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Juillet 1997
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Conseil Municipal
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10- 1997, PP 52 - Décision modificative n° 1 du budget spécial de la Préfecture de police de 1997.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1997



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l'affaire suivante : décision modificative n° 1 du budget spécial de la Préfecture de police de 1997.
M. SARRE, Président du groupe du Mouvement des citoyens, a la parole.
M. Georges SARRE, maire du 11e arrondissement. - Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, le Conseil de Paris est amené aujourd'hui à se prononcer sur le budget modificatif de la Préfecture de police.
J'observe que le Service spécial de la sûreté des Parisiens et de la lutte contre l'incendie disposent de moyens somme toute modestes pour accomplir des missions essentielles et le plus souvent éprouvantes.
Dans ces conditions l'attribution de crédits supplémentaires, même limitée, paraît aller de soi dès lors que cela correspond à des besoins et que cela s'effectue dans le souci de bien gérer les deniers de l'Etat et de la Ville.
J'approuve donc la décision qui consiste à accroître de 8 millions de francs le prélèvement sur les recettes ordinaires.
Je souhaite que cela permette de mettre fin à cet état de fait regrettable qui conduit la police à solliciter, pour ces opérations d'équipements, des avances du sous-chapitre consacrées à celles du service incendie.
En ce qui concerne les dépenses d'investissements, je note avec satisfaction que la modernisation des équipements de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris se poursuit. Au total, elle bénéficiera de crédits de paiement supplémentaires s'élevant à 4.023.000 F, destinés à l'achat de nouvelles combinaisons et de matériel informatique.
J'espère simplement que la directive européenne concernant l'équipement des sapeurs-pompiers se traduira pour eux par une amélioration réelle de leur confort et surtout de leur propre sécurité.
En définitive, si la masse des dépenses ordinaires ne progresse que de 0,6 %, en revanche les crédits de paiement connaissent un accroissement de 3,68 %, soit près de 14 millions de francs si l'on compte les 8,6 millions répartis de 1996 à 1997.
Nous avions noté lors de la présentation du budget primitif des avancées intéressantes. Nous avions salué notamment la décision de rapprocher les commissariats de voie publique et les commissariats de police judiciaire afin que les Parisiens puissent trouver dans chaque commissariat d'arrondissement tous les services de police.
Vous avez bien voulu prêter une oreille attentive pour renforcer des îlotiers dans les quartiers sensibles et ils sont nombreux dans la Capitale.
Je pense aux cités Frédéric-Lemaître, Piat, Faucheur-Envierges ou Saint-Blaise dans le 20e, à la rue Robert-Houdin dans le 11e, et il y en a beaucoup d'autres dans le 18e, le 13e, le 14e, où ont été créés des postes de vigilance à proximité de ces cités.
Naturellement beaucoup reste encore à faire. Le développement de l'îlotage à l'intérieur des cités est effectué par des fonctionnaires affectés spécialement à ces sites, connus de la population, entretenant des relations régulières et confiantes avec les gardiens, les responsables des associations de locataires ainsi qu'avec les associations de jeunes.
Il reste naturellement beaucoup à faire pour assurer une plus juste répartition des effectifs de la police entre certains quartiers de l'Ouest, et ceux de l'Est.
Cependant, ces avancées significatives nous avaient permis en mars dernier de ne pas nous opposer au vote du budget de la Préfecture de police.
Ce budget modificatif confirme cette tendance.
Compte tenu de ces différents éléments, les élus du groupe du Mouvement des citoyens se prononcera en faveur du budget de la Préfecture, engagé pour rapprocher les Parisiens de leur police et soutenir les changements qui se produiront dans les mois à venir.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur SARRE.
Monsieur GOUJON, vous avez la parole.
M. Philippe GOUJON, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Simplement, Monsieur le Maire, pour me réjouir de la position de M. SARRE puisqu'il vote le projet de budget spécial modificatif de la Préfecture de police.
En ce qui concerne la Brigade de sapeurs-pompiers, il faut souligner l'effort important consenti par notre collectivité locale aussi bien en matière d'investissements qui, je le rappelle, prend à sa charge 100 % des dépenses, ainsi que les autres collectivités locales et aussi le fonctionnement.
Je voudrais dire, et en matière d'investissements notamment, que le plan de programmation immobilière de la Brigade de sapeurs-pompiers nous permettra de rénover un patrimoine ancien grâce à un effort très important consenti aussi bien d'ailleurs par la Ville de Paris que par les départements périphériques et qui a entraîné un doublement de ce budget pour ce qui concerne notre collectivité depuis 1989, donc un effort très important.
En ce qui concerne les dépenses de police, je laisserai la parole à M. le Représentant du Préfet de police, mais là aussi, je n'ai pas de commentaires particuliers à ajouter étant donné le vote favorable sur ce budget qu'indique M. SARRE.
Je souhaite simplement que ce vote favorable ne soit pas dicté uniquement par des considérations politiques conjoncturelles, mais que ce soit un vote qui se reproduise dans l'avenir, très souvent, quels que soient les changements de majorité dans le pays...
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur GOUJON.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PP 52.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre, Mme SCHNEITER, MM. DUMAIT et MESMIN s'étant abstenus. (1997, PP 52).
La séance est suspendue.