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Juin 2006
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Conseil Municipal
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2006, DDEE 145 - Création d’un nouveau service public municipal 30 rue du Faubourg Saint-Antoine (12e) dénommé “Les Ateliers de Paris” dédié à l’accueil, l’information et l’accompagnement des porteurs de projets d’activité dans les secteurs de la création, notamment métiers d’art, mode, design. - Création d’un tarif de redevance pour l’accueil de résidents au sein de l’incubateur municipal de projets d’activités dénommé “La Résidence des Ateliers de Paris” au sein des Ateliers de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2006


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DDEE 145 relatif à la création d?un nouveau service public municipal 30 rue du Faubourg Saint-Antoine (12e) dénommé ?Les Ateliers de Paris?.

M. SARRE a la parole.

M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. Mesdames, Messieurs, mes chers collègues.

En tant que maire du 11e, en tant qu?élu parisien, je salue la création des Ateliers de Paris, car elle répond à une demande que j?ai formulée voici une quinzaine d?années, de donner aux artisans, principalement ceux du Faubourg Saint-Antoine et de la filière ameublement-décoration, un lieu d?exposition. Les précédentes municipalités ont manqué de belles occasions de réaliser ce projet, l?actuelle l?a fait, dans un immeuble magnifiquement situé. Il faut l?en féliciter.

Pour relancer l?artisanat, surtout dans le secteur de l?ameublement, il faut donner aux artisans une visibilité qu?ils n?ont pas toujours dans leurs ateliers. Il faut non seulement qu?ils puissent exposer, mais qu?ils puissent vendre. Les Ateliers de Paris y contribuent. Si l?on veut qu?ils soient une réussite, il faut à la fois qu?ils donnent droit de cité aux artisans traditionnels et aux designers contemporains, qui ont chacun leur public et ne s?excluent en rien. Un tel lieu doit éviter deux écueils : être uniquement tourné vers le passé, au risque de devenir un musée des tendances anciennes, et exclure totalement ce passé pour ne se tourner que vers l?avant-garde. Deux associations d?artisans existent d?ailleurs dans le Faubourg, qui représentent assez bien chacune de ces deux tendances. Toutes deux doivent être associées à la définition de la programmation des expositions et à la sélection des artisans hébergés aux Ateliers de Paris, et recevoir une aide financière de la Ville.

J?insiste également sur la nécessité d?avoir une programmation cohérente et non dispersée. Je comprends bien que, compte tenu de l?investissement consenti par la Ville, il ne soit pas possible de réserver ce lieu au seul artisanat du meuble. Mais il doit avoir une priorité, compte tenu de la localisation des Ateliers de Paris. Ceux-ci ne doivent pas devenir un lieu fourre-tout ; la part de la mode, en particulier, devant y rester secondaire.

Ces remarques faites, on ne peut, encore une fois, que se réjouir de l?existence des Ateliers de Paris, qui démontre le potentiel créatif qui existe dans la Capitale, et va assurer à l?artisanat d?art la vitrine dont il a bien besoin, compte tenu de l?évolution de l?immobilier dans le Faubourg, marquée par la spéculation et l?éviction progressive des activités traditionnelles. Les Ateliers de Paris sont donc une forme de résistance à cette mutation, et il sera possible de la renforcer, à l?avenir, en établissant une synergie avec la future cité artisanale voisine du 37 bis, rue de Montreuil.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 145.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DDEE 145).