?année prochaine, j'applaudis des deux mains. En tout cas, je pense que c'était vraiment quelque chose d'important. Sur ce que dit M. MARTINS, je pense qu?il a raison de souligner cela. Nous aussi, nous avons toujours été très réticents sur cette histoire de moto contre le Sida. Je comprends le projet, mais, franchement, pousser et jouer sur la fascination que les engins à moteur peuvent avoir auprès de jeunes pour faire passer des messages de prévention, je pense qu?il y a d'autres méthodes un peu plus soucieuses de l'environnement que cela. Pour la prochaine mandature et aussi pour aller dans le sens de M. MARTINS, je suggère qu'une commission réunissant des élus de tous les groupes politiques réfléchisse à la façon dont est utilisé cet argent et à qui cela va, parce que je crois que c'est important, si on veut continuer à le faire, que les Parisiens soient absolument convaincus que cet argent va bien aux bonnes associations, aux bons projets, même si je suis moi-même convaincu que dans l'essentiel des cas, il n'y a pas de problème. C'est avec un grand enthousiasme que nous allons voter l'ensemble de ces subventions, même celle des motards contre le Sida ; vous voyez que nous aussi, nous pouvons évoluer.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. M. POZZO di BORGO avait demandé également une explication de vote ; c?est deux minutes, normalement.

M. Yves POZZO di BORGO. - Pour remercier aussi M. SCHAPIRA ; je crois que nous avons toujours voté tes subventions à ce sujet. Je pense que le groupe U.D.I. a toujours accompagné l?action de la Mairie sur cette affaire de Sida.

Nous considérons d'ailleurs, et cela a été dit plusieurs fois en séance, que l'Afrique est un élément fondamental de la coopération avec la France, elle souffre énormément dans cette affaire et je trouve que la Ville de Paris, dans cette action, a été très généreuse et courageuse.

J'en profite pour ajouter que la France est quand même à la pointe de ce combat. Il y a eu, sous Jacques CHIRAC, une décision qui a été prise, qui était un euro ou même plus sur chaque billet d'avion. C'est une affaire qui est en train de se développer de façon très discrète et très importante, parce qu'elle regroupe vraiment des sommes très importantes et elle a eu une action dans tous les pays d'Afrique.

Je voulais souligner les liens entre la Ville de Paris et UNITAID, qui était une action française, et qui est à la base du financement de toute une série d?opérations dans tous les pays africains sur ce sujet. Je crois même que la Fondation Clinton, fondation puissante, est financée en grande partie par UNITAID. Je pense, Monsieur SCHAPIRA, que vous aurez intérêt à vous rapprocher d'UNITAID, parce qu'ils sont très ouverts là-dessus. Encore bravo à M. SCHAPIRA et à la Ville de Paris pour cette affaire.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Merci beaucoup. Monsieur l'adjoint, vous voulez ajoutez un mot ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je remercie tous les intervenants de leur soutien.

Simplement, je voulais dire à Sylvain GAREL que les associations avec lesquelles nous travaillons sont des associations extrêmement sérieuses, très sérieuses, nous faisons des évaluations.

Depuis le début, nous avons eu qu'une seule association qui a utilisé des fonds pour d?autres choses, d'ailleurs, je n'irai pas plus loin, mais elle nous a été imposée ici. Et j'ai demandé le remboursement. Finalement, pour des raisons matérielles et de survie de l'association, cela s'est passé autrement, il y a eu une inspection générale, les choses ont été extrêmement sérieuses. Mais sachez que toutes les organisations avec lesquelles nous travaillons sont extrêmement sérieuses et je reprends la proposition que vous faites, je suis prêt, avec tous les groupes, avant les vacances ou juste après comme vous voulez, à faire une réunion pour parler de notre action contre le Sida et vous déployer toute l'action qui a été menée et les associations avec lesquelles nous travaillons. D'ailleurs, nous avons sorti déjà deux petits recueils, le premier c'était avec Alain LHOSTIS, nous en avons fait un second, nous en sortons un prochain qui fait un peu le bilan de ce que nous avons fait, mais je suis prêt évidemment à parler avec vous. Je vous appelle pour prendre rendez-vous et discuter de cela, je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie beaucoup pour ce sujet extrêmement important et pour votre action. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 29. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2013, DGRI 29). Je vous en remercie beaucoup. 2013 DAC 384 - Subvention (45.000 euros) et avenant à la convention d'objectifs avec l'association "Polynotes 75" (11e)

