Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2013
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par le groupe UMPPA relatif à l'avenir du Centre d'information et de documentation jeunesse. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2013


 

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant aux v?ux n° 4 et n° 4 bis, relatifs à l'avenir du Centre d'information et de documentation jeunesse. La parole est à M. MENGUY pour une minute.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Je serai encore plus court. Le v?u parle de lui-même. C'était une démarche des élus du 15e, de Philippe GOUJON, son maire, et Jean-François LAMOUR, en soutien au C.I.D.J. et au travail qu?il accomplit, compte tenu de sa situation administrative et financière actuelle. J'ai vu que l'Exécutif avait déposé un v?u bis, qui dit à peu près la même chose. Je vous propose de voter les deux v?ux.

(Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, remplace Mme Gisèle STIEVENARD au fauteuil de la présidence).

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Pour répondre, la parole est à M. Didier GUILLOT.

M. Didier GUILLOT, adjoint. - Madame la Maire, je répondrai à la place d?Isabelle GACHET sur ce v?u, Isabelle GACHET étant membre du bureau du C.I.D.J. depuis la fin de l?année 2012.

Vous avez souhaité attirer l?attention du Maire de Paris sur la situation financière du C.I.D.J. en lui demandant d'alerter l'Etat et la Région.

Tout d?abord, nous tenons à vous assurer que les trois principaux financeurs et soutiens du C.I.D.J. que sont l'Etat, la Région et la Mairie de Paris sont avertis de longue date et fortement mobilisés sur cette situation délicate. Par ailleurs, nous avons souhaité rappeler avec plus de précisions l?historique et les missions de cette structure, tant nationale que régionale. Nous avons aussi souhaité corriger une partie de vos considérants qui paraissent erronés ou, en tout cas, inexacts. En effet, il semble important de préciser à l?ensemble des Conseillers de Paris que les difficultés rencontrées par l?association depuis 2009 ne résultent en rien d'un défaut de financement public, mais bien d'une évolution structurelle de leur économie, le C.I.D.J. étant confronté depuis cette période à une forte baisse de ses ventes d'éditions et de documentations, diminuant ainsi fortement les recettes de l'association. Depuis 2009, le C.I.D.J., en lien avec les financeurs, a mis en ?uvre plusieurs réformes afin d'alléger ce déficit. Ces réformes ne s?avèrent pas suffisantes pour maintenir une trésorerie à l'équilibre. Face à cette situation difficile, nous voulons, tout comme vous, permettre à l'association d'assurer au mieux ses diverses missions. C'est pourquoi nous vous invitons à voter le v?u de l'Exécutif qui rappelle notre fort soutien municipal et notre souhait d'intervenir auprès de l?Etat et la Région Ile-de-France pour un maintien de leur engagement. Je vous invite donc à voter le v?u de l'Exécutif en substitution du v?u de M. MENGUY.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci.

Le v?u n° 4 est-il maintenu, Monsieur MENGUY ?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Oui, Madame la Maire, nous voterons les deux v?ux.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 4 avec un avis défavorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est repoussé. Je mets aux voix, à main levée, le v?u bis de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté. (2013, V. 117). V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à la sensibilisation des enfants aux stéréotypes sexués.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Le v?u n° 5 est relatif à la sensibilisation des enfants aux stéréotypes sexués. La parole est à Mme Delphine BURKLI.

Mme Delphine BURKLI. - Merci, Madame le Maire.

Comme chaque année, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rapport 2012 du Comité de suivi des places d?accueil des jeunes Parisiens que vous avez porté à notre connaissance, Monsieur NAJDOVSKI, il y a quelques semaines. Comme chaque année, j?ai lu avec attention votre éditorial, et j'ai été interpellé par une de vos annonces visant "à mettre en place pour 2013 dans 10 crèches une démarche de sensibilisation à la reproduction des stéréotypes filles/garçons dès le plus jeune âge".

