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17 - 1995, D. 1728- Communication de M. le Maire de Paris sur le compte financier du Crédit municipal de 1994.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1995




M. LE MAIRE DE PARIS.- Nous abordons l'examen de la communication sur le compte financier du Crédit municipal de 1994
M. SARRE a la parole.

M. Georges SARRE.- Merci, Monsieur le Maire.
L'an dernier, les élus du Mouvement des citoyens avaient eu l'occasion de constater que l'encours des prêts personnels, 1.500 millions de francs, consentis par le Crédit municipal de Paris avait diminué légèrement de 1992 à 1993, les prêts sur gage de base des crédits municipaux ayant, eux, augmenté, 248 millions en 1993 au lieu de 220 millions de francs en 1992.
Les autres catégories de prêts leur avaient paru représenter des montants très élevés, 1.100 millions environ, la part des aides à la construction étant d'ailleurs assez faible, 210 millions de francs.
Enfin, ils notaient que le portefeuille de valeurs immobilières du Crédit municipal était très important, de sorte qu'ils relevaient la prédominance des activités titres et concours à l'économie menée par cet établissement.
En conclusion, ils préconisaient de renforcer les secteurs des prêts personnels et d'augmenter l'encours des prêts immobiliers moyennant un allègement d'un point du taux consenti aux emprunteurs.
Les informations contenues dans la communication faite au Conseil municipal à propos du compte financier de 1994 du Crédit municipal de Paris ne nous permettent pas de renouveler ou de modifier cette analyse en raison de leur caractère incomplet.
Néanmoins, nous constatons à la fois des évolutions positives et des variations inquiétantes, de même que nous nous interrogeons sur d'autres points.
Nous nous réjouissons de deux choses : d'une part, la diminution des frais de dossiers, en dépit de leur impact sur le produit dettes bancaires, nous paraît une bonne mesure. D'autre part, nous enregistrons avec satisfaction la progression des prêts sur gages, 272 millions de francs au lieu de 248.
Le Crédit municipal doit remplir cette mission à l 'heure où beaucoup de personnes connaissent des difficultés très importantes.
En revanche, nous sommes inquiets de deux autres phénomènes : d'abord, les crédits à la construction ont fortement diminué , 176 millions de francs au lieu de 210 millions de francs, alors que nous souhaitions leur développement moyennant une baisse de taux.
J'aimerais, Monsieur le Maire, que vous disiez au responsable de cet établissement qu'il y a là une démarche qu'il faut véritablement engager.
Deuxièmement, contrairement à nos attentes et nos propositions, l'encours des prêts personnels a stagné au lieu d'augmenter pour stimuler la consommation des ménages.
L'examen détaillé des comptes du Crédit municipal nous confortera sans doute dans notre appréciation.
En dernier lieu, nous voudrions vous faire part de deux interrogations.
D'une part, dans un article paru dans "Paris Match", à la fin de l'année dernière, un journaliste de cet hebdomadaire rapportait les propos du Directeur annonçant une baisse du taux des prêts personnels. Si nous ne pouvons que souscrire à ces intentions, nous aimerions toutefois connaître ce qu'il en fut dans la réalité.
D'autre part, le rapport soumis au débat aujourd'hui signale, je cite : "une réduction du volume des opérations de trésorerie". Cette constatation appelle de notre part deux questions.
Pourquoi cette réduction ne s'est-elle pas accompagnée d'une augmentation des activités en faveur de la clientèle ?
La gestion des valeurs immobilières en 1994 a-t-elle subi des revers du fait de la mauvaise tenue du marché obligataire ?
Sur ce dernier point, nous aimerions, Monsieur le Maire, connaître la perte globale qu'a pu éventuellement enregistrer le Crédit municipal. Au nom de mes collègues du Mouvement des citoyens, je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS.- La parole est à M. CABANA.

M. Camille CABANA, adjoint, au nom de la 1ère Commission.- Je voudrais simplement dire à M. SARRE qu'il nous est difficile, pour ce qui nous concerne, Ville de Paris, d'avoir une opinion catégorique sur les variations d'activité du Crédit municipal.
Nous pensons, en effet, que cette activité du Crédit municipal, en dehors des spécificités qui sont propres à cet établissement, est hélas largement conditionnée par la conjoncture économique générale et, je crois, qu'elle subit les mêmes aléas et les mêmes contre-temps et évolutions que cette activité économique et cette conjoncture économique.
Néanmoins, sur les remarques qui ont été faites par M. SARRE et sur les interrogations qui ont été les siennes sur certaines variations, certaines évolutions des conditions d'activité du Crédit municipal, je voudrais dire à M. SARRE que son intervention et ses observations seront portées à la connaissance de la Direction du Crédit municipal et que je lui donnerai par écrit personnellement les réponses aux questions qu'il a bien voulu poser.

M. LE MAIRE DE PARIS.- S'agissant d'une communication, il n'y a pas de vote sur ce sujet.