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Octobre 2005
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Conseil Municipal
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2005, QOC-360 Question de M. Yves POZZO di BORGO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police concernant les mesures de sécurité envisagées pour assurer la protection de la Tour-Eiffel et de ses abords.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2005


 

 

Libellé de la question :

 

?La menace terroriste existe en France. En décembre 1994, des terroristes du GIA algérien ont détourné un Airbus parti d?Alger. L?avion a fait escale à Marseille et n?a pas pu continuer sa route sur Paris et atteindre son objectif, qui était de s?écraser contre la Tour Eiffel.

Symbole de la France, la Tour Eiffel est très présente dans l?imaginaire de beaucoup de monde. Elle est, par conséquent , un édifice qui peut être à nouveau visé par les terroristes. Rappelons qu?au Conseil de Paris des 2-3 février 2004, un voeu a été présenté par Yves POZZO di BORGO et les membres du groupe U.D.F. concernant l?interdiction du survol de Paris par tout avion civil. Ce voeu a été adopté à l?unanimité. Il n?est toujours pas mis en oeuvre et pour ne prendre qu?un exemple, ce samedi 1er octobre à minuit, un avion est passé à basse altitude et à la verticale de ce monument.

La sécurité intérieure de la Tour Eiffel a été renforcée par la S.N.T.E., mais il reste le problème de la protection de ses abords, haut lieu de fréquentation, qui doivent être pris en compte.

Yves POZZO di BORGO et les membres du groupe U.D.F. souhaiteraient connaître les mesures de sécurité envisagées concernant la protection de la Tour, des touristes et des Parisiens sur le parvis de la Tour Eiffel.?

Réponse (M. Christophe CARESCHE, adjoint) :

?La Tour Eiffel fait l?objet, comme l?ensemble des grands monuments publics, de dispositifs de sécurité et de protection des visiteurs qui le fréquentent et du personnel qui y travaille quotidiennement.

L?activation sur le territoire national de mesures spécifiques (plan ?Vigipirate??) par les services de l?Etat entraîne la mise en place de procédures adaptées sur le site de la Tour Eiffel.

Par ailleurs, des travaux de sécurité sont réalisés en permanence sur le site. M. Jean-Bernard BROS, adjoint au Maire de Paris chargé du tourisme et président de la S.N.T.E., précise à cet égard, dans le rapport d?activité 2004 de l?exploitant actuel de la Tour Eiffel, que 2004 aura vu la mise en place d?un ambitieux programme d?accroissement du niveau de sécurisation du site face à des menaces qui ne doivent pas être niées.

Ces mesures concernent notamment la surveillance et la protection contre l?intrusion sur le monument, la protection de l?accès aux espaces techniques non ouverts au public, ainsi que la sécurité du public sur l?esplanade. Elles sont examinées et mises en place en étroite concertation avec l?ensemble des services compétents de l?Etat et associent le personnel technique et de sécurité ou en charge de l?accueil direct du public.

Par ailleurs, la S.N.T.E. a fait procéder en 2004-2005, en coordination et avec la participation active des services de l?Etat, à un audit de sûreté qui valide les choix mis en ?uvre et poursuit la réflexion sur les dispositifs complémentaires prochainement mis en place.

Enfin, s?agissant des agressions aériennes susceptibles d?intervenir contre ce monument, il est rappelé à M POZZO di BORGO que la Ville de Paris ne dispose d?aucun dispositif de défense anti-aérienne. La question s?adresse donc vraisemblablement à l?Etat : la qualité de parlementaire de l?auteur de la question devrait le conduire à interroger le Gouvernement à ce sujet.?

Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :

?Le 7 juillet 2005, à 12 heures, le Premier Ministre a décidé le passage au niveau rouge du plan ?Vigipirate?.

Ces mesures ont été renouvelées le 5 octobre 2005.

L?ensemble des policiers de la Préfecture de police, comme tous les policiers et gendarmes de la zone de défense de Paris sont ainsi mobilisés pour mettre en oeuvre les mesures de prévention des actes de terrorisme. Dans le cadre de leurs missions quotidiennes, tous ces effectifs participent activement à la sécurisation des personnes et des institutions.

Les objectifs principaux pris en compte pour l?application du plan sont :

- la protection des points sensibles, nationaux et internationaux,

               - la sécurité des réseaux de transport,

                - la sécurité des lieux de rassemblement de public.

 

A ce titre, la Tour Eiffel fait l?objet de mesures particulières qui ont trait à :

- la surveillance du public,

- l?inspection des abords,

- la protection des infrastructures et matériels sensibles.

Les services de police parisiens ont obtenu le renfort permanent d?unités mobiles (Compagnie républicaine de sécurité et escadrons de la gendarmerie mobile) pour mettre en oeuvre l?ensemble des mesures retenues pour Paris.

Les forces armées participent également, et d?une façon très sensible, à la réalisation du dispositif.

Des dispositions sont également prises en matière de survol de Paris. Celui-ci est interdit conformément à l?arrêté interministériel du 20 janvier 1948, excepté pour les avions de ligne et les avions militaires assurant un service de transport, sous réserve que l?altitude de vol soit supérieure à 2.000 mètres.

Le survol de Paris fait à cet égard l?objet d?une attention particulière et les infractions à l?altitude minimale de 2.000 mètres sont systématiquement répertoriées par l?Armée de l?air, en charge de la sûreté aérienne de Paris.

Des dérogations très exceptionnelles du survol de Paris sont susceptibles d?être accordées aux avions civils et aux hélicoptères, par la Direction générale de l?Aviation civile, après avoir obtenu l?accord de mes services. Elles ne le sont que dans le cadre de commémorations nationales ou de missions d?intérêt général. Le déroulement des vols n?est jamais autorisé la nuit, sauf pour les hélicoptères qui effectuent des transports sanitaires d?urgence.

Très peu de capitales et d?agglomérations importantes bénéficient d?une réglementation aussi contraignante.?