Pour avoir souvent évoqué cette question avec les acteurs de la petite enfance à Paris (puéricultrices, médecins de P.M.I., directeurs d'établissement), on sait que la promotion de l?égalité filles/garçons et la non-transmission des stéréotypes sexuels sont d?ores et déjà inscrits de manière implicite dans la charte d?accueil et le règlement de fonctionnement des établissements de la petite enfance, à travers les objectifs de bien-être affectif, de développement et d?épanouissement de l'enfant, et je considère que cette démarche va dans le bon sens, puisqu'elle vise à déconstruire les stéréotypes existants pour réduire, à la base, les inégalités entre hommes et femmes dans la société. D?où l?idée de ce v?u pour préciser vos réelles intentions en la matière, que je vous propose d'adopter aujourd'hui, car si derrière votre annonce, vous souhaitez, sans le dire explicitement, impliquer la théorie du genre dans les établissements d'accueil de la petite enfance, là, je considère que vous faites fausse route et que vous n'agissez pas pour le bien de l'enfant ; c'est d'ailleurs un sentiment qui est a priori partagé par plus de la moitié des personnels à la Ville qui sont, eux aussi, réticents à l?inscrire comme principe éducatif. Le v?u que je vous propose est clair : - premièrement, que le Maire de Paris réaffirme à la fois son engagement pour la promotion de l?égalité filles/garçons dès l'enfance, notamment en inscrivant explicitement ce principe dans le règlement de fonctionnement des établissements d'accueil de la petite enfance et la charte d'accueil de ces établissements. Deuxièmement, que vous nous communiquiez la liste des établissements pilotes qui participeront au projet de prévention des stéréotypes de genre. Enfin, que le Maire de Paris se prononce clairement contre la théorie du genre dans les établissements d'accueil de la petite enfance. Je vous remercie.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Pour répondre, la parole est à M. NAJDOVSKI, s'il vous plaît.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Je remercie Delphine BURKLI et les élus du groupe U.M.P.P.A. d'avoir rendu hommage, dans les considérants de leur v?u, au travail que nous menons pour la promotion de l'égalité entre les filles et les garçons dans les structures d'accueil de la petite enfance de la Ville de Paris.

Je suis très attaché à ce projet qui m'est cher et je réaffirme mon engagement pour la promotion de l'égalité entre les filles et les garçons dès le plus jeune âge.

Puisque vous m'en donnez l'occasion, je vous présente en quelques mots notre démarche. Notre approche est avant tout pratique et axée sur la participation et la sensibilisation de tous les acteurs et actrices participant à l'accueil des enfants au sein d'un établissement.

Un rapport de décembre 2012 de l'Inspection générale des affaires sociales légitime en effet l'action publique conduite auprès des très jeunes enfants. Il montre que l'éducation des tout-petits n'est pas exempte de stéréotypes sexués souvent véhiculés de façon inconsciente. Par exemple, plus de 55 % des professionnels interrogés admettent dans les faits une différence de regard et de parole portée sur l'habillement de l'enfant selon son sexe, et tous s'accordent globalement à reconnaître des stéréotypes très forts dans la littérature enfantine.

Un questionnaire interne à la Ville de Paris a permis de dresser cette année un état des lieux des pratiques professionnelles dans 340 établissements d'accueil municipaux de la petite enfance. Il révèle l'intérêt que suscite ce thème, mais aussi les difficultés qui lui sont attachées. Il en résulte la nécessité de conduire avec les professionnels une analyse des pratiques et des formations. Une attention sera également portée à la commande publique en matière de matériels pédagogiques, comme les livres et les jouets.

