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Octobre 2013
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Conseil Général
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2013 DDEEES 121 G - Subvention (40.878 euros) et avenant à la convention avec l'association PLIE de Paris Nord-Est (18e).

Débat/ Conseil général/ Octobre 2013


 

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DDEEES 121 G relatif à l'attribution d'une subvention de 40.878 euros et d'un avenant à la convention avec l'association PLIE de Paris Nord-Est, dans le 18e arrondissement. Je donne la parole à Mme Laurence GOLDGRAB.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Madame la Présidente, mes chers collègues, je vous remercie.

La situation des familles monoparentales est une vraie préoccupation pour la Ville de Paris. Ces familles sont nombreuses sur notre territoire parisien puisqu?elles représentent 27,6 % des familles, contre 20 % au niveau national.

Je vous rappelle la création en 2010 de la Mission d'information et d'évaluation concernant les familles monoparentales à Paris qui, dans son rapport final, préconisait d'ailleurs des mesures sur la question de l'insertion professionnelle.

Ce nouveau projet de délibération est la continuité de l'engagement de la Ville de Paris en ce domaine.

Les familles monoparentales ne sont pas toutes en difficulté, mais nous connaissons leur plus grande vulnérabilité face à la précarité des conditions d'existence. Ainsi, elles sont en moyenne plus nombreuses que les couples avec enfants à vivre sous le seuil de bas revenus et à être allocataires des minima sociaux. La surreprésentation des femmes parmi les chefs de famille monoparentale (85 % environ) renforce ces difficultés. Elles sont plus touchées par le chômage et cumulent souvent des difficultés pour l'accès à l'emploi : problèmes de garde d'enfant, de logement, problèmes linguistiques, faible niveau de formation.

L'association P.L.I.E. de Paris Nord-Est est chargée de la mise en place du dispositif du Plan local pour l'insertion et l'emploi destiné aux personnes en grande difficulté sur cinq arrondissements parisiens (11e, 12e, 18e, 19e et 20e). Dans ce cadre, elle souhaite mettre en place un accompagnement mieux adapté pour lutter contre les freins à l'intégration professionnelle des chefs de famille monoparentale, car c'est réellement à travers cette intégration que nous pouvons prémunir ces familles de la précarité. Cette structure propose depuis 2005 à tous les participants un accompagnement personnalisé avec un référent unique tout au long de leur parcours d'insertion, accompagnement qui peut également être assuré pendant les six premiers mois d'activité. En 2012, 2.475 personnes bénéficiaient du dispositif, dont 36 % de chefs de famille monoparentale particulièrement en difficulté. Leur suivi au sein du dispositif est d?une durée plus longue que pour les autres participants ; il a été évalué que l?accompagnement durait 25 mois en moyenne pour des chefs de famille monoparentale contre 22 mois en comptant l?ensemble des participants. Ainsi, le parcours dans le dispositif P.L.I.E. nécessite des étapes intermédiaires avant tout retour à l'emploi ou à une formation qualifiante, avec, en parallèle, la nécessité de soutenir la mise en place de demande de logement ou de garde d'enfant. Forte de cette expérience dans l?accompagnement individualisé des chefs de famille monoparentale, l'association propose ainsi de mettre en place un nouveau projet pour répondre à ces problématiques particulières d'insertion. Deux actions principales pourront répondre à ces besoins. Tout d?abord, la mise en place de trois postes de référent parcours emploi, spécifiquement dédiés aux chefs de famille monoparentale, pourra répondre à la nécessité d'un accompagnement renforcé. En outre, la constitution d'un réseau de professionnels intégrant l'ensemble des acteurs concernés, à travers, notamment, la création d'un observatoire des parcours de P.L.I.E., pourra ouvrir un espace de dialogue et de coopération des professionnels des différentes institutions concernées, et à terme, ce sont plus de 300 parents isolés qui seront accompagnés par ces référents.

