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Juin 2006
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2006, DPVI 21 - Subventions à des associations créatrices d’emplois d’adultes-relais en complément de celles versées par l’Etat. - Montant total : 101.729 euros. 2006, DPVI 22 - Subventions à des associations créatrices d’emplois d’adultes-relais en complément de celles versées par l’Etat. - Montant : 53.073 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2006


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Mes chers collègues, je vous propose d?examiner maintenant conjointement les projets DPVI 21 et 22.

Le DPVI 21 porte sur des subventions à des associations créatrices d?emplois d?adultes relais en complément de celles versées par l?Etat, il s?agit de 101.729 euros et le DPVI 22, c?est le même objet pour 53.073 euros.

C?est Mme ATALLAH qui interroge Mme DURLACH. Donc tout dépend de votre appétit.

Mme Marie-Thérèse ATALLAH. - Je n?ai pas très faim. Merci, Monsieur le Maire.

Vous nous proposez deux projets de délibération qui concernent l?attribution de subvention aux associations créatrices d?emplois d?adultes relais en complément de celles versées par l?Etat, soit 20 % d?un S.M.I.C. pour le financement de chaque poste créé ou renouvelé.

Nous rappelons ici que la création de postes d?adultes relais s?inscrit dans la mise en oeuvre du dispositif politique de la ville. Ce programme a donc été mis en place par l?Etat en 2000.

A Paris, en 2002, un avenant au contrat de ville a été signé par la Ville et l?Etat pour la création de 500 postes d?adultes relais. Et pour 2006, ce sont 100 nouveaux postes qui sont prévus pour notre Ville.

Je pense que ce dispositif d?adultes relais est intéressant à plusieurs titres. Il répond à un réel besoin en matière de médiation sociale dans nos quartiers. Il contribue à la consolidation de la vie associative qui ne peut plus s?appuyer que sur le bénévolat. De même, il ne faut pas oublier que ce dispositif est très utile en termes d?accès à l?emploi pour les personnes qui occupent ces postes d?adultes relais, ces postes étant réservés à des personnes sans emploi et ayant des qualités et compétences pour exercer un rôle d?information, de médiation et d?accompagnement auprès de la population vivant dans leur propre quartier.

Aujourd?hui, vous nous demandez d?approuver le renouvellement de 20 postes et la création de 12 autres postes nouveaux. C?est réjouissant certes, mais nous aimerions exprimer quelques remarques par rapport à la mise en oeuvre de ce dispositif à Paris.

Même si la fonction d?adulte relais est défini dans un cadre réglementaire, comment comprendre la finalité de cette action de médiation sociale que nous soutenons si dans les projets de délibération il n?est précisé aucune information concernant les orientations de notre Ville au sujet de la médiation sociale dans nos quartiers.

Avouons qu?il nous est très difficile d?apprécier ce programme auquel la Ville est associée. Attention, nous ne demandons pas un projet de plusieurs pages sur chaque association mais plutôt une présentation permettant la compréhension des actions que nous voulons mener dans nos quartiers.

De même, nous constatons que la création d?un poste d?adulte relais dépend de la seule initiative des associations qui souhaitent en bénéficier.

Ainsi, nous constatons parfois la concentration de plusieurs postes sur le même secteur alors que d?autres quartiers dits ?politique de la ville? en ont beaucoup moins ou en sont complètement exclus. Il est dommage d?observer que la répartition des postes sur les quartiers ainsi que les domaines d?intervention des adultes relais ne soient pas définis au préalable par les équipes de développement local chargées de la coordination de la mise en oeuvre du projet de contrat de ville.

Nous pensons que la Ville devrait pouvoir s?approprier ce dispositif important pour mieux l?adapter aux besoins spécifiques de chaque quartier en difficulté mais aussi le rendre plus visible par la population bénéficiaire. Le cadre réglementaire signale une diversité d?employeurs susceptibles de bénéficier de ce dispositif. Les missions pouvant être accomplies par les adultes relais, en termes de médiation sociale et culturelle, sont diverses. Il nous semble important que notre collectivité soit impliquée davantage dans l?organisation de la mise en ?uvre de ce dispositif sur son territoire.

La Ville doit pouvoir définir les priorités des arrondissements en matière de médiation sociale, en concertation avec les équipes de développement local et les élus d?arrondissement.

La répartition des postes adultes relais sur les quartiers concernés devrait être préalablement définie en partenariat avec la Préfecture de Paris et la visibilité du dispositif doit être assurée par la publication d?un outil d?information destiné à la population bénéficiaire. Mais malgré nos remarques et nos réflexions, nous soutenons ce dispositif qui contribue au dialogue, à la médiation sociale et au bon vivre ensemble dans nos quartiers.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame ATALLAH.

Une réponse brève de Mme DURLACH.

Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Merci à Mme ATALLAH d?avoir souligné l?importance de ces adultes relais. Ce dispositif a maintenant sept ans. Il permet de confier des missions de médiation sociale et culturelle à des résidents des quartiers ?politique de la ville?, âgés d?au moins 30 ans, précédemment sans emploi ou en contrat aidé.

La Municipalité - je parle aussi pour Christian SAUTTER est très attachée à ce dispositif qui est très, très utile. Utile d?abord pour les personnes en difficulté d?insertion qui bénéficient de ces emplois aidés et utile pour les associations, les quartiers, leurs habitants, car ces adultes relais renforcent le lien social et la présence humaine dans ces quartiers qui en en ont bien besoin.

C?est pourquoi, pour favoriser ce dispositif, la Ville prend en charge depuis quatre ans 20 % d?un poste sur la base du S.M.I.C. pour venir en aide aux associations, l?Etat prenant en charge 80 %.

Ce dispositif était menacé, mais après les événements, si l?on peut dire, de ?banlieue?, il a été remis en selle et doit même être développé à Paris - ce dont je me félicite - avec le recrutement de 100 adultes relais d?ici la fin de l?année.

Après, vous soulevez un vrai problème. C?est un dispositif d?Etat, financé à 80 % par l?Etat et il y a un débat avec l?Etat pour être coorganisateur des endroits et de la façon dont on utilise les adultes relais.

Je participe jeudi à une rencontre entre des adultes relais parisiens et le Préfet LALANDE, dans le 18e arrondissement et je compte, comme je le fais chaque fois que je vois le Préfet, mais là en public, parler de l?intérêt de ce dispositif, du soutien de la Ville et de la volonté que l?on a d?une coopération plus grande qui doit exister entre la Ville et l?Etat, à la fois sur le choix des associations et sur le recrutement des adultes relais eux-mêmes.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame DURLACH.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 21.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DPVI 21).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 22.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DPVI 22).