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Octobre 2005
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2005, DDEE 151 - Adhésion de la Ville de Paris au Groupement d’intérêt public “Maison de l’Emploi de Paris”.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2005


M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du projet de délibération DDEE 151 relatif à l?adhésion de la Ville de Paris au Groupement d?intérêt public ?Maison de l?Emploi de Paris?.

Madame MARTINET vous avez la parole.

Mme Marie-Pierre MARTINET. - Je regrette de ne pas m?être inscrite au Conseil général, où nous avons eu ce débat hier. Je trouve dommage aujourd?hui de me retrouver là, sachant que M. SAUTTER ne pouvant être présent en séance, c?est M. DAGNAUD qui va entendre mes propos. Mais je sais qu?il en sera le fidèle rapporteur.

Sur ce projet de délibération, sans revenir sur ce qui a été dit hier, le groupe ?Les Verts? adhère parfaitement sur le fond et les thématiques qui seront abordés par ce groupement d?intérêt public que va être la ?Maison de l?Emploi à Paris?.

Cependant, souhaitons juste que cela ne devienne pas une usine à gaz technocratique. J?espère que la Ville sera force de proposition mais il me semble quand même que, dans ce dispositif, et c?est l?objet essentiel de mon intervention, les grands absents du dispositif sont les personnes elles-mêmes, c?est-àdire celles qui sont exclues de l?emploi, que ce soit les plus de 45 ans que l?on a jetés sans ménagement parce qu?ils sont trop vieux et trop chers, les jeunes qualifiés parce qu?ils ou elles n?ont pas d?expérience et que personne, justement, ne veut prendre le risque de leur permettre d?acquérir cette expérience ou de la construire, celles et ceux qui ne sont pas qualifiés dont personne ne veut parce que, justement, ils ne sont pas qualifiés, celles et ceux qui ont subi de plein fouet les crises économiques, qui sont au chômage de longue durée. Bref, toutes celles et tous ceux qui, tous les jours, sont pointés du doigt parce qu?ils vivraient sur le dos de la société.

Il me semble que l?on ne peut pas objectivement parler d?emploi et d?aide de retour à l?emploi, construire des programmes pour ce retour à l?emploi, proposer des contrats aidés aux salaires de misère ; décider que telle ou telle mesure sera pertinente et répondra aux attentes, sans même entendre celles et ceux qui vivent au jour le jour cette réalité.

Qui n?a pas entendu ou vécu l?absence de perspective pour demain, l?angoisse de tomber malade, le sentiment d?inutilité sociale et sociétale qui finit par annihiler complètement, hypothéquant un peu plus le retour à l?emploi, n?est pas en capacité, je le dis de manière claire, voire solennelle, de proposer des solutions pertinentes dans ce domaine.

Je regrette l?absence de nos collègues de droite. Les chômeurs et les chômeuses ne sont pas tous des ?tire-au-flanc? et des flemmards, il faut arrêter ce discours.

Je fais le v?u ici, je sais que François DAGNAUD se fera le fidèle rapporteur de mes propos et j?espère que ce sera entendu, que le G.I.P., où seront rassemblées ces grandes institutions, y compris les services déconcentrés de l?Etat en matière d?emploi, aura la sagesse et l?intelligence de contacter les syndicats et les associations de chômeurs et précaires qui seront, pour peu qu?on leur pose la question, sûrement force de proposition, j?en suis sûre.

On peut tout à fait les associer au titre de partenaires puisque l?article 6.3 de la convention qui est jointe au projet de délibération, le prévoit.

Ce serait une opportunité pour offrir et rendre encore plus pertinent ce qui a déjà été commencé par la Ville de Paris et qui semble se dessiner avec les grands institutionnels dans le cadre de ce G.I.P.

Je vous remercie.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.

Monsieur DAGNAUD, vous avez la parole, en lieu et place de M. SAUTTER.

 

M. François DAGNAUD, adjoint, au lieu et place de M. Christian SAUTTER, adjoint, au nom de la 2e Commission. Christian SAUTTER retenu par des obligations municipales, sera attentif aux observations que vous avez formulées et il m?a demandé de vous rassurer sur l?essentiel de votre souci. En l?occurrence, lors du dernier comité de vigilance pour l?emploi qui s?est réuni début octobre et qui réunit, à la fois, les unions départementales, le service public de l?emploi et les élus de la seconde Commission, Christian SAUTTER a présenté ce projet de Maison de l?Emploi. Les statuts du G.I.P. permettent aux syndicats, aux unions départementales, d?en devenir des partenaires associés.

Les syndicats présents à cette réunion y ont répondu très favorablement et pourront ainsi participer, par exemple, à des thématiques spécifiques telles que la lutte contre les discriminations, la validation des acquis ou les cadres seniors. Je pense qu?au moins une partie de vos inquiétudes trouvera là une réponse convaincante.

Pour le reste, je vais laisser à Christian SAUTTER le soin de développer l?argumentation nécessaire à vous rassurer tout à fait.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 151.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DDEE 151).