Pour toutes ces raisons évoquées précédemment, je vous invite à voter favorablement ce projet de délibération qui soumet un projet adapté aux enjeux de l'intégration des publics en forte difficulté.

Je vous remercie.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame GOLDGRAB. Pour répondre, je donne la parole à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président. - Madame la Présidente, Mme Laurence GOLDGRAB attire notre attention sur deux problèmes qui sont discrets. Le premier est le retour dans la société et à l'emploi de personnes en très grande difficulté ; c'est un sujet sur lequel vous, Madame TROSTIANSKY, et Mme Gisèle STIEVENARD intervenez très fortement. Le P.L.I.E. (Plan local d'insertion emploi) comme l?a dit Mme GOLDGRAB, qui est né dans les 18e et 19e arrondissements, et Mme Claudine BOUYGUES le connaît bien, a eu un réel succès pour ramener à l'emploi des personnes en très grande difficulté, puisque le taux de réussite ou de sortie positive du P.L.I.E. est de 63 %, ce qui est tout à fait exceptionnel pour des personnes qui sont vraiment très éloignées de l'emploi. Le P.L.I.E. a été étendu, d'abord au 20e arrondissement, puis aux 11e et 12e arrondissements, et nous entendons des responsables d'autres arrondissements dire que ce serait vraiment sympathique si le P.L.I.E. couvrait tout Paris.

Le P.L.I.E. a fait preuve de son efficacité, puisque sur une seule année, l'an dernier, il a accompagné 2.375 personnes, dont 63 % de sorties vers l'emploi durable, et sa Présidente, Mme Claudine BOUYGUES, pourra répercuter ces félicitations du Conseil de Paris aux référents et à toute l'équipe du P.L.I.E.

Le deuxième point est le problème des "mamans solo". En langage savant, on parle de chef de famille monoparentale. Comme ce sont, pour 85 %, des femmes, je trouve que c?est plus simple de parler de "mamans solo" qui ont des difficultés spécifiques pour retrouver un emploi, d'où l'idée, et c'est le but de ce projet de délibération, d'ajouter au réseau actuel du P.L.I.E. trois référents - les référents sont des personnes qui prennent 60 à 70 personnes en charge pour leur prodiguer un accompagnement sur mesure - qui vont être spécialisés dans les parents solo et, pour faire plus simple, pour les "mamans solo". Ils seront situés auprès de la Caisse d'allocations familiales du 19e arrondissement, auprès du service social départemental polyvalent du 11e arrondissement et au sein de la Maison des entreprises et de l'emploi du 18e arrondissement. Là encore, c'est une action qui ne coûte pas très cher d'un point de vue budgétaire, qui rapporte gros d'un point de vue social, d?un point de vue économique, et j'espère que notre Conseil votera ce beau projet de délibération à l'unanimité.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Monsieur SAUTTER. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 121 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DDEEES 121 G). Merci. 2013 DDEEES 154 G - Souscription d'un avenant à la convention DDEEES 123 G avec le FLES de Paris (100 000 euros). V?u déposé par le groupe E.E.L.V.A. relatif aux contrats aidés de la Ville et du Département.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération DDEEES 154 G relatif à la souscription d'un avenant à la convention DDEEES 123 G avec le FLES de Paris, sur lequel le groupe E.E.L.V.A. a déposé le v?u référencé n° 1 G dans le fascicule. Je donne la parole à M. Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Madame la Présidente. Je vais intervenir pour présenter le v?u qui est rattaché à ce projet de délibération. Comme vient de le dire M. Christian SAUTTER, un travail important est fait pour aider les personnes qui sont éloignées de l'emploi à y revenir si possible, et les contrats aidés sont mobilisés, de ce point de vue, pour aider à ce retour à l'emploi des personnes les plus touchées par la crise. Ainsi, il est prévu au plan national que 100.000 contrats d'avenir soient signés d'ici la fin de l'année sur l'ensemble du territoire et que la Ville de Paris y contribue à hauteur, en interne, de 200 à 300 environ, et si l?on y ajoute l'aide au secteur associatif, ce sont environ 1.000 emplois supplémentaires qui pourraient être ainsi créés, c'est une excellente chose et nous nous en félicitons. Par ce v?u, nous souhaitons aussi alerter, mais surtout faire en sorte que la Ville se dote des outils et des chiffres nécessaires pour formuler si possible des propositions d'amélioration quant à la gestion de ces nouveaux contrats, car il est toujours difficile de transformer les contrats aidés en réel tremplin vers un emploi pérenne, et souvent, le taux tourne autour de 30 à 35 % de personnes qui, à l'issue de ces périodes, arrivent à trouver un emploi pérenne. Il faut, évidemment, mettre de nombreux garde-fous pour améliorer ce pourcentage : proposer, par exemple, aux personnes embauchées un réel accompagnement, des propositions d'évolution plus près des compétences acquises, afin que le contrat ne soit pas une simple parenthèse. Ces contrats d'avenir que l'on nous propose envisagent d'apporter les réponses aux manques constatés dans les précédents contrats ; le statut juridique sera, certes, le même, mais avec davantage d'attention apportée au projet et à la formation ; là encore, c'est une amélioration certaine et nous nous en félicitons. Cela étant, on souhaiterait que ce soit une nouvelle chance de réexaminer la politique globale de la Ville en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, sujet que l'on a longuement évoqué dans le passé.