Dans le prolongement de ce questionnaire, un groupe de dix établissements pilotes, tous volontaires, participeront à la rentrée 2013 à un diagnostic des pratiques professionnelles qui fera appel à la participation active des équipes et débouchera sur de recommandations ayant vocation à se diffuser progressivement dans les autres établissements. La liste des établissements pilotes sera prochainement rendue publique dès que celle-ci sera arrêtée, ce qui répond d'ailleurs à l'un des considérants de votre v?u. L'évaluation de ce dispositif reposera notamment sur l'observation par les équipes elles-mêmes. Et tout au long de cette démarche de sensibilisation à l'égalité, les parents seront précisément informés et associés à chacune des étapes. Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'une approche très pragmatique dégagée des débats épistémologiques. Après avoir loué dans votre v?u notre démarche, vous introduisez un concept, la théorie du genre, sans en préciser tout le sens, tout en nous demandant de nous y opposer. J'en conclus donc que vos louanges paraissent n'avoir pour seul but que d'introduire une polémique sur cette théorie, qui vient comme un cheveu sur la soupe puisque vous n'en parlez absolument pas dans les considérants de votre v?u, et qui semble de toute évidence faire référence aux études académiques menées sur le genre. Il ne vous aura certainement pas échappé qu'il existe de très nombreuses études à ce sujet axées selon différents angles, et donc qu'une théorie unique et monolithique ne semble pas se dégager de ces études. Dans ces conditions, vous comprendrez que l'Exécutif municipal ne puisse se prononcer contre une théorie qui n'est pas définie. Ce v?u m'apparaît donc inutilement politique et polémique. C'est la raison pour laquelle j'émets un avis défavorable. Tout en précisant que, sur votre proposition d'inscrire le principe de l'égalité entre filles et garçons dans le nouveau règlement de fonctionnement des établissements d'accueil de la petite enfance, qui est actuellement en cours de discussion et qui entrera prochainement en vigueur, nous y sommes favorable, même si cette question n'a jamais été évoquée précédemment lors des réunions des commissions mixtes paritaires qui se sont tenues dans les différents arrondissements de droite et de gauche. Mais en tout état de cause, nous sommes favorables à ce que ce principe soit inscrit dans le règlement intérieur qui entrera en vigueur très prochainement.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 5 avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le v?u est repoussé. 2013 DJS 225 - Subvention (224.500 euros) avec convention avec le Stade Français au titre de la saison sportive 2012-2013.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 225 : subvention avec convention avec le Stade Français au titre de la saison sportive 2012-2013. La parole est à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci, Madame le Maire.

Je voulais prendre la parole sur ce projet de subvention au Stade Français pour poser deux questions très précises à l'adjoint, M. VUILLERMOZ.

La première concerne le stade d'entraînement du Stade Français. On le sait, au cours des derniers mois, voire au cours des deux dernières saisons, une difficulté s'est posée concernant le lieu où s'entraîneront les sportifs, les professionnels du Stade Français, lors de la saison à venir, et pour les saisons suivantes également.

Il faut se souvenir que le Saut du Loup, sur lequel jouait l'A.C.B.B. jusqu'à il y a quelque temps, avait été une concession Ville de Paris qui avait été attribuée à ce club de rugby éminent et qui forme plusieurs centaines de jeunes Parisiens, entre autres, à la discipline rugbystique, en contrepartie d'une première extension du stade Roland-Garros au cours des années 80 et 90. Et pour trouver un nouveau lieu d'entraînement pour les joueurs de rugby du Stade Français, on a eu pour seule solution de vouloir pousser dehors à nouveau les jeunes et les pratiquants du rugby de l'A.C.B.B.

Je voulais poser la question : qu'en est-il aujourd'hui de ce projet ? Où en sommes-nous et quelles solutions ont pu être trouvées par la Ville de Paris pour permettre la pratique de l'A.C.B.B. dans de bonnes conditions ? Ma deuxième question concernait la prochaine inauguration du stade Jean-Bouin qui sera annoncée en grande pompe par le Maire de Paris dans quelques jours, voire quelques semaines. Monsieur VUILLERMOZ, je voulais vous interroger sur un point très précis : combien de matchs sont prévus pour ce stade Jean-Bouin lors de la saison à venir ? Merci.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Merci. La parole est à M. Pierre GABORIAU pour cinq maximum, si vous faites moins, c'est parfait.

M. Pierre GABORIAU. - Merci, Madame le Maire. Je serai beaucoup plus court.

Je voudrais rappeler à nos collègues que le Stade Français est l'un des plus grands clubs omnisports historiques de Paris, le premier par son nombre d'adhérents, puisqu'il regroupe, à fin 2012, 11.394 adhérents, dont près de 40 % ont moins de 17 ans. Il est composé de 20 sections sportives et le club assure également le fonctionnement de 18 écoles de sport.

