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Juillet 1997
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20- 1997, DAC 49 - Subvention d'investissement au Théâtre de la Ville (4e). - Montant : 1.200.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 49 accordant une subvention d'investissement au Théâtre de la Ville.
Je donne la parole à Mme Soizik MOREAU.
Mme Soizik MOREAU. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous demandez à cette Assemblée de bien vouloir voter l'attribution d'une subvention d'investissement d'un montant de 1,2 million au Théâtre de la Ville. Je ne m'y opposerai pas, car l'excellente programmation de ce théâtre prouve que les sommes allouées sont bien utilisées.
Mais l'affirmation de principe selon laquelle un théâtre doit bénéficier de subsides publiques pour maintenir la qualité de ses spectacles n'est malheureusement pas respectée partout, loin s'en faut.
Il est des théâtres négligés, certains conduits à la ruine. Je voudrais vous parler de deux exemples qui me tiennent à coeur, parce que les théâtres sont dans le 11e arrondissement et qu'ils sont exemplaires de ce qui peut se passer.
Le théâtre de la Main-d'Or est l'un de ces lieux de proximité qui fermeront bientôt, faute de susciter l'intérêt positif des pouvoirs publics.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Madame, je crois que cela n'a strictement rien à voir avec l'objet de cette délibération.
Mme Soizik MOREAU. - Si...
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Ecoutez, Madame, on ne peut pas saisir comme prétexte pour parler de tout et de n'importe quoi, une délibération. Alors, ou bien vous avez terminé ce que vous avez à dire sur le Théâtre de la Ville, auquel cas je vais demander à Mme MACÉ de LÉPINAY de vous répondre, mais vous ne pouvez pas vous saisir d'une délibération pour parler de quelque chose qui n'a strictement rien à voir.
Alors concluez, Madame, s'il vous plaît.
Mme Soizik MOREAU. - Je voulais simplement dire que tous les théâtres n'ont pas les mêmes droits devant la loi quant aux subventions. C'est bien dommage et si l'on pouvait s'intéresser à des théâtres en perdition, ce serait vraiment quelque chose qui serait à porter au crédit du Conseil de Paris car la Ville pourrait faire pour certains théâtres un effort qu'elle ne fait pas suffisamment. Voilà ce que je voulais dire et cela me paraît très important.
Je voulais signaler aux conseillers l'exemple de deux théâtres qui font des choses extraordinaires et qui sont négligés. Vous ne voulez pas l'entendre, c'est tout à fait dommage, j'en suis navrée.
Moi qui débute dans cette Assemblée, je note votre fair-play !
Madame MACÉ de LÉPINAY, je pense qu'on pourra évoquer ces deux théâtres dans votre bureau, à une autre occasion.
C'est bien dommage. Merci, Mesdames et Messieurs, merci, Monsieur le Maire.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Madame MACÉ de LÉPINAY, vous avez la parole.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je remercie Mme Soizik MOREAU du soutien qu'elle apporte au Théâtre de la Ville parce qu'effectivement le Théâtre de la Ville est une grande institution parisienne qui a proposé en 1996 207 représentations de danse, de théâtre, de musique. Je crois que nous pouvons être fiers de cette institution et je remercie Mme MOREAU d'apporter son soutien aux investissements nécessaires à ce théâtre.
Je veux quand même lui dire un mot du théâtre de la Main-d'Or puisqu'elle l'a évoqué très rapidement.
Je sais bien qu'on est un peu à côté du sujet, mais le théâtre de la Main-d'Or, vous le savez, Madame MOREAU, est adhérent au Fonds de soutien au théâtre privé. On n'est donc pas du tout dans le même registre que le Théâtre de la Ville.
Effectivement, le théâtre de la Main-d'Or est en liquidation judiciaire parce qu'il doit 1,8 million à l'U.R.S.S.A.F., vous le savez d'ailleurs très bien.
Vous savez aussi que le théâtre a des difficultés depuis 1993 et qu'un plan de redressement a été élaboré avec l'Etat et avec le Fonds de soutien au théâtre privé, auquel la Ville a participé de façon tout à fait régulière.
Il n'empêche que, malgré l'excellent travail que fait M. GRINEVALD, qui est un homme de talent et un bon directeur d'acteurs, nous n'avons pas réussi à redresser ce théâtre et que maintenant, dans la situation dans laquelle il est, nous ne pouvons plus intervenir puisqu'il est placé sous administration judiciaire et qu'au demeurant il n'a pas fait de demande de subvention pour 1997.
Voilà, je suis désolée, Madame MOREAU, mais la situation du théâtre de la Main-d'Or est, comme vous le savez, très grave et nous ne pouvons pas faire plus que ce que nous avons fait jusqu'à maintenant, en tout cas pas tout seuls.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie Mme MACÉ de LÉPINAY.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 49.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1997, DAC 49).