Par ailleurs, nous avons constaté qu'il y avait un certain nombre de difficultés, avec des procédures contentieuses, suite à des recours qualifiés "d'abusifs" de la Ville à des contrats qui n'auraient pas été formellement conformes à la juridiction, au droit, et, on l'a vu, les agents concernés se sont vu offrir une requalification de leur contrat en C.D.I., ce qui prouve qu?il y a encore matière à progresser.

Nous demandons, à ce stade, qu?un bilan nous soit présenté de l'ensemble des contrats aidés lors d'une réunion de la prochaine 2e Commission et qu'il nous soit donné toutes les informations qui figurent dans le v?u, vérifier, évidemment, que les contrats sont utilisés à bon escient, qu'ils facilitent le retour à l'emploi tout en évitant les effets de seuil et qu'enfin, ils ne soient pas, mais nous n'en doutons pas, considérés comme une variable d'ajustement mais pleinement intégrés à la gestion à long terme des missions de notre collectivité.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Monsieur CONTASSOT. Pour répondre, je donne la parole à M. Christian SAUTTER ; si vous pouvez répondre à la fois sur le projet et sur le v?u.

M. Christian SAUTTER, vice-président. - Je vais répondre sur le v?u, Madame la Présidente. Je veux tout de suite dire à M. CONTASSOT, qui demande que la 2e Commission en charge des questions d'économie et d'emploi soit informée en détail de tout ce qui se fait à Paris - dont je veux dire un mot dans un instant - à propos des contrats aidés et des contrats d'avenir, que je souscris tout à fait à ce point. Je proposerai quelques modestes modifications de forme, mais je serai très heureux de poursuivre avec M. CONTASSOT, au sein de la 2e Commission, ce débat que nous entamons aujourd'hui. Les contrats aidés, M. CONTASSOT l'a très bien précisé, font de la Ville une des collectivités, sinon la collectivité qui accueille le plus de contrats aidés, c'est-à-dire qui ouvre ses possibilités d'emploi et de formation à des personnes qui sont vraiment éloignées de l'emploi. Par exemple, je voudrais citer que 49 % des contrats aidés étaient allocataires du R.S.A. au moment de leur embauche, et avec Mme TROSTIANSKY, nous veillons bien à ce que les allocataires du R.S.A. soient prioritaires. 16 % étaient et sont en situation de handicap. 20 % viennent des quartiers "politique de la ville", et nous travaillons étroitement avec Mme Gisèle STIEVENARD sur ce point. 28 % ont plus de 50 ans. 28 % sont sans diplôme. C'est vous dire que ces contrats aidés sont vraiment ciblés sur les personnes qui en ont le plus besoin. Un mot sur la formation. Je peux vous dire qu'au 30 septembre - je suis allé chercher des chiffres tous frais pour faire honneur à votre question - 626 contrats aidés ont été formés et 746 sont en cours de formation, mais nous pourrons continuer sur ce point. Il y a effectivement des contentieux parce que dans un certain nombre de cas, les personnes ont commencé à travailler avant que le contrat soit formellement signé, mais je donnerai toutes les précisions nécessaires, comme vous le souhaitez : la Ville n'a rien à cacher. Très vite, Madame la Présidente, si vous le permettez, je proposerai, Monsieur CONTASSOT, à votre v?u, dont chacun a le texte sous les yeux, d'ajouter un premier considérant : "Considérant l'engagement résolu de la Ville de Paris en matière d'insertion professionnelle des publics les plus en difficulté, Paris est la première collectivité locale employeuse de contrats aidés avec 1.350 personnes en parcours d'insertion dans ses différents services. Paris est aussi le premier employeur parisien d'emplois d'avenir, avec 300 jeunes recrutés d'ici la fin 2013". On en est actuellement à 232 : vous voyez donc que l'on est sur la bonne piste. Au troisième alinéa, je propose d'écrire : "Considérant les moyens consacrés par la collectivité à la formation et à l?accompagnement des agents concernés". Plus loin, de rayer le considérant sur l'usage des outils de retour et d'ajouter : "Considérant que plusieurs contentieux individuels ont été engagés et que certains ont abouti à des décisions de requalification en CDI des contrats aidés", c'est ce que vous venez de dire.

À la fin, "Précisant combien de décisions par les Prud'hommes sont en attente de jugement".

Ce sont des modifications de forme que vous acceptez. Donc, Madame la Présidente, je vous propose que le Conseil de Paris adopte le v?u déposé par M. CONTASSOT et les élus du groupe "Europe Ecologie - Les Verts et apparentés" avec les menus ajouts de forme que je viens de mentionner.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Monsieur SAUTTER. Je vous propose de voter sur le v?u n° 1 G avec les propositions d'amendement que vous avez proposées. Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe E.E.L.V.A., amendée par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée à l'unanimité. (2013, V. 27 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 154 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DDEEES 154 G). Merci. 2013 DDEEES 155 G - Subvention (25.000 euros) et convention avec l'Association Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles (UFISC) (19e).

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération DDEEES 155 G concernant une convention avec l?association "Union fédérale d?intervention des structures culturelles", dans le 19e arrondissement. Je donne la parole à Mme Laurence GOLDGRAB.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Les entreprises culturelles ont une importance toute particulière à Paris car elles y sont nombreuses et rayonnent au-delà des frontières de notre ville.

C'est surtout sur les plus petites d'entre elles, les entreprises culturelles dites "indépendantes", que notre attention doit se porter. Elles sont essentielles au développement de toute la société car leur présence et leur multiplicité garantissent notre diversité culturelle - j'ai eu maintes fois l'occasion de le souligner.