Saluons également deux équipes professionnelles bien connues que nous soutenons : l'équipe de rugby du Stade Français Paris, gérée par une société anonyme sportive professionnelle, et l'équipe féminine de volley-ball gérée dans le cadre d'une association. Nous nous sommes réjouis d?ailleurs lors d'un dernier Conseil des très bons résultats de l'équipe féminine de volley-ball.

L'association dispose de quatre sites sportifs : la Faisanderie, Géo-André, le Haras Lupin et le golf de Courson.

Sur le site parisien de Géo-André où le club a installé son siège social, douze activités sportives sont pratiquées. Ce site est concédé au club par la Ville de Paris dans le cadre d'une autorisation d'occupation du domaine public temporaire, qui a été renouvelée pour la saison 2013-2014.

Attachés à la forte dynamique de ce grand club parisien, installé dans notre 16e arrondissement, et participant très activement aux sports de proximité, le député-maire Claude GOASGUEN et toute l'équipe municipale du 16e arrondissement seront très attentifs, bien entendu, au prolongement de cette autorisation d'occupation et à son renouvellement.

Citons enfin que, durant les vacances scolaires, ces écoles organisent des stages ouverts aux non adhérents du club, ce qui permet à l'association de présenter ses nombreuses activités aux jeunes Parisiens.

Dans le domaine éducatif, le respect des engagements conventionnels du club est satisfaisant, avec une école municipale des sports sur le thème de l'athlétisme.

C'est pourquoi, même si nous regrettons que ce projet de délibération ne soit pas également présenté en Conseil du 16e arrondissement, nous nous réjouissons de ce projet de délibération proposant une subvention de 224.500 euros à l'association Stade Français omnisports et nous donnons bien entendu un vote favorable. Je vous remercie.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Parfait, merci beaucoup. Pour vous répondre, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Je commencerai par répondre à M. GABORIAU puisqu'il a abordé pour partie le projet de délibération. Le projet de délibération porte sur une subvention au Stade Français omnisports et non pas au Stade Français rugby, comme en parle M. ALPHAND.

Je ne peux dire qu'une chose, Monsieur GABORIAU, comme vous le savez, depuis le début de la mandature, nous avons défendu vraiment l'implantation du Stade Français à Géo-André, malgré quelques petits problèmes que nous avons pu avoir, puisque nous aurions souhaité évidemment signer une convention d'occupation du domaine public, mais nous n'avons pas réussi à le faire et nous reproduisons des A.O.T. et les A.O.T., évidemment, n'ont pas besoin de passer en délibération.

Vous le savez, j'ai une grande volonté de maintenir le Stade français sur Géo-André et nous verrons comment il est possible de trouver des accords avec le Stade français pour arriver à maintenir ce club à cet endroit.

En ce qui concerne M. ALPHAND, encore une fois, vous avez profité de ce projet de délibération pour parler d'autre chose. En ce qui concerne le Saut du Loup, effectivement, vous savez que c'était un terrain pour lequel il y avait une convention avec la Ville de Boulogne-Billancourt pour les entraînements et les matchs de l'A.C.B.B.

Vous savez aussi que, dès le début de la mandature, j'avais écrit au maire de Boulogne-Billancourt l'informant du non renouvellement de cette concession et sa reprise en régie par la Ville de Paris. Cette information très en amont n'avait d'autre but que de permettre à la Ville de Boulogne de proposer à son club, l'A.C.B.B., un autre lieu de vie et d'entraînement.

Malheureusement, le maire de Boulogne-Billancourt n'a pas forcément cherché et trouvé des solutions. On est arrivé, à la fin, à une situation très difficile puisque, ce qui s'est produit, c'est que la municipalité de Boulogne-Billancourt a pratiquement dissous la direction de la section rugby. Cette situation n'a plus rien à voir avec la Ville de Paris. Je n'ai pas ménagé mes efforts pour essayer de trouver des solutions avec l'A.C.B.B. Malheureusement, cela ne s'est pas fait.

