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Juin 2006
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2006, DPVI 20 - Subventions à des associations menant des actions au titre de la Politique de la ville sur le micro-quartier Les Périchaux (15e). - Montant total : 7.500 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2006


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DPVI 20, accordant une subvention à des associations menant des actions au titre de la politique de la ville sur le micro quartier ?Les Périchaux?, dans le 15e arrondissement. 7.500 euros sont en jeu.

Nous avons deux intervenants, M. ALAYRAC et M. GOUJON. C?est Mme DURLACH qui leur répondra.

Monsieur ALAYRAC, vous avez la parole.

M. Gilles ALAYRAC. - Je suis bien évidemment très favorable à ce que nous votions des subventions pour trois associations qui mènent des actions au titre de la politique de la ville sur le micro quartier les Périchaux, dans le 15e arrondissement.

J?observe que la Délégation à la politique de la ville et à l?intégration est résolue à poursuivre son effort de financement de la compagnie de théâtre ?Catherine Hubeau? qui présente des spectacles de cabaret dans les cités. Il s?agit là d?une très bonne chose.

La subvention qui sera attribuée à l?association ?la Compagnie des Hommes? permet de financer un stage de théâtre qui a eu lieu pour les plus de 75 ans. Et il faut rappeler que le troisième âge est largement représenté dans cette cité où la population est vieillissante.

Enfin, on ne peut qu?approuver le projet de l?Association des locataires du 119 qui, grâce à notre accompagnement financier, pourra élaborer un guide d?accueil pour les habitants nouvellement arrivés.

Je sais que la D.P.V.I. mène aux Périchaux un travail constant, mais je dois déplorer les inerties auxquelles cette délégation, ainsi que les élus qui travaillent dans ce quartier, se heurtent. Je le dis à Mme DURLACH, même si tout ne relève pas de sa délégation. Il faut, dès cette année, progresser sur des sujets comme l?aménagement du terrain de basket pour les jeunes, sur l?accès à un local collectif pour les jeunes de la cité et sur la rénovation des terrains de sport du square Calmette. Sur tous ces sujets, des avancées sont attendues par les résidents et ce serait justifié.

Je profite enfin de ce projet de délibération pour redire que l?insécurité dans cette cité n?est pas encore suffisamment prise en compte par les acteurs publics. Le travail de la police ne produit pas de résultats réellement satisfaisants. Et le G.P.I.S. ne peut, à lui seul, tout faire. Je me demande donc si des correspondants de nuit ne pourraient pas être affectés aux Périchaux.

Pour nous, élus de gauche du 15e arrondissement, la politique de la ville passe par l?accompagnement de l?action des associations de terrain mais pas seulement. Voilà pourquoi j?ai tenu à redire mes préoccupations concernant ce quartier.

Merci.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC.

Je donne la parole à M. GOUJON.

M. Philippe GOUJON. - Merci, Monsieur le Maire.

Je me réjouis que, grâce aux interventions à l?époque de Joëlle CHÉRIOUX et de moi-même, ce quartier ait pu être classé en politique de la ville avec le petit regret que l?autre proposition que nous faisions à l?époque d?y insérer également la plaine de Vaugirard n?ait pu être retenue parce que c?est un secteur qui est aussi très difficile.

Cela étant, le projet que l?on nous soumet n?est pas inintéressant - nous voterons pour - dans la mesure où il s?agit de donner des subventions, mais on peut quand même constater - et le travail de ces associations est tout à fait intéressant- que le micro quartier Périchaux est tout de même le parent pauvre de la politique de la ville à Paris. Surtout si l?on compare à ce qui figure de l?autre côté de la porte de Vanves où là, véritablement, une ?pluie d?or? s?abat !

Je crois qu?il est nécessaire d?ailleurs d?aller plus loin que de subventionner trois associations, qu?il est nécessaire que cette cité soit restructurée, qu?il y ait une meilleure prise en compte des difficultés sociales des habitants. La population a changé, cela vient d?être souligné. Et en matière de sécurité, il est vrai que les efforts combinés de la police et du G.P.I.S. n?ont pas encore donné les résultats suffisants.

C?est la raison pour laquelle M. ALAYRAC propose des médiateurs, je n?y suis pas hostile du tout. J?ajouterai une proposition supplémentaire : l?installation de système de vidéo surveillance, de vidéo tranquillité dans cet espace particulièrement adapté à ce genre d?installation de prévention situationnelle.

Enfin, je voudrais aussi bien sûr poser la question de savoir où en sont les projets dont la Ville nous parle depuis un certain temps : de salle polyvalente, de rénovation du jardin, du terrain de basket, du point d?accès au droit.

Je crois, Madame DURLACH, que vous allez rencontrer le Maire du 15e prochainement. Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur ces différents projets qui sont très attendus et sur lesquels, malgré les inerties - le mot n?est pas de moi mais de M. ALAYRAC - de votre direction? enfin de l?administration municipale, nous souhaitons la réalisation ?

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOUJON.

Mme DURLACH va répondre aux deux orateurs.

Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Oui je vais répondre à M. ALAYRAC que je partage son appréciation sur le travail constant qui est fait par la politique de la ville et par la D.P.V.I. et sur l?idée qu?il faut un peu presser le rythme pour obtenir, comme c?est prévu en 2006 et 2007, des choses qui ont déjà commencé mais qui doivent maintenant être concrétisées. Une rencontre aura lieu le 28 juin à la D.P.V.I., avec notamment l?O.P.A.C. et la D.P.J.E.V. Et on fera tout pour faire avancer les choses afin que ce problème trouve sa solution et que nous puissions avancer.

Je partage tout à fait son avis sur le fait qu?il faut aller vite parce que M. GOUJON regrettait qu?il n?y ait pas d?autres quartiers ?politique de la ville? que les Périchaux dans le 15e mais l?Etat nous demande de renoncer aux Périchaux, donc il faut travailler très vite. C?est pour cela que je vois M. GALY-DEJEAN la semaine prochaine.

Sur les correspondants de nuit demandés par M. ALAYRAC, je vais bien évidemment en parler positivement à Christophe CARESCHE. Je suis bien sûr sensible à cette question.

Je voudrais dire quand même que nous allons accélérer les choses, mais la Maison des associations, la Maison des services publics et le point d?accès au droit sont en route. La création d?un lieu intergénérationnel sur la dalle et l?implantation du terrain de basket au niveau du boulevard Lefèvre également, mais nous devons effectivement accélérer les choses avec l?O.P.A.C. et les différents partenaires.

Et, Monsieur GOUJON, vous trouvez qu?il n?y a pas assez d?argent pour les associations. M. ALAYRAC a bien décrit ce que faisaient ces associations, Catherine HUBEAU et la Compagnie des Hommes. Et puis, il y a aussi du cinéma en plein air l?été, les gens en sont très contents. Mais l?année dernière, vous aviez trouvé qu?il y avait trop d?argent pour les associations ?politique de la ville? et que tout cela était bien futile et ne servait à rien. Donc cette année, vous devez être content parce qu?il y en a un peu moins.

M. Philippe GOUJON. - Je n?ai jamais dit cela.

Mme Martine DURLACH, adjointe, rapporteure. - Si, si. Il s?agissait d?une association qui concernait la culture africaine et vous avez trouvé que c?était en trop. Je m?en souviens très bien. Donc j?espère que vous serez satisfait cette année de l?action des associations sur les Périchaux. Voilà.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame DURLACH.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 20.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DPVI 20).