Le secteur des industries culturelles s'intègre dans de nombreux domaines de l'économie, de l'innovation, du commerce et de l'économie sociale et solidaire. Chaque facette de cette intégration dans notre tissu économique doit être soutenue et valorisée dans le cadre de politiques publiques en faveur des industries culturelles indépendantes, dans un contexte où, malheureusement en ce moment, leur survie est sans cesse en question. Certaines de ces petites entreprises ont fait le choix d'innover, notamment sur leur modèle économique, en repensant les activités culturelles et artistiques au sein du champ de l'économie sociale et solidaire. Les valeurs de cette économie tournée vers l'intérêt général, l?utilité sociale et l'ancrage territorial offrent des perspectives d'avenir à ces entreprises culturelles. Le secteur marchand prend dans l?économie sociale et solidaire une moindre place et offre une liberté de création plus large. Et c'est pour aider ces structures culturelles et artistiques à se développer qu'intervient l'Union fédérale d?intervention des structures culturelles, l?U.F.I.S.C. Dans cet objectif, l?association a développé depuis sa création en mars 2000 un réseau de professionnels du champ artistique et culturel à un niveau national mais aussi régional. De nombreuses structures appartenant à ce réseau sont des structures parisiennes. À titre d?exemple, dans le 18e arrondissement, le centre Fleury Goutte-d?Or, la compagnie Confluences, qui sont membres de l?U.F.I.S.C. L'Union apporte une plus-value à de nombreux professionnels à différents niveaux. D?abord, elle les aide à structurer leur action en créant du lien entre les professionnels, mais aussi avec les structures spécialisées dans l?accompagnement individuel de projets culturels. Composée de petites structures souvent touchées par un risque d'isolement, l?U.F.I.S.C. a donc un rôle essentiel dans la recherche de solutions concrètes. Deuxièmement, l?association a également développé une solide compétence en matière d?observation des pratiques et savoir-faire existants et aussi sur tout ce qui touche au cadre règlementaire, politique et économique du secteur, offrant ainsi une dynamique de réflexion pour les entreprises culturelles, ce qui leur permet d'évoluer.

Enfin, l?U.F.I.S.C. a un rôle local plus spécifique puisqu?elle est installée au sein de la Maison des réseaux artistiques et culturels située rue de Belleville, dans le 19e arrondissement, et offre à chacun de ses membres des lieux de réunion et de création en s'adaptant aux besoins de chacun.

Neuf organisations se partagent quotidiennement cet espace, auxquelles s?ajoutent 300 petites structures artistiques et culturelles franciliennes qui bénéficient ponctuellement de l'accès à ce lieu de travail.

La Maison des réseaux est de ce fait un véritable espace de rencontres et bien sûr de mutualisation ouvrant des perspectives en termes de collaboration, d'échange d'expérience et de savoir-faire.