Je regrette que la section rugby de l'A.C.B.B. n'ait plus la vaillance, en termes de rugby, qu'avait ce club, mais ce n'est pas de notre ressort. En ce qui concerne Jean Bouin et votre question sur le nombre de matchs, Monsieur ALPHAND, vous savez que nous avons fait de Jean Bouin la maison du rugby, qu'il y aura donc évidemment les matchs du Stade français qui se feront là, des matchs du Top 14 ainsi que les matchs éventuellement en coupe d'Europe, mais il n'y aura pas que les matchs de rugby du Stade français qui se joueront sur ce terrain, il pourra y en avoir bien d'autres, notamment des matchs qui ne seront pas directement liés au Stade français. Combien de matchs, je ne peux pas vous le dire. Disons que cela correspond à peu près aux matchs du Stade français plus quelques-uns en plus.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 225. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DJS 225). 2013 DJS 284 - Subvention (10.000 euros) et avenant à convention avec la Ligue de Paris de Tennis pour la saison sportive 2012-2013.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 284 : subvention à la ligue de Paris de tennis. La parole est à M. Yves CONTASSOT, pour cinq minutes maximum.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Madame la Maire.

Effectivement, ce qui nous est proposé, c?est d?augmenter de 50 % la subvention d'origine, qui était de 20.000 euros, pour la passer à 30.000 euros pour cette année.

Je comprends bien que la Ligue d?Ile-de-France de tennis soit dans un état dramatique, avec les cadeaux somptuaires faits à la Fédération française de Tennis pour Roland-Garros, dont on nous dit à longueur de temps que cela sert aux ligues. On s'aperçoit aujourd?hui que, tout compte fait, ce ne sont pas les ligues qui en bénéficient puisqu'elles sont dans l'incapacité de faire face à leurs besoins et qu?il faut augmenter de 50 % la subvention qu'on leur accorde. Tout cela n'est pas très crédible, d'autant moins crédible que l'on nous dit, par ailleurs, que les principales activités, évidemment, sont situées - et ce n'est pas le hasard - sur le centre sportif du Tir aux Pigeons, célèbre puisque, en réalité, la ligue a sous-concédé à l'ancien club, c'est-à-dire le Tir aux Pigeons, l?A.S.C.B.B., le site. Autrement dit, on revient exactement à la situation initiale qui était tellement dénoncée et qui perdure aujourd'hui. Tout cela nous amène naturellement à nous prononcer contre et à dire qu'il serait temps - et plus que temps - qu?il y ait une opération vérité sur le financement de l'ensemble du tennis français à travers les subventions déguisées, je le rappelle, de 500 millions d'euros pour la durée de la concession pour Roland-Garros et ce type de pratiques, d'autant plus que, nous l'avons vu au dernier Conseil, quand il s'agit de faire face à leurs engagements, les clubs sont beaucoup moins actifs. J'en veux pour preuve ce qui s'est passé en matière de dépollution du lac du Tir aux Pigeons pour lequel l?A.S.C.B.B. ne paie pas la totalité, très loin de là, de ce que cela coûte à la Ville. Nous voterons donc contre ce projet de délibération.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Pour vous répondre, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Je n'aborderai pas tous les sujets que M. CONTASSOT vient d'aborder, évidemment. Je ressens, dans ses propos, une volonté d?en découdre avec la Fédération française de Tennis à travers Roland Garros. Il sait quel est mon attachement au maintien du tournoi sur terre battue à Paris et, de ce point de vue, je n'aborderai pas cette question.

Je veux simplement dire à M. CONTASSOT qu'il ne s'agit pas, en la matière et par rapport à ce projet de délibération, de cadeaux somptuaires. Nous avions baissé sensiblement la subvention à la Ligue de Paris de tennis. Aujourd'hui, nous l'augmentons un peu parce que le tennis, je le rappelle, est le premier sport parisien en termes de licenciés. La Ligue de tennis de Paris a plus de 41.000 licenciés et, donc, joue un rôle majeur pour favoriser la pratique de ce sport et pas seulement pour des "privilégiés" comme semble le dire M. CONTASSOT. C'est un sport qui, depuis de nombreuses années, s'est démocratisé, se joue partout.

