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Juin 2006
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Conseil Municipal
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III - Question d’actualité de M. Christophe NAJDOVSKI et les membres du groupe “Les Verts” relative à l’extension du stade Roland Garros et l’occupation du bois de Boulogne (suite).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2006


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous reprenons la réponse de M. CHERKI et je demande à chacun de retrouver un peu de calme.

Pascal CHERKI, pour répondre.

Allez-y et répondez, s?il vous plaît, sans vous interrompre.

Et chacun retrouve sa place.

M. Pascal CHERKI, adjoint. - Alors... Je vais quand même attendre.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Non, vous n?attendez pas, vous répondez.

M. Pascal CHERKI, adjoint. - Le tournoi de Roland Garros a connu cette année un succès populaire, je le maintiens, incontestable qui participe au rayonnement de Paris.

Dans un contexte de concurrence internationale extrêmement forte, car Roland Garros est un des tournois du Grand Chelem et que beaucoup de grandes villes mondiales souhaitent se positionner pour pouvoir organiser un tournoi du Grand Chelem, Roland Garros a besoin de pouvoir se renforcer notamment par la construction d?un nouvel équipement couvert, un dôme, car en effet Roland Garros est, avec le Tour de France et le marathon de Paris, un des événements sportifs internationaux les plus renommés.

Il est donc de la responsabilité de la Ville, de la Région et de l?Etat de défendre ce tournoi qui est un facteur important, je ne le redirai pas assez, du rayonnement international de Paris et un facteur aussi de développement de la pratique du tennis car je le rappelle pour ceux qui s?intéressent réellement et sérieusement à la pratique du sport et à l?économie du sport, qu?une grande partie des excédents financiers de ce tournoi permet de faire vivre chaque année ce sport qui compte plus d?un million de licenciés.

Le Maire de Paris a donc demandé, dès après le 6 juillet 2005, au service de la Ville, de trouver, en concertation avec la Fédération française de tennis, un lieu susceptible d?accueillir un dôme couvert de 15.000 places qui ne soit pas situé dans le bois de Boulogne, qui soit proche du stade Roland Garros et qui respecte scrupuleusement la charte des bois.

De surcroît, et je répondrai à M. NAJDOVSKI pour le rassurer, même si les serres d?Auteuil n?ont pétitionné et pour cause, il est exclu que le périmètre des serres d?Auteuil, au demeurant protégé au titre de la législation sur les sites, soit en quoi que ce soit concerné par les activités du tournoi. Les premières études, mais il ne s?agit que de premières études, montrent que le stand municipal Georges Hébert pourrait répondre à ces exigences.

Il convient désormais de poursuivre ces études, notamment bien évidemment, avec la mairie du 16e arrondissement, l?ensemble des acteurs concernés, des habitants et leurs associations.

Je peux vous confirmer l?engagement pris dans le dossier de candidature de Paris 2012, à savoir une participation financière de la Ville à hauteur du tiers de la participation publique totale, soit un montant de 20 millions d?euros en l?état des chiffres en notre possession sur un coût total de 120 millions d?euros, la Fédération française de tennis apportant 61 millions d?euros, il reste donc à l?Etat et à la Région à confirmer chacun leur financement de 20 millions d?euros chacun.

Je rappelle que cette participation de la Ville figurait dans la délibération que vous avez M. NAJDOVSKI, avec votre groupe, adoptée pendant la phase de candidature. Votre étonnement m?étonne. Il est d?usage maintenant de revenir sur les votes faits et la parole donnée. Mais nous ne faisons rien d?autre que ce que nous avions décidé ensemble au moment de la présentation de cette candidature.

A cet égard, je renouvelle notre attachement à la prolongation du tramway jusqu?à la Porte d?Auteuil afin de favoriser l?usage des transports en commun des spectateurs du Parc des Princes mais aussi du futur grand stade de Rugby à Jean Bouin et du futur dôme de tennis.

En ce qui concerne les installations actuelles du stade Hébert, il est bien évident que dans le cas où le dôme se trouverait localisé sur cet endroit, elles devraient être déplacées sur les pelouses centrales de l?hippodrome d?Auteuil, le déplacement et la reconstitution étant bien évidemment à la charge financière de la Fédération française de Tennis.

Enfin, je peux vous rassurer, pour peu que l?on soit soucieux, bien évidemment, des conditions de pratique des jeunes et des moins jeunes qui pratiquent sur les stades et les terrains de grands jeux, et pas simplement du bien-être des animaux et des espaces verts, je peux vous rassurer : les utilisateurs actuels s?en porteront beaucoup mieux, car ils disposeront d?un stade de football et d?une piste d?athlétisme aux normes, ce qui n?est pas le cas actuellement, mais surtout dans un environnement plus agréable et plus sain que le site actuel bordé par le périphérique et les boulevards des Maréchaux.

Enfin, Auteuil restera un hippodrome et, dans le cadre du renouvellement de la concession qui sera prochainement soumise au Conseil de Paris, une douzaine d?hectares située dans l?hippodrome sera ouverte au public, permettant aussi de préserver les activités hippiques auxquelles la Municipalité et de très nombreux Parisiennes et Parisiens, Franciliens et Franciliennes, notamment de milieu populaire, sont très attachés.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, Monsieur CHERKI.

Monsieur NAJDOVSKI ?

M. Christophe NAJDOVSKI. - Je remercie M. CHERKI de sa réponse.

Toutefois, j?aimerais savoir pourquoi d?autres alternatives que la construction d?un nouvel équipement ne sont pas étudiées, à savoir la proposition déjà faite par le passé de la réalisation d?un toit rétractable sur le court Philippe-Chatrier, c?est-à-dire dans l?enceinte même de l?existant et non pas sur un nouvel espace. Donc je n?ai pas de réponse là-dessus.

Par ailleurs, je trouve que la participation à hauteur d?un tiers de la Ville me semble extrêmement élevée et importante pour un projet qui est avant tout celui d?une fédération sportive et qui intéresse aussi l?Etat, et pas seulement la Ville.

Par ailleurs, j?ai des interrogations sur la relocalisation du stade Hébert sur la pelouse centrale de l?hippodrome d?Auteuil et de son fonctionnement au quotidien, de sa compatibilité avec le site sur lequel elle se trouve. Il faut rappeler que nous sommes sur un espace boisé classé, que, au regard du P.L.U., il y a des contraintes de construction, puisque nous sommes dans le bois. De ce point de vue-là, je crois qu?une relocalisation du stade Hébert sur l?hippodrome d?Auteuil, ce n?est pas aussi aisé que l?on peut simplement l?affirmer.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, Monsieur NAJDOVSKI.