Je conclus en disant qu'en 2013, l?association a poursuivi son travail de coordination et de développement de son réseau professionnel. De nouveaux moyens humains et matériels sont mis à disposition des membres avec par exemple la mise en place d'outils de travail à distance.

l?U.F.I.S.C. a prévu de mener un diagnostic plus approfondi auprès des acteurs du lieu ressource qu?elle occupe, la Maison des réseaux, afin de préciser et d?adapter aux besoins le fonctionnement collectif de la structure. Pour toutes ces raisons, je vous invite à voter favorablement ce projet de délibération, qui va dans le sens de notre soutien aux entreprises culturelles indépendantes. Merci à Mme Pauline VÉRON.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame GOLDGRAB. Pour répondre, je donne la parole à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON. - Merci, Madame la Présidente, et merci à Mme Laurence GOLDGRAB d?avoir attiré notre attention sur ce pôle, cette Union fédérale d'intervention des structures culturelles, l?U.F.I.S.C. de Paris, car c'est un lieu important de l'économie sociale et solidaire, et de la culture à Paris. On ne parle pas assez souvent du domaine culturel de l'économie sociale et solidaire à Paris. On parle parfois de certaines villes de banlieue comme Montreuil, qui ont un pôle important d?E.S.S. dans le domaine culturel, mais à Paris aussi, avec ce pôle, nous avons un lieu important de développement du secteur culturel dans l'économie sociale et solidaire. Il était important de leur apporter un soutien financier à travers cette subvention. l?U.F.I.S.C. représente plus de 2.000 structures qui développent des projets artistiques et culturels, comme l'a très bien dit ma collègue, conjuguant une pluralité d?activités : création, diffusion de spectacles et d'événements, actions culturelles sur un territoire en relation directe avec les populations, création par l'artistique d'un espace public et citoyen de débat, de réflexion et de diffusion, transmission d'un savoir-faire et soutien au développement de la pratique amateur. Le secteur culturel, comme vous l'avez très bien dit, chers collègues, ne se limite pas soit au secteur privé commercial soit au secteur public. Nous devons encourager ce tiers secteur composé majoritairement d'associations : plus de 31.000 associations culturelles en France dans le domaine culturel qui génèrent plus de 84.000 emplois. C'est un foisonnement d'initiatives dans de nombreuses disciplines, en prise avec leur territoire d'implantation et c'est très important quand on sait à quel point la culture transforme un territoire. Bien sûr, ce sont aussi des interlocuteurs réguliers de mon collègue Bruno JULLIARD et nous les avons rencontrés ensemble il y a peu. Comme le souligne Mme Laurence GOLDGRAB, l?U.F.I.S.C. est en particulier à l?origine des démarches de mutualisation de moyens humains et matériels et d?émulation collective au sein de la Maison des réseaux située dans le 19e arrondissement. L?U.F.I.S.C. facilite ainsi la circulation d'informations au sein de la Maison des réseaux artistiques et culturels, ainsi que la veille et la mise en place de ressources collectives.