Je rappelle que le centre de la Ligue de tennis de Paris est à la porte des Lilas. En sa qualité de ligue, elle veille aussi à préserver un équilibre entre les différents types de pratique : loisir ou sport de haut niveau, comme entre les grands clubs et ceux des quartiers. Elle forme des jeunes sportifs, mais aussi des encadrants et organise de nombreuses compétitions à Paris.

Si la Ligue propose et anime des séances d'initiation au tennis pour les groupes d'enfants de nos centres de loisirs ou des établissements scolaires, mais aussi dans nos dispositifs du "Mercredi du Sport". Elle souhaite d'ailleurs renforcer ce type d'action, notamment vers les enfants de 5 à 9 ans.

Un plan de développement du mini-tennis est en cours de préparation. La Ligue a d'ores et déjà beaucoup travaillé pour, dès la rentrée prochaine, mettre en ?uvre ce projet sur le gymnase Poliveau dans le 5e arrondissement. Notre objectif est que ce dispositif puisse essaimer sur d'autres sites.

Entre les efforts de formation que nous demandons à la Ligue pour nos propres agents de la filière sportive afin de renforcer nos objectifs en matière d?E.M.S. et ce projet de mini-tennis, il est en effet proposé d'abonder de 10.000 euros supplémentaires la convention 2012-2013 avec la Ligue de Paris de tennis et je regrette profondément, Monsieur CONTASSOT, que vous ne souhaitiez pas voter ce projet de délibération qui s'adresse à la Ligue de tennis, mais concerne l'ensemble des enfants parisiens.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 284. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DJS 284). 2013 DJS 330 - Subvention (10.000 euros) et avenant à convention avec le Club des Français Volants au titre de la saison 2012-2013.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 330 : subvention au club des Français Volants. La parole est à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci beaucoup.

On parle trop peu des Français Volants à Paris, qui sont pourtant un club autour duquel existe une véritable tradition. D'ailleurs, mes chers collègues, peut-être ne le savez-vous pas, mais le surnom du club parisien des Français Volants tient, lors de sa création et des années qui ont suivi, à sa spécificité : les joueurs de hockey parisiens étaient les seuls qui avaient les moyens de se payer leurs déplacements en avion, d?où le surnom qui leur a été attribué par leurs adversaires très rapidement : les Français Volants.

Le sens de mon intervention est double. Le premier, il s'agit d'un coup de chapeau et, le second, d?un appel du pied.

Le coup de chapeau, c'est pour les dirigeants du club et en particulier les membres des équipes et, encore plus particulièrement, celui de l?équipe junior. On en a assez peu parlé dans la presse, je trouve cela assez regrettable, mais les juniors des Français Volants ont triomphé dans leur championnat, sur la saison qui vient de s?achever, face à des équipes extrêmement aguerries. Je crois que c'est un signe extrêmement important de la tonicité, de la vivacité, du dynamisme de ce club qui peut inspirer d'autres clubs sportifs professionnels, y compris le Paris-Saint-Germain, je crois, car l'effort de formation est réel aux Français Volants. Il est non seulement réel, mais il porte également ses fruits, ce qui est un gage d'avenir pour ce club, donc vraiment un grand coup de chapeau à ces jeunes hockeyeurs qui ont porté haut les couleurs parisiennes. Mon appel du pied va en direction de M. VUILLERMOZ. A Paris, on parle beaucoup sport, mais on parle beaucoup football avec le Paris-Saint-Germain, le handball, le volley, le rugby et malheureusement, le hockey tend à devenir le parent pauvre du sport à Paris. Dans votre inertie assez traditionnelle, Monsieur VUILLERMOZ, je voulais savoir quelles sont les initiatives et quelle impulsion compte donner la Ville de Paris pour la prochaine saison à ce club de hockey dont les juniors n'ont pas démérité et dont les seniors attendent également un geste en leur direction. Merci.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Pour répondre, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Madame la Maire. Je remercie M. ALPHAND d'avoir soutenu, comme vous l'avez fait, les Français volants. Vous avez oublié une chose : le club s'est aussi vu confier par la Fédération française de sports de glace l'organisation des championnats de France de patinage artistique qui ont eu lieu les 30 et 31 mars 2013 à la patinoire Sonja Henie, au Palais des sports de Paris-Bercy. Effectivement, ce club est un bon club qui a de bons résultats, et qui fait de la formation également. C'est pour le coup de chapeau. Pour le coup de pied - je ne sais pas où -, mais en ce qui concerne la participation de la Ville au club des Français volants, au-delà de la subvention que nous avons augmentée de 10.000 euros cette année, il ne faut pas oublier que c'est la Ville qui loue les créneaux de ce club pour la patinoire Sonja Henie, au P.O.P.B., et que cela représente environ 400.000 euros. Ce n'est quand même pas une mince affaire et vous devriez aussi le prendre en compte. Merci.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 330. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DJS 330). 2013 DJS 350 - Demande de subvention auprès de la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) au titre du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) pour les travaux de mise en conformité des installations techniques du Parc des Princes (16e).