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DAC 384. Il y a un amendement technique, je ne sais pas si l'adjoint souhaite le présenter ou pas? Je mets directement aux voix, à main levée, l'amendment n° 31 A. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? L'amendement est adopté. Je vous remercie. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 384 ainsi amendé. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération amendé est adopté. (2013, DAC 384). 2013 DAC 417 - Subvention (253.000 euros) et avenant à convention avec la Société coopérative d'intérêt collectif SCIC SARL De rue et de cirque (11e).

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DAC 417. Subvention et avenant à la convention avec la Société coopérative d'intérêt collectif De rue et de cirque bien connue. La parole est à M. Yves CONTASSOT pour 5 minutes maximum.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire.

Cela ne prendra pas 5 minutes.

Comme vous l'avez dit, cette SCIC est parfaitement connue notamment dans le 13e arrondissement puisqu'elle y effectue de nombreuses interventions faisant en sorte que la population, notamment dans les quartiers les plus difficiles, se sente partie prenante. Le mode d'intervention est de ce point de vue tout à fait intéressant. Simplement, cela fait plusieurs années qu'il y a un débat sur un lieu qui leur a été promis avant la fin de ce mandat et on tourne en rond puisqu'au fur et à mesure que leur dossier est présenté, on trouve toujours des prétextes, il n'y a pas d'autre mot, pour dire, il faut encore étudier, il faut voir, etc. et on en est maintenant à trouver que le principal critère semble-t-il pour affecter notamment la gare Masséna qui est en déshérence et s'abîme, serait non pas l'intérêt culturel des projets, mais l'intérêt financier, ce qui nous paraît pour le moins curieux. Je sais que la DAC est plutôt favorable à défendre l'intérêt culturel, il me semble que la DDEEES devrait un peu moins intervenir dans ce type de dossier au profit de la DAC et de l?adjoint concerné. Je souhaite que l'on aboutisse assez rapidement à la fois pour la SCIC et pour la gare Masséna.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie notamment aussi pour votre brièveté. La parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Cette convention s'inscrit en effet dans le soutien de la Ville au cirque contemporain et aux arts de la rue.

Vous avez raison, Monsieur CONTASSOT, de rappeler qu'en 2008 un v?u de l?Exécutif s?engageait à explorer toutes les pistes possibles à la fois pour l?implantation à Paris d'un lieu dédié au cirque, aux arts de la rue et à la marionnette, ce qui a été fait notamment pour le théâtre de la marionnette à Paris, ce qui a été fait d'ailleurs pour la création d'un lieu de cirque à l'espace chapiteaux de la porte des Lilas, et il est vrai que nous souhaitons un lieu pérenne pour accueillir "De rue et de cirque", qui est un de nos principaux partenaires sur les arts du cirque et de la rue et qui d'ailleurs justifie le montant particulièrement conséquent de la subvention qui s'élève aujourd'hui à 483.000 euros.

Il n'y a pas de volonté d'éviter le relogement de "De rue et de cirque", c'est même exactement l'inverse, nous souhaitons leur trouver un lieu.

Ils ont candidaté à la reprise de la gare Masséna, la procédure suit actuellement son cours.

C'est certes long, mais la rénovation du site nécessite des études et des expertises approfondies et au-delà du contenu des projets, une expertise est toujours en cours actuellement sur le montage budgétaire et financier des candidats retenus, d'autant que sur ce lieu-là, il faut tout de même conjuguer l'exigence culturelle que nous avions pour ce lieu et de création, mais aussi une viabilité économique et budgétaire pour un lieu qui s'annonce tout de même complexe, d'où la longueur de la procédure.

Alors je ne peux évidemment pas présager du choix qui sera fait par la Ville et qui sera d'ailleurs soumis à votre vote dans quelques semaines.