Nous invoquons avec eux la possibilité, actuellement, d'agrandir leurs locaux pour pouvoir continuer à se développer et nous les accompagnons dans cette éventualité d'agrandissement de locaux.

L?U.F.I.S.C. porte une réflexion très utile sur l'emploi dans le secteur culturel et sur les modes de gestion des organisations culturelles, l?économie sociale et solidaire, qui représente un pan entier du secteur culturel, propose des solutions modernes de mutualisation que l?U.F.I.S.C. met en ?uvre avec succès. Nous pouvons nous en réjouir pour le secteur et pour les créations d'emplois qu'elle favorise. Je vous remercie du soutien à ce projet de délibération, à cette subvention.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame VÉRON. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 155 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DDEEES 155 G). Je vous remercie. 2013 DDEEES 153 G - Convention avec l'association Projets 19 visant le soutien de l'activité de sa couveuse EPICEAS, dédiée aux porteurs de projets relevant du secteur de l'Economie Sociale et Solidaire.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération DDEES 153 G. Il s'agit de la convention avec l'association "Projets 19" pour l?activité de sa couveuse Epiceas. Je donne la parole à Mme Léa FILOCHE.

Mme Léa FILOCHE. - Merci, Madame la Présidente. Je suis ravie d'intervenir encore une fois sur le 19e arrondissement qui est décidément à l'honneur auprès de Mme Pauline VÉRON.

Je tenais à intervenir au sujet du projet de délibération relatif au soutien à "Projets 19" et à sa couveuse Epiceas qui est une structure d?économie sociale et solidaire.

"Projets 19", je prends deux petites minutes pour la présenter à nouveau parce que c'est une structure essentielle dans l'arrondissement, c?est une association dont l?objet est de renforcer le lien social à travers la mise en place et l'accompagnement d'initiatives favorisant le développement local, la création d'emplois et surtout l'insertion professionnelle.

"Projets 19" développe des échanges, des réflexions et des pratiques avec d'autres structures ayant des objectifs comparables, que ce soit à l'intérieur de l'arrondissement ou, de façon plus large, sur le territoire parisien, en particulier autour du Nord-est. C'est donc un acteur majeur de notre Capitale favorisant la cohésion sociale et l?emploi. Parmi ses différentes activités, "Projets 19" a développé une couveuse baptisée Epiceas, dont l'objectif est d'accompagner les créateurs d'entreprise de l?économie sociale et solidaire. Cet accompagnement est très important, les statistiques montrent qu'il est un facteur de pérennité et de réussite des entreprises. Il prend la forme d'entretiens individuels, d'ateliers collectifs et, à l'issue de ce parcours, les créateurs ont reçu une formation pluridisciplinaire qui leur est indispensable pour la bonne gestion future en comptabilité, en juridique, etc.

Ainsi, en soutenant la couveuse Epiceas, nous favorisons l'émergence de projets créateurs d'emplois à dimension sociale au service de tous les Parisiens.