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 350 : demande de subvention pour les travaux de mise en conformité du Parc des Princes, et je vous indique qu'il reste cinq projets si on veut finir la 7e avant la pause. La parole est à M. Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Madame la Maire.

Vous le savez, le C.N.D.S. est un organisme d'Etat qui a été créé pour développer les pratiques amateurs et corriger les inégalités territoriales. Il s'agit donc du Centre national pour le développement du sport. Cet organisme a vu cette année une partie de son budget détourné à hauteur de 160 millions d'euros, ce qui n'est pas rien, pour rénover ou reconstruire les grands stades pour l'Euro 2016.

On peut s'interroger : comment le développement des pratiques amateurs et la correction des inégalités territoriales voient ainsi leur budget ponctionné à une telle hauteur au profit de sports spectacles ou sports business.

Evidemment, la Ville de Paris, elle, demande peu par rapport à ses 160 millions : 10 millions. 10 millions pour rénover une partie du Parc des Princes - le détail nous est donné dans le projet de délibération. C'est la moitié du coût de cette rénovation qui s'élève à 20 millions d'euros, essentiellement pour des travaux techniques.

Mais en même temps, il est clair que Paris contribue, avec cette demande de 10 millions de subventions, à ce hold-up - il n'y a pas d'autres termes - sur le sport amateur.

C'est autant d'argent de moins pour construire des piscines, des gymnases ou des terrains de basket en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne par exemple. Ce n'est pas tout à fait conforme à l?idée que nous nous faisons de la correction des inégalités territoriales.

Ce que je dis là n'est pas un discours d'écologiste grincheux : c'est celui de la Cour des comptes, qui a dénoncé cet abus en janvier 2013. Je cite, c'est le rapport "Sport pour tous et sport de haut niveau, pour une réorientation de l'action de l'Etat". Nous aimerions effectivement que la Ville de Paris s?honore en refusant d'aller ponctionner ainsi le C.N.D.S. et accepte de reconnaître qu'elle a les moyens de financer la rénovation du Parc des Princes pour l'Euro 2016, sans aller chercher de l'argent ailleurs. Merci.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - La parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Franchement, c'est la première fois que j?entends M. CONTASSOT dire que la Ville de Paris a les moyens de faire quelque chose pour le sport de haut niveau. J'enregistre donc ce qu'il vient de dire : cela me permettra de lui redonner la même chose pour les prochaines fois. Monsieur CONTASSOT, soyons clairs, ce que vous critiquez, c'est la politique des Ministres du Sport dans les années précédentes ; ce n'est plus tout à fait la même politique qui a été engagée par ce Gouvernement et donc, dans ce contexte-là, évidemment, il y a une situation que la Ministre actuelle a trouvé en arrivant, c?est-à-dire un déficit important du C.N.D.S., qui était dû pour une part à la participation pour les stades de l'Euro 2016. C'est un fait. Je vous rappelle que depuis, une proposition a été faite, qui consiste à reprendre un pourcentage sur la Française des Jeux, c?est-à-dire de faire en sorte que le budget du Ministère des Sports soit augmenté d'une part importante sur les recettes de la Française des Jeux. En ce qui nous concerne, Monsieur CONTASSOT, la Ville de Paris, comme les autres villes qui accueilleront l'Euro 2016, est éligible au subventionnement puisqu'une enveloppe exceptionnelle de financement a été débloquée en ce sens.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 350. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DJS 350). 2013 DJS 352 - Attribution de la dénomination "Catherine Lagatu" à la piscine Parmentier (10e).