Cela étant, je peux m'engager à ce que si jamais "De rue et de cirque" venait à échouer dans le cadre de l?attribution de la gare Massena, à poursuivre des recherches actives pour qu?un lieu de travail soit trouvé à "De rue et de cirque". D?ailleurs, les maires d?arrondissement concernés sont également très vigilants sur cet objectif et j'espère que nous pourrons aboutir assez brièvement.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie pour ces explications. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 417. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DAC 417). 2013 SG 126 - Signature d'une Charte des Tournages à Paris avec ERDF.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération SG 126. Signature d'une charte des tournages à Paris avec ERDF. La parole est à M. Sylvain GAREL, pour 5 minutes maximum.

M. Sylvain GAREL. - Il m'en faudra moins, Monsieur le Maire, merci. C'est pour me féliciter et nous féliciter de la signature d'une charte de tournage à Paris avec ERDF. Cette charte qui est importante puisque l'activité de tournage dans notre ville est tout à fait considérable. Paris est on le sait la capitale mondiale du cinéma par le nombre de ses salles, le nombre de films qui y sont diffusés cette semaine, mais aussi par le nombre de tournages puisqu'on en compte plus de 1.000 par an ce qui génère beaucoup d'emplois. On parle de 34.000 intermittents du spectacle, dont beaucoup travaillent dans le cinéma à Paris. C'est donc une activité tout à fait importante et aussi importante pour le rayonnement de notre ville en France et à l'étranger. Mais ces tournages ne sont pas sans générer beaucoup de problèmes avec les riverains surtout dans les quartiers où ces tournages sont très importants. Habitant Montmartre je suis bien placé pour savoir ce qu'il en est puisque parfois, en deux ou trois mois, quatre ou cinq tournages se succèdent et cela génère des problèmes de stationnement qui ne m'empêchent pas de dormir, mais des problèmes de pollution sonore, olfactive, d'occupation même de l'espace public en général parce que ce ne sont pas non plus que les stationnements, mais parfois ce sont les trottoirs, etc. Ceci fait que la vie devient un peu compliquée et l'un des plus gros problèmes est l'utilisation de groupes électrogènes qui sont très polluants et très bruyants aussi et qui gênent beaucoup les riverains. Et donc, cette charte vise à ce que, avec des méthodes plus rapides, ERDF puisse brancher plus facilement les tournages qui parfois doivent se faire rapidement, en quelques heures, et à éviter l'utilisation autant que faire se peut des groupes électrogènes. C'est une excellente nouvelle pour notre ville. J'en profite d'ailleurs pour rappeler que ma collègue Danielle FOURNIER avait déposé une charte pour une approche développement durable équitable et solidaire pour des manifestations culturelles, et que nous sommes toujours preneurs de cette charte, mais celle que nous signons avec ERDF va dans ce sens même si ce n'est pas vraiment une manifestation culturelle mais ce sont des moyens que l'on met à dispositions de personnes qui vont produire des événements culturels ou des films en l'occurrence. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. Pour vous répondre la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire et merci à Sylvain GAREL d'insister sur l?importance du cinéma à Paris, Paris qui est une capitale mondiale du cinéma. En effet, au-delà du nombre d'écrans, du soutien à la diversité, notamment au cinéma d?art et d?essai, le nombre de tournages à Paris est un élément très important pour la vitalité du cinéma à Paris, mais aussi une activité économique tout à fait conséquente. Il faut avoir conscience de la difficulté de concilier tournage et qualité de vie des habitants. En effet, une des difficultés est le nombre important de groupes électrogènes pour alimenter les tournages. Cette charte signée avec ERDF, je remercie d'ailleurs et félicite la mission cinéma, je ne rentre pas dans les détails techniques, mais l'ouverture de comptes électriques pour des tournages de courte durée est assez complexe, y compris parfois coûteuse pour ERDF, mais ils ont trouvé un moyen pour que nous puissions augmenter sensiblement le nombre de raccordements électriques directs pour les tournages de plus de 48 heures dans le même décor. Les avantages sont nombreux, c?est d?abord moins cher pour les productions, elles y voient donc un intérêt, cela limite la présence des groupes électrogènes qui sont bruyants et cela réduit l'impact environnemental. Je veux simplement vous dire que, au-delà de l'amélioration de la qualité des tournages grâce à cette charte, je suis tout à fait favorable également au principe évoqué par Danielle FOURNIER, qui n'a pas encore déposé la charte, qui a proposé que nous rédigions une charte, ce qui explique que nous avons encore besoin de quelques délais pour mettre en place cette charte, mais j'y suis très favorable, y compris d'ailleurs pour l'adapter à cette charte avec E.R.D.F., mais même sur d?autres sujets nous pouvons encore améliorer la qualité des tournages à Paris. Nous y travaillons actuellement.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 126. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Encore une fois, le projet de délibération est adopté à l'unanimité et je vous en remercie. (2013, SG 126). V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à un égal accès à la presse quotidienne dans les bibliothèques de prêt.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous passons à l'examen de v?ux non rattachés. Le v?u n° 31 est relatif à un égal accès à la presse quotidienne dans les bibliothèques de prêt. La parole est à M. Ian BROSSAT, pour une minute.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Hier, nous évoquions le programme du Conseil national de la Résistance et, dans le programme du Conseil national de la Résistance, il y avait la revendication d'une défense de la liberté et de l'indépendance de la presse.

Précisément, l'un des moyens pour nous de défendre la liberté de la presse, de défendre l'indépendance de la presse, c'est de permettre aux Parisiennes et aux Parisiens d'avoir un égal accès à la presse quotidienne nationale dans les bibliothèques de prêt de la Capitale. Or, lorsque l'on regarde de quelle manière les bibliothèques permettent aux Parisiens d'avoir accès à la presse, on s'aperçoit que l'on a une très, très forte inégalité avec certains quotidiens qui sont très représentés et d'autres qui ne le sont quasiment pas. C'est la raison pour laquelle nous déposons ce v?u qui vise à ce que nous puissions progresser en matière d'égalité d'accès à la presse quotidienne nationale dans nos bibliothèques de prêt. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Et je vous remercie d?avoir respecté le temps de parole. Pour répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Monsieur le Maire, ce v?u présenté par Ian BROSSAT, auquel j'émettrai un avis favorable, me permet d'ailleurs de prendre connaissance du fait que, pour des raisons techniques, le catalogue des journaux et revues que vous avez pu consulter sur Paris.fr n'est, de fait, pas à jour. Ainsi, un certain nombre de vos considérants ne sont pas tout à fait exacts puisque, heureusement d'ailleurs, il y a un peu plus de quotidiens de type "L'Humanité", "La Croix", "La Tribune" ou "Les Echos" dans nos établissements, dans nos bibliothèques que ce qui est présent sur le site internet. Mais il est vrai qu'il y a une distorsion conséquente avec les quatre quotidiens les plus distribués à Paris : "Le Monde", "Libé", "Le Parisien" ou "Le Figaro" ainsi que cinq autres hebdomadaires présents dans toutes les bibliothèques ayant une section adulte. C'est un avis favorable, je me permets tout de même évidemment de souligner que c'est un avis du Conseil de Paris, mais que nous devons nous soumettre à un groupe de travail réunissant les personnes des bibliothèques pour définir un système de répartition des abonnements aux quotidiens et hebdomadaires et nous devons évidemment passer, en toute logique, par ce groupe de travail, mais nous soumettrons cet avis à leur sagacité et j'espère qu'ils nous suivront.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Il y a une demande d'explication de vote par M. MARTINS, brièvement.

M. Jean-François MARTINS. - Rapidement, pour soutenir ce v?u, non seulement parce que la liberté de la presse, y compris dans les équipements publics, n'est pas un acquis et paraît finalement rarement menacée. Mais j'ai appris, comme certains d'entre vous, qu?une ville de la petite couronne parisienne, en particulier les Hauts-de-Seine, pour ne pas citer la ville de Puteaux, a décidé de retirer toute la presse dite de Gauche dans ses bibliothèques. Je crois qu'il faut être conscient que la liberté de la presse - et même son pluralisme - est menacée, y compris dans des villes de grands pays démocratiques comme le nôtre. Je crois que la Ville de Paris s?honorera de voter ce v?u et M. JULLIARD d?adresser peut-être à la maire de Puteaux les éléments sur ce que Paris fait en matière de pluralisme de la presse.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie de nous avoir rappelé cette histoire. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 31 avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u est adopté à l''unanimité. (2013, V. 135). V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à la gratuité des prêts dans les médiathèques. V?u déposé par l'Exécutif.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons à présent les v?ux nos 32 et 32 bis qui sont relatifs à la gratuité des prêts dans les médiathèques. La parole est à Mme Danielle SIMONNET pour une minute et la réponse de M. JULLIARD, avec un v?u de l'Exécutif.

Mme Danielle SIMONNET. - Merci. Les bibliothèques et les médiathèques sont des services publics municipaux qui jouent un rôle essentiel dans la démocratisation de la culture et son appropriation sociale partagée par le plus grand nombre. C'est pour cette raison que, d'ailleurs, l'emprunt des livres y est gratuit. Cependant, l'abonnement pour emprunter des C.D. et des D.V.D. s?élève à 61 euros par an, ce qui, pour nous, est un facteur discriminant socialement. Il faut savoir que les personnels, les bibliothécaires réclament depuis longtemps la suppression de cette tarification, donc nous proposons dans ce v?u que la Ville de Paris mette fin à ce système d'abonnement payant pour les D.V.D. et C.D. et que les médiathèques de la Mairie de Paris soient gratuites pour toutes et tous, car la gratuité de l?accès à la culture est essentiel quand on considère que la culture n'est pas une marchandise. Je vous remercie.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie d?avoir également tenu dans la minute. La parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Monsieur le Maire, on ne peut qu'être d'accord avec tant les considérants que la proposition de Danielle SIMONNET du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche sur la gratuité des D.V.D. et C.D. dans les médiathèques. Je proposerai tout de même un v?u de l'Exécutif, non pas pour atténuer le constat, mais pour que nous nous limitions, à cette étape, à une étude pour trois raisons. La première est que le coût d'une telle mesure m?amène à vous dire que l?on ne peut pas la prendre immédiatement, sans tout de même évaluer ce coût qui, très probablement, dépasse nettement le million d'euros, ce qui, dans le contexte actuel, mérite tout de même un peu d'anticipation. La seconde raison, c?est que décider d?une dépense supplémentaire sans réaliser une étude sur les usages des Parisiens et des Parisiennes qui fréquentent les bibliothèques, à moyen terme, il est probable qu?avec l?augmentation du téléchargement, essentiellement légal, il y aura un impact important sur la fréquentation de nos bibliothèques. Engager cette dépense supplémentaire conséquente, alors même que, probablement, dans quelques années, les usages seront encore largement différents d'aujourd'hui, ne serait pas raisonnable. Cela dit, peut-être que nous verrons que, notamment pour le public le plus âgé, il y aura très certainement une utilisation de l'emprunt de C.D. ou D.V.D., peut-être encore pour un certain nombre d'années. Il y a une autre conséquence qu'il nous faut également avoir en tête, ce sont les conséquences de ce type de prêts pour l'économie du disque. J'ai reçu à plusieurs reprises - et notamment avec Anne HIDALGO - les personnels par exemple du Virgin Megastore qui vend des C.D. et D.V.D. Evidemment, les conséquences économiques sont essentiellement dues au téléchargement, cela dit, il ne faut pas non plus sous-estimer l'impact que pourrait avoir dans l'industrie et dans un certain nombre d'entreprises privées la gratuité totale de l'emprunt de C.D. ou de D.V.D. Je souhaiterais tout de même que l'on étudie cette conséquence aussi sur un certain nombre d'entreprises comme celles-ci. Cependant, je suis d'accord avec vous, c'est la raison pour laquelle je vous ai proposé ce v?u de l'Exécutif. Je suis d?accord avec vous sur le fait que, à moyen terme, il ne peut pas exister de service public gratuit avec un service public payant, qui plus est assez chèrement payant, puisque l?abonnement est à 61 euros. Quoiqu'il en soit, à la fin de cette étude, des décisions devront être prises pour éviter qu?il y ait un maintien de cet abonnement trop coûteux.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je vous remercie.

Souhaits de bienvenue aux éléves de CM2