En 2012, ce sont 123 porteurs de projets qui ont poussé la porte de la couveuse et 34 qui ont bénéficié d?un entretien renforcé, 22 structures ont quitté la couveuse cette même année, les trois quarts sont des sorties positives, c?est-à-dire avec des retours à l'emploi pérennes et des créations d'entreprises. Le vote de ce projet de délibération par notre Assemblée permettra à Epiceas de poursuivre sa croissance et d'accompagner, je l?espère, encore plus de Parisiens, dont certains sont allocataires des minima sociaux. Je vous remercie de votre attention.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame FILOCHE. Pour répondre, je donne la parole à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON. - Madame la Présidente, merci à Mme Léa FILOCHE d'attirer l'attention du Conseil sur la couveuse Epiceas.

Effectivement, cette couveuse de l'économie sociale et solidaire est importante pour un secteur innovant et créateur d'emplois en pleine croissance qu?est le secteur de l'économie sociale et solidaire à Paris.

Une fois de plus, l'économie sociale et solidaire témoigne de son ancrage dans le territoire au plus proche des Parisiens et de leurs besoins.

Comme vous le savez, notre soutien aux coopératives d'activités et d'emplois et aux couveuses s'inscrit dans notre politique globale en faveur de l'insertion professionnelle et du développement de l'économie sociale et solidaire que nous conduisons à Paris. Avec mon collègue M. Christian SAUTTER, nous soutenions déjà deux couveuses : la couveuse le G.E.A.I. et la couveuse Paris Sud. Ces couveuses sont portées par l'association Boutique de Gestion Paris Ile-de-France et par l?Adil Boutique de Gestion. La couveuse Epiceas est une nouvelle opportunité et une belle opportunité, en parfaite adéquation avec nos objectifs. Grâce au soutien du Département de Paris, à travers ce projet de délibération, elle pourra développer une attention toute particulière aux allocataires parisiens du R.S.A. porteurs de projets, auxquels vous êtes particulièrement sensible, Madame la Présidente.

C'est un atout pour notre collectivité d'avoir cette nouvelle couveuse, car la création d'entreprise est une possibilité de retour à l'emploi dans la mesure où ces créateurs sont accompagnés par des professionnels leur offrant ainsi des chances de succès bien plus élevées que lorsqu?ils se lancent seuls.

Comme vous le rappeliez à juste titre, chère Léa, les résultats de 2012 sont très encourageants et le nombre croissant de porteurs de projets qui frappent à leur porte nous apporte une preuve supplémentaire de la pertinence de ce soutien.

Epiceas contribuera donc à la création d'entreprises sociales à Paris et particulièrement dans le 19e arrondissement. Cette couveuse de l'économie sociale et solidaire prend sens dans le réseau global que nous tissons peu à peu à Paris avec des incubateurs de différentes natures.

Je voudrais profiter de l'opportunité qui m'est donnée de parler de l'ouverture de notre nouveau pôle appelé Lutess, pôle en faveur de l'économie sociale et solidaire que nous venons d'ouvrir rue de Crimée, qui est un hôtel d'entreprises pour des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ainsi que ce que nous avons mis en place avec Jean-Louis MISSIKA, le Social Good Lab dans le 13e arrondissement avec Jérôme COUMET qui permet à ceux qui allient à la fois innovation technologique et innovation sociale de se développer dans un incubateur qui allie les deux. L?Adil, Paris Initiative Entreprise, les coopératives d?activités et d?emplois, les Boutiques de Gestion, les fonds de prêts d?honneur, les fonds de garantie, les Cigales ; ce sont autant de dispositifs et de structures que nous soutenons car elles contribuent au dynamisme de Paris et, je le rappelle, aujourd'hui ce sont 3.800 personnes qui ont retrouvé un emploi depuis 2008 grâce à ces dispositifs, donc il faut continuer. Je vous remercie.

Mme Olga TROSTIANSKY, présidente. - Merci, Madame VÉRON. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 153 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DDEEES 153 G). Merci.