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 352. Je vous invite à faire des interventions assez courtes si nous voulons finir la 7e Commission avant la pause. Il s'agit de l'attribution de la dénomination "Catherine Lagatu" à la piscine Parmentier. La parole est à M. Alain LHOSTIS.

M. Alain LHOSTIS. - Madame la Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers et les Conseillères, au nom des communistes de mon arrondissement, j?avais déposé un v?u au Conseil d'arrondissement demandant la dénomination d'un lieu ou d'un équipement du nom de "Catherine Lagatu", une des femmes politiques importantes du 10e arrondissement, mais aussi au plan parisien et national, de la période de la Résistance jusqu'à la fin des années 70, début des années 80.

Ce v?u adopté à l'unanimité par le Conseil d'arrondissement l'a été ensuite au Conseil de Paris.

Catherine Lagatu a incarné la gauche dans le 10e pendant près de 30 ans. C'était une femme exceptionnelle, d'une extrême modestie et d?une extrême simplicité. C'était une leçon de choses de la voir agir par son contact humain, empli de proximité et d'écoute. Je rappelle qu'elle a été, toute jeune, résistante. Elle fut la compagne d?un colonel des F.T.P., Albert Jaouen, avec lequel elle a eu un enfant mort très jeune accidentellement. Elle adopta ensuite un autre enfant. C?est donc une femme avec tout un parcours personnel plein d'humanité qui a poursuivi son engagement par une présence constante aux côtés des habitants de son arrondissement, mais aussi de l'ensemble des Parisiens, dont elle fut l'élue au Conseil de Paris puis au Sénat. Pour moi, Catherine, c'est l'exemple de la militante, un très beau mot, de l'engagement personnel, de la modestie et du désintéressement, toujours à s'occuper de l'un et de l'autre. Je le dis très sincèrement avec beaucoup d?émotion, car grande fut notre proximité : si elle est pour moi un exemple à suivre, il est très difficile d'atteindre une telle plénitude. Une anecdote marquante de sa personnalité : elle avait été professeur de français au collège du quai de Jemmapes, aujourd'hui dénommé Marie Laurencin. Je la revois toujours. Elle écrivait toutes ses lettres à la main. Qu'elle écrive au Président de la République ou à un Ministre, elle avait une magnifique écriture. C?est une belle image que nous donnons en accordant son nom à un lieu, la piscine Parmentier, qu'elle a contribué à créer dans le quartier Saint-Louis si cher à son c?ur. Cette femme s?est inscrite dans l?histoire de Paris, histoire à laquelle l'équipe municipale, avec Bertrand DELANOË, a voulu donner toute sa dimension en accordant toute sa place à la mémoire de la Résistance - on en a encore eu une belle illustration ce matin. C'est un bel hommage justifié fait à Catherine Lagatu, comme nous le devons à tous ceux et celles qui se sont mobilisés contre le fascisme des années 30, comme après dans la Résistance et en même temps pour le progrès social. C?est aussi l?occasion de montrer à la population de Paris que si nous honorons des personnes connues en attribuant leur nom à des lieux ou des équipements parisiens, nous rendons aussi hommage à des hommes et des femmes du peuple de Paris, tout aussi grands par leur engagement au service de nos concitoyens. Nous nous honorons en rendant hommage à la jeune Bretonne résistante devenue une femme politique parisienne de premier plan. Je vous remercie.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci. Pour répondre, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Je rejoins l?émotion d?Alain LHOSTIS. Evidemment, j?ai aussi connu Catherine Lagatu. Je l?ai beaucoup appréciée comme militante et comme élue. Je suis très fier de présenter ce projet de délibération à vos suffrages.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 352. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DJS 352).