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Juin 2006
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Vœu déposé par le groupe communiste relatif à la cité Loubeyre.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2006


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 33 dans le fascicule concernant la cité Loubeyre.

Madame GÉGOUT, vous avez la parole.

Mme Catherine GÉGOUT. - La cité Loubeyre est une cité artisanale et industrielle de Belleville de 4.600 mètres carrés qui date des années 30. Elle est parfaitement adaptée à des activités de P.M.I., avec des planchers solides, des plafonds hauts, des monte-charges, une cour intérieure pour les livraisons.

Je dirais que c?est une chance pour ce quartier. Si on devait reconstituer un hôtel de ce genre dans ce type de quartier, ce serait extrêmement difficile. Nous pensons donc qu?il est tout à fait important d?arriver à maintenir, tel que c?est d?ailleurs classé dans le P.L.U., le caractère artisanal et industriel de cet espace.

Il y a une sensibilité très forte sur ce sujet dans le quartier, étant donné la qualité architecturale de ce lieu et son importance dans le quartier.

Une vente aux enchères a eu lieu. Un promoteur s?est porté acquéreur.

D?ailleurs, je tiens à remercier Christian SAUTTER et les services de la Ville puisque une réunion a été organisée en invitant à la fois le représentant du maire du 20e, du conseil de quartier et moi-même pour rencontrer cet acquéreur, pour voir ce qu?il voulait faire.

Nous ne sommes pas complètement persuadés que le projet qu?il porte d?une cité artisanale va réellement se réaliser. Nous avons déposé un v?u au Conseil d?arrondissement avant d?avoir rencontré cet acquéreur, demandant la préemption par la Ville de manière à maintenir ce caractère.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur SAUTTER, vous avez la parole.

M. Christian SAUTTER, adjoint. - Monsieur le Maire, Madame GÉGOUT, l?Exécutif municipal partage l?inquiétude des habitants du quartier pour cet immeuble industriel, cette cité artisanale au c?ur de Belleville et aussi l?inquiétude du Maire du 20e arrondissement qui s?en occupe personnellement et de la Municipalité.

Vous avez dit que cette cité artisanale était protégée par son inscription au P.L.U. comme ensemble artisanal et industriel - donc le P.L.U. a du bon - et par l?obligation posée d?en conserver la volumétrie. Donc il ne serait pas possible de la transformer en logements, ni en bureaux, ni en ateliers d?architecte. Normalement, le respect du P.L.U. doit apporter toutes les garanties nécessaires.

Le marchand de biens qui a acquis cette cité pour la somme de 9,3 millions d?euros prévoit, il l?a dit à cette réunion, la création d?une cité artisanale tournée vers le second ?uvre et l?équipement de la maison, mais son projet, on peut le dire, reste encore très flou et peut changer.

Pour faire les choses simplement, je donnerai un avis favorable au v?u, en le soumettant à une condition : ?si des garanties effectives et écrites ne sont pas apportées par l?acquéreur sur la réalisation d?une cité artisanale?.

Donc oui, au principe de la substitution de la Ville de Paris à ce repreneur privé, si celui-ci, dans des délais extrêmement rapides, ne donne pas de vraies garanties écrites qu?il respectera le Plan local d?urbanisme, comme c?est la règle. J?espère que nous y arriverons.

J?ai noté aussi que, dans votre intervention résumée, vous souhaitiez que les trois occupants actuels puissent rester dans les lieux. Cela relève de la gestion privée, mais nous pourrons signaler ce point au repreneur, mais c?est une question distincte de l?autre.

Donc, avis favorable avec le complément ?si de réelles garanties ne sont pas apportées par l?acquéreur sur la réalisation d?une cité artisanale?.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Très bien.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le voeu amendé est adopté. (2